14-18: On peut encore en mourir

Publié le par Jean-Etienne ZEN

14-18: On peut encore en mourir

« Contre la guerre. À ses victimes.

À la fraternité des peuples. » (Dardilly)

__Si on connaît le premier mort de la Grande Guerre, cette dévoreuse d'hommes, qui s'annonçait courte et (forcément) victorieuse, comme la dernière victime civile supposée, beaucoup d'autres resteront à tout jamais inconnus.

Le dernier soldat tombé n'est pas célébré, comme la masse des autres, qui, au bord de l'Yser, dans l'Artois, la Somme, les Vosges ou l'Argonne, ne furent même pas identifiés, corps mêlés à une terre qu'on leur avait demandé de défendre pied à pied, pulvérisés dans cette guerre industrielle où l'artillerie fauchait aveuglément. ..Les Fusillés pour l'exemple, français (comme Chapelant) ou non français restent une tache dans ce désastre à l'échelle européenne ...

[On peut retrouver des traces documentaires de beaucoup de poilus disparus, avec le plus souvent un mention laconique signalant "mort de ses blessures"]

Les archives s'étoffent, générales ou plus précises, sur des faits de guerre connus ou moins connus.

Les musées ne manquent pas, le plus connu étant celui de Péronne.


___Cette guerre a laissé des traces, des séquelles marquent encore l'environnement et les sols.

Des démineurs, parfois "volontaires de la mort" ont laissé leur vie, les munitions abandonnées ont fait des victimes civiles, agriculteurs, promeneurs, ou chercheurs imprudents...

_Les vestiges de guerre continuent à tuer

La pollution induite par les munitions abandonnées ou déposées sans précaution, à haute toxicité, est un problème, dans le Nord de la France.


_____La Grande Guerre pollue toujours, dans le Nord, la Picardie et ailleurs...

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