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Audacieux

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Audacieux

Un restaurateur innovant, à la table accueillante.

Mieux vaut cela que les murs, qui ne montent pas jusqu'au ciel.

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L'ONU est-il réformable?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'ONU est-il réformable?

Pour un contrat social mondial

-Penser une refondation des instances internationales, reflets des rapports de forces mondiaux

__Une réforme urgente: rationnellement envisageable ou impossible à court terme ?

-Jalons pour une réforme ambitieuse et réaliste (H.Védrine)-________________

[-John Bolton « il y a dix étages de trop à l’ONU »-]
-Etat des lieux:

"Depuis l’invasion américaine de l’Irak, le rôle et l’avenir de l’ONU sont en jeu. Un des fondements de l’Organisation mise en place en 1948 était justement d’empêcher des actions militaires unilatérales, mais visiblement, l’administration Bush a brisé cette règle. Le représentant des États-Unis auprès des Nations Unies, John Bolton, est plus direct et plus franc, « il y a dix étages de trop à l’ONU », mieux vaut fermer boutique. Qu’est-ce qui reste du projet initial de l’ONU donc ???
___À l’origine:Mise en place en 1948, l’ONU avait été à l’origine une plateforme pour gérer les conflits aux lendemains de la seconde guerre mondiale. Certes, la question des rapports de forces entre les deux grandes superpuissances de l’époque, les États-Unis et l’Union soviétique dominait l’agenda et dans une large mesure, l’ONU a été construite sur cette base, comme par exemple par la mise en place du Conseil de sécurité avec cinq membres permanents disposant d’un droit de veto. Les autres pays s’accommodaient ou se résignaient devant cette situation, en estimant avoir une petite place de temps en temps en tant que membres de l’assemblée générale ou de membres élus au Conseil de sécurité. Pour plusieurs, cette situation bancale était « mieux que rien », car elle permettait au moins d’avoir le droit de parole. Cinquante ans plus tard cependant, le monde a radicalement changé. Une seule superpuissance, « hyperpuissance » comme l’affirmait l’ancien Ministre des affaires extérieures de la France, domine la scène.
___Un monde sous influence:Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui est énormément polarisé. L’hégémonie américaine est sans partage, devant le reste des États membres dont certains disposent de capacités économiques et politiques, mais qui ne font pas le poids devant l’hyperpuissance américaine. S’ajoute à cela une situation où de nombreux États sont relativement mis de côté par de grands acteurs économiques et politiques, notamment les entreprises transnationales. L’État associé à la nation qu’on a connu pendant des décennies n’est plus le seul et dans bien des cas n’est plus le principal acteur. On peut se demander si une réforme de l’ONU comme par exemple l’élargissement du Conseil de sécurité serait suffisante pour rééquilibrer ces forces au niveau mondial" (Pierre Beaudet)
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Points de vue:
_____________Réformer l'ONU ?:
"Les Nations unies sont à la croisée des chemins. Elles n’ont pas vraiment démérité, elles n’ont pas du tout convaincu.Elles sont l’objet d’une immense attente, celle d’une institution qui assurerait la régulation d’un système international de plus en plus ressenti comme inique et dangereux, d’une défense possible des droits de tous les peuples et des droits des Etats les moins influents et difficilement maîtres de leur destin sur la scène internationale, dits les Etats « faibles », par rapport aux Etats incontournables, soit les Etats « forts ». Elles suscitent une immense déception, celle qui naît de l’illusion du droit par rapport à la réalité du pouvoir, de la velléité de solutions équitables ramenée en fin de compte au rôle d’une chambre d’enregistrement au service des puissances occidentales et des puissantes entreprises internationales. ..
______L’enjeu aujourd’hui est considérable. Il s’agit de la construction d’un système international et d’instances politiques qui contreviennent à la globalisation des échanges économiques et à la primauté du marché mondial. Il s’agit aussi de répondre à la construction de la paix et au règlement des conflits dans un monde où la guerre devient la règle. Il s’agit enfin de s’élever contre l’unilatéralisme et aux inégalités géopolitiques et aussi de sortir du tête à tête entre les Etats et les entreprises en laissant une place à de nouveaux acteurs, notamment le monde associatif et les collectivités locales...."

_Réformer l'ONU:

"Une nouvelle organisation internationale doit voir le jour pour garantir les valeurs de la mondialisation (au sens cosmopolitique du terme) dans un monde polycentrique. Qui plus est, après plusieurs échecs retentissants (Rwanda, Somalie, Kosovo), la crise irakienne sonne le glas de cette institution après la violation grave par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne des dispositions les plus fondamentales de la Charte des Nations unies. Il devient urgent d’engager des réformes. L’ONU a perdu de sa crédibilité après avoir autorisé un embargo et des sanctions contre l’Irak. Ces sanctions ont touché en fait essentiellement la population civile tandis que le régime de Saddam Hussein s’enrichissait et se renforçait. Ceci a conduit à l’échec de la politique de l’ONU, tantôt instrumentalisée, tantôt manipulée par l’administration américaine. L’ONU doit retrouver les valeurs de sa charte : renoncer à la force dans les relations internationales, maintenir la justice et le droit international, veiller au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et au respect des droits fondamentaux de l'homme (l'actuelle Commission des droits de l'Homme de l'ONU n'a aucune crédibilité), favoriser le progrès économique et social. Conformément à sa charte, la mission de l’ONU consiste en particulier à venir en aide au peuple irakien tout en se protégeant de toute velléité de manipulation de la part des puissances occupantes.

Etablir les règles du commerce entre une douzaine d’ensembles régionaux

Critiquant la politique libre-échangiste de l’OMC et de l’administration de Bruxelles, Maurice Allais préconise que toute libéralisation économique de grande envergure ne s’effectue, dans l’immédiat, qu’à un niveau régional entre des pays dont l’état de développement économique et social est relativement proche, et non à l’échelle mondiale. Sans pour autant s’enfermer, il s’agit d’assurer une protection raisonnable vis-à-vis de l’extérieur, et contre la concurrence déstabilisatrice de pays n’ayant pas les mêmes impératifs sociaux. Des protections aux frontières permettraient de protéger les productions agricoles locales afin d’assurer sécurité et souveraineté alimentaire. On peut ainsi espérer que le niveau de protection sociale s’élève progressivement à l’échelle de la planète.

