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Arrêter les bébés?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Arrêter les bébés?

Notes sur la prospective démographique
____La bombe "P" explosera-t-elle?

__Doit-on partager l'inquiétude de Claude Levi-Strauss, qui déclarait en 2008 :
«La question qui domine véritablement ma pensée depuis longtemps, et de plus en plus, c’est que, quand je suis né, il y avait un milliard et demi d’habitants sur la terre. Quand je suis entré dans la vie active, il y en avait deux milliards, et maintenant il y en a six milliards. Et il y en aura huit à neuf dans quelques années. Eh bien, à mes yeux c’est là le problème fondamental de l’avenir de l’humanité, et je ne peux pas, personnellement, avoir d’espoir pour un monde trop
plein.»?_______________

« La Terre peut nourrir 12 milliards d’hommes. » pense la géographe Sylvie Brunel
Joel Cohen répond en 1995 : « La population limite (human carrying capacity) dépendra de toute évidence du niveau matériel auquel les gens choisiront de vivre. » Ou plutôt, du niveau de vie qui leur sera imposé ! Une chose est certaine : « le nombre d’hommes sur terre a atteint ou atteindra dans le prochain demi-siècle le niveau maximum que la terre peut supporter en fonction du type d’existence que nous, nos enfants et petits-enfants avons choisi. »______________

--________La démographie n'est pas une science exacte. Heureusement!

Mais elle peut donner des indications utiles sur l'évolution prévisible d'une population à court ou à moyen terme , en fonction du taux de natalité, à un moment donné, dans des conditions données.____Ces indications ne sont pas seulement purement informatives. Elles permettent une certaine prospective, une certaine anticipation sur le devenir, notamment économique, des sociétés, pouvant déboucher sur des décisions politiques, par exemple prendre des mesures pour encourager une natalité en chute libre (comme en Allemagne ou au Japon) ou au contraire pour freiner une croissance exponentielle de la population (comme la Chine à une époque)...avec des effets plus ou moins imprévus: le vieillissement de la population chinoise est une menace pour son avenir économique, dans le schéma actuel de son développement.
_Les bons et prudents démographes savent donc qu'ils doivent revoir régulièrement leur copie. Ainsi, le taux de natalité de beaucoup de pays du Maghreb a fini par rejoindre celui de la moyenne des pays européens, ce qui n'était pas attendu, du moins de si tôt.

________La notion de bombe démographique, naguère agitée comme menace, doit être aujourd'hui critiquée ou fortement nuancée. Les présupposés en sont souvent biaisés. Si certains pays, comme l'Egypte ou le Bangladesh ont un niveau de population inquiétant par rapport aux limites des terres cultivées, c'est aussi par défaut d'éducation (des filles notamment) et d'organisation de la politique économique.
Les incidences de la climatologie sur la démographie est aussi discutable, sauf dans certains cas extrêmes...

_______Faudrait-il donc cesser d’avoir des enfants pour sauver la planète ?

"...Dans le monde anglo-saxon où se sont développés les premiers mouvements inquiets des chiffres galopants de la démographie mondiale, à l’instar de l’Optimum Population Trust, ils demeurent minoritaires. En France, pays où la préoccupation et les politiques natalistes ont irrigué l’histoire, aussi bien sous Vichy qu’en République, ils sont embryonnaires. Seules quelques petites associations, comme Démographie responsable, appellent à une restriction (volontaire) des naissances...
le pasteur britannique (Malthus) s’est trompé dans ses calculs, en ne prévoyant pas que les sauts technologiques en matière agricole seraient capables de nourrir une population en forte augmentation. Les progrès – notamment la mécanisation et les révolutions vertes – ne permettent pas d’opposer de manière binaire une population dont la croissance suivrait une courbe géométrique à des ressources alimentaires dont l’augmentation ne serait qu’arithmétique. Ensuite, Malthus s’inquiétait avant tout de la croissance démographique des pauvres et du coût de l’assistance... ...
Les mouvements (malthusiens))sont le signe d’une inquiétude croissante, qui retrouve les préoccupations démographiques des années 1960 et 1970, lorsque Paul Ehrlich annonçait l’explosion, imminente, de la «Bombe P», ou lorsque le commandant Cousteau ou René Dumont, le premier candidat écologiste à une élection présidentielle française, affichaient clairement leur volonté de maîtriser l’augmentation de la population...

