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Pharma: quels progrès?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Pharma: quels progrès?
Pour vendre des médicaments, inventons des maladies
___-Labos en embuscade-______Médicamenteurs ?

-"La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n’est en bonne santé."(Aldous Huxley)
_-« La méthode avait déjà fait la fortune du docteur Knock de Jules Romains : chaque bien-portant entrant dans son cabinet en ressortait malade, et prêt à débourser sans compter pour être guéri. A son image, ayant atteint les limites du marché des malades, certaines firmes pharmaceutiques se tournent désormais vers les bien-portants pour continuer à croître. Et emploient pour cela les techniques de publicité les plus avancées...."
-Comment la dépression est devenue épidemie-
________-Laboratoires pharmaceutiques, peur sur ordonnance - AgoraVox:
"...En quinze ans, 200 nouvelles maladies ont été répertoriées dans le monde. 300 médicaments nouveaux ont été lancés sur le marché générant pour l’industrie pharmaceutique un chiffre d’affaire de 500 milliards de dollars. Notre santé les intéresse. Qui ? Les laboratoires pharmaceutiques, bien sûr
Les nouveaux jackpots des laboratoires pharmaceutiques, la passionnante enquête de Sophie Bonnet que diffuse Canal + (vendredi 5 mars à 22h45), fait le point sur les techniques marketing mises au point par les multinationales de la santé pour nous faire avaler la pilule
.
________« Nous consommons de plus en plus de médicaments » explique ce documentaire qui évoque d’entrée de jeu le Viagra. Lancée sur le marché en 1998, à dix euros pièce, la petite pilule bleue a rapporté 1,7 milliards de dollars par an à son propriétaire, le laboratoire Pfizer...
Des congrès médicaux sont organisés partout dans le monde par ces géants de l’industrie pharmaceutique. Les médecins y sont bien sûr conviés. Certains d’entre eux sont payés pour faire l’article dans des salles remplies de confrères. Quoi de mieux qu’un médecin pour convaincre de l’utilité d’un nouveau médicament ?
La tactique est sûre : on parle d’un nouveau remède avant qu’il obtienne son autorisation de mise sur le marché. On créé un bruit médiatique chez les professionnels de santé afin d’en faire un produit indispensable. On s’appuie également sur de prestigieuses revues scientifiques.
Le Journal of the American Medical Association a publié en 1999 un article expliquant que 43% des femmes américaines seraient touchées par le nouveau syndrôme du dysfonctionnement sexuel. Cette étude qui a fait grand bruit à l’époque, était menée par trois experts. Deux d’entre eux étaient « très liés » avec l’industrie pharmaceutique.
Les labos espèrent aussi classifier l’éjaculation précoce comme une pathologie. Le médicament est déjà prêt. Il s’appelle le Priligy. Problème : aux Etats-Unis il n’a pas été homologué car les autorités compétentes considèrent que son utilité n’a pas été prouvé, explique l’enquête de Sophie Bonnet qui cite deux études indépendantes menées en Europe en 2009.

Selon elles ce médicament serait inefficace à 70% et, pire, provoquerait des effets secondaires importants comme l’anxiété, des nausées, des syncopes, etc.
Ejaculation et frigidité féminine. Ces deux troubles sont étiquetés maladie mentale depuis 1994 dans le DSM, le manuel diagnostique de référence des maladies mentales qui en répertorie plus de 300. Vous êtes timide ? Le DSM donc la médecine, considère que vous êtes malade. Donc il faut vous soigner et prendre des médicaments.

DSM cela signifie Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders. « Dans ce volume de cinq cents pages, explique Christopher Lane, auteur de Comment la psychiatrie et l’industrie pharmaceutique ont médicalisé nos émotions » (Flammarion, 2009), l’individu introverti se trouve mécaniquement transformé en psychotique léger ; se montrer distant ou indifférent, ou tout simplement « être seul », sont au nombre des symptômes ».

Le DSM est régulièrement remis à jour avec de « nouvelles maladies ». Jeffrey Lieberman, psychiatre à l’Université new yorkaise de Columbia, dirige la rédaction du DSM dont il prépare la nouvelle édition pour 2012.

Pour lui, bien sûr, c’est « un outil formidable ». Ce qu’il ne dit pas c’est que les psychiatres qui rédigent ce manuel ont le droit de percevoir jusqu’à 10 000 dollars par an des laboratoires pharmaceutiques.
Pour Ray Monihan (lire ici également), journaliste au British medical Journal qui dénonce depuis longtemps ces relations dangereuses entre médecins et labos, « en élargissant les critères des maladies on fait en sorte que les hauts et les bas de la vie quotidienne deviennent les symptômes d’une maladie dans le but de prescrire plus largement des médicaments ».

Le rêve des labos, souligne-t-il : vendre des médicaments à tout le monde, pas juste aux malades. Car le marché des gens bien portants est bien plus large...
Le travail qu’a mené Sophie Bonnet avec ces Nouveaux jackpots des laboratoires pharmaceutiques est remarquable. Elle dresse un panorama complet du cynisme des laboratoires autant que des médecins, experts et politiques.
Elle évoque le cas de la fameuse pilule amaigrissante Alli. Cette dernière est en réalité un médicament recyclé, le Xenical, dont le brevet a été racheté par le laboratoire GlaxoSmithKline. Les pilules sont maintenant colorées, la dose contenue dans chacune d’entre elles est divisée par deux ce qui permet de l’acheter sans ordonnance.

