Jupiter sur terre

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

L'idéal et le réel.
                        Plus dure est la chute
                             Après une ascension si fulgurante et si flamboyante.
  Tout semblait devoir baigner, les compteurs élyséens remis à zéro.
    On allait voit ce qu'on allait voir...
          Las! Rien ne marche (tout à fait) comme prévu.
    Jupiter est ramené à la dure réalité de l’exercice du pouvoir
        C'était prévisible, mais la plongée dans l'opinion est beaucoup plus rapide que prévue.
    Bien sûr, les sondages sont un peu comme les données de la météo et les mécontents viennent d'horizons divers.
  Mais n'empêche, il paraît bien que Mister Jupiter ne maîtrise pas son été.
     Même,la grogne apparaît dans les rangs des députés LREM. en marche en traînant les pieds.
        C'est plus qu'un grain de sable dans la machine trop bien huilée
  Des cafouillages et même un début de fronde parmi les fidèles néophytes de la start-up macronienne.
   Les élans de moralité sont en partie compromis. Il ne sera plus nécessaire d'avoir une toge blanche pour entrer en politique.
        O tempora, ô mores!
 Le nouveau monde attendra. Ce n'est plus Jupiter c'est Janus.

     On rabote par ci par là. On radote aussi.
             Mais que se passe-t-il dans la tête de notre jeune monarque?
   Lui qui disait que le capitalisme contemporain « est en train d’écraser toute forme de valeur sur la valeur monétaire. Et ça devient un capitalisme de puissants qu’on n’arrive plus à réguler. On a eu plusieurs vagues, la mondialisation du capitalisme dans les années 1980-1990, sa financiarisation, qui a encore décuplé cet effet-là, et la numérisation, qui est la troisième vague qui arrive dessus. Et donc, aujourd’hui, dans nos sociétés, il y a une forme d’effondrement moral, de sens, parce qu’en effet, ça c’est le point sur lequel j’adhère totalement, on écrase la notion de valeur sur le monétaire, parce que c’est le seul élément de fongibilité entre tous les espaces, parce que si je me compare à quelqu’un du fin fond de l’Inde dans ce monde hypermondialisé immédiat, la seule chose, le seul élément qui nous rende parfaitement comparables, c’est ce fétiche que dénonçait Marx, qui est l’argent ».
        Est-ce le même homme? 
                                         Dans une partie de l'opinion commence à s'installer le sentiment d'avoir affaire à un grand séducteur et un communicant hors pair mais dont la communication hyper hollywoodienne et léchée est un instrument au service d'une politique d'austérité..Les Français mécontents ont l'impression qu'Emmanuel Macron poursuit exactement la politique antérieure, ce qui est d'autant plus paradoxal qu'il n'a de cesse de vouloir se démarquer des erreurs de son prédécesseur et entend incarner une "nouvelle politique". Or c'est dans les premiers mois du mandat présidentiel que se figent l'image et la grille de lecture des Français. Et une fois que le pli est pris, il est très difficile de le défaire. Le risque qui guette aujourd'hui le président, c'est que les Français passent progressivement du "il est brillant et réussit tout ce qu'il entreprend" à "en fait, tout ça, c'est de la com'"."
               Nous expliquera-t-il un jour  ce qu'il entend par la paradoxale formule de 

libéralisme égalitaire ?
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