-L’OMC serait intégrée à l’ONU (et pourquoi pas rebaptisée Organisation internationale du commerce, OIC, telle qu’elle aurait dû voir le jour après 1945). L’ORD disparaîtrait et serait remplacé par une Cour Internationale de Justice Economique et sociale. L’OIC prendrait en compte les disparités des conditions de production par l’introduction de clauses sociales non protectionnistes destinées à inciter le respect et l’application des recommandations de l’OIT (Organisation internationale du travail) pour la protection des droits de l’Homme, l’amélioration des conditions de vie et de travail, et le développement de la protection sociale. Des « droits compensateurs » réguleraient les échanges entre les différents blocs régionaux de manière à permettre le développement socio-économique et d’assurer la protection de l’environnement dans les pays en voie de développement.

-L’OIC stabiliserait le cours des matières premières et des ressources énergétiques à leur juste niveau afin d'assurer un approvisionnement régulier et de maintenir un cours permettant aux pays producteurs de se développer. Elle aurait pour objectif de réduire l’écart des richesses entre les différents ensembles régionaux, d’accroître la protection sociale dans les pays en voie de développement, d’établir une coopération économique, monétaire, écologique et scientifique en répartissant les efforts proportionnellement aux richesses. Les échanges seraient ainsi organisés entre de grandes zones homogènes du point de vue des niveaux de vie et de la protection sociale.

Les réformes financières

Le FMI et la Banque mondiale seraient remplacés par une Banque pour le développement. Cette dernière aurait un statut complètement indépendant de toute influence politique ou d’ordre privé. L’OIC collaborerait avec l’OIT, le PNUE (programme des Nations Unies pour l’environnement) et la nouvelle Banque pour le développement...."

-La réforme de l'ONU, pour qui pourquoi ?

-Pour une démocratie mondiale:"...Pour penser la démocratie, l’échelle mondiale est pertinente. La mondialisation le confirme à travers son caractère contradictoire. Encore faut-il se demander comment penser à l’échelle mondiale. On ne peut simplement transposer la manière de penser la démocratie à l’échelle nationale. En partant des concepts dons nous disposons, formalisés dans les ruptures précédentes, il nous faut construire les nouveaux concepts correspondant à la période de rupture que nous vivons, d’où l’importance d’associer étroitement mouvements citoyens, pratiques sociales et élaboration théorique...."

-Pour une réforme radicale du système des Nations Unies

-Réformer l'ONU : vers un parlement mondial ?:

"...David Held- Democracy and the Global Order- fait des propositions dans le même sens pour le court-terme :__1 Une réforme du Conseil de Sécurité (pour donner aux PEV une voix significative et une capacité de décision effective)__2 La création d’une seconde chambre (suivant une convention constituante internationale)__3 Accroitre la régionalisation politique (UE, Union Africaine,...) et l’usage d’agenda transnationaux (Kyoto,...)__4 Une juridiction contraignante avant la Cour Internationale__.5 Creation d’un tribunal international des droits de la personne__6 Fondation d’une nouvelle agence économique coordonnant des niveaux régionaux et globaux__7 Etablissement d’une force militaire internationale responsable..."

-Réforme des Nations Unies

-Une réforme de l'ONU est impossible à court terme":
"... les Nations unies restent prisonnières de la logique de puissances, et notamment dépendantes des vœux de la superpuissance. On voit très clairement maintenant les périls du compromis de 1945 : donner aux plus puissants la possibilité de se dégager de la logique multilatérale quand celle-ci les menace. ___En deuxième lieu, les Nations unies souffrent d'être soudain privées de ce qui semblait être leur nouveau principe de fonctionnement, avec la disparition de la bipolarité. On avait cru alors qu'une communauté internationale plus structurée et plus cohérente pouvait entreprendre un travail d'intervention là où les conflits menaçaient l'avenir de la planète. L'idée a même été théorisée en 2001 à travers le concept de responsabilité de protéger. L'année 2006 a été de ce point de vue cruelle. Elle a révélé presque en même temps toutes les impasses liées aux efforts d'interventions réellement ou faussement multilatérales. Celles-ci perdent donc de leur légitimité, et nous nous retrouvons comme à un point de départ, les Nations unies n'ayant toujours pas de principes clairs pour construire une sécurité collective. J'ajouterai enfin une troisième limite : le système onusien évoque très normalement l'idée de bien commun de l'humanité. Celle-ci a théoriquement beaucoup prospéré dans les années 1990. On éprouve aujourd'hui les plus grandes difficultés pour passer d'une rhétorique généreuse à une construction réelle profitant notamment à ces pays du Sud auxquels vous vous référez. Le grand problème du multilatéralisme est qu'il est en train de passer aujourd'hui du multilatéralisme du possible au multilatéralisme de l'ambiguïté...
Il est certes pensable, voire souhaitable, de supprimer le droit de veto, mais il n'y a aujourd'hui, et probablement pour longtemps, aucune chance d'y parvenir. D'abord pour des raisons de procédure. Toute réforme de ce type se heurterait immédiatement au veto des puissants, et pas seulement à celui des Etats-Unis. Mais aussi pour des raisons logiques : nous sommes dans un monde curieux où le principe de puissance régresse sans être aboli. Penser, donc, qu'on puisse faire l'économie de la puissance dans les grandes décisions internationales est très largement naïf. Le droit de veto suggère en effet qu'aucun grand dossier ne peut progresser sans lier de façon forte et manifeste des puissances qui, dans le cas contraire, se réfugieraient encore davantage dans l'unilatéralisme. Paradoxalement, donc, le droit de veto construit une sorte d'équilibre : il révèle à quelles conditions le jeu des puissants est véritablement engagé dans un processus d'action multilatérale. Cela étant dit, deux options restent ouvertes. A long terme, on peut espérer qu'une communauté internationale plus institutionnalisée et des puissances davantage conscientes du coût exorbitant de l'unilatéralisme permettraient de donner moins de vigueur à la pratique du veto. A plus court terme, on peut également espérer que le jeu coopératif enlèvera peu à peu au droit de veto sa faculté de blocage pour ne lui donner que l'exceptionnalité pour laquelle il avait été inventé. .."

-Europe fédérale polycentrique : la réforme des institutions, condition d'une refondation des instances internationales

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La faute aux Helvètes?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

La faute aux Helvètes?

Des sous-marin en patrouille dans le Lac?