Elle a été lancée à grands renforts de campagnes de pub qui ne parlent plus d’obésité mais de "solution pour maigrir". 140 000 boîtes ont été vendues en un mois après sa sortie. Chiffre d’affaire : huit millions d’euros.
Les laboratoires disposent d’une véritable armée pour conquérir les médecins : les visiteurs médicaux. Ils sont 20 000 en France. L’une d’elle, qui n’exerce plus, est interrogée par Sophie Bonnet dans son reportage : "le bon visiteur médical doit savoir décoder les signaux d’achats du médecin : hochement de tête, prise de l’échantillon, expression du visage, etc."

Ce n’est pas exactement ce que préconise la charte des visiteurs médicaux. Cette visiteuse parvenait à prescrire pour plus de deux millions d’euros de médicaments chaque année.
Seuls 3% de médecins, en France, refusent de recevoir les visiteurs médicaux. L’un d’eux confie que « l’industrie pharmaceutique c’est sûr que c’est intéressant pour eux, mais pas pour nous ». Il précise que cette industrie s’est immiscée partout dans le système médical français : dans les hôpitaux et chez les médecins de ville, dans les revues". Voire ailleurs.
Martin Winckler, médecin, écrivain (et même auteur sur Agoravox) tenait une chronique sur France Inter. Un jour il dénonce la campagne de communication de Pfizer à propos du cholestérol.

En France, cette maladie fait florès. Pourtant, en 1985, un million de personnes en souffrait. Aujourd’hui il y en a sept millions. Bigre, une épidémie ? Non. En 1985 le taux de cholestérol « admissible » était de 3 grammes. Aujourd’hui il est de 2 grammes. Avec la bénédiction des autorités sanitaires.

En 2003, Martin Winckler a été remercié de France Inter, par Jean-Luc Hees, pour avoir abordé le la campagne de Pfizer destinée à faire peur aux malades du cholestérol qui s’ignoraient.

Aujourd’hui il constate « Si on vous fait peur c’est qu’on a quelque chose à vous vendre. C’est intéressant de faire prendre des médicaments à des gens qui n’ont rien parce qu’ils vont vivre très longtemps et donc ils vont les prendre très longtemps ». La majorité des gens qui prennent des anti-cholestérols aujourd’hui les prennent pour rien.
Le problème c’est que ces médicaments provoquent des effets secondaires, voire peuvent tuer. Bayer a été ainsi condamné par des malades. En France souligne un avocat proche d’une association de victimes de médicaments (lire ici aussi) il manque de l’arsenal judiciaire des actions judiciaires collectives (lire ici aussi).

Autre jackpot : les vaccins qui « permettent de soigner toute la population, des bébés aux vieillards ».

Le cas de la grippe A est bien sûr évoqué. Mais en ce moment est diffusé un spot destiné à promouvoir un vaccin contre le cancer du col de l’utérus qui touche chaque année 3500 femmes et en tue environ un millier.

Le Gardasil, ce vaccin, n’est pas encore autorisé. Pour l’heure il s’agit d’inquiéter les populations avec des pubs qui ressemblent à des spots gouvernementaux mais qui sont en réalité entièrement financées par un laboratoire.

Sauf au Canada ou une étude indépendante est en cours, aucune étude d’ampleur n’a été menée sur les effets indésirables de ce médicament qui coûte une fortune (il nécessite trois injections coûtant chacune 120 euros et remboursées à 65%) et surtout produit des effets secondaires graves (paralysie, thrombose, etc.).

Trente huit personnes seraient mortes après la vaccination. Mais le directeur des affaires médicales de Sanofi ne croit pas à ces décès.
Le Gardasil a été mis sur le marché en France en 2006 par l’Institut Pasteur. Il a bénéficié d’un soutien actif du ministère de la santé. Pour qu’il soit remboursé il fallait que le comité technique des vaccination (composé de vingt médecins dépendants du ministère de la santé et dont certains ont des liens avérés avec le laboratoire Sanofi) rende un avis positif.

Cet avis devait être rendu en avril 2007, mais deux mois avant, en février, Xavier Bertrand, alors ministre de la santé, court-circuite tout le monde et donne son accord en urgence. Il partira un mois plus tard...
Que dire de Roselyne Bachelot qui remet à Sanofi/Pasteur le prix de la recherche scientifique pour son vaccin Gardasil. Roselyne Bachelot qui oublie de mentionner dans son CV qu’elle fut pendant douze ans visiteuse médicale pour le compte du laboratoire Astrazeneca...

Vous avez dit collusions ?"____-Pharmacritique: "Les nouveaux jackpots des laboratoires pharmaceutiques'."

