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Tant qu'on y est...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Tant qu'on y est...


Pourquoi pas?

Cela fera de la place pour les "bons"...

Une nouvelle forme de maccarthysme?

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Un bilan américain

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Un bilan américain

(C'était il y a trois ans...)

_________Obama's Race

__Dernière ligne droite

Pascal Boniface a raison : Obama promettait beaucoup, mais est resté l'homme du verbe. C'est peu de dire qu'il a déçu.

Il a laissé passer le moment favorable pour mettre de l'ordre dans une finance dévoyée quand c'était encore possible et s'est montré, selon une longue tradition, trop faible avec Israël.

La désillusion est vite venue.

Wall Street a eu le dessus en introduisant les hommes de la haute finance là où et quand il fallait pour neutraliser toute velléité de changement de fond.

Il a tué l'espoir, estiment beaucoup d'Américains.

Certains vont plus loin dans la critique.

La campagne réactive des dérives idéologiques jusqu'au ridicule et la mise en avant de la First Lady

renoue avec la politique spectacle la plus affligeante.

__Mais celui qui le remplacerait au Bureau Ovale ne laisse pas d'inquiéter...et W.St. se range à ses côtés.

La tentation du pire guette les USA. Romney laisse entrevoir un possible cauchemar américain :

" Il est le visage d'une Amérique qui fait peur : farouchement conservatrice, obsédée par Dieu, fanatiquement contre l'État, fermée au monde et traversée de pulsions racistes."

______Alors, que va choisir une petite partie du peuple américain ? La peste ou le choléra ?

Ainsi que le souligne David Sirota, analyste politique de tendance libérale, sur le site Salon.com : "Ce débat prétendument titanesque ne porte pas tant sur la question de savoir s’il s’agit de punir ou d’enrichir encore plus les ménages des 1% les plus riches de la société (les deux propositions [des démocrates et des républicains] réalisent le second). Il s’agit plutôt d’une controverse minuscule afin de savoir si le code des impôts attribue à chacun de ces ménages [les plus riches] l’équivalent de un (le plan Obama) ou de trois (le plan de Romney) salaires de majordomes. Pour l’ensemble des autres classes de revenus, les deux propositions sont identiques…
Les deux partis proposent d’enrichir ceux qui sont déjà riches. Cela signifie donc que toute cette affaire n’est qu’une nouvelle tentative de cacher le monstre à deux têt
es [les deux partis participant d’un même ensemble] derrière un masque faussement conflictuel. »

La démocratie américaine n'est-elle qu'un mirage ?

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Convergence européenne?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Convergence européenne?

Le rêve et le réel

_____La convergence, maître mot de l'aventure européenne. N'assistons-nous pas plutôt à des divergences qui s'accentuent, à la faveur de la crise; faisanr office de révélateur?

Chaque pays joue sa partie en solo pour s'en sortir:

"...« les stratégies défensives et non coopératives parmi les Etats européens se sont accentuées depuis la crise ». Autrement dit, nombre de pays n’hésitent plus à jouer en solo pour s’en sortir. Depuis 2006, quatorze d’entre eux ont réduit les prélèvements sur le capital et le travail afin de gonfler leur compétitivité à l’extérieur, piétinant l’harmonisation fiscale souhaitée sur le Vieux Continent…

Un constat inquiétant. Car si ces divergences se poursuivent, le sens même de la construction européenne pourrait, à terme, vaciller. Sans aller jusque-là, les auteurs tirent la sonnette d’alarme, en insistant : l’objectif communautaire ne peut se résumer à la convergence des niveaux de dette et de déficit. Il devrait plutôt se concentrer sur le rapprochement des modèles sociaux et de croissance, par exemple en coordonnant mieux les évolutions salariales ou en orientant plus finement les investissements productifs..."

_Voilà qui est en grande partie bien vu , malgré les rapports officiels édulcorants, qui peinent à masquer les défauts structurels que les pays du Sud révèlent parfois avec cruauté.

_____ Une Europe du chacun pour soi et à ligne essentiellement libérale en pouvait pas déboucher sur une "concurrence libre et non faussée" surtout sous le leadership de l'ordolibéralisme allemand du moment. Une Allemagne qui regarde ailleurs, défendant becs et ongles un euro immuable, toujours plus favorable à sa volonté exportatrice, projetant de fait son chômage en périphérie. Les excédents ne peuvent être le fait de tous en même temps..

