Europe: et demain? (suite)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Un avenir problématique.
                          Pour cette institution inaboutie pour les uns ou en faillite pour les autres?
       Les critiques ne manquent pas. On aurait mis la charrue avant les boeufs. et on aurait trop rêvé d'un "machin"  (comme disait De Gaulle) qui ne remplit pas la mission annoncée.
  Dans le nouveau débat sur l'Europe, qui vient de mener aux résultats que l'on sait, les problèmes de fond ne furent que très rarement évoqués, au profit de débats sans profondeur ni consistance, purement franco-centrés, comme le remarque notamment Descartes, qui ne fait pas dans la dentelle, mais qui a raison sur plus d'un point.
   On a affaire à un projet originellement dicté par les circonstances et de plus en plus inspiré par le modèle économique libéral, comme le dit Cauchet;
 ...La construction européenne n'a pas été conçue sur la base d'un projet intellectuel médité, mais, comme il est inévitable dans l'histoire, sous la pression des circonstances. Dans le contexte de la guerre froide, son objectif primordial, au-delà de la fameuse paix avec laquelle on nous bassine et qui nous était de toute façon imposée, était de renforcer par une union économique la capacité de résistance à l'Union soviétique des pays de l'Europe libre. En même temps, ce projet dicté par les menaces de l'heure portait en lui l'héritage le plus précieux de notre histoire, à savoir la vocation de l'Europe à la liberté politique. Mais ce projet a été parasité d'emblée par un dessein fédéraliste qui présentait les institutions européennes comme un embryon d'Etat-nation.....
    Cette idée fédéraliste est en faillite, à supposer qu'elle soit possible un jour,comme le pense un de ses plus fidèles défenseurs à Bruxelles, Jean Quatremer, qui dénonce, avec virulence parfois, les ornières dans lesquelles elle est tombée. Sans se rendre compte que c'était les dérives attendue d'un projet qui n'en était pas un politiquement, hormis l'installation progressive d'un grand marché, plus ou moins harmonisé, de type néolibéral.
  Regis Debray nous livre sur ce point un constat plus que désabusé.
       Le projet européen a déçu sur l'essentiel, mais pouvait-il en être autrement, après les Traités qui ont scellé son sort de manière irréversible?
   De projet politique, point. Comme l'analyse à sa manière Coralie Delaume:
 


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