Non,y a pas l'feu...

Manoeuvre ordinaire d'un avion imprudent...

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Nucléaire sur la sellette

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Nucléaire sur la sellette

"Casser la machine"?
(Jalons)
____________A la lumière de la tragédie nipponne, le débat continue en France sur les choix nucléaires, qui font de notre pays une exception.
Les plans de Tepco semblent toujours aussi flous, aussi peu crédibles, du fait d'une volonté déjà ancienne de limiter l'information, du défaut d'une gestion éclairée, d'une situation réellement contrôlée.
________Bernard Laponche, physicien nucléaire, fait une analyse sans concession d'un système qui comportait dès l'origine ses propres défaillances.
Analyse que confortait, hier, un débat intéressant sur France Inter , où l'auteur s'efforçait de démontrer que "la technologie nucléaire n'est pas maîtrisée du tout", malgré les apparences, les discours officiels et médiatiques, qui voient seulement dans Fukushima l'occasion de renforcer les mesures de sécurité, sans remises en question de fond. Le groupe privé semble faire office de bouc émissaire.
____Pourtant on peut se demander si les professionnels du nucléaire y croient encore.
Ils semblent ébranlés et plus que jamais divisés, d'autant que les risques de la dérégulation ne sont pas nuls.
L'exception française ne fait plus l'unanimité.
___Des choix politiques vont devoir être faits, quant à la continuation du nucléaire, "le moyen le plus dangereux de faire bouillir de l’eau"
"Sortir du nucléaire", de manière progressive, va devoir mobiliser de l'imagination et des moyens. ___Jusqu'ici, tous les prétextes ont été bons pour limiter le développement des énergies renouvelables.
Comment opérer la transition énergétique?
Il est temps de réfléchir aux énergies du futur...

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Je dialogue, tu dialogues, nous dialoguons...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Je dialogue, tu dialogues, nous dialoguons...

Us et abus du dialogue (social)

____On n'a jamais autant dialogué qu'en ces temps.

En ces temps pourtant si durs socialement ou personne ne semble écouter personne et où dominent, dans le domaine des faits économiques et sociaux, des butoirs et des contraintes fortes, des injonctions explicites ou implicites: there is no alternative. On n'a pas le choix...

__Les échanges concernant des changements de fond, politiques ou sociaux, rencontrent vite leurs limites, dans un contexte qu'on appelle de crise: les services de santé manquent de moyens, les salaires stagnent, la précarité monte, les injustices croissent, le chômage poursuit sa courbe. Le domaine des causes et des vrais remèdes est esquivé ou fait l'objet de palabres ou de velléités inconsistantes. Les chemins du néolibéralisme et de la finance mondialisée sont étroits...

De nouveaux dogmes impérieux, sous une apparence amène, bloquent l'ouverture qu'impliquerait un vrai dialogue.

___ Dès l'instant où le mot dialogue est évoqué, on devrait supposer qu'on est écouté réellement, qu'on est sur une voie de déblocage de situations figées, que le compromis est possible, le plus fort renonçant, du moins partiellement, à des exigences sur lesquelles il ne veut (ou ne peut ) se plier.

Peut-on dire que Tsipras dialoguait avec les instances de Berlin, qui voulaient le ramener à tout prix à leurs exigences financières? Quel sens a le dialogue entre des délégués du personnel d'une entreprise où on licencie en masse sous la pression des actionnaires? On négocie juste sur des miettes, à partir de bribes d'informations souvent tronquées ou falsifiées..

__ Bien souvent les dés sont pipés.

Lundi, le Premier ministre a répété : « Pour réformer, la voie du dialogue social est la plus durable, la plus efficace, la plus apaisée et apaisante ».

Fort bien!

___Mais la notion de dialogue est souvent incantatoire, quand elle n'est pas piégée et fait partie de la novlangue politique

Parler de négociations, dans un climat forcément plus ou moins conflictuel, est plus exact.

Le dialogue suppose un relatif apaisement, une relative transparence, une certaine égalité de niveau de conditions, de pouvoirs, une certaine symétrie dans les échanges.

Or la plupart des conditions actuelles de discussion sur le droit du travail, par exemple,sont imposées avant d'être discutées.

____________ « Le dialogue social, c’est la marque du quinquennat », a une nouvelle fois assuré Manuel Valls aux partenaires sociaux qu’il recevait lundi pour préparer la conférence sociale des 7 et 8 juillet. François Hollande n’avait-il pas promis d’inscrire dans la Constitution l’obligation de consulter syndicats et patronat avant toute retouche du droit du travail ?..

François Hollande a profité de la conférence sur l’emploi ce lundi pour rappeler aux partenaires sociaux l’importance du « dialogue social ». Se retrouver pour discuter n’est-il pas une attitude forcément saine ? La politiste Corinne Gobin en doute. L’expression « dialogue social », apparue pour la première fois en 1984 dans le cadre de la Communauté européenne, représenterait au contraire une manière de fermer le débat.

Dans Les nouveaux mots du pouvoir, l’auteure explique : « Le dialogue social représente une version dégradée, sur le plan de la qualité démocratique du fonctionnement des sociétés, des relations collectives du travail ». Cette recherche du consensus à tout prix disqualifie le conflit. Pourquoi s’opposer quand on peut dialoguer ? Le dialogue social menace alors la légitimité du droit de grève, souligne Gobin. « Le conflit et la confrontation sociale doivent être abandonnés au profit de relations sociales plus harmonieuses vécues comme des relations entre partenaires orientés vers un objectif commun, stimuler la compétitivité des entreprises, écrit-elle. Les dissensions entre "partenaires sociaux" ne proviendraient pas de visions antagonistes de ce qu'est une société, mais de malentendus : à force de dialoguer, de communiquer, l’on atteindrait une vision consensuelle de la marche à suivre pour gérer les sociétés de façon "efficace". » L’objectif final ne souffre aucune discussion : la création de richesse collective à travers l’épanouissement des entreprises, le capitalisme. En cela, la systématisation du dialogue social revient, selon Gobin, à déconstruire l’essence de la démocratie. Il n’est plus possible de proposer de projet alternatif..."

____ Un leurre donc? Bien souvent. Une hypocrisie? Plus d'une fois..

L'asymétrie, les rapports de force dénaturent d'emblée l'engagement dans des processus supposés de solutions d'une impasse, d'une crise.

En matière de droit du travail, dans le cadre de son détricotage progressif, au nom du progrès, c'est plutôt la flexibilité et l'allégement qui sont recherchés par l'une des parties... ____________________

______________ "... Si la justice est si peu sensible au droit du travail, c’est aussi parce que ce droit est délégitimé par le pouvoir politique lui-même. Le droit du travail est d’abord délégitimé par un discours idéologique récurrent, pour ne pas dire omniprésent : l’idée selon laquelle le droit du travail serait « trop rigide », « trop complexe », un « frein à l’emploi », à la « croissance », etc. Ce discours pour le moins « compréhensif » est remarquable sur fond d’inflation du discours sécuritaire fustigeant depuis près de 20 ans un supposé « laxisme » judiciaire.

Un tel discours a pour conséquence de légitimer les employeur(euses) en infraction, qui non seulement ne se vivent pas comme des délinquant(.es), mais se sentent conforté.es à contester le bien-fondé des contrôles de l’inspection du travail. Fanny Doumayrou relevait que « la déréliction qui frappe ce corps de fonctionnaires s’explique en premier lieu par l’injonction paradoxale qui fonde sa mission : maintenir dans les clous du code du travail des chefs d’entreprise que les gouvernements encouragent par ailleurs à prendre leurs aises ; offrir un garde-fou contre l’exploitation, mais sans jamais recevoir de l’Etat, également garant de la liberté d’entreprendre, les moyens d’assurer une réelle protection des salarié(es) »

Mais surtout, ce discours s’est incarné depuis 30 ans en une succession de réformes visant à déréguler le droit du travail. Ce processus s’est accéléré ces 10 dernières années, avec l’extension continue des possibilités de déroger, par accord collectif, à la loi au code du travail dans un sens défavorable aux salarié.es. La loi a ainsi perdu de son importance au profit de la règle négociée. Parallèlement s’est opéré un renversement de la hiérarchie des normes au sein de la négociation collective avec primauté à l’accord d’entreprise, c’est-à-dire là où le rapport de force est le plus défavorable aux salarié(es). On observe ainsi un mouvement de fond vers un éclatement et une individualisation de la règle de droit, notamment sur des sujets aussi importants que la durée du travail, la rupture du contrat, la majoration des heures supplémentaires,…) Mouvement de fond qui a pour effet d’éclater le salariat et sa capacité de réponse collective..."

____ Il existe des patrons de plus en plus décomplexés concernant le droit du travail: Lors des entretiens filmés de Royaumont, Alexandre de Juniac s’est dit prêt à remettre tous les acquis sociaux en cause, y compris l’interdiction du travail des enfants et le droit de grève. Pas étonnant que les syndicats de la compagnie aérienne ne veuillent plus discuter avec lui...

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Ecriture de demain?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ecriture de demain?

Cyberécriture:

Le comble de la banalité et de l'ennui?

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Afrique: terre sans histoire?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Afrique: terre sans histoire?

Un continent oublié

_____Un passé occulté

____________-Le conditionnement des esprits dans la période coloniale , dont il reste des traces aujourd'hui, a abouti à l'idée que , avant l'arrivée de la "civilisation blanche", l'Afrique n'était qu'un continent immobile depuis l'origine, "sauvage", sans histoire, qui aurait caractérisé la seule Europe, hautement consciente de sa suprématie, lui donnant le droit d'exploiter des "peuples inférieurs"...
Il a fallu atteindre la fin de la décolonisation, pour que l'on s'intéresse enfin à l'histoire d'un continent au passé riche, diversifié, étonnant parfois de raffinement, qui contraste avec son aspect actuel souvent ravagé

-“L’Afrique noire est mal partie”, c'est le constat amer de René Dumont, il y a une trentaine d'années, au vu d'une Afrique artificiellement démantelée par les politiques conflictuelles de colonisation des grandes puissances,dont le développement, agricole a surtout stagné ou régressé
___Depuis, la politique désastreuse du FMI, le poids de la dette (l'Afrique est devenue une vache à lait), la corruption,l'explosion démographique, l'urbanisation sauvage(conséquence de la fuite des campagnes, du fait de l'ouverture des frontières due à la politique de l'OMC, qui fait chuter les prix agricoles),les conflits internes, le néo-colonialisme et le pilllage des ressources , etc...ont compromis la mise en valeur de nombreux pays de ce continent.
Il lui reste encore à trouver ses propres voies de développement (les ressources ne manquent pas: le développement agricole est un atout pour l’Afrique , le sous-sol est riche en produits miniers) et certainement pas à imiter l'Europe...

Elle a souvent perdu le souvenir de son passé, elle qui fut le berceau de l'humanité.
Car comme l’écrit Fernand Braudel dans la préface de l’Histoire de l’Afrique noire, "pour espérer, pour aller de l’avant, il faut savoir aussi d’où l’on vient"._________________________

-L'histoire de l'Afrique.

-Quelle histoire pour l'Afrique ?

-Joseph Ki-Zerbo : parcours d'un historien engagé

-Carte des royaumes et empires d'Afrique avant la colonisation

-Les premiers royaumes africains, de 700 à 1520

______-L'Afrique d'avant la colonisation, d'avant la traite négrière:

" ...Bien avant l’esclavage et la colonisation qui l’ont affaiblie, « l’Afrique de l’ouest travaillait le fer et l’acier comme l’Europe au 13ème siècle avant l’utilisation de la force hydraulique », et que « la plupart des foyers africains avaient des couteaux, des épées, des haches et des houes de ce métal ». L’évidence même !
Ils auraient pu se procurer, également, les fameuses Descriptions de l'Afrique, du voyageur andalou Léon l’Africain, qui visita Tombouctou, en 1526, et s’enthousiasma pour cette cité florissante et moderne, traversée « par des canaux », servant à recevoir l’eau du fleuve Niger en cas de crue. Un tiers des 70 à 80.000 habitants de la ville était des étudiants « pleins d’ardeur pour la science et pour la vertu ».
Ils fréquentaient l’université de Sankoré, dont le niveau des enseignements n’avait rien à envier aux facultés de Cordoue, Damas, Grenade, ou du Caire, comme en témoigne la surprise d’un lettré arabe, arrivé de la Mecque pour occuper une chaire de droit. « Il se fixa à Tombouctou et trouva cette ville remplie d’une foule de jurisconsultes soudanais. Aussitôt qu’il s’aperçut que ceux-ci en savaient plus que lui en matière de droit, il partit pour Fez, s’y adonna à l’étude du droit, puis il revint se fixer de nouveau à Tombouctou ».
Faut-il, par ailleurs, rappeler, que L’Afrique noire connaissait, à cette époque, pas moins de… sept systèmes d’écritures qui, pour des raisons historiques, n’ont pas eu le développement de ceux des peuples asiatiques et européens : les écritures arako et nsibidi du Nigéria, giscandi du Kenya, ou encore mende de Sierra-Leone, pour ne citer qu’elles.
Faut-il, également, souligner, que c’est au Congo, que l’archéologue belge, Jean de Heinzelin de Braucourt, a découvert, en 1950, la plus ancienne calculette préhistorique, connue, aujourd’hui, sous le nom de bâton d’Ishango ? Il s’agit d’un petit os, datant de 20.000 ans av J.C., sur lequel figure une série de nombres, et qui prouve que les Africains maitrisaient les mathématiques bien avant tout le monde.