_ Les principes austéritaires défendus ne peuvent déboucher que sur une baisse des salaires, tendancielle ou brutale. Les multiples formes de dumping ne vont pas dans le sens proclamé.

On attend toujours la fin de la concurrence fiscale.

Le Luxembourg, qui fait la morale, n'est exemplaire qu'en parole.

________ Les contradictions sautent aux yeux, que dénient souvent les promoteurs obtus de l'euro unique (pas commun)

______________ La Compétivité à tout prix, érigée en dogme, a pris le pas sur la saine concurrence, au sein d'une Europe dont l'ambition était de discipliner les marchés, de réguler les échanges et d'instaurer la solidarité la plus grande possible entre les partenaires. L'harmonisation, quoi.

La crise a mis en évidence le caractère largement illusoire de cette ambition toujours repoussée.

Chaque pays joue cavalier seul pour sortir de la crise, ce qui alimente la concurrence au sein même de la zone euro, ce qui attise les antagonismes.et nous éloigne de la fameuse convergence.

__________ Les vagues propositions de Hollande, au coeur du désastre grec, peuvent-elles être crédibles?

"... En 2014, après la crise chypriote, le Conseil d'analyse économique (CAE) souhaitait déjà le renforcement de l'intégration économique au sein de la zone euro. Parallèlement à l'union bancaire réclamée, le CAE proposait la mise en place d'une union budgétaire, " comme complément nécessaire à l'union monétaire "

" Une union budgétaire aiderait les États membres à compenser leur manque d'autonomie en matière de politique monétaire lorsqu'ils font face à un choc macroéconomique spécifique. Selon la théorie des zones monétaires optimales, les pays d'une union monétaire doivent pourvoir s'appuyer sur des dispositifs alternatifs d'ajustement, comme la flexibilité des salaires et des prix, la mobilité des facteurs de production ou un budget fédéral. L'effet stabilisant de ce dernier suite à un choc spécifique peut être direct (en soutenant le revenu disponible par des transferts dans les pays en crise) ou bien indirect (en facilitant la mobilité du travail et en stabilisant les mouvements de capitaux). La question clé est alors celle des ressources pour alimenter ce budget. Nous proposons d'utiliser l'IS du secteur bancaire [dont le taux et l'assiette auront été préalablement harmonisés] comme une première étape dans la construction d'un budget zone euro. Un chiffrage grossier laisse penser que les recettes annuelles pourraient être de l'ordre de 20 milliards d'euros ".

Un premier pas ou un vain projet, étant données les réticences de l'Allemagne et des pays du Nord? Cela a-t-il des chances de pouvoir se réaliser, de pouvoir marcher, quand on voit combien certains pays jouent sciemment sur les différences parfois énormes de salaire pour assoir une économie plus performante, donc plus concurrentielle.

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Où y a d'la gêne...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Où y a d'la gêne...

Pas gêné, le gars!

Il nous avait déjà fait le coup de la rolex

Aujourd'hui, c'est le gag du clochard...

Presque drôle...

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B. Arnault, une histoire belge?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

B. Arnault, une histoire belge?

Merci Bernard!!
______________De Roubaix (riche et pauvre) à Bruxelles (où il a déjà une résidence, comme d'autres grandes fortunes françaises): histoire d'un héritier, gâté de la République, aventurier des affaires, belge de circonstance. _On ne naît pas belge, on le devient...