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Peine de mort: actualité

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Peine de mort: actualité

Actualité de l'abolition de la peine de mort à travers le monde

______-Peine de mort: vers l'abolition?

La peine de mort: problème sociétal et philosophique

_____-1764.-Publication du traité "Des délits et des peines", dans lequel Cesare Bonesana, marquis de Beccaria, s'interroge sur l'utilité et la justice de "cette profusion de supplices". " Si je prouve que la peine de mort n'est ni utile ni nécessaire, j'aurai fait triompher la cause de l'humanité ", lance Beccaria. Dans le contexte du Siècle des Lumières, l'opuscule a un retentissement considérable et marque la naissance du courant abolitionniste.

1791.-Au cours d'un débat sur l'élaboration d'un projet de code pénal est soutenu le premier projet d'abolition de la peine de mort en France. La Constituante le rejette mais décide de supprimer la torture : "La peine de mort consistera dans la simple privation de la vie, sans qu'il puisse jamais être exercé aucune torture envers les condamnés" (loi du 6 octobre 1791 incluant le Code pénal). En outre, l'Assemblée uniformise les peines : "Tout condamné à mort aura la tête tranchée" ; cette disposition célèbre au style lapidaire demeurera dans le Code pénal français jusqu'en 1981.______________

-On avait choisi ce jour-là pour l’exécution, parce que c’était jour de marché, afin qu’il y eût le plus de regards possible sur son passage; car il paraît qu’il y a encore en France des bourgades à demi sauvages où, quand la société tue un homme, elle s’en vante.
Claude Gueux, 1834

Eh bien, songez-y, qu’est-ce que la peine de mort ? La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne.
__Assemblée constituante - 1848 (V.Hugo)_________________________________

_________-La peine de mort, une pratique archaïque encore vivante - AgoraVox:

"Du 24 au 26 février 2010, Genève accueillera le 4e congrès mondial contre la peine de mort. Cette manifestation est organisée tous les trois ans par l’association française Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM) dont l’objectif affiché n’est autre que « l’abolition universelle » de la peine capitale. Créé au cours de l’année 2000, ECPM est aussi à l’origine de la Coalition mondiale contre la peine de mort , organisation internationale qui fédère à ce jour une soixantaine d’ONG, barreaux d’avocats, syndicats et autres collectivités locales, pour une mise en perspective globale du combat mené à l’endroit de la plus ultime des sentences. Alors que le 11 février 2010 le parlement Kirghize abolissait définitivement la peine de mort, l’État de Floride exécutait le 16 février Martin Grossman, soit deux actualités extrêmes qui signent ici la nécessité de mener cette cause...

L’élimination définitive d’un citoyen suite à une condamnation prononcée par un tribunal légitime perdure dans nombre d’États, au rang desquels certains se veulent pourtant des plus représentatifs de l’idée de démocratie. Ainsi, difficile d’ignorer que 38 des 50 États qui composent la nation américaine appliquent encore la sentence de mort . Pour autant, la Cour suprême des États-Unis veille sur la constitutionnalité de cette pratique, et elle n’a eu de cesse de réduire le champ des possibles en matière de peine capitale, notamment lorsque cette sanction s’applique à des personnes mineures au moment des faits , ou bien encore handicapées. __La nation à la bannière étoilée s’est construite sur nombre de violences fondamentales, légitimées et protégées par une loi qui garantit encore le droit pour chaque citoyen posséder une arme. Howard Zinn, dans son ouvrage référence consacré à une certaine histoire des États-Unis démontre combien les violences interpersonnelles ont façonné cette jeune nation, ce qui peut expliquer en partie la persistance de la peine capitale sur une grande partie du territoire américain, même s’il faut observer que cette pratique tend à se raréfier. Concernant la mise à exécution d’une sentence de mort par injection létale, le travail réalisé en 1995 par Jaap van Hœwijk [ démontre, s’il en était besoin, combien cette pratique est inhumaine et barbare. Cela sera par ailleurs largement confirmé dix années plus tard par une étude menée par la revue scientifique The Lancet.

_____Difficile d’évoquer la peine de mort sans traiter de la situation qui prévaut au sein de l’empire du milieu où les chiffres, même dans leur fourchette la plus basse, restent inquiétants car quantité de délits, alors même qu’ils sont non-violents, restent passibles de la sanction capitale : jeux de hasard, bigamie, évasion fiscale, fraude, corruption, trafic de drogue, et la liste n’est pas exhaustive. Par ailleurs les exécutions donnent lieu à un véritable spectacle populaire qui peuvent se tenir soit dans des stades ou sur des places publiques, soit un usage qui relève de l’ancien régime pour ce qui concerne l’essentiel de l’Europe. Quant au nombre d’exécutions réalisées par l’État chinois, il n’est que spéculation, ce chiffre étant classé secret d’État. Quoi qu’il en soit, et quelques soient les sources, ce sont plusieurs milliers de personnes qui sont exécutées chaque année dans cette immense nation qui utilise largement cet argument afin de contenir sa population dans toutes ses velléités d’émancipation. Par ailleurs, même sous la pression internationale, Pékin ne semble pas vouloir remédier à l’utilisation de la peine de mort dans sa politique pénale sans demi-mesure. Sans vouloir stigmatiser cette nation, c’est pourtant dans cette direction que les plus grands efforts devront se concentrer pour que l’exécution capitale y soit à terme abrogée. Lorsqu’il en n’en restera plus qu’elle, alors la Chine n’aura d’autre choix que de se soumettre à la raison de l’ensemble.___Enfin, au plan mondial, selon les données fournies par ECPM, une soixantaine d’États ont encore recours à la peine capitale, alors qu’elle est suspendue dans une trentaine d’autres. C’est dire combien ce combat légitime reste nécessaire et qu’il est essentiel de tendre vers une situation harmonisée au plan global car il en va de la dignité humaine.__En outre, est-il besoin de rappeler qu’au fil de son histoire, cette sanction a démontré toute son inefficience car elle ne dissuade aucunement du crime, pas plus qu’elle ne restaure les familles des victimes, alors que le risque qu’elle soit prononcée à l’endroit de personnes innocentes demeure. À l’évidence la pédagogie sur ce sujet toujours sensible reste le meilleur moyen de faire progresser encore une cause abolitionniste qui a largement avancé durant ces vingt dernières années . Il est assez de crimes illégitimes sur la planète pour que ne perdure plus avant une violence ultime portée par un État dit de droit..."__-L'Exécution

