Macronstrory

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Si Macron m'était conté
                                      Histoire d'un OPMI (*)
                                                        La macronmania qui monte a se quoi intérroger maints observateurs de la vie politique française, parfois surprenante.
    Cette fusée d'un nouveau genre, mise en orbite sans grande préparation dans la sphère politique française est à la fois source de fascination et de réticences. Trop jeune, trop vite, trop neuf. Comme s'il venait remplir un vide
                                Bref, un storytelling d'aujourd'hui, apparaissant comme hors-norme.
         Entre opportunisme étudié, équilibrisme entretenu, et bonnes intentions proclamées, sans grand souci de cohérence. Pour faire plaisir à tout le monde...il promet souvent tout et parfois son contraire.
   Il veut, par exemple, en finir «avec le chômage de masse». L’intention est louable. Reste à savoir quels leviers le candidat compte actionner pour réussir là où tous les gouvernements ont échoué depuis trente ans, et singulièrement sous le dernier quinquennat, dont il a largement inspiré la politique économique.
    C’est là que ça se complique. Car Macron s’inscrit a priori dans la continuité de la politique sociale libérale menée par François Hollande. A l’inverse de la plupart de ses compétiteurs, le candidat d’En marche entend ainsi respecter les engagements financiers signés par la France pour préserver l’avenir du projet européen. Lourde, la contrainte oblige à poursuivre l’effort de réduction de la dépense publique et flexibiliser encore le marché du travail. Cette orientation, Macron l’assume pour partie"
          Un Macron peut en cacher un autre.
  Ce n'est pas un mauvais garçon. Il a même tout pour plaire, avec son physique d'enfer.
    Un homme neuf, disent-ils, mais qui porterait de vieux habits.
      Comme dit un blogeur, "L’originalité de Macron repose (donc) sur son… absence d’originalité. Dans la pratique, toutes ses propositions sont empruntées à d’autres, sous une forme pus ou moins réchauffée ou modifiée. D’une certaine façon, il est le candidat de la boîte à outils: il s’empare des propositions des autres pour en faire un programme à sa sauce....Un recycleur, en quelque sorte.
      On n'oubliera pas la loi qui finit par porter son nom.
  Paraissant vêtu de lin blanc se de probité candide, comme disait V. Hugo ses prétentions à la virginité et au progesssisme ne résistent pas longtemps à l'analyse. Pas plus que son prétendu manque de moyens. Labanque lui a bien servi. Il assume.
   E. Macron serait devenu un homme de businessun adepte des coups et des « deals », qui sait sourire et cajoler pour séduire et ramasser la mise. Un homme de réseaux, qui a mis à profit son poste de secrétaire général adjoint de la commission Attali en 2007 pour tisser des liens de proximité avec le pouvoir économique
   Certains le disent utile, d'autres, attrape-tout, voire flou. C'est fou.
       Dans les ténèbres de cette pré-campagne atypique, il apparaît comme le fanal obscur dont parlait Baudelaire.
     Un choix par défaut, diront certains. .En tous cas, le chouchou de BFMTV 
    Nouveau produit sur le marché, bien coaché quand même, l'ex- petite main de Bercy a de quoi séduire et rallier assez largement, au risque de devenir illisible ou confus
          La macronite aigüe engendre des bulles, mais aussi des soutiens, parfois encombrants:

           « S’il y a quelqu’un qui fait naître l’espoir, c’est bien lui », s’est enthousiasmé Bernard Kouchner, dans un entretien publié mardi 24 janvier par Le Parisien, provoquant l’embarras dans l’entourage d’Emmanuel Macron. Une gêne d’autant plus grande que l’ex-« French doctor » n’y va pas avec le dos de la brosse à reluire pour qualifier le benjamin des candidats, « un homme qui ouvre le jeu, qui ne dit pas du mal des gens par goût électoral (…), qui ne s’arrête pas au clivage droite-gauche, et il reste humaniste ».
            Deux jours plus tôt, c’est Alain Minc qui déclarait sa flamme. « Je vais voter Emmanuel Macron », a lancé l’essayiste dans Le JDD du 22 janvier, estimant que l’ancien banquier est « le seul candidat authentiquement européen »« Si le pays grincheux qu’est la France élit un roi de 39 ans, l’image de notre pays changera soudainement », a même osé le conseillere du CAC 40, oubliant un peu vite qu’il soutenait Alain Juppé, 71 ans, avant que le maire de Bordeaux ne soit défait par François Fillon à la primaire de la droite.

     Va-t-il vers un  néopopulisme d'extrême-centre, mais résolument "moderne".?..
       Qui va s'y retrouver dans ce miroir aux alouettes, fruit du vide politique du moment, dont le tropisme n'est pas vraiment progressiste?
   Un Rastignac souriant, ni de droite, ni de gauche, qui  veut bousculer les codes, changer de logiciel. La novlangue macronienne a de quoi mettre "en route" une masse de gens sans boussole.   Pour aller où?
    La tentation Macron est là, même pour certains égarés du PS, pour l'ondoyant  Bayrou qui veut se refaire une santé, pour d'autres plusambigüs, opportunistes en tous genres.
     Laissons parler les mauvaises langues et attendons...
                                        Mais où est donc passée la campagne électorale républicaine?
____
*  (Objet politique encore mal identifié)
_______________________________

Commenter cet article