Cette inquiétude, même si elle puise ses raisons dans l’état de la planète ou les projections des chiffres de la population mondiale, n’est pas tant l’expression d’une réalité démographique ou écologique que d’une perception culturelle.
C’est tout l’intérêt de la monumentale enquête, parue au printemps dernier, de l’historien Georges Minois, que de faire l’histoire non pas de l’évolution de la population mondiale, mais de notre perception historique de cette démographie. Dans son ouvrage intitulé Le Poids du nombre. L’obsession du surpeuplement dans l’histoire, Georges Minois montre ainsi que, si le manque d’hommes a été une peur fréquente et récurrente, notre époque n’a pas le privilège de la crainte du trop-plein. «Platon s’en préoccupait déjà, recommandant un sévère contrôle de la natalité (…). Ceci à une époque où le monde ne comptait même pas 200 millions d’habitants. C’est dire que le problème du surpeuplement est plus affaire de culture que de chiffres », écrit l’historien. La peur du «trop-plein» a concerné aussi bien les chasseurs-cueilleurs du paléolithique, les cités de la Grèce ancienne, l’Europe du début du XIVe siècle que notre monde contemporain…
______Fred Pearce, vise toutefois à rassurer le lecteur inquiet de se compter parmi une telle masse humaine. Bien qu’il soit lui aussi convaincu que «la surpopulation est le moteur secret de la destruction de l’environnement», il ne s’inquiète pas outre mesure.__D’abord, constate-t-il, la transition démographique qui consiste, dans les pays développés, en un rapprochement progressif des courbes de natalité et de mortalité, est bien amorcée, y compris dans des pays comme l’Iran, certaines régions de l’Inde, la Birmanie, le Brésil ou le Viêtnam… L’augmentation exponentielle de la population est d’abord le résultat d’une forme d’inertie liée à ce que le nombre d’adultes en âge de procréer – et de jeunes qui le seront bientôt – n’a jamais été aussi élevé dans l’histoire de la planète. Il y a donc, selon lui, «fort à parier que les personnes qui ont moins de 45 ans assisteront au premier déclin démographique depuis la peste noire, il y a presque sept cents ans». Un argument toutefois contesté par Lester Brown, auteur d’un ouvrage intitulé Beyond Malthus (Au-delà de Malthus), dans lequel il estime que les antimalthusiens font trop confiance à la transition démographique et minorent le risque que la surpopulation ne finisse par faire remonter la mortalité, du fait de la sous-alimentation, des épidémies et des conflits, au point de revenir à la situation de sous-développement de départ…"

__Le problème est donc complexe. Les facteurs à prendre en compte, autant culturels et politiques qu'économiques et environnementaux, font que la natalité n'est guère prévisible avec rigueur et peu maîtrisable, sauf à la marge et par des mesures indirectes et à effets retardés. Nous sommes encore mal placés pour savoir où va la population mondiale dans les décennies et surtout les siècles à venir et les tendances actuelles (dans un sens ou dans un autre) ne peuvent être toujours précisément estimées. De plus des événements non prévisibles peuvent changer beaucoup de projections (guerres, épidémies, décisions politiques, changements de système économique, etc...)

_On pourra approfondir utilement et nuancer ce problème complexe et souvent mal posé à la lecture des billets de Yann sur le sujet:

-Surpopulation, un mythe qui a la vie dure
- Fécondité et économie
-Voir aussi: Le démographe et le politique et Vie et mort de la population mondiale_____Le parcours critique de ce site présente aussi un intérêt

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Manu le sourd

Publié le par Jean-Etienne ZEN

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Battu, mais content

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Battu, mais content

________Comme le titre le quotidien Libération en première page de son édition du 30 mars 2015, Manuel Valls était “battu, mais content” le soir du deuxième tour des élections départementales qui ont vu le PS et l’ensemble de la gauche subir l’une des plus cuisantes défaites électorales de leur histoire.

_____Content, Manuel Valls peut l'être car sa stratégie est couronnée de succès :

_1) Il reste premier ministre et, avec le soutien du président de la république, il va continuer sa politique néolibérale-conservatrice (après la raclée des municipales, Jean-Marc Ayrault avait été débarqué).

_2) L'affaiblissement de la gauche le rapproche du champ de ruines qu'il recherche pour pouvoir faire un Parti démocrate à l'italienne (fin du PS, création d’un parti centriste à la place et alliance avec le centre droit).

_3) Sa stratégie a offert une victoire en trompe-l'oeil à l'UMP. Le vrai gagnant de ce scrutin est le FN. Or, en 2017, François Hollande misera tout sur un 2e tour entre Marine Le Pen et lui-même. Au rythme où vont les choses, nous aurons un 2e tour qui opposera Le Pen à un candidat UMP.