-PEINE DE MORT AUX ETATS-UNIS, EN CHINE ET DANS LE MONDE - Le Connecticut devient le dix-septième Etat américain renonçant à la Peine de mor_ -La peine de mort et son abolition Chine__-L'abolition de la peine de mort en France__-Peine de mort en France__-Peine de mort : le « oui » des démocrates__-Peine de mort aux États-Unis__-Coalition mondiale contre la peine de mort____-Amnesty International France-_Victor Hugo contre la peine de mort__Dernier jour d'un condamné.

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Pesticides: bombe à retardement

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Pesticides: bombe à retardement
___Pesticides en question


_______-Les effets des pesticides sur l'environnement et la santé-
-"Le terme pesticide désigne de manière générique l’ensemble des produits destinés à lutter contre les parasites animaux ou végétaux. Cet anglicisme, issu du latin pestis (épidémie, fléau) et cædere (tuer), souligne l’intention de lutter contre des nuisances d’origine biologique.
Les principales cibles des pesticides sont des organismes vivants variés tels que les champignons (fongicides), les mauvaises herbes (herbicides), les insectes (insecticides), les acariens (acaricides), les nématodes (nématocides), les mollusques (molluscicides) ou les rongeurs (rodonticides). L’agriculture est de loin le premier secteur utilisateur de ces produits dans le cadre de la protection des cultures (phytosanitaires).
Les autres domaines d’activité employant des pesticides sont l’entretien des voies routières et ferroviaires, des parcs et jardins, ainsi que la lutte antivectorielle, en particulier dans les pays en développement, ou la médecine humaine et vétérinaire (antiparasitaires). Bien que l’usage des pesticides ait lieu préférentiellement dans un contexte professionnel, on ne peut négliger leurs emplois dans un cadre domestique (biocides) ou de loisir comme le jardinage.
Les pesticides, qu’ils soient naturels ou de synthèse (la majorité), sont des produits biologiquement actifs et donc intentionnellement toxiques pour les organismes cibles. Du fait de leur dangerosité intrinsèque, le contact inopiné de ces substances avec des cibles non désignées risque d’entraîner des troubles graves pour ces dernières.
L’homme constitue l’une de ces cibles involontaires du fait qu’il est l’applicateur de ces substances mais aussi, par exemple, consommateur de ressources alimentaires contaminées par des résidus. Ces deux contextes d’exposition aux pesticides, professionnel et environnemental, soulignent deux risques bien différents, le premier lié à des expositions habituellement élevées, le second associé à des expositions généralement très faibles mais répétées dans le temps.
Résumer les effets néfastes des pesticides sur la santé humaine n’est pas une tâche simple du fait de la grande diversité des matières actives - près de 2 000, mises sur le marché depuis la deuxième moitié du XXe siècle... "(Luc Multigner)
_____- Pesticides : Révélations sur un scandale français-
-Ces agriculteurs malades des pesticides:
"Paysans, médecins, scientifiques... ils accusent: les produits chimiques utilisés dans l'agriculture sont à l'origine de graves pathologies, souvent mortelles. Aujourd'hui, des victimes et leurs familles sortent du silence pour faire reconnaître ces nouvelles maladies professionnelles..."
___>Ces agriculteurs malades des pesticides
-Les agriculteurs exposés aux pesticides portent des précurseurs du cancer :
"Il existe un lien entre l'exposition des agriculteurs aux pesticides et des anomalies du génome pouvant faire se développer un cancer. Lors d'un colloque organisé à Marseille, vendredi 5 février, par la Ligue contre le cancer, Bertrand Nadel (Centre d'immunologie de Marseille-Luminy) a présenté des résultats obtenus lors d'une étude (Agrican) lancée en 2005. Ces travaux pourraient déboucher sur une stratégie de dépistage précoce de cancers du système lymphatique..."
-Environnement, Risques , Santé et pesticides -Observatoire des Résidus de Pesticides
-Les pesticides : une pollution planétaire -Agriculture et pesticides - Pesticides, agriculture et environnement
- Les pesticides, principaux obstacles à la biodiversité -Les herbicides sont dangereux pour les paysans
-Pesticides: campagne raisin dans les supermarchés________
-Les abeilles malades des hommes -Déréglement agroalimentaire? - OGM: Barroso s'obstine

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Une affaire!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une affaire!

