Hyperpuissance américaine

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Quelques aspects.
                       Le Général de Gaule mettait à son époque en garde contre les pouvoirs et les pressions des USA, qui n'avaient souvent cure de la souveraineté des Etats et de leur gestion politique et économique, malgré  les apparences, qui savaient imposer leur intérêts d'abord, au détriment de toute solidarité.
   Les dires de Mitterrand à la fin de sa vie vont dans le même sens, du point de vue essentiellement diplomatique.

   Ce n'est pas le peuple qui est en question , mais les pouvoirs successifs, surtout depuis leur hégémonie mondiale de fait, surtout depuis le fin de la guerre de 14.
    Ce n'est pas seulement letrumpisme qui pose problème, qui n'est qu'une inflexion sur une ligne qui ne change guère sur le fond. Business first!
    Les pays européens se sont vite retrouvés dans des liens de vassalité de fait, notamment sur un plan monétaire autant que militaire, par rapport à Washington.
     Le principe, le droit d'extéritorrialité s'impose toujours, qui fait encore de l'Amérique, comme on dit, le gendarme du monde, de manière "pacifique" ou indirecte ou de manière frontale et violente.
              Michel Cabirol, dans La Tribune recense à sa manière les quelques "recettes" qui expliquent l'hégémonie de cette puissance impériale:

                                Les Etats-Unis, l'hyperpuissance à qui rien ne résiste ou presque. Avec Donald Trump, Washington assume aujourd'hui complètement ce rôle de gendarme du monde. L'actuel président américain ne fait pourtant qu'utiliser un arsenal judiciaire mis en place depuis longtemps par ses prédécesseurs comme les lois Helms-Burton et d'Amato adoptées en 1996. Elles pénalisaient les transactions commerciales réalisées respectivement avec Cuba, la Libye et l'Iran. Les précédents présidents américains n'ont jamais hésité eux non plus à se servir de cet arsenal.   En conséquence, entre 2009 et 2016, les banques européennes ont par exemple versé environ 16 milliards de dollars de pénalités infligées pour violations des sanctions internationales américaines et/ou de la législation anti-blanchiment aux administrations américaines, dont  8,97 milliards pour BNP Paribas. Ces sanctions entraînent "aussi, inévitablement, des interrogations sur un possible ciblage des entreprises européennes et sur la loyauté de certaines pratiques des administrations américaines", avaient d'ailleurs estimé en février 2016 les auteurs d'un rapport sur l'extraterritorialité de la législation américaine, les députés Pierre Lellouche et Karine Berger. ...
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