_4) Si Hollande n'est pas réélu en 2017 (une certitude), Valls espère alors récupérer le PS et mettre en oeuvre le point 2).

Manuel Valls est en train de détruire sciemment le PS et la gauche pour servir ses ambitions personnelles les plus droitières. (PH.Marlière- Mediapart)

_________________

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Allemagne: un géant?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Allemagne: un géant?

Ou un colosse aux pieds d'argile?

____ Angela (ou plutôt les intérêts qu'elle représente) fait la leçon.

Comme si elle était die Lehrerin de l'Europe, la grande donneuse de leçon donne aussi des bons points à Manu...

__ Sans être aussi agressif que Mélanchon (Maul zu, Frau Merkel ! Frankreich ist frei. Occupez-vous de vos pauvres et de vos équipements en ruines !), on peut à juste titre s'étonner de l' ingérence de la première dame dans les affaires intérieures de ses voisins.

Elle pourrait aussi balayer devant la Chancellerie...

Mais que fait Bruxelles, paralysée et frappée de cécité?

____ Tout porte à croire que l'Allemagne serait désireuse de sortir d'une union désunion monétaire quelle traîne comme un boulet , du haut de son Mark surévalué et dominant par rapport à ses voisins-partenaires vassalisés. Mais ce serait trop risqué pour ses vitales exportations. Tous se tiennent par la barbichette.

De nombreuses interrogations demeurent sur le modèle allemand.

__________Des Allemands de premier plan, n'hésitent pas à poser des questions qui fâchent, constatant que la politique économique de leur pays glisse maintenant vers une sorte de consensus de Berlin (après celui de Washington), une sorte de fédéralisme disciplinaire, pire, une hégémonie allemande de fait, comme le redoutent Ulrich Beck (1), Joschka Fisher, Helmut Schmidt. Ferdinand Fichtner a fait aussi entendre une voix discordante au pays d'Angéla, qui se berce un peu d'illusions...

Une Allemagne à contresens? Une hégémonie que résume ainsi Mme Lagarde, adepte du dumping salarial: " « L’Allemagne a accompli un excellent travail au cours des dix dernières années, en améliorant la compétitivité, en exerçant une forte pression sur ses coûts de main-d’œuvre."

Si le fédéralisme politique peut être l'horizon de certains européens, notamment à l'origine du projet, et pour certains commentateurs, dans les conditions actuelles, on peut s'attendre qu'il mène au délitement de l'idée européenne. l'idée d'une souverainété "partagée" ne pouvant exister que s'il y a un minimium de règles communes et de solidarité entre les membres, malgré leur inégalité de développement.

Si l'Allemagne apparaît comme un géant économique, c'est un géant de pacotille, ou un colosse aux pieds d'argile, comme l'estime Marcel Fratzscher ou Olaf Gersemann, chef du service Economie du quotidien "Die Welt". Pour lui, son pays risque de devenir l'homme malade de l'Europe..

La question se pose: et si l'Allemagne était un très mauvais élève?

Quoi qu'en dise die Lehrerin...qui vient d'annoncer que les retraites ne seront bientôt plus assurées

Que chacun se débrouille!...même les pauvres.

_____Le défi démographique reste une menace qui plane sur une république de plus en plus gérontocratique. Et il reste une dette publique encore importante. Beaucoup plus importante que celle annoncée officiellement, d'après le Handelsblatt.

"Au plus tard au début de la prochaine décennie, le nombre de retraités va commencer à augmenter (...) et les retraites devront être payées par des générations beaucoup moins nombreuses".

_____ L' Allemagne ne s'endort-elle pas dangereusement sur son avenir?..

Die Deutsch-land-Illusion, appelle à "ne pas se reposer sur ses lauriers". D’inspiration keynésienne, il fustige un "fétichisme budgétaire"et un "modèle faussement rassurant". Son auteur, Marcel Fratzscher, président de l’institut DIW, appelle le pays à investir et consommer. Pour lui, les lois Hartz ont fait exploser précarité et pauvreté.

A droite comme à gauche, les experts veulent que l’Allemagne bouge : le pays vieillit à toute vitesse et, vers 2045, il sera moins peuplé que la France. A l’extérieur aussi, la pression s’amplifie. Même le très libéral The Economist vient d’enjoindre la chancelière "à construire des ponts et des routes". Les Allemands, eux, restent frileux, mais satisfaits. Angela Merkel est toujours leur personne politique préférée : 79% sont satisfaits de son travail. Et le troisième sur le podium est Wolfgang Schäuble. Le père la rigueur.