Trop fort!

Assurés, laissez votre voiture au garage

Si vous ne roulez pas, vous ne paierez pas d'assurance

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Savoir arréter une guerre

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Savoir arréter une guerre

Retrait ou retraite?

______________(C'était hier)

_________Départ ou déroute?

On part, c'est irrévocable...enfin presque

Les formes seront respectées....

C'est officiellement un départ volontaire, programmé.

En fait, Obama cède, même s'il avait déclaré vouloir finir le boulot.

Il faut savoir arrêter une guerre ingagnable, aux objectifs réels inavoués et aux méthodes discutables.

En fait, la paix était inaccessible.

Il sera sans doute question, comme en Irak, de ne laisser qu'un minimum de troupes pour garder un semblant de contrôle politique de la situation.

Alors que depuis longtemps, dés 2008, et pour certains généraux eux-mêmes, beaucoup aux USA ne se faisaient aucune illusion sur l'avenir de leur aventure à visée géopolitique et pétrolière.

Le doute était installé depuis longtemps

Pour l'Elysée, c'est mission accomplie.

Accomplie?

La corruption est au plus haut niveau

La sécurité est dévoyée

____________________Malgré (ou à cause de) ses richesses, l'avenir de l'Afghanistan est totalement incertain

Difficile de faire des prévisions pour ce pays , qui a si souvent déjoué les plans des envahisseurs ...

Le pays possède assez de ressources pour qu'il puisse se développer vite et bien, mais l'absence d'institutions démocratiques, la proximité d'un Pakistan instable, sa position géostratégique essentielle..font douter d'une reconstruction rapide et indépendante.

Le problème posé par la narcoéconomie est central:

"... L’opium est un produit hautement addictif aussi sur le plan politique. A l’origine de nombreux problèmes sanitaires, de l’affaiblissement de l’Etat et de la déstabilisation régionale, sa culture joue un rôle économique et social clé en Afghanistan que seul un plan de « sevrage » à l’échelle du pays, sur un temps long, compensé par l’encouragement d’une agriculture de substitution subventionnée pourrait contribuer à éliminer. C’est le prix de la reconstruction politique et sociale de l’Afghanistan."

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Union nationale

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Union nationale

Oui, mais à quelles conditions et à quel prix?

Il y a urgence à réfléchir.

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Trop de fonctionnaires?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Trop de fonctionnaires?

Vrai problème ou privatisation rampante?

____________"Selon Annick Coupé, les postes supprimés ne devraient pas l'être car ils correspondent à de réels besoins. Sur les 5,1 millions d'emplois de fonctionnaires, il y a 760 000 emplois précaires qui correspondent à des contrats à durée déterminée. Or, si ces emplois existent, c'est parce qu'ils répondent à un besoin qui ne peut être satisfait par des fonctionnaires titulaires.
Autrement dit, Annick Coupé explique qu'on peut diminuer le nombre de postes dans la fonction publique en diminuant les offres d'emploi aux concours de la fonction publique, mais il y a fort à parier que ces emplois supprimés seront compensés par des emplois précaires.
Le meilleur exemple est celui de l'Education nationale. Le nombre de postes aux concours n'a cessé de diminuer depuis 2003 car il y aurait trop d'enseignants dans un contexte démographique de baisse du nombre d'élèves dans le secondaire. Mais dans le même temps, l'Etat continue à embaucher des vacataires pour palier au manque de professeurs dans de nombreuses académies.
Y a-t-il trop de fonctionnaires ? Dans certains secteurs, surement. C'est le cas par exemple des fonctionnaires du service des douanes qui sont toujours aussi nombreux alors que les frontières ont été supprimées entre les pays de l'Union Européenne. Mais dans d'autres secteurs, notamment dans la fonction publique hospitalière, il manque du personnel soignant. Sur ces cas précis, un consensus peut être trouvé entre la droite et la gauche. En revanche, sur la question globale des effectifs, le clivage demeure".(Politique.net)

__-Etre fier d'être fonctionnaire?___________________________

_-Et l’Etat inventa le licenciement de fonctionnaires

"...«Virer un fonctionnaire pour autre chose qu’une insuffisance ou faute professionnelle, c’est du jamais vu dans toute l’histoire de la fonction publique», s’insurge Vincent Blouet, de la CGT, qui, comme les autres fédérations, est sidéré par le projet. «C’est une grande première qui ouvre la porte à tous les dérapages, c’est particulièrement grave», estime pour sa part Elisabeth David, de l’Unsa. Toutes les organisations syndicales, dans une grande unanimité, ont ainsi proposé hier au gouvernement, comme premier amendement au texte - qui sera soumis au conseil supérieur de la fonction publique d’Etat le 11 février -, le retrait pur et simple du projet..."

_______-Mobilité des fonctionnaires : des licenciements déguisés ?

"Les syndicats dénoncent des licenciements déguisés… "Une boite à outils pour tailler dans les effectifs".
C’est ainsi que Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, juge ce projet de décret relatif à la "réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’Etat" - le texte sera soumis le 11 février au Conseil supérieur de la Fonction publique. "Et cela au moment où la politique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux sera limitée par la baisse du nombre de départs à la retraite", ajoute le leader syndical dans les colonnes de Libération.__Les syndicats, qui demandent le retrait pur et simple du décret, craignent que l’Etat ne fasse des propositions de reclassement si dissuasives que les agents concernés, dont les postes sont supprimés, n’aient d’autre choix que de refuser. Et comme cela va concerner des dizaines de milliers d’agents, estime-t-on de source syndicale, il ne s’agirait donc ni plus ni moins que d’un licenciement, un véritable plan social, sans aucun garde-fou social..."

__-Y a-t-il trop de fonctionnaires? | Mediapart

"... Dès qu'on parle de fonction publique, les masses financières en jeu donnent vite le tournis. L'Etat emploie 2,5 millions d'agents. En 2010, les dépenses de personnel, retraites incluses, absorberont 41% de son budget. Sur l'ensemble de sa vie, un fonctionnaire coûterait entre 1,5 million (selon Bercy) et 3 millions d'euros (d'après la Cour des comptes). En coupant dans les effectifs, l'Etat a donc réduit le besoin de financement à long terme (60 ans) de 150 à 300 milliards d'euros.
Un pactole. Mais il convient de remettre ce chiffre en perspective. D'abord parce que le «1 sur 2» commence à déstabiliser de nombreux ministères ..., et en premier lieu l'éducation nationale, où 50.000 postes ont été détruits depuis 2007. «Cette suppression des effectifs s'est faite sans réflexion sur les missions, explique Luc Rouban. Le chercheur partage la critique acerbe de la Cour des comptes qui a jugé cette «démarche purement quantitative». «La suppression des effectifs a eu un effet indéniable sur le terrain car la demande de service public n'a pas baissé. Comme beaucoup de postes d'employés ont été supprimés, les conditions de travail des cadres ne cessent de se dégrader.»...
___En réalité, explique Luc Rouban, «la relation entre les effectifs de fonctionnaires et la santé de l'économie nationale n'a jamais fait l'objet de la moindre étude sérieuse car cette santé dépend de bien d'autres facteurs», comme la politique fiscale par exemple. En d'autres mots, il est impossible de déterminer le nombre idéal de fonctionnaires...
___Savoir s'il y a trop de fonctionnaires est donc une question sans réponse. En revanche, «elle recouvre deux interrogations cruciales. La première: faut-il un certain niveau d'efficacité pour répondre à des demandes de services publics dans certains secteurs? La seconde, quel doit être le statut des agents?».A la première, la réponse des Français et de leurs dirigeants semble ambiguë. Car ils sont prompts à tourner les fonctionnaires en dérision, mais tiennent dur comme fer au maintien des services publics. Et si l'on en croit les sondages d'opinion, ils seraient nombreux à rêver d'un destin de fonctionnaire pour leur progéniture.Quant aux avantages liés au statut du fonctionnaire, distinct du lot commun (garantie de l'emploi, départ à la retraite plus précoce...), ils sont aussi la contrepartie de devoirs (neutralité, discrétion, obéissance hiérérchique...).
Du reste, tous les fonctionnaires n'en bénéficient pas: plus d'un million de fonctionnaires sont des contractuels, pour lesquels aucun droit du travail ne s'applique...
En fait, explique Luc Rouban, les fonctionnaires sont une cible facile. «S'inspirant des méthodes du New Public management en vigueur sous Thatcher ou Reagan, l'Etat français gère ses fonctionnaires par la pénurie parce qu'il n'a pas le courage de répondre à deux questions cruciales. D'une part, les services qu'il veut offrir à ses compatriotes: allez dans n'importe quel service des urgences et vous constaterez très vite que l'hôpital a besoin d'effectifs! D'autre part, la répartition des compétences entre l'Etat et les collectivités.» ...
Évaluant à 220.000 le nombre de départs à la retraite entre 2008 et 2015, l'Élysée a fixé comme objectif aux hôpitaux de ne plus être en déficit au plus tard en 2012. Or, au total, le «trou» atteint 700 millions d'euros. La masse salariale représentant environ 70% des charges des hôpitaux, les directions ont élaboré des plans touchant à l'emploi permanent. En additionnant les annonces, on dépasse 10.000 emplois à supprimer.
À l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), entre 3.000 à 4.000 postes sont dans le collimateur d'ici à 2012. Pour protester, un millier de médecins ont menacé de démissionner de leurs fonctions administratives. «Le directeur général “s'engage” à ce que l'offre de soins ne soit pas atteinte par ces suppressions d'emplois et ces réorganisations, ce qui est irréaliste. Il est évident que si, dès cette année, 1.000 emplois sont supprimés alors que plusieurs services travaillent déjà en sous-effectifs, l'offre de soins et la qualité des soins s'en ressentiront immédiatement», indiquent les soignants rassemblés dans le Mouvement de défense de l'hôpital public, dont la pétition a recueilli plus de 600.000 signatures. Les tensions sociales sont palpables partout en France, notamment à Marseille, Nice, Rennes, Toulouse et Lyon... "

-Il y a trop de fonctionnaires? Petit calcul utile
-Touche pas à mes fonctionnaires !

"...il n'est pas anodin que les Français, qui supportent les dépenses publiques parmi les plus élevées au monde, tiennent tant à leurs fonctionnaires. Les travaux de l'OCDE sont à cet égard riches d'enseignements. Une fois retirés des dépenses publiques, les transferts sociaux et les aides à l'économie, le coût de production des services publics en France (26% du PIB) est à peine plus élevé qu'au Royaume-Uni, en Belgique ou au Portugal. Son coût pour l'économie est même stable depuis 1995.
__Ensuite, la réduction drastique du nombre de fonctionnaires a parfois été suivie par une réembauche presque aussi importante, comme au Canada. Enfin, la réforme menée au Royaume-Uni a montré que la contractualisation des services publics au privé n'était pas une garantie d'efficience, les coûts de ces services ayant fortement augmenté. Alors qu'en France la moitié des fonctionnaires doit partir à la retraite d'ici dix ans, saura-t-on maintenir la qualité du service rendu ? Si les Français sont inquiets, c'est que cette opportunité est aussi un sacré challenge.(vsegond@latribune.fr)____________________

- Etat malmené
-Fonction Publique : culte de la performance ?

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Graine de haine

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Graine de haine

Daesh au coeur [notes de lectures]

L'organisation ne tient que par le ciment de la haine, sur la base d'un intégrisme où la religion est instrumentalisée: celle de la culture, des livres, des libertés individuelles, de la laïcité, des différences. Le Livre, lu au delà de la lettre, s'est substitué aux livres.

Elle frappe là où cela lui semble le plus facile et le plus opportun, conformément à ses intérêts du moment, à la terreur recherchée..Le sommeil de la raison engendre des monstres...Mais il s'agit de haine.

______ Grâce à l'excellente émission de France Inter, on comprend mieux comment le monstre est né (*)

Nous assistons à un retour de boomerang, lancé depuis des années, dans les think tanks néoconservateurs autour de G.Bush, qui voulaient ramener l'Irak à l'age de pierre.

Comme le souligne M. Rocard: au départ, il y a une erreur américaine monstrueuse

Quand on ajoute à cela les problèmes propres au monde arabe en crise, nos alliances avec les pétromonarchies, soufflant sur les braises.

___ Qui sème des graines de haine récoltent la haine.

L'organisation est à la tête d'une fortune considérable et est financée directement ou non par 40 pays, y compris par des pays-membres du G20.

Détruire l’Etat islamique demandera d'autres moyens... (**)_____________________

(*) ...De la chute de Saddam Hussein parce que lorsqu’ils le renversent, les Américains commettent deux erreurs. D’abord, ils mentent sur les armes de destruction massive et sur les liens supposés entre Saddam Hussein et al-Qaïda. Mais surtout ils marginalisent les Sunnites pour mettre les Chiites au pouvoir et Paul Bremer, qui est alors le gouverneur américain à Bagdad, commet une faute qui va jeter des dizaines de milliers de soldats aguerris dans les bras du futur EI. Cette faute, un des hommes les mieux informés de France, Alain Juillet, l’ex-patron du renseignement de la DGSE, nous la raconte._______extrait Alain Juillet : “Bremer a fait une erreur colossale. C’est qu’il donne l’ordre de licencier tous les militaires de l’armée irakienne. On envoie, je ne sais plus combien ils étaient, 200 000 ou 300 000 gens, qui vivaient avec une solde de l’armée. Ils partent avec leurs armes, ils n’ont plus rien. Et comme ils sont Sunnites et qu’on fait la chasse aux Sunnites, il va y avoir impossibilité pour eux de retrouver des emplois et autres. Donc ça va créer un ressentiment, une frustration, une haine terrible envers l’occupant et envers les Occidentaux.”

Matthieu Aron : Les Américains produisent donc un terrain de haine et un terreau sur lequel va se développer l’EI.

Jacques Monin : Oui. D’autant plus facilement qu’il n’y a plus de véritable État, les services publics n’existent plus, l’économie est moribonde, la corruption est devenue la norme. C’est donc effectivement sur ces cendres que le groupe EI va prendre racine et pour Myriam Benraad, qui est docteur en science politique et spécialiste de l’Irak, c’est un peu comme dans la jungle, ce sont les plus forts qui émergent dans ce chaos._____extrait Myriam Benraad : “Il y aura un certain nombre de groupes qui vont pulluler, les milices, les djihadistes, la tendance al-Qaïda, c’est une nébuleuse d’acteurs mais le fait est que les combattants d’al-Qaïda Irak qui deviendra l’EI sont les plus zélés, les plus déterminés. Donc l’État Islamique va faire le vide, va coopter un certain nombre de chefs de tribus, qui de fait parfois même quittent leur tribu pour rejoindre l’organisation. Donc d’une mouvance hétéroclite on a un processus d’unification et ils ont fait à mon avis fortune, bâti beaucoup de leur succès, sur cette unité qu’ils ont su construire dans un terrain qui était par ailleurs très divisé, très morcelé.”

Jacques Monin : Et sur ce terrain, une personnalité va émerger, c’est Abou Bakr al-Baghdadi qui règne toujours d’ailleurs aujourd’hui en maitre sur Daesh. L’autre groupe djihadiste dominant dans la région, c’est al-Nosra, qui est plus proche d’al-Qaïda...._______

(**) ... Nous avons (aussi aidé) à financer ce noyau d’al-Qaïda qui a engendré ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’Etat islamique. A quel moment cela a commencé, ce n’est pas clair. Cependant, en 2007, la preuve avait émergé de plusieurs sources du renseignement américain que les Etats-Unis coordonnaient le financement secret, sous contrôle saoudien, de groupes affiliés à al-Qaïda dans la région dans l’effort de contrer l’influence géopolitique iranienne et syrienne. Une grande partie de ce financement était mobilisée en Irak. Lorsque le soulèvement populaire a éclaté en Syrie, les rebelles formés et armés par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne étaient déjà actifs dans le pays. Dans les années qui ont suivi, les services de renseignement américains, britanniques, français et israéliens établirent une structure de commande confidentielle visant à coordonner le financement et l’entraînement par les Etats du Golfe des rebelles anti-Assad dans des camps de Jordanie et de Turquie, et dont une grande partie a bénéficié à des extrémistes islamistes affiliés à al-Qaïda et à l’Etat islamique.

Même l'aide qui, à l’origine, était destinée aux rebelles dits « modérés » avait fini dans les poches de l’Etat islamique après que des groupes désillusionnés avaient fait défection pour rejoindre les rangs des extrémistes, convaincus que l’Etat islamique était le seul capable de gagner la guerre. Nous avons même acheté du pétrole provenant des raffineries de l’Etat islamique en Syrie parce qu'à l'époque cela nous arrangeait.

En octobre de l'année dernière, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le vice-président américain Joe Biden faisait savoir que l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar et la Turquie, entre autres, versaient « des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d'armes » à « al-Nusra et al-Qaïda et aux éléments extrémistes des djihadistes », « dans le cadre d'une guerre par procuration entre sunnites et chiites ». Pourtant, cet entonnoir djihadiste avait été aménagé et surveillé précisément par des officiers du renseignement américain et britannique travaillant sur le terrain en Turquie et en Jordanie, assurant la coordination des ponts aériens et la sélection des recrues. Joe Biden a même admis qu’il était impossible concrètement d'identifier les rebelles « modérés » en Syrie..."

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Radical!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

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Et si on se donnait les moyens?

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L'Argentine, le soja et Monsanto

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'Argentine, le soja et Monsanto

-Agrobusiness et désastre social, sanitaire et écologique

______Comment mettre le vivant en coupe réglée et faire main basse sur l'économie d'un pays

___Les saigneurs de la terre:Un pays en otage
-Le soja de la faim
[Paraguay et Brésil sont aussi concernés, comme le Mexique pour le maïs-MM Robin:Le monde selon Monsanto]

-Le Soja argentin, ce fléau que l’on a béni…ou Le monde selon monsanto:
-Les crimes contre l'humanité de Monsanto: de l'agent orange au soja transgénique en Argentine
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-Argentine, un cas d’école
-"En 1996, la multinationale Monsanto introduisait en Argentine ses semences de soja transgénique. Dix ans après, le pays peut tirer le bilan des OGM : boom économique d’un côté, catastrophe sociale, sanitaire et écologique de l’autre.
... Le soja, c’est la success story de tout le pays. Ou plutôt conviendrait-il de préciser : le soja transgénique. Car, aujourd’hui, la quasi-totalité de la production argentine de soja appartient à cette variété.
L’histoire a commencé en 1996 lorsque la transnationale américaine Monsanto a introduit le fameux soja Roundup Ready (RR) en Argentine. Sa particularité est de posséder un gène qui lui permet de résister à un puissant herbicide développé également par Monsanto, le Roundup. L’argument de vente est simple : moins de pulvérisations nécessaires, moins de dépenses et plus de rendements
.En quelques années, le soja RR va connaître un essor exponentiel, planifié par la firme américaine. « Dès le départ, l’Argentine a été choisie par Monsanto pour expérimenter massivement la production de ses semences transgéniques, explique M. Jorge Rulli, fondateur du Groupe de réflexion rurale. La multinationale n’a pas fait breveter ses semences dans notre pays. De cette façon, les gens se sont passé les graines les uns aux autres, et le périmètre du soja transgénique s’est étendu rapidement. » Ce qui arrangeait tout de même les affaires du géant américain, puisque les agriculteurs devaient lui acheter son herbicide. Mais l’entreprise ne s’est pas arrêtée là pour assurer le succès de ses nouvelles semences : « Elle a vendu ici son herbicide au tiers de la valeur pratiquée dans les autres pays. Les associations d’agriculteurs américains ont alors dit que Monsanto subventionnait les Argentