Stress tests bancaires (2)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

( suite)........ Le problème des fonds propres est en effet un problème fondamental pour juger de la fiabilité des grandes banques. L'ivresse bancaire n'est pas terminée, même si elle a perdu en intensité. Les gendarmes sont impuissants.
    Sur ce point, rien n'est réglé
                Un certain Contrarien, qui se veut sans concession sur l'actualité économique, dénonce, non sans une part d'excès et d' humour grinçant, le caractère vain et truqué de ces opérations dites de contrôle:
        "...Les banques ne peuvent pas échouer aux stress tests vu que si elles échouaient, il y aurait une immense panique bancaire généralisée qui nous plongerait tous dans la misère la plus totale. Si l’on pose le problème de cette façon-là, il est évident que « l’examinateur » va y réfléchir à deux fois avant de recaler l’élève. Il va, tout au plus, différer quelque peu la réussite de certains, comme Dexia par exemple qui va encore nous coûter du pognon mes chers amis. 
Préparez-donc votre chéquier pour 2015 afin de bien vouloir verser votre écot au sauvetage de la finance. De la bonne finance, bien entendu, comme nous l’explique maintenant notre président..
  ...Le coup de la qualité des actifs c’est complètement bidon. Il s’agit de vérifier que les banques ont bien investi tous leurs fonds propres ou presque dans de bonnes obligations d’États surendettés dont un paquet se dirige tout droit vers la faillite alors posons la question « et que se passe-t-il en cas de faillite d’États si les fonds propres des banques sont investis en dettes d’États et que ces États font défaut ? ». Eh bien là encore, c’est simple… Il se passe que vous l’avez dans le baba. Ha… zut alors ! Mais les stress tests ont-ils étudié une faillite éventuelle d’État ? Eh bien la réponse est dans l’énoncé, lisez bon sang, c’est comme à l’école (c’était ce que me disait mon papa quand je ne pigeais pas un exercice de math et c’est vrai qu’en général, la réponse est dans l’énoncé…). Le scénario stressé, c’est une récession, une baisse de l’immobilier et une inflation qui baisse… super ! Mais point de faillite d’État. Logique. En fait, aucune banque aujourd’hui ne peut survivre à une faillite d’État, d’où d’ailleurs leur fuite en avant dans les obligations d’États en plus des contraintes réglementaires qui les obligent à investir leurs fonds propres là-dedans. 
     Si les États tombent, les banques tombent et inversement, vu qu’ils jouent tous depuis des années à « je te tiens tu me tiens par la barbichette »....
Bon, je pense que vous avez compris l’esprit et l’ampleur du problème. Je ne vous en remets pas une couche supplémentaire sur le fait qu’il faille lier cela au fonds de garanties de dépôts et au fait que la BCE, pour le moment, est paralysée par les refus allemands d’utilisation de la planche à billets..."
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-   Banques de la zone euro : pour qui sonnera le glas ? 
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(*)   JM Naulot, ancien banquier en colère, se démarque de ses pairs.
           S'exprimant dans la presse comme à la radio, il essaie de faire passer son message.
Expliquant les mécanismes qui ont engendré le cataclysme déclencheur, soulignant le peu qui a été fait malgré les proclamations officielles, laissant intacts les risques de crises nouvelles et plus graves, il insiste sur le fait que le pouvoir s'incline devant les lobbies, qui tiennent les Etats en otages. 
                    En France, la consanguinité entre le politique et le financier est plus grande qu'ailleurs.
 Les banques continuent à être. choyées.
        Comme le remarquait, outré, un ancien directeur de la Banque Mondiale: 
                  "Les banques sauvées grâce à l'argent public se retournent vers ceux qui les ont sauvées en disant: payez vos dettes! Leur arrogance est inacceptable " (J Stiglitz)

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 La vaste blague des Stress-Tests de la BCE
-   Les stress tests, une très mauvaise nouvelle pour les déposants et épargnants
 Le véritable enjeu des stress tests est politique
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