Un pays rêvé

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Une place à part
                  En UE, le pays des Bataves se porte bien. Merci!
   Même si des esprits chagrins à Bruxelles le qualifie de "radin".
 Un sou est un sou du côté d'Amsterdam, qui sait se montrer très généreux vis à vis des gros investisseurs et chercheurs de paradis.


   Là-bas, on est très "optimiste" vis à vis des intérêts des multinationales, qui choisissent les meilleurs.
  Les petits malins le savent bien, mettant à mal les principes de Bruxelles.
     Un dumping un peu arrangé sous la pression, mais une perte sèche pour l'Europe
               ".... Question pour un champion. Top. Je suis un pays, légèrement plus grand que la Belgique. J’ai une économie semblable à celle de notre pays, mais j’ai investi plus de 3 300 milliards de dollars à travers le monde en 2011, soit davantage que la Chine ou les Etats-Unis. Techniquement, "mes" entreprises sont celles qui investissent le plus aux quatre coins de la planète, juste devant celles du… grand-duché de Luxembourg. Elles dépassent même les investissements directs étrangers réunis d’Allemagne, de France et de la Grande-Bretagne. Je suis, je suis.. les Pays-Bas !
     "Une fois de plus, les Pays-Bas peuvent revendiquer le titre litigieux de plus grand investisseur au monde", explique l’association néerlandaise Somo (stichting onderzoek multinationale ondernemingen), qui dénonce cette situation. Selon Somo, 80 % des investissements néerlandais à l’étranger proviennent en fait de sociétés "boîte aux lettres" qui n’ont pas d’activités réelles chez nos voisins. "Ces investissements ne sont pas réalisés par des entreprises néerlandaises mais par des sociétés et des investisseurs résidant dans d’autres pays qui cherchent à éviter de payer des taxes là où ils ont une réelle activité."
    Ces derniers utilisent le système fiscal néerlandais, avantageux notamment en termes de royalties, pour investir à l’étranger. Le "sandwich hollandais", un montage fiscal complexe passant par les Antilles néerlandaises, est aussi connu dans le monde des multinationales.
   Attirés par ce ciel fiscal avantageux, de nombreux grands groupes américains ont ainsi décidé d’établir leur siège social européen aux Pays-Bas ces dernières années. Ce qui a des conséquences sur les autres pays européens, d’après Somo. "On estime à 1 000 milliards d’euros par an les pertes de recettes en Europe suite à la fraude ou l’évasion fiscale. C’est davantage que la somme dépensée dans les soins de santé annuellement sur le Vieux Continent."
   Cette évasion fiscale, "en forte hausse depuis vingt ans", a un impact direct sur l’économie, selon l’association. "Les premières victimes sont les petites et moyennes entreprises européennes qui n’ont pas la possibilité d’éviter les taxes." Ces dernières sont doublement pénalisées. Elles paient tout d’abord "la note de cette évasion" aux fiscs nationaux. Ensuite, elles subissent, selon Somo, une concurrence "déloyale", puisque leurs coûts deviennent supérieurs à ceux des multinationales...."
     Un pays où l'on sait faire de bons sandwiches, un peu comme l'Irlande.
  Mais qui coûtent cher au pays des radins
        Enrico Lotta, pourtant européiste, disait « ...Ils sont un peu instrumentalisés par l’Allemagne, mais les Néerlandais ont toujours été égoïstes. Ce sont de très bons commerçants mais radins. Ils ont été les pires dans les discussions budgétaires, relève sans fard Jean-Dominique Giuliani, le président de la Fondation Robert-Schuman. Je pense que cela sera la même chose dans les discussions monétaires. C’est l’un des pays qui profite le plus du marché unique et de l’euro, et qui donne le moins depuis longtemps. Ce devrait être le pays le plus pro-européen - il l’a longtemps été - mais aujourd’hui il a abandonné toute idée de solidarité européenne pour se replier sur lui-même». Et d’enfoncer le clou : « La seule excuse de Mark Rutte [qui appartient au centre droit] est d’avoir les mollets mordus par l’extrême droite et cela influe énormément sur son comportement, limite populiste... ».
   Comme au Luxembourg, les fonds sont tranquilles au pays des tulipes.
      Chacun pour soi...
                           Et on dira encore que l'Europe va mal...
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