S’ils s’étaient dispensés de ce débat, ces parlementaires auraient pu, aussi, acheter et lire Voyages dans l’intérieur de l’Afrique de Mungo Park, cet aventurier écossais, qui sillonna le continent noir au XVIIIe siècle. Il a fourni de précieuses indications sur les connaissances médicales des « Nègres » qu’il rencontra, et qui se révélèrent « meilleurs chirurgiens que médecins », tant ils excellaient « dans le traitement des fractures et des dislocations », savaient guérir les fièvres, par des bains de vapeur, et soigner la cataracte.
La lecture de ces livres, et de quelques autres, montre bien que la période précoloniale fut, pour le continent noir, une période faste, marquée par un bouillonnement culturel, un développement économique et une stabilité politique, incarnés, notamment en Afrique de l’ouest, par trois grands empires, celui de Ghana, de Mali, et du Songhaï, qui égalaient, en puissance, leurs lointains voisins arabes et européens, avec lesquels ils entretenaient des relations suivies. Leurs monarques étaient, d’ailleurs, sur bien des plans, en avance sur leur temps :
- Soundiata Kéita fit adopter, au 13ème siècle, une charte des droits de l’homme et du citoyen, la fameuse charte de Kouroukan Fouga, dont l’article 16 stipulait, déjà, que « les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements ».
- Aboubekr II entreprit de traverser l’Atlantique et de rallier l’Amérique, bien avant Christophe Colomb, comme le rapporte l’auteur égyptien du 13ème siècle Al-Omary.
- Mohamed Aboubakr créa, dès le 16ème siècle, une armée de métier et un ministère de...l’intégration pour les étrangers, arabes et européens, qui venaient dans le pays.

Il y eut, justement, parmi ces étrangers, un voyageur français, du nom de René Caillié. En route pour Tombouctou, il fit une halte à Djenné, le 11 mars 1828, et découvrit, en même temps que l’hospitalité du lieu, l’histoire de cette île, dont le fondateur, le sultan Konboro, s’était converti à l’islam, au douzième siècle. Il avait, à cette occasion, demandé, expressément, aux oulémas, les docteurs de la loi, de prier Dieu d’accorder au moins deux choses à sa ville.
La première : « Que, celui qui, chassé de son pays par l’indigence et la misère, viendrait habiter cette ville, y trouvât en échange, grâce à Dieu, abondance et richesse, de façon qu’il oubliât son ancienne ». Et la seconde, encore plus étonnante : « Que la ville fut peuplée d’un nombre d’étrangers supérieur à celui de ses nationaux »...___- Wiki: Traite arabe

-Histoire de l'expansion de l'islam

-Colonisation Afrique et Asie, empire colonial français, empire britannique

-MEMO - Le site de l'Histoire: colonisation

-Décolonisation de l'Afrique

-La colonisation, responsable du sous-développement de l'Afrique?

-L'Afrique, un continent noir?: perspectives géopolitiques

-La Chine en Afrique : une réalité à nuancer-________________________________

-Bongo: ami d'exception___ -Faim au Sommet___ -RDC : Terrain de chasse pour les multinationales ? ___-Razzias sur terres cultivables___-Bolloré, l'ami africain

Afrique: terre sans histoire?
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Biomasse: une chance?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Biomasse: une chance?

La forêt: une marchandise comme une autre?

_________ Mardi soir, la Cinq présentait un petit document concernant les Menaces sur les forêts françcaises...et d'ailleurs.

La biomasse a le vent en poupe comme source d'énergie électrique alternative, tout en continuant à assurer aussi, à moindre échelle et sous plusieurs formes, des besoins en chauffage, individuels et collectifs.

Mais il y a biomasse et biomasse...

____ Les mégaprojets, qui se développent actuellement, en France ou ailleurs, comme à Gardanne, posent des problèmes, jusqu'ici escamotés: (*)

Il ne s'agit pas du traitement des déchets forestiers ou de diverses activités humaines, mais de vastes projets forestiers sur une échelle régionale, parfois avec des dimensions internationales (importations de bois américains en Angleterre, pas exemple). Des critiques locales et administratives se font jour contre des opérations contestables, malgré leurs prétentions greenwashing.

Un rapport international signé Greenpeace pointe du doigt la coupe à blanc des arbres, responsable de l’accumulation d’émission de carbone. Cet afflux de carbone fragilise les forêts, privées en quelque sorte de leurs défenses immunitaires, qui produisent des gaz à effet de serre… Un grave dommage collatéral a été également noté : la pollution peut se poursuivre sur une décennie. Exploitation de la biomasse veut donc dire croissance de la pollution dans ces coins de nature si essentiels à la biodiversité et à l’homme...

On commence à relativiser ces projets en haut lieu, surtout pratiqués à grande échelle.

Des mégaprojets en question, surtout en cas de coupes à blanc,qui mettent en péril la régénération et la diversification des forêts.

Les effets à long terme ne sont pas maîtrisés et les rendements sont discutables.

L' extension croissante de ces projets, leur passage en mode industriel à grande échelle suscitent la crainte de surexploitation.

Ces puits à carbone vitaux que représentent les forêts n'ont pas qu'un intérêt esthétique.