_____________________________ Le bon Mr Fillon déclare que le choix d'Arnault est le "résultat effrayant" de "décisions stupides". N'est-ce pas là plutôt une réaction "stupide" à une décision "effrayante" ou... consternante?
___BA l'a affirmé, puis (prudemment (dé)menti): il part... comme en 1981, quand il s’était exilé aux Etats-Unis pendant trois ans. Mais non, si on en croit la dernière version
Enfin, il aurait voulu partir...Outre-Quiévrain.
Il s'agirait, dit-il, d'un investissement... sensible. Comme c'est curieux!
Il irait voir ailleurs...là où les impôts sont plus verts, là où la fiscalité est plus avantageuse...comme les copains...
Alors que les fortunes belges préfèrent l'Helvétie....
Chantage ou calcul?
"Selon un fiscaliste belge, M. Arnault a un autre projet en tête. "Je ne suis pas sûr qu’il va s’installer en Belgique. Selon moi, il y a deux scénarios. Soit il projette de s’installer à Monaco dans quelques années ou il anticipe le fait que dans cinq à dix ans, la nationalité puisse devenir un critère de taxation." Sur ce dernier point, l’idée n’est pas neuve. M. Sarkozy en avait parlé lors de la campagne, mais le projet est depuis tombé aux oubliettes. Quant à la domiciliation à Monaco, via l’acquisition de la nationalité belge, le processus est connu des avocats. Le chanteur Johnny Hallyday l’a notamment tenté il y a quelques années. Car il existe une convention entre Monaco et la France qui stipule que toute personne de nationalité française, mais résidant à Monaco demeure soumise aux impôts français.
D’après les fiscalistes, l’idée de M. Arnault pourrait ainsi être de se débarrasser d’une nationalité française "encombrante" et lui laisser l’accès au paradis fiscal monégasque par après.." (Libre Belgique).
_____On sait en tous cas que "la fiscalité est plus avantageuse en Belgique qu’en France pour les grandes fortunes, notamment en raison d’une faible taxation du capital et de l’absence d’ISF, mais que c’est la résidence qui prime et non la nationalité...
Proche de l’ancien président Nicolas Sarkozy et libéral revendiqué, M. Arnault possède une fortune estimée à 41 milliards de dollars par le magazine américain Forbes. Après la victoire de la gauche en 1981, il s’était exilé aux Etats-Unis pendant trois ans." (Libre Belgique)
_______________Comme les exilés de Coblence, sentant le boulet révolutionnaire menacer leurs privilèges, l'enfant de Roubaix a oublié tout ce que grâce à quoi il doit sa fortune. Bien qu'héritier, il a eu beaucoup de chances et a su faire au moment opportun un certain nombre de coups à la Tapie, quoique de manière plus discrète et plus subtile (notamment lors de la liquidation de l'empire Boussac, point de départ de sa fortune, où il a fait preuve, disons, d'une grande habileté...).
___ "A coup d’OPA sauvages, de subventions publiques accaparées et de montages sophistiqués (l’un de ses conseils avisés, Pierre Godé, fut prof à la fac de droit de Lille), Bernard Arnault s’affirme comme le symbole triomphant du capitalisme débridé des eighties et d’après..."__
_" Bernard Arnault s’est fait « Ange exterminateur », selon le titre du livre du journaliste Airy Routier. Parmi ses faits d’armes, jugés peu glorieux, le jeune ingénieur, qui prend goût au rachat d’entreprises en difficulté, n’a pas hésité en 1984 à liquider une grande partie du groupe Boussac, alors que le gouvernement socialiste de Laurent Fabius lui avait accordé 2 MdsF pour préserver les 16000 emplois du groupe en difficulté. Visionnaire, il conservera la perle du groupe, la maison de couture Christian Dior, embryon de son futur empire du luxe. Autre réussite entachée de critiques, le rachat de LVMH a été obtenu en attisant les rivalités entre les deux familles propriétaires. Enfin, son entrée surprise au capital d’Hermès, en octobre 2010, lui a valu en juillet dernier une plainte des propriétaires pour délit d’initié. L’intéressé a répliqué par une plainte en diffamation. « Les affaires, c’est comme le tennis, aime-t-il à répéter : on se bat et, ensuite, on se sert la main. »
___Il s'insère naturellement dans le nomadisme financier et fiscal que permet un mondialisation surtout favorable à un affairisme débridé et à une évasion fiscale généralisée.
Le paradis des rentiers lui déroule un tapis rouge ..et l'on se scandalise du dumping fiscal, qui contribue à déstabiliser l'Europe où la solidarité n'est qu'un mot...
Le patriotisme social n'a plus de sens pour les très grandes entreprises, comme depuis plus longtemps pour les multinationales.. L'Hexagone n'est plus qu'une plate-forme parmi d'autres pour faire du big business, qu'on quitte quand on est un peu bridé dans sa tendance à spéculer en rond, sollicité pour un minimum de solidarité par gros temps.
B.Arnault à une avocate de poids.
Mais ne l'accablons pas trop. Il est un excellent pianiste..._________
- Haro sur Bernard Arnault ?
- C’est bien en Belgique qu’Arnault prépare son décès
- Curtis Roosevelt : «l’égalité ce n’est pas que le 4 ou le 14 juillet !»
- Exilés fiscaux français à Bruxelles: que fait l'Europe?
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Royal séjour

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Royal séjour

Il est arrivé, et toute discrétion.

_______ Le bon roi d'Arabie nous fait la faveur d'un séjour prolongé dans notre doulce France, sur cette partie de la Riviera si appréciée par quelques grands de ce monde.

