A force de pencher...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

A force de pencher...

Va-t-il tomber?

Les sondages n'ont qu'une valeur relative et volatile, la masse n'a pas toujours raison et les raisons ne sont pas toujours claires, mais quand plus de 4o% des Français reconnaissent que la politique actuelle penchent trop à droite, c'est qu'il y a un vrai problème, les valeurs de gauche n'étant pas passées totalement aux oubliettes dans le pays.

Il faut bien reconnaître que les règles de la finance a gagné le bloc européen, est devenu la loi et les prophètes depuis les orientations Reagan-Thacher et l'adoption des thèses de Hayek-Friedman.

L'idée même de socialisme semble dépassée, ringarde, pas seulement en France, même si elle est (encore, rarement, pour la forme) évoquée. L'intérêt général et l'égalité sont passées au second plan, malgré un discours officiel qui les contredit le plus souvent.

« le Parti socialiste est dans un état comateux » et sur « le plan du rassemblement de la gauche, il n’a pas du tout joué son rôle », plaide pour un sursaut Henri Emmanuelli, quand on l'entendait encore.. Sursaut nécessaire ou retour aux sources? D'autres se libèrent: "Le gouvernement n’a plus rien de socialiste".

Une gauche agenouillée devant la loi des marchés, comme disait JP Chevénement...

Michel Rocard, plus conformiste, va jusqu'à dire ces temps derniers que les socialistes ne savent plus comment l'être.

Mais est-ce une question de savoir? Plutôt de tropisme.

Une identité devenue un casse-tête pour de nombreux membres du parti souvent réduits au silence, tétanisés ou résignés.

Le Président, quoi qu'il dise, est, comme les autres, sous la pression des patrons. La politique se fait à la corbeille, comme le regrettait un autre Président.

Le macronisme en est un des aspects, qui propose aux jeunes, à l'instar de Guizot, d'être millionnaires. Bel idéal républicain pour une jeunesse vouée à la précarité!...

Même le très conforme Cambadélis se prend à le reconnaitre: "la gauche s'est laisse contaminer"

Le pragmatisme et le réformisme du ¨Premier Ministre, souvent applaudi à droite, suffisent-ils à définir une politique de gauche?

Contamination passive ou adhésion active, comme à l'époque de Delors-Bérégovoy, qui ont tracé la voie?

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