Shut-down or no?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Plus dure sera la (prochaine) shut-down...
                                                                         C'était prévisible...
    Enfin, presque. Rabibochage in extremis!
Ce n'était pas la première fois que les USA se trouvaient devant une impasse, un  mur...ou une falaise.
      Mais ce petit jeu grotesque (du genre "retenez-moi ou je fais un malheur!") et inquiétant, qui coûte déjà cher au contribuable américain et plus encore à beaucoup de fonctionnaires, a débouché sur un compromis de dernière heure, chacun ayant joué à se faire peur, en suivant sa partition partisane.
 Une caricature , qui met un peu plus à mal les institutions, même si on a sauvé les apparences.
      Un jeu pervers assez révélateur de l'état de ce pays, pas seulement des erreurs d'Obama ou de  l'ineptie de Tea Party.
                                  Ce n'était pas qu'un simple "défaut technique", quoique le sort du dollar ne soit pas encore menacé...pour cette fois.  On aurait pu connaître un scénario peu engageant
  Le problème de la démesure de la dette américaine reste entier ...Quand le pouvoir politique est aussi faible, il n’y a plus à se demander pourquoi la finance règne toujours en maître.
     Un compromis boiteux, absolument pas à la hauteur, qui ne fait que reporter le problème  à une échéance prochaine, un autre mur budgétaire. Mais, vu le délabrement politique, pouvait-on s'attendre à mieux?
                Pas grave, on peut encore compter sur la complaisance des marchés financiers et on relèvera le plafond légal de la dette...toujours réaugmentée, atteignant des sommets stratosphériques
  Un plafond sans limites...que le Congrès avait fixé à 16 394 milliards de dollars en août 2011. Une paille!...Le compteur tourne inéxorablement et il n'y a pas de plan B.
   Le grand avantage des Américains (impérial, mon cher Watson) c’est le dollar et le fait qu’ils peuvent très facilement refinancer leur dette auprès de partenaires commerciaux – pays asiatiques en tête – en émettant des obligations d’Etat. 
 Mais jusqu'à quand la confiance durera-t-elle? N'est-il pas trop tard?
Comme on pouvait le lire, dans le très libéral Financial Time du 02/10/2013, « le système actuel basé sur le dollar est intrinsèquement instable » .. 
Ça sent quand même la fin d'empire... comme le pensait Paul Kennedy, un empire fonctionnant à crédit.
"Heureusement" il y a les forces armées...qui alimentent aussi la dette. 
      La Chine sonnerait-elle le glas à venir?
La démocratie fut  prise en otage, comme le titrait  Courrier international.
Encore faudrait-il que la démocratie ait encore un sens Outre-Atlantique...
     On se demande parfois si Jean Yanne, assez shakespearien ici (*),  n'avait pas quelque don de voyance...« Le monde est peuplé d’imbéciles qui se battent contre des demeurés pour sauvegarder une société absurde ».
(*) " C'est un malheur du temps que les fous guident les aveugles " (Le roi Lear)
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Questions/réponses sur l'économie américaine
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