C'est un grand honneur pour nous.

Certains sont jaloux ou parfois pas très contents, ne voyant pas l'immense honneur que nous fait Sa Majesté, roi d'un pays qui fait rêver, où coule le lait et le miel, le myrthe, l'encens... et le pétrole.

___ Quand on dirige un pays aussi prestigieux et respectueux des droits, on a le doit d'être accueilli avec égard, respect, voire avec chaleur.

Un pays tolérant et ouvert, aux sages principes de gouvernement. Le bon roi le dirige avec fermeté certes, mais avec un sens aigu de la justice, selon la règle : « L'autorité du gouvernement du Royaume d'Arabie saoudite émane du Saint Coran et de la Sunna du Prophète qui priment sur la présente Loi et les autres lois de l'État »

A la pointe du progrès (on est passé à la vitesse de la lumière du dromadaire au 4*4), le Souverain est attentif aux droits de l'homme, en en revendiquant même la présidence , soucieux du sort des femmes, désormais en droit de faire du vélo. Dans sa sollicitude, il les écarte pour l'instant du danger bien réel de la conduite automobile.

Invité d'un pays maintenant allié, il arrive en toute discrétion. juste accompagné de quelques serviteurs, cousins et amis. L'Arabie est comme une immense famille: 15000 princes s'y côtoient en bonne intelligence, dit-on.

Discrétion et respect lui sont dus. Il est normal qu'une plage publique lui soit exclusivement réservée. Qui pourrait s'approcher de Sa Grandeur ou même le voir sans l'offenser et même peut-être le voir nu...ou presque?

Il est normal que le simple manant ne puisse se baigner dans sa proximité et à sa vue. On doit tout de même à ce pays le wahabbisme, ce sublime courant de pensée. Il ne faut pas l'oublier.

C'est un invité et aussi un excellent client Il est notre meilleur VRP du moment. Non, ce n'est pas un mirage...Il adore faire ses courses sur les marchés locaux.

Dans sa magnanimité et sa largesse, il donne du travail aux simples gens du coin.

Comme on peut le voir, dans sa modeste résidence d'un km de long il a le droit de prendre quelques instants de repos après des activités si prenantes.

On lui reproche son train de vie. Mais il faut tenir son rang et la gestion pétrolière demande du temps et beaucoup de soucis..Le pétrobusiness est l'objet de tous les soins.

Un pétrole qu'il gère avec sagesse, selon le bon principe selon lequel « Toutes les ressources naturelles que Dieu a déposé sous terre, au-dessus du sol, dans les eaux territoriales ou dans les domaines terrestres et maritimes sous l'autorité de l'État, ainsi que les revenus de ces ressources, sont la propriété de l'État, comme prévu par la Loi. La loi spécifie que les méthodes d'exploitation, de protection et de développement de ces ressources doivent être dans les meilleurs intérêts de l'État et de sa sécurité et de son économie.

Bon, l'Etat c'est LUI et ses très nombreux cousins.

Mais, il sait partager

Il se montre trés généreux avec son argent Pas avare pour deux sous, simplement obsédé par la bonne gestion de ses biens et la diffusion de ses saintes idées.

Certes, il a quelques défauts, mais chez nous on ne fait pas mieux...

Honneur donc à سلمان بن عبد العزيز آل سعود, notre royal invité!

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La vache!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

La vache!

Dans la guerre du lait, les prix baissent, les vaches souffrent

Les hommes aussi

Pour une brique, t'as plus rien...

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Aspects du nomadisme

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Aspects du nomadisme

___L'affaire Arnault fait apparaître au grand jour une pratique déjà ancienne: le nomadisme fiscal, parfois accompagné de nomadisme résidentiel.

_Rien à voir bien sûr avec le nomadisme ancestral et encore pratiqué dans certaines parties du monde._

Avant la Belgique, BA s'est installé aux USA plusieurs années avant de revenir en France et de profiter du démantèlement de l'empire Boussac, grâce à des appuis politiques et des aides publiques, qui devaient créer les bases de sa fortune. Son partenaire belge A.Frère réside le plus souvent à Monaco ou à Paris...Les pauvres n'ont pas le choix de changer de lieu de résidence à leur guise, sauf si on leur propose, par délocalisation, un emploi mal payé en Roumanie ou en Turquie...

__ L'évasion fiscale planétaire prend une place considérable et pernicieuse dans l'économie souterraine, privant les Etats de ressources importantes, les obligeant à ponctionner les plus modestes et mettant en péril les services publics.

