Un virage chinois?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

IL fallait s'y attendre. Ce n'est pas la première fois.
                                                                    La Chine revoit peu à peu sa copie                  [notes]
                                                     Plus sous la pression des nécessités internes et externes que du libre choix.
       Le développement économique effréné  va devoir être ralenti et il était prévisible que le pays se resterait pas éternellement l'atelier du monde, sous la poussée inévitable du coût de la main d'oeuvre, des exigences des équilibres intérieurs, des problèmes posés par les conséquences d'une production qui, malgré certains efforts, porte parfois gravement atteinte au milieu.


     On le voit spectaculairement avec la gestion des terres rares dont elle s'est accaparée la gestion presque exclusive, pour garder la main sur la production des industries de pointe.
     La Chine affirme sa volonté de rééquilibrer son développement, de freiner la poussée des inégalités internes, qui ne sont plus un atout majeur dans ses coûts de production.
     La croissance des grandes mégapoles va se terminer pour un aménagement plus équilibré du pays.   C'est aussi vital économiquement que politiquement, même si le contrôle des populations et des informations a pris un virage plus dur, quasi orwellien par certains côtés, jusque dans l'espace public et les transports
   Ce contrôle renforcé ne garantit pas de produire à terme les effets escomptés et la nouvelle gestion de la population peut devenir une bombe à retardement pour le régime.
   Et il y a le problème bancaire, dont on comprend mal les ressorts, mais qui inquiète certains économistes. Le pays tente de réguler d'ailleurs aujourd'hui son fabuleux endettement, quitte à retarder ou ralentir certains grands projets comme celui de la nouvelle route de la soie
       La Chine a-t-elle atteint ses limites? C'est ce que pensent certains, mais qui ne voient sans doute le problème que par certains aspects seulement. Dans certains domaines, on n'a plus rien à lui apprendre.
   On peut aussi la voir comme la future première puissance économique mondiale dans un très proche avenir, malgré la puissance déclinante des USA et les récentes rodomontades de Trump, car l'Empire du milieu tient les finances US par la barbichette.
     Elle a certainement mieux que d'autres pays la capacité de résister à de futures crises économiques prévisibles.
   Malgré son centralisme, elle semble garder des capacités d'adaptation étonnantes.
 En dépit de ses tensions internes et ses contradictions, parfois peu perceptibles, elle n'a pas renoncé à ses ambitions de retrouver la première place d'antan et s'en donne les moyens, avec une capacité d'adaptation qui surprend toujours.
       Mais l'avenir, comme toujours, est difficilement prévisible, surtout pour une puissance qui reste largement pour nous un trou noir.
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