Complexité syrienne

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(C'était il y a quatre ans...)

 
 Tragédie et incertitudes ____________Interrogations..
                                           Phase 2:  
"Une intervention aérienne occidentale en Syrie ne semble plus d’actualité. Cela ne signifie nullement que les Occidentaux aient renoncé à leur objectif qui, rappelons-le, est un changement de régime en Syrie.   La situation est actuellement dans une impasse. Les milices de l’opposition, divisées en plus de cent groupes indépendants se comportent majoritairement comme des gangs armés (rapts, exécutions sommaires, lutte entre eux, etc.) et elles ne peuvent pas représenter une alternative au régime de Bachar al Assad. Sans le soutien aérien occidental, elles ne peuvent espérer l’emporter militairement.   Un flux continu de nouveaux combattants rend une victoire militaire des loyalistes très hypothétique. Si un accord politique n’est pas rapidement trouvé, il y a gros à parier que les troupes de Bachar al Assad seront renforcées par des milices irakiennes chiites et que le conflit finira par s’étendre..."
     On l'a dit souvent par conviction.
On le dit aussi par facilité, méconnaissance ou renoncement: le Moyen-Orient est complexe
  Comme disait de Gaulle: « Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples. » Ainsi commence le chapitre consacré aux affaires d’Orient par le général de Gaulle dans ses Mémoires de guerre.  Les dirigeants français d’aujourd’hui pourraient fort bien s’inspirer de la phrase suivante, moins connue, mais tout aussi lourde de sens : « Je savais, qu’au milieu de facteurs enchevêtrés, une partie essentielle s’y jouait. »
En 1941, la France est occupée. Le régime de Vichy règne malgré tout sur les colonies et territoires sous responsabilité française. La Syrie et le Liban en font partie. La région, gérée par le mandat français, s’appelle le Levant..."
     Les idées simples, la grande constante.
La Syrie est un élément encore plus marqué de cette complexité d'ensemble, qui n' apparaît que lorsqu'il y a conflit, agissant comme un révélateur.
  Une complexité plus grande encore que dans d'autres pays voisins 
Cela a donné un alibi pour ne pas intervenir...
  L'histoire l'explique dans une grande mesure. Mais le problème des minorités n'est pas en soi un facteur de division, même s'il rend le problème de la coexistence plus difficile (le cas particulier des Alaouites est spécifique)
  L'héritage occidental de l'après guerre de 14, jusqu'à la fin de la celle de  39-45, la montée progressive des  nationalismes arabes après l'effondrement de l'empire ottoman ont réveillé des tensions masquées, parfois instrumentalisées. Le morcellement de la Syrie a été utilisé a des fins géopolitiques et a servi le pouvoir.
  Une situation inextricable ou qu'on a laissé deveniinextricable
La question énergétique semble ne pas être absente de ce conflit douloureux.
     Les cartes sont devenues des éléments de la guerre de l'information.
Il est très difficile pour les journalistes de traiter sereinement le conflit syrien. 
 Conflit instrumentalisé par les puissances voisines ou intervenantes. 
        La diplomatie peut-elle encore retrouver quelque chance sur des bases saines?
   Genève2 donnera-t-il une lueur d'espoir?
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