_Il est dans la nature des multinationales de chercher un peu partout sur la planète les lieux d'implantation les plus favorables pour leurs affaires, soit pour se rapprocher de matières premières, soit pour bénéficier de nouveaux marchés, soit par l'attractivité d'une main-d'oeuvre bon marché, soit pour plusieurs de ces raisons à la fois.

Depuis surtout les années 70, profitant des technologies permettant la transmission ultra-rapide d'informations en continu, nuit et jour, sans limites territoriales et temporelles, les échanges boursiers, des fonds financiers, même les plus douteux, se font à la vitesse de la lumière, maintenant de manière robotisée, favorisant les déplacements quasi-instantanés de capitaux, déconnectés de l'économie réelle, pratiquement sans contrôle possible, avec le risque permanent de déstabilisation des économies, les prédations subites et l'accentuation des crises. Comme celles, surtout bancaires, qui ont inauguré lentement, puis brutalement la succession des convulsions que nous vivons, qui ne sont finalement que les effets d' une mondialisation anarchique, débridée, non régulée, censée favoriser d'elle-même le développement des richesses et leur ruissellement sur les parties les moins développées de la planète.

___Le Consensus de Washington a représenté la Bible de cette croyance.

"... A la fin des années 1990, le modèle économique ultra libéral adopté par Thatcher et Reagan est devenu le nouveau dogme économique, et ses tables de la loi ont été rédigées par John Williamson, économiste en chef pour la région Asie à la Banque Mondiale. Devenues célèbres sous le nom de « Consensus de Washington », elles énumèrent les dix commandements auxquels devaient désormais se plier les états, et qui imposaient un revirement complet des politiques menées depuis l’après guerre.

Dérégulation, privatisation, monétarisme, réduction des dépenses publiques devenaient désormais d’ardentes obligations en dehors desquelles ils n’existait point de salut.

Le rôle de l’état, qui jusqu’alors avait été central, à la fois par les politiques économiques et budgétaires qu’il impulsait, et par son rôle redistributeur des richesses produites par les nations, devait à tout prix être réduit à la portion congrue. Ronald Reagan avait résumé cette nouvelle vision prônant le « moins d’état » lors de son discours d’investiture par sa formule fameuse : « l’état n’est pas la solution, c’est le problème ».

____Nomadisme économique (délocalisations), fiscal, financier...phénomène qui s'est amplifié et généralisé, jusqu' à échapper à leurs initiateurs, comme à leurs régulateurs réels ou supposés. J. Stiglitz reconnaît que la régulation banquaire qui se met en place partiellement et par nécessité revient maintenant aux pouvoirs financiers à l'origine de la crise! Wall Street contrôle Wall Street.

____J.Attali est la figure ambiguë, le grand gourou du nomadisme des années 80, le symbole et le théoricien du monde des affaires libérées des contraintes nationales, au coeur d'une mondialisation heureuse (ou implosive?) annonçant les migrations futures et les reconfiguration culturelles en vue, dans le sillage des délocalisations.

" Ce qui est certain c’est que les migrations à venir, et celles liées au climat tout particulièrement, bouleverseront l’ordre établi, elles définiront de nouveaux rapports de société, détermineront de nouveaux enjeux. En un mot, elles marqueront l’histoire future.

Tout cela modifiera profondément la nature de la culture de nos sociétés. Nous entrons dans une société de nouveaux nomades. Non seulement des milliards de gens seront conduits à redevenir nomades pour survivre, mais encore, les plus riches seront eux aussi hyper-nomades, soucieux de préserver leurs libertés et de vivre sans contrainte de territoire ou d’appartenance." (JA)

_La migration des Européens pauvres du 19° siècle vers les USA (Irlandais, par exemple) a-t-elle quelque chose à voir avec celles de Maliens poussés aujourd'hui vers le Nord par une pauvreté endémique? Le cosmopolitisme est limité pour les pauvres, il ne ressemble en rien au bougisme de l'homme d'affaires ou du bobo fortuné parisien, un soir à New-York, le lendemain à Dubaï

_________L'influence des idées libérales-libertaires n'a pas été pour rien dans la quasi-idéalisation mythique du nomadisme contemporain, conditionnée par les révolutions technologiques, commerciales, financières et l'évolution des moeurs.

