Allemagne: quelle transition énergétique?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'Allemagne est perplexe. 

                                     Voire plus. Elle est inquiète. L'avenir énergétique ne s'annonce pas bien. En tous cas pas comme elle l'espérait naguère. Sauf révolution à venir. Le tournant radical pris à la suite de la catastrophe de Fukushima était prometteur selon les Grünen, qui pensaient pouvoir assez rapidement passer à autre chose, avec la solution du charbon comme source d'énergie d'appoint purement transitoire.                                                                     _____Mais voilà, l'exploitation des mines à ciel ouvert dure sans que le soleil et l'éolien tienne la place escomptée. Et les besoins en énergie croissent, surtout avec la perspective du développement de la voiture électrique sur laquelle le pays d'Angela veut être un pionnier.     Berlin est encore à un tournant, face à un défi qui ne trouvera pas de solution à court terme par une importation accrue de gaz russe. Certains industriels parlent de fiasco, le prix de l'électricité étant bien plus élevé que chez nous. "...L’Allemagne se voulait pionnière. Elle a dépensé 160 milliards d’euros en cinq ans pour passer aux énergies renouvelables. En pure perte ? En tout cas, les émissions de CO2 n’ont pas diminué et l’éolien terrestre est en panne. Des voix s’élèvent pour contester la décision d’arrêter complètement le nucléaire en 2022.... 675 fonctionnaires de la République fédérale d’Allemagne travaillent chaque jour à sa réussite, dans les ministères et les services subordonnés, dans divers organismes et départements, dans des comités et sous-comités. Ils travaillent pour un monde dont la beauté n’est pas restée simplement une idée mais est ­devenue une réalité… le temps d’une journée ; chez nous, en Allemagne. C’était le 22 avril 2019, le lundi de Pâques. Ce jour-là, le soleil a brillé du matin au soir, le vent a poussé les ­éoliennes à plein régime et, au crépuscule, sans que le moindre petit nuage de gaz à effet de serre se soit élevé dans le ciel, 56 GW (gigawatts) d’énergies renou­velables avaient été produits, ce qui couvrait presque toute la consommation de la quatrième nation industrielle du monde. Ce fut magique, une combinaison parfaite de la nature et de la technique moderne. Malheureusement, cela n’a duré que ce jour-là.   De nombreux autres jours, la réa­lité est sale et grise..." constatent les plus pessimistes.

 

 

       Le charbon tient encore une place trop importante dans le mix énergétique.   Le doute s'installe et les variations d'objectifs et parfois les contradictions ne manquent pas. Les industriels s'interrogent. Le pays ne serait plus un modèle aux yeux de certains et serait en voie de revoir une partie de ses choix...Les successeurs de Merkel décideront. La tâche reste immense.  Mais la transition énergétiques reste un immense défi pour tous les pays.   _______

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article