Faut pas s'gêner...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Effets d'aubaine.
                     C'était à prévoir.
    A la faveur de la crise qui s'annonce, certains voient venir la bonne occas' et les profits possibles.
En jouant sur l"incertitude, le désarroi, la peur et pour ne pas léser les actionnaires

           "...Chaque guerre, chaque crise apporte son lot d’opportunistes et d’escrocs prêts à exploiter le malheur des autres. En Israël, deux Françaises ont été interpellées mi-avril. Elles usurpaient l’identité d’entreprises spécialisées dans la production de masques FFP2. Sur Internet, l’hydroxychloroquine, le remède du professeur Raoult, se vend désormais 100 fois plus cher que son prix initial..."
    Certaines entreprises ont beaucoup perdu et doivent être aidées, c'est évident. Mais d'autres font un boum en bourse, sans parler des Gafa, à la faveur de la peur. Le chantage à l'emploi est facilité dans ce contexte.
        Ryanair a trouvé la bonne idée: baisser les salaires, au nom de la solidarité. Des salaires déjà bien bas et des conditions de travail depuis longtemps critiquées, comme la gestion du groupe.
  Certains lobbies ne sont pas en reste, décidés à profiter de l'opportunité, malgré une solide réserve pour voir venir. Mais la philanthropie n'est pas leur fort. Pour la solidarité, l'Etat est là.
  C'est le moment de retarder certaines mesures contraignantes et de revenir aux veilles habitudes. Peu importe les risques, l'intérêt à court terme redevient une exigence impérieuse. Même en jouant l'air de la vertu:
          "...Alors qu’aux États-Unis, la demande de plastique tournait autour de 80 kilogrammes par personne et par an en 2015, la demande par personne en Inde était de 9 kilogrammes. Tout l’enjeu pour l’industrie du plastique est d’augmenter le nombre de produits emballés dans des pays où son utilisation est encore peu répandue. « L’industrie du plastique mène une sale guerre qui menace de mettre en danger notre santé et d’entraver les politiques publiques », estime Greenpeace USA mais « nous ne leur permettrons pas de réussir ». Selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement publié en 2019, la pollution plastique constitue l’une des principales menaces environnementales de la planète...."
      Il n'y a pas que des laissés pour compte...Il y a de grands opportunistes pour qui s'annoncent des jours prospères. Même en  faisant feu de tout bois, l'Etat baissant la garde.
       La crise a bon dos.
                 Bienvenue dans le monde d'avant!
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