"On peut (ainsi) observer une corrélation étroite entre la promotion de l'individu comme élément central et autonome des sociétés contemporaines et les besoins du capitalisme tardif en agents de production totalement flexibles et disponibles. En transposant sur l'individu les caractéristiques de sociétés passées et/ou exotiques, et en réemployant l'anthropologie libertaire des sociétés nomades, l'idéologie néo-libérale n'a pas seulement déshistoricisé les communautés de chasseurs collecteurs, elle leur a également emprunté, dans une optique "new age", certaines de leurs pratiques. Les coach-chamanes, la sophrologie et le "développement personnel", par exemple, font désormais partie de la panoplie d'adjuvants accompagnant la proclamation de l'autonomie de l'individu en tant qu'entrepreneur de lui-même.

Au jeune cadre dynamique toujours sur la piste d'un emploi mieux rémunéré correspond le "chasseur de têtes" qui traque les meilleurs éléments pour répondre aux besoins des multinationales qui l'emploient. Dans les sociétés de chasseurs-collecteurs, comme les Jivaros, on s'approprie le corps de son ennemi en réduisant sa tête pour l'exhiber comme trophée, dans notre société, c'est le capitalisme qui en individualisant le travailleur parvient le mieux à dévorer ses proies. Deux variantes de l'exploitation de l'homme par l'homme, en somme..."

Il y a nomadisme, nomadisme...et nomadisme fantasmatique.

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L'ombre d'un doute

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'ombre d'un doute

Question SUR un champion.

_______ Il a gagné! Il est très fort, ce Froome atypique, même si à la fin, il manquait de ressources et s'il a bénéficié de quelques chances liées à la défection opportune de rivaux.

Bravo! Il est plutôt sympathique, si on le compare à Armstrong, l'ancien écraseur du Tour, l'idole texan de Bush, au passé désormais entaché..

Un sourire engageantl, un accès facile et une attitude plutôt fair-play

_____Mais un cycliste, même occasionnel, ne peut manquer de se poser quelques questions.

C'est dans l'air a souligné le caractère troublant de certaines de ses performances, dans le Ventoux d'abord, puis dans la montée soudain foudroyante de la Pierre St Martin, à la Pantini. Comme le léger Robic à une époque. Mais lui, on le voyait souffrir...

__ Un démarrage de fusée qui a fait dire au suiveur-commentateur Fottorino, un peu halluciné: " Je ne crois pas que je vois du vélo"

So watt? Autant de puissance au moment opportun, qui crée la différence, décisive. Il n'y a pas de miracle, mais des doutes sont permis, vu les antécédents.

La guerre (ténébreuse) des watts laisse songeur.

______ Ce qui pose problème, ce n'est pas le problème du dopage toujours plus élaboré, ce n'est pas l'homme lui-même, gérant son corps comme un machine thermique et son entrainement presque incroyable, c'est l'esprit SKY, c'est le système.

La logistique inédite, le coaching particulier, l'esprit formateur de machines-à-rouler.

Surtout un business impressionnant. Des investissements financiers, matériels et humains d'un nouveau genre et une volonté affirmée de retour sur investissement, qui doit être ultra-rapide.

Des hommes qui seront vite renouvelés, des champions sans doute peu durables.

Un entrainement souvent hors-sol, qui doit déboucher sur un turn-over important.

____ Bref, un monde du vélo qui change, sur le mode de l'élevage intensif en agriculture. Sélection draconienne, rendement maximal, travail scientifique sur la masse corporelle, carrière sportive plus réduite , vie probablement plus limitée...Le prix à payer. Un plan de com' élaboré, pratiques favorisée par les approximations de l'UCI.

Les maillots jaunes jaunissent mal, comme disait Fottorino

Il n'y a sans doute pas de moteur, mais certains soupçonnent de nouvelles technologies masquées dans le pédalier ou la roue arrière. A suivre...

Plus que des soupçons...depuis les aveux du regretté Fignon.

Est-ce encore du vélo? La question se pose.

Le vélo-business est-il enfin arrivé au point critique qui lui permettrait une refonte totale ou l'hypocrisie va-t-elle continuer?.

On aimerait y croire...

Il faudra encore du temps pour sortir de la logique marchande du sport-spectacle, du dépassement de soi à tout prix.

__Qui sonnera la fin d'un système où "plus ça change, moins ça change"?...
_____En tous cas , la meilleure amie de l'homme continue son chemin, indifférente aux vicissitudes du business-tour.

Vive le vélo!. quand même...

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Facétie

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Facétie

Même Bill, il a ri...

A la blague de sa future candidate d'épouse

On la verra à l'oeuvre bientôt, peut-être..

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