Ce qu'il nous reste de forêts, en déclin surtout dans certains pays, doit nous amener à mieux poser, à long terme, le problème fondamental d'une sylviculture raisonnée.______________

_____ (*) Ce type de centrale se multiplie dans le monde, avec le soutien des politiques de transition énergétique et de réduction de l’usage des énergies fossiles, très émettrices de gaz à effet de serre, et donc cause majeure de dérèglement climatique. En Europe, les producteurs d’électricité ne bénéficient plus d’allocations gratuites de quotas de CO2, ce qui plombe la rentabilité des centrales à charbon. EON a occupé les unes de la presse internationale début décembre en annonçant sa réorganisation autour d’un pôle « énergies renouvelables ». La France est l’un des théâtres de cette reconversion industrielle. Quant à la combustion de bois, le sujet a éclaté médiatiquement avec la sortie de Ségolène Royal contre l’interdiction des feux de cheminée au nom de la défense de la filière bois-énergie. Tout semblait donc réuni pour que la centrale d’EON devienne un symbole de la révolution énergétique made in France.

Et pourtant, l’installation promet plutôt d’incarner les incohérences, apories et dérives d’une transition énergétique mal jaugée et non maîtrisée, à force de vouloir à tout prix concilier des intérêts contradictoires. À quelques mois de son ouverture officielle, le site Provence 4 ne semble pas reposer sur un modèle économique et environnemental viable à long terme.

... son rendement énergétique est faible : 36,8 % d’efficacité nette. En valorisant sa vapeur (la chaleur est récupérée pour chauffer un site industriel, des serres ou une ville), elle atteint péniblement 44,7 % d’efficacité nette. Très concrètement, cela signifie que pour dix arbres coupés, au moins cinq ne servent à rien. Pas terrible, et surtout insuffisant pour bénéficier du tarif d’achat qui garantit le prix de vente des électrons à EDF pendant 20 ans. Dans son appel d’offres, la CRE conditionne le bénéfice de cette aide : « Seules les installations pour lesquelles l’efficacité énergétique est supérieure ou égale à 60 % sont admissibles à cet appel d’offres. »

Mais la commission a prévu une dérogation pour la région PACA, « à titre expérimental », si « un candidat fait la preuve que son projet contribue à améliorer la sécurité d’alimentation en électricité de la région ». Ça tombe bien, c’est justement là qu’EON veut sortir son unité biomasse. EON se glisse dans la brèche et emporte l’appel d’offres pour sa centrale, à 115 euros le mégawatt/heure (MWh) payé par la CSPE, c’est-à-dire par nos factures d’électricité. Au total, l’aide représente environ 70 millions d’euros sur 20 ans. France nature environnement (FNE) proteste : « Trop gros, avec un rendement médiocre, payé cher, Gardanne a tout d'une erreur majeure ! » Pierre-Marie Abadie, directeur de l’énergie au ministère, n’est pas loin de partager cette analyse devant les sénateurs, : « Il y a toutefois eu au moins une exception célèbre avec le dossier de Gardanne. L’électrique pur ne représente que 35 % d’efficacité énergétique. C’est un désastre en termes d’utilisation de la ressource. »

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Bérézina

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Bérézina

C'est le naufrage, que dis-je? ...

Le DESASTRE!!

Perseverare diabolicum.

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Le dollar et l'empire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Le dollar et l'empire

Le dollar sur la défensive ?

Chute programmée?

-Une monnaie dévoyée

_________ Le dollar et l'Empire

"« Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. »

Nathan Rothschild, 1791_________

"L'Empire des dettes"

____Au vu des choix économiques adoptés par La Maison Blanche et les lobbies financiers, rares sont ceux qui parient sur la pérennité du dollar et sa suprématie durable, dans une Amérique devenue insolvable
Si la chute du dollar est en partie due à la volonté d'exporter dans de meilleures conditions et de renforcer la difficulté d'importer, donc de faire payer aux autres pays une partie de la dette abyssale, elle est aussi et surtout l'effet d'une dégradation de fait d'un système qui s'épuise à se recomposer et à durer, mais dans les conditions à peu près identiques qu'avant l'éclatement de la crise. On conserve la même logique que celle qui a mené au désastre, ce qui laisse présager de nouvelles déconvenues.

____________________________De l’émergence et du déclin du règne de l’étalon-dollar-

"...Les banques privées tentent par tous les moyens de maintenir et d’assurer leur gigantesque source de revenu qu’est le dollar. Les Etats qui veulent nouer leurs relations commerciales internationales sur la base de l’euro, tels l’Irak, l’Iran ou le Venezuela, sont déclarés terroristes. Les gouvernements sont forcés de livrer des produits aux Etats-Unis contre des dollars sans valeur, et l’augmentation effrénée de la liquidité fournit à la haute finance les liquidités illimitées avec lesquelles elle peut acheter dans le monde entier. Les banques centrales du monde entier sont forcées de détenir des dollars sans valeur comme «réserves monétaires». Le dollar des Etats-Unis est la monnaie privée de la haute finance, garantie par personne si ce n’est par elle-même, utilisée pour maximiser le profit, accrue sans vergogne, employée comme moyen de domination mondiale et pour accaparer toutes les ma­tières premières et autres valeurs au monde..."

-Le dollar est émis non pas par le gouvernement des Etats-Unis, mais par la FED, qui est contrôlée par des banques privées et met à disposition du gouvernement de l’argent et, en contre-partie, encaisse largement des intérêts et prélève des impôts. Personne ne remarque cette duperie. De plus, les obligations émises par le gouvernement donnent à la FED un droit de gage, public et privé, sur l’ensemble des biens-fonds des Etats-Unis. De nombreuses actions en justice se sont efforcées de faire annuler la loi sur la FED, mais sans succès jusqu’à maintenant. Le président John F. Kennedy a été le premier à tenter de transformer la FED en édictant un décret présidentiel («executive order number 11110»).

