Panama Papers: et après?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
C'était il y a un an
                        ...Une éternité.
        Ce n'était pas un  poisson d'avril. L'affaire a fait grand bruit.  Ce fut comme une bombe, mais si ça ne surprit vraiment que ceux qui minimisaient l'importance de l'évasion fiscale et des pratiques bancaires de l'ombre.
      Des pratiques par delà les règles, au-dessus des lois.
  
  Ce fut une séries de révélations importantes mais partielles, qui devait avoir une suite.
    On l'attend encore, surtout du côté des USA, toujours si prompts à condamner pour détourner le regard de leurs chers paradis.
        "Barack Obama a beau avoir récemment fait passer une loi qui impose aux deux états les plus secrets de la planète, le Delaware et le Nevada, de ne plus enregistrer les entreprises sans connaitre l'identité de leurs propriétaires effectifs. Ce qui est un pas en avant indéniables, les Etats Unis refusent toujours de rejoindre la cohorte de 100 pays qui se sont engagés à échanger automatiquement leur renseignement fiscaux à partir de 2018. S'ils ont l'information, ils la garderont pour eux.
      Début décembre, le GAFI, le groupement contre le financement du terrorisme, relève dans un rapport sur les Etats-Unis rendu en décembre que c'est un manquement grave à la lutte contre le blanchiment d'argent, pour autant, les Etats Unis ne figureront en 2017 sur aucune liste post Panama Papers, on peut dores et déjà prendre les paris."
             ____ Il y a encore beaucoup de pain sur la planche », a expliqué à l’AFP Manon Aubry, porte-parole de d’Oxfam, pour qui les « Panama Papers » ne sont que « la partie visible de l’iceberg » car ce sont les documents d’un seul cabinet d’avocats. Elle en veut pour preuve l’étude publiée lundi par son ONG, qui dénonçait les bénéfices réalisés par les vingt plus grandes banques européennes dans des pays comme le Luxembourg ou l’Irlande.
          En effet, si les « Panama Papers » ont attiré l’attention sur le Panama, les suites du scandale ont mis en lumière les Iles Vierges Britanniques, où nombre de structures offshore gérées par Mossack Fonseca étaient situées, et d’autres paradis fiscaux particulièrement secrets....
     Les Etats américains du Nevada, du Wyoming et du Dakota du Sud en font partie. Les ONG anticorruption rappellent que les Etats-Unis n’ont toujours pas signé la convention multilatérale contre la fraude fiscale élaborée par l’OCDE, qui impose de transmettre des informations fiscales à tout pays signataire en faisant la demande.
       En parallèle, les Etats-Unis sous la présidence Trump et la Grande-Bretagne, qui vogue vers le Brexit, examinent des mesures fiscales qui pourraient renforcer leurs pratiques et celles de leurs territoires, dont les Iles Vierges des Etats-Unis, les Iles Vierges Britanniques et les Iles Cayman."
                Les banques ne sont pratiquement jamais inquiétées.
    Cette situation, qui met en péril l'économie réelle et pas seulement les finances publiques, lèse aussi les contribuables et plus généralement les citoyens.
   Une question de justice et de souveraineté.
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