Que sera demain l'apparente sérénité d'Angela?

Achtung!

Personne n'a intérêt à voir l'Allemagne régresser, mais demain risque de ne pas être joyeux..____________

- C'est O. Gersemann (die Welt) qui le dit...

- Le colosse au semelles plomb

_-Le pouvoir est en Allemagne

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Unr Grèce fantôme

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Unr Grèce fantôme

Que reste-t-il de ce pays?

____ La tutelle de la Troïka a rendu ce pays méconnaissable, en imposant une austérité sans fin.

___ Il est comme en situation de guerre, sauf que tous ne souffrent pas au même degré.

Certains annoncent une résurrection pour bientôt, mais beaucoup, publiquement ou non, reconnaissent que l'impasse est totale, malgré quelques maigres résultats dans le secteur du tourisme notamment, et que la dette, si minime par rapport à celles de pays industrialisés qui font la morale, ne sera jamais payée. L'étau ne se desserre pas.

__ De crise en crise, on ne sort pas du cercle vicieux. Les erreurs s'accumulent obstinément. Mais sont-ce vraiment des erreurs? Le passé n'explique pas tout...

_____ Même Martin Schulz finit par le reconnaître. Le pape François, en déplacement au Parlement de Strasbourg, a également critiqué le fait que les populations étaient traitées comme des "instruments économiques" et "les rouages d'une machine".

En fait, pour dire les choses crûment, la Troïka se fout de l’avenir de la Grèce.

__ On brade le pays par pans entiers aux intérêts étrangers (ports, aéroports, chemin de fer...). La descente aux enfers continue:

"...Les pensions des retraités, déjà amputées en 2010, ont encore perdu cette année entre 5 % et 15 % selon les situations. Les services publics ont été mis au régime sec. Ainsi, la part du budget alloué à la santé est passée de 10,03 % à 9,16 % du PIB entre 2009 et 2012, selon l'Autorité statistique hellénique (ELSTAT).

Neuf hôpitaux d'Athènes et Thessalonique (deuxième ville du pays) ont été transformés en centres de soins aux prestations réduites. Près de 10 000 lits ont disparu et le recrutement du personnel hospitalier a été gelé. Tous les centres de soins de santé primaires ont fermé.

Dans l'éducation, les dépenses ont diminué de 28,3 % entre 2008 et 2013 et plafonneront à 5,1 milliards d'euros en 2014. Ce qui s'est traduit par la fermeture de départements entiers dans l'enseignement technique ainsi que la mise en disponibilité de 1 750 agents administratifs des universités.

Dans le privé, au nom de la politique de dévaluation interne visant à rétablir la compétitivité du pays, le salaire minimum brut est passé de 751,39 euros en 2009 à 586,08 en 2012. Il est de 489,38 euros pour les jeunes de moins de 25 ans. Alors qu'avant la crise, c'est au terme de négociations entre partenaires sociaux que s'établissait le niveau du salaire minimum, cette baisse, allant de 22 % à 33%, a été imposée par une loi votée en 2012.

De manière générale, le marché du travail a été largement dérégulé. Les conventions collectives et accords de branches ont été au mieux vidés de leur sens, au pire supprimés. La flexibilité accrue. Il est désormais plus facile de licencier et de recourir au contrat à durée déterminée..."

La réalité est on ne peut plus brutale.

Dans les conditions actuelles, la voie de la guérison est une doux songe.

______ A Athènes, qui a perdu un quart de sa population, les gens sont enfermés dans un présent implacable.

Le délabrement est grand et le désarroi insondable:

Comme dit l'histoirien Panagiotis Grigoriou, "..La politique de la Troïka (Banque centrale européenne, Commission européenne et Fonds monétaire international), est un génocide économique lent et la “gouvernance” Samaras se concrétise alors par la propagande, la terreur ; porteuses de mort, de népotisme et de corruption. Avant même les scènes de guerre d’Athènes et de Thessalonique de ce week-end, la police avait été envoyée la semaine dernière pour… stopper des handicapés dans leur marche vers le ministère des Finances. “Dans l’indignité nous mourrons” criaient-ils dénonçant la suppression de leurs allocations et pour certains d’entre eux, leur… expulsion du système de Santé publique

La crise sanitaire est inouïe.

Il y a de l'argent pour les banques, mais plus pour les hôpitaux et les services sociaux.