_________________________________

Point de vue

____-La fin de l'hégémonie du Dollar - AgoraVox:

______"Il a été dit, très justement, que celui qui détient l’or fait la loi. Dans des temps plus reculés, il était communément admis qu’un commerce honnête et équitable nécessitait qu’une chose pourvu d’une réelle valeur soit obtenue de l’échange. Au départ était donc le troc. Et puis, on découvrit le pouvoir d’attraction universel de l’or et sa commodité pour l’échange des denrées les plus encombrantes. Non seulement l’or facilite les échanges de biens et services, mais il sert également comme réserve de valeur pour celui qui souhaite épargner en cas de temps durs. Bien que la monnaie se développait naturellement dans le marché, les gouvernements, gagnant en puissance, prirent le contrôle exclusif de celle-ci. En certains temps, les gouvernements réussissaient à garantir la qualité et la pureté de l’or, mais au fil du temps, ils apprirent à dépenser plus que leurs revenus. L’augmentation des impôts ou l’invention de nouvelles taxes provoquaient éternellement l’ire de la population, rois et césars apprirent donc rapidement à gonfler leurs devises en réduisant la quantité d’or de chaque pièce, et ce en espérant toujours que leurs sujets ne découvriraient pas l’escroquerie. Mais le peuple le fit toujours, et signifiait son mécontentement. Cela poussa les gouvernants à rechercher davantage d’or par la conquête d’autres nations. Les gens s’accoutumaient à vivre au dessus de leurs moyens, appréciant le pain et le cirque. Financer des folies par la conquête de terres étrangères semblait être une alternative logique à un travail plus dur et plus productif. D’ailleurs, la conquête ne rapportait pas seulement de l’or mais également des esclaves. L’imposition des habitants des territoires conquis apportait elle aussi une motivation pour la construction d’empires. Ce système marcha correctement pendant un temps, mais le déclin moral de la population conduisait à une fainéantise, une réticence à produire par soi-même. Le nombre de pays pouvant être mis à sac était limité et cela menait toujours les empires à leur chute. Quand l’or ne pouvait plus être obtenu, la puissance militaire s’écroulait. En ces temps, ceux qui détenaient vraiment l’or faisaient les lois et vivaient bien. Cette règle générale perdura au travers des époques. Quand l’or était utilisé, et que les lois protégeaient le commerce honnête, les nations productives prospéraient. Mais quand les nations riches – avec des armées puissantes et l’or – ne concentraient leurs forces qu’à la construction d’empires pour faire de l’argent facile elles déclinèrent.
Aujourd’hui les principes restent les mêmes, mais le processus diffère : l’or n’est plus la devise du royaume, mais le papier. Désormais, « celui qui imprime la monnaie fait la loi » ; du moins pour le moment… Bien que l’or n’est pas utilisé, les buts sont donc les mêmes : contraindre les pays étrangers à produire ; financer l’Etat par le biais d’une supériorité militaire et le contrôle des machines à imprimer la monnaie. Puisque l’impression de papier-monnaie n’est rien de moins que de la contrefaçon, l’émetteur de la devise internationale doit toujours être le pays disposant de la puissance militaire pour garantir le contrôle du système. Ce plan semble idéal pour obtenir une richesse perpétuelle. Le problème, cependant, est qu’un tel système détruit la morale de la nation contrefactrice, comme c’était le cas quand l’or était la monnaie et qu’elle était obtenue par la guerre. Cela détruit la volonté de produire et d’épargner, en même temps que cela encourage à la dette. Quand le papier-monnaie est rejeté, ou quand l’or s’épuise, richesses et stabilité politique sont perdues. Le pays passe alors d’une vie au dessus de ses moyens à une autre en dessous, jusqu’à ce que le système économique et politique s’ajuste aux nouvelles règles ; - des règles qui ne sont cette fois plus écrites par les détenteurs de la défunte presse à papier...______« La diplomatie du Dollar », une politique instituée par William Howard Taft et son secrétaire d’Etat Philander C. Knox, fut conçue pour promouvoir les investissements commerciaux U.S en Amérique latine et en extrême orient. McKinley fomenta une guerre contre l’Espagne en 1898 et le pendant de Theodore Roosevelt à la doctrine Monroe précéda l’agression de Taft pour utiliser le dollar et l’influence diplomatique pour sécuriser les investissements à l’étranger. La signification du changement opéré par Roosevelt était que nos interventions pouvaient maintenant être justifiées par la simple faiblesse apparente d’un pays (nous intéressant) vis-à-vis de l’influence de l’Europe. Non seulement avons-nous revendiqué un droit, mais également une obligation pour le gouvernement de protéger nos intérêts commerciaux des européens. Cette nouvelle politique talonna la diplomatie « gunboat » de la fin du 19eme siècle et signifiait que nous pouvions acheter de l’influence avant de menacer d’utiliser la force. A ce temps la diplomatie du dollar de William Howard Taft était clairement mise au point. Les semences d’un futur empire américain étaient plantées et destinées à grandir dans le terreau politique fertile d’un pays qui perdit son amour et son respect pour la république léguée par les auteurs de la constitution. En effet, en peu de temps, la diplomatie se transforma en hégémonie, dans la seconde moitié du 20eme siècle. Cette transition ne pu se réaliser qu’avec un changement dramatique dans la politique monétaire et dans la nature du dollar lui-même..._____L’accord de Bretton Woods de 1944 « figea » le dollar comme monnaie de réserve mondiale, remplaçant ainsi la livre anglaise. Grâce à nos forces politiques et militaires, et parce que nous avions une masse importante d’or, le monde accepta notre dollar (fixé à 1/35ème d’une once d’or) en tant que monnaie de réserve mondiale...
Le 15 aout 1971 : Nixon met fin à la convertibilité dollar-or

