Un juteux marché

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Chère, très chère santé.
                                 Aux USA, peu de domaines échappent à la loi du marché, à l''impitoyable règle du business pur et dur. 
     A chacun même de gérer ses propres soins avec ses propres deniers. Des mutuelles existent pour les plus favorisés, mais à des prix qui laissent plusieurs dizaines de millions de citoyens incapables d'avoir accès à certains service de soins, malgré l'Obamacare, dont les effets pourtant limités sont en train de s'estomper.

    La santé, c'est comme le reste. Elle a un prix. Et quel prix parfois! Du moins pour ceux qui peuvent bénéficier de soins médicaux, quels qu'ils soient.
    France 5 a eu la bonne idée de diffuser hier soir un document sur ce sujet, mettant en évidence la logique froide et parfois cruelle du fonctionnement de ce système de santé, qui ne connaît pas, comme dans les  autres pays industrialisés, une gestion publique basée sur le principe de la solidarité.
        "...En plus d'avoir le système le plus cher du monde nous avons une mauvaise espérance de vie, une mortalité infantile élevée et un nombre record de décès (dus à des causes évitables) » s’indigne le professeur et médecin Adam Caffney en insistant sur le fait que les « hôpitaux sont devenus des entreprises commerciales qui ne pensent qu’à optimiser leurs profits. » Ainsi, des « codeurs » sont chargés d’attribuer aux malades des codes qui permettent à l’hôpital de surfacturer les actes. Les puissants lobbys ne reculent devant rien pour empêcher le système de changer, et dépensent des millions pour arroser élus et laboratoires.

   Paul Gosar, représentant républicain de l’Arizona assène cyniquement :  « La santé, ce n’est pas un droit. Vous êtes ce que sont vos gènes, c’est à vous d’être responsables de votre santé, de ce que vous mangez, du sport que vous faites, de la vie que vous menez… en fait, ce n’est pas mon problème et tout le monde peut se faire soigner »Un « dernier filet de sécurité », qui s’appelle « Emtal » prévoit que « quiconque se présente à un service d’urgence doit être traité et stabilisé, qu’il soit assuré ou non ». Il oblige les hôpitaux qui reçoivent des fonds publics à donner les premiers soins mais un tiers des établissements ne l’appliqueraient pas. Et les assauts répétés de l’administration Trump finissent de fragiliser un système à l’agonie..."
         Chacun est responsable de sa santé comme de son statut social, de sa richesse, celle-ci étant méritée, comme la pauvreté aussi, au pays du self made-man.
    Le  projet de refonte initié par Benni Sanders ne se concrétisera pas, étant donné son retrait de la candidature et l'aile modérée des Démocrates n'est pas très décidée à faire campagne sur le sujet étant donnée la résistance attendue d'un partie du public aisé et du poids des lobbies.
        ___ Pour prolonger...
                                                ______________________________
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article