La démocratie est morte au pays de Socrate. ______

- VA-TOUT EN GRECE

- Terre à vendre

_____________________

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Ahuri

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ahuri

Je suis zahuri...

Vu c'qui s' passe...Et on ne nous dit pas tout!

Et en plus, il pleut!

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Guerre à la Suisse!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Guerre à la Suisse!

_________Déclarons la guerre à la Suisse...

...Puis au Luxembourg et à la City...Pour commencer.

____Ces pays détiennent des armes de destruction massive.

Malgré quelques bonnes nouvelles, la situation reste tendue avec nos voisins zelvètes.

_____________Le réputé très pacifique pays du chocolat, du gruyère et des montres de précision nous fait la guerre par des moyens autres que conventionnels. (*)

Bien qu'apparemment au-dessus de tout soupçon, elle lave plus blanc, dans des espaces feutrés, au bord du Léman ou ailleurs.

____Mais, c'est moins connu, elle se livre à des exercices militaires

inquiétants.

Des sous-marins sont tapis au fond du Lac et des bunkers sont présents partout.

___Le pays de Guillaume Tell est en train de s'équiper dangereusement, à bas bruit...pour protéger ses coffres (comme le montre la photo ci-jointe).

__Déjà Voltaire disait: Si vous voyez un banquier suisse sauter d'une fenêtre, sautez derrière lui. Il y a sûrement de l'argent à gagner.

Pour éviter l'écrasement, déclarons la guerre.___Nos rafales sont prêts..._____________

___ (*)___12 % du patrimoine financier des ménages européens serait détenu dans les paradis fiscaux. Rien que pour les trois principales économies de la zone euro, l’Allemagne, l’Italie et la France, 900 milliards d’euros sont dissimulés dans les paradis fiscaux. Pour les 5,6 millions de nos jeunes concitoyens européens empêtrés dans le chômage, cette somme est indécente et ces chiffres sont un mirage. Pourtant, les paradis fiscaux sont une réalité, une réalité qui coûte cher à nos économies convalescentes, une réalité qui détruit nos sociétés.

Dans tous les pays d’Europe, des multinationales réalisent des ventes conséquentes sans payer un euro d’impôt, en échappant à l’effort de redressement des comptes publics et en domiciliant leurs profits dans les paradis fiscaux. Dans tous les pays d’Europe, les réseaux du crime organisé prolifèrent grâce à des banques peu regardantes. Dans tous les pays d’Europe, les mouvements politiques extrémistes progressent au gré des révélations sur les scandales de corruption. Combien de temps allons-nous encore tolérer les paradis fiscaux nichés telles des verrues au cœur de l’Europe ? Ces Etats nocifs ont généré des crises financières, aggravé la crise budgétaire et alimenté la crise démocratique. Trois ans après le discours du Bourget, nous connaissons notre ennemi, mais qu’attendons-nous pour agir contre cette finance qui ronge nos économies et nos sociétés?

Les optimistes nous répondront que l’Union européenne a fini par valider le passage à l’échange automatique d’informations fiscales entre Etats et qu’ainsi nul paradis fiscal ne pourra se réfugier plus longtemps derrière le secret bancaire. Pour que cet échange fonctionne, il faut partir du postulat naïf que les paradis fiscaux donneront effectivement les informations demandées. Nous savons que ce ne sera pas le cas : rien n’est prévu pour vérifier qu’ils le feront bien et aucune sanction n’est explicitement prévue pour ceux qui ne joueront pas le jeu.

Nous partageons donc la sincère conviction que seul compte véritablement le rapport de forces international et que les paradis fiscaux ne plieront que sous la menace de sanctions. Si les gouvernements de l’Allemagne, de l’Italie et de la France reprenaient le contrôle souverain sur les fonds dissimulés dans les paradis fiscaux, 29 milliards d’euros de recettes fiscales seraient récupérées. En période de crise, alors que les gouvernements européens demandent à nos concitoyens des sacrifices financiers sans précédents, comment tolérer encore un peu plus ces attaques sur notre souveraineté ?

Rien ne nous condamne à l’impuissance. Les paradis fiscaux ont la caractéristique d’être des géants financiers, mais également des nains politiques et économiques. Sans plus tarder, nous proposons une nouvelle méthode, autour d’une nouvelle alliance.

Nous demandons que les trois plus grandes économies de la zone euro, toutes trois dirigées par des coalitions où siègent des socio-démocrates, se rapprochent et appliquent sans délai aux paradis fiscaux des sanctions proportionnelles aux pertes financières qu’ils nous infligent. Le secret bancaire n’est rien d’autre qu’une forme de subvention déguisée aux banques logées dans les paradis fiscaux. Il s’agit d’une distorsion de concurrence et donc d’une infraction aux règles de l’OMC. D’après les règles de cette organisation, les Etats sont en droit d’imposer des représailles commerciales égales au préjudice qu’elles subissent. Si nos pays se liguent, ils peuvent contraindre les paradis fiscaux à abandonner le secret bancaire, en imposant conjointement des droits de douane sur les biens qu’ils importent de ces pays, ou en appliquant des mesures d’embargo financier. L’exemple suisse donne une idée du rapport de force que nous pourrions créer : l’Allemagne, l’Italie et la France représentent 35 % des exportations de ce pays, alors même que la Suisse ne compte que pour 5 % de nos débouchés. En imposant des tarifs douaniers de 30 %, nous pourrions utiliser la force du droit international pour obliger ce pays à abandonner le secret bancaire et à sortir de l’ombre. Qu’attendons-nous pour agir ?

Au lendemain d’élections grecques capitales pour l’avenir de notre continent, nos dirigeants ont le devoir de réconcilier les peuples avec l’action publique. Nous devons dire la vérité à nos concitoyens : il n’existe pas de sortie de crise durable sans la mise au pas de la finance de l’ombre. (V. Truffy _ Mediapart)

Guerre à la Suisse!

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Les textos de la République

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Les textos de la République

Il fut un temps où le Président suivait des voies très codifiées et républicaines pour communiquer. Mais c'était la préhistoire...

Aujourd'hui, voici la pratique des textos.

Au plus haut sommet de l'Etat!

Dans le dos des ministres...

Un stakhanoviste du SMS!

Je textote, donc je gouverne...

On n'arrête pas le progrès...

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USA: justice en question

Publié le par Jean-Etienne ZEN

USA: justice en question

Peine de mort: retour en arrière? ( notes)

______ Il fut un temps où elle régressait, où son application se raréfiait.

Du moins dans certains Etats. Certains l'ont abandonnée.

35 Etats sur 50 pratiquent la peine de mort et que le Texas représente à lui tout seul plus du tiers des exécutions (515 exécutions sur 1385), et qu’avec l’Oklahoma (111), la Virginie (110), la Floride (88) et le Missouri (76), cinq Etats représentent les deux tiers des exécutions.

Des erreurs judiciaires manifestes et les conditions atroces de certaines exécutions avaient entrainé un certain recul de cette pratique d'un autre âge, inaugurée en 1608.

______ La peine de mort, ou plutôt les exécutions, reviennent en force ça et là, sous des formes variées.

Ici, il est question de revenir à la bonne vieille chaise électrique.

En Utah, on envisage de réintroduire les pelotons d'exécution.

Là on découvre l'innocence d'une femme après plus de vingt ans dans couloir de la mort. Un cas qui n'est pas rare.

___ Il y a les pratiques d'un côté et les méthodes opaques de l'autre.

Les affaires et les scandales sont innombrables.

____ C'est tout le sytème judiciaire américain que de trop rares juges mettent en question (*), ainsi que le système d'incarcération, parfois source de business.

Hilary Clinton n'aborde que superficiellement le problème.

_____________A quand une refonte du système judiciaire, de la police et de ses méthodes, du deuxième amendement en général?

(*)-Selon le Procureur M. Stroud, «Personne ne devrait avoir le pouvoir d’imposer la peine de mort, pour n’importe quel crime que ce soit. Nous sommes incapables de mettre au point un système qui peut équitablement et impartialement décider de la mort d’un homme car nous sommes tous des êtres humains faillibles», écrit-il. Et d’en déduire que la peine capitale est une «insulte à toute société qui se dit civilisée, […] une abomination qui défigure notre société, et ce jusqu’à ce que cette peine barbare soit supprimée. D’ici là, nous continuerons à vivre dans un pays qui se livre à la vengeance assistée par l’Etat, ce qui n’a rien à voir avec la justice.»

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Alerte! sondages...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Alerte! sondages...

La pollution est à son comble!

__Pas seulement sur les principales villes de France.

L'air devient irrespirable.

_____Il faut arrêter les moteurs l’obsession sondagière des médias et des politiques (ou klaksonner?)

La grippe semble passée, mais la SONDAGITE est de retour...

___Un mal qui répand la confusion...et les cauchemars

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