Tout ceci finit le 15 aout 1971. Nixon ferma le robinet et refusa de payer la moindre once des 280 million restantes. Fondamentalement, nous avions déclaré notre insolvabilité et chacun reconnaissait qu’un autre système monétaire devait être conçu pour stabiliser les marchés. Etonnamment, un nouveau système fut conçu autorisant les USA à faire marcher la planche à billet pour la monnaie de réserve mondiale, et ce sans restrictions ! – même pas un semblant de convertibilité avec l’or. Alors que la nouvelle politique était encore plus profondément défectueuse, on permettait malgré tout à l’hégémonie du dollar de s’étendre
._______ « Pétrole payable en dollar exclusivement ».Réalisant que le monde s’embarquait dans quelque chose de nouveau l’élite des gérants de fonds (« money managers ») avec un fort soutient de la part des autorités, trouvait un accord avec l’OPEP (Organisation des pays producteurs de pétrole) pour fixer le prix du pétrole en U.S dollars exclusivement, pour toutes les transactions mondiales. Le dollar gagna ainsi une place particulière parmi les devises mondiales, et fondamentalement, le dollar était ainsi garanti par le pétrole. En retour, les Etats-Unis promirent de protéger les divers royaumes riches en pétroles du golfe persique contre les menaces d’invasions ou de coup d’états intérieurs. Cet arrangement contribua à alimenter l’islamisme radical parmi ceux qui rejetaient notre influence dans la région. L’accord donna au dollar une force artificielle avec d’extraordinaires bénéfices financiers pour les USA. Cela nous permit d’exporter notre inflation monétaire en achetant du pétrole et d’autres biens avec une importante ristourne tandis que l’influence du dollar prospérait....la relation dollar/pétrole doit être maintenue pour sauvegarder la prééminence du dollar. La moindre attaque contre cette relation sera énergiquement arrêtée, comme cela a déjà été fait. En novembre 2000, Saddam Hussein demanda des euros pour son pétrole. Son arrogance était une menace pour le dollar, son manque de puissance militaire n’a jamais été une menace. Lors de la première réunion du cabinet de la nouvelle administration en 2001, déclara le secrétaire du Trésor Paul O Neill, le principal sujet abordé était de déterminer comment nous allions pouvoir nous débarrasser de Saddam – bien qu’il n’y avait pas de quelconques indices selon lesquels il représentait une menace. Cette forte inquiétude au sujet de Saddam surprenait et choquait O Neill....
C’est un bénéfice inestimable pour nous d’importer des biens de valeur et d’exporter des dollars qui se déprécient.
Les pays exportateurs sont devenus accro à nos achats dont dépend leur croissance économique. Cette dépendance les rend complices pour continuer l’escroquerie, et leur participation maintien la valeur du dollar artificiellement élevée. Si ce système était viable à long terme, les citoyens américains n’auraient jamais plus besoin de retravailler. Nous aussi nous pourrions apprécier le « pain et le cirque » comme les romains le faisaient, mais leur or s’épuisa finalement et l’impuissance de Rome à continuer le pillage des nations conquises mit fin à leur empire...
___La même chose nous arrivera si nous ne changeons de cap. Bien que nous n’occupons pas de terres étrangères pour piller directement, nous avons néanmoins répandu nos troupes dans 130 pays à travers le monde. Notre effort intense pour déverser nos forces dans le Moyen orient riche en pétrole n’est pas une coïncidence. Mais contrairement aux vieux jours, nous n’affirmons pas notre droit de propriété direct sur les ressources naturelles ; - nous insistons juste sur le fait que nous puissions acheter ce que nous voulons en payant avec notre propre papier-monaie.
N’importe quel pays qui conteste notre autorité le fait à grand risque...
les pays qui contestent ce système – comme l’Irak, l’Iran et le Vénézuela – deviennent les cibles des changements de régimes que nous planifions.Ironiquement, la supériorité du dollar dépend de notre force militaire, et de même, notre force militaire dépend du dollar. Aussi longtemps que les bénéficiaires étrangers prennent notre dollar en l’échange de leurs biens et acceptent de financer notre consommation extravagante et notre militarisme, le statu quo continuera peu important l’importance que notre dette extérieure prendra....La loi économique selon laquelle un commerce honnête nécessite une monnaie fondée sur des choses disposant d’une réelle valeur ne peut pas être abrogée. Le chaos qui un jour résultera de notre expérience longue de 35 années de monnaie mondiale basée sur la confiance (« world fiat money ») nécessitera un retour à une monnaie ayant une réelle valeur. Nous saurons que ce jour approche quand les producteurs de pétrole demanderont de l’or, ou son équivalent, plutôt que des dollars ou des euros. Le plus tôt sera le mieux."_________________["La suprématie du dollar ne va pas sans domination militaire et politique des pays producteurs de pétrole et vice versa. Mais l’objectif n’est pas seulement de maintenir l’empire, mais de saper de manière préventive deux puissances commerciales et économiques potentiellement concurrentes : l’Union Européenne et la Chine.Pour la première, les Etats-Unis procèdent par division politique au moyen du Royaume-Uni et de certains pays de l’Est nouvellement intégrés dans l’UE, sans oublier le basculement récent de la France de Sarkozy et de l’Allemagne de Merkel dans l’internationale libérale dirigée par la finance étasunienne.Pour la Chine, il n’y a qu’à méditer les récents évènements : troubles dans le Xinjiang, privation de la Chine de toute relation avec les pays du Moyen-Orient ou d’Asie centrale qui pourrait mettre en danger les intérêts américains ; la guerre d’Afghanistan sert en premier lieu à cela (empêcher la chine de mettre pied en Asie centrale riche en pétrole ) et il n’y a pas que les EU qui y ont des intérêts géostratégiques mais aussi l’UE, l’Inde, la Turquie et le régime d’Arabie Saoudite, par exemple. L’Iran est dangereux pour les EU en ce sens qu’il pourrait nouer des liens stratégiques à terme décisifs avec la Russie et la Chine. Les récents évènements du Yemen visent aussi la Chine dans ce sens qu’il faut maîtriser le circuit d’approvisionnement de cette dernière en pétrole (40% du pétrole transite par la mer rouge).On voit bien donc que le fragile nouvel ordre mondial repose désormais sir la relation Etats-Unis – Chine : La Chine doit travailler pour les Etats-Unis si elle veut que son économie puisse continuer à croître et de l’autre côté, les Etats-Unis doivent être à même d’asphyxier financièrement ou de priver la Chine de pétrole à tout moment.-B.K.]

-Système monétaire mondial – crise du dollar

>Système monétaire mondial – crise du dollar.<

_______-L'empire des dettes : à l'aube d'une crise économique épique - AgoraVox

_____-La chute du dollar déclenche des inquiétudes en chaîne____-Faut-il avoir peur de la chute du dollar ?____-Dollar : le début de la fin ?-La fin de la récré ! ____- AgoraVox-Le sacrifice du Dollar____ - AgoraVox-La crise bancaire n’est pas terminée____- Le dollar devient une crise eschatologique____-Sarkozy incapable de tourner la page du dollar,

- Escroquerie à la Réserve fédérale : de Bernanke à Bernankoff ?

- La FED: escroquerie monétaire et endettement des nations

_____________Michael Moore bouge encore!-____________________________

-Dollar en détresse-Fin du dollar roi ?- Menaces sur le dollar-Ambivalente monnaie-Pouvoir des banques

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