Netanyahou se félicite

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
...De l'élection de son ami Trump
                                                     Tout baigne. Ou presque. Si on peut dire...
      Les signes qui viennent de Washington sont très positifs pour Tel-Aviv.
          Carte blanche pour poursuivre la marche en avant vers le grand Israël, réclamé par les colons-religieux les plus radicaux, conformément aux voeux  anciens de certains fondateurs sionistes.
    La voix réprobatrice des Nations Unies se perd dans le désert. En Europe, on fait profil bas ou on proteste pour la forme.
         C'est plutôt le pire qui pointe à l'horizon.
     Après Obama, l'hésitant et l'ambigü, soucieux de ne pas remettre en cause des relations privilégiées, mais parfois en froid avec Tel-Aviv, Trump ouvre un boulevard aux ambitions des pires extrêmistes, pour qui le peuple palestinien n'a aucun existence. Le Likoud se trouve mi-piégé, mi-consentant. Dépassé en tous cas.
   Un retour dangereux à la déclaration de Golda Meier, qui avait appris sa leçon. La parenthèse Rabin , éliminé comme gêneur, fut de courte durée,
       L'aveuglement s'approfondit. L'issue ne pourra être que tragique.
  Netanyahou, malgré les affaires qui le compromettent, fait voter une loi pour légaliser» les colonies sauvages, ne tenant aucun compte de quelques voix dissonantes, ni même de l'avertissement assez clair et ferme, bien que tardif, de John Kerry, qui condamne clairement un processus illégal et dangereux,.
    Une condamnation qui n'aura aucun effet, comme on pouvait le prévoir, même si nombre d'Israëliens clairvoyants désapprouvent cette marche en avant sans issue et si une certaine presse proclame ses protestations et ses craintes.
    Entre Trump et Netanyahou, c'est l’union des murs
             Le président élu a nommé David Friedmanau poste de nouvel ambassadeur américain en Israël. A la tête de l’Association des amis de la colonie Beit El, c’est un fervent partisan de l’annexion des Territoires palestiniens. Il entend œuvrer pour le transfert à Jérusalem de l’ambassade des Etats-Unis installée aujourd’hui à Tel-Aviv. Ce serait le dernier clou dans le cercueil du processus de paix entamé en 1993 avec la signature des accords d’Oslo. Il ne resterait plus qu’à en publier l’acte de décès formel.
     Certaines voix s'élèvent pour que l'on cesse de financer l’Autorité palestinienne,  afin de mettre Israël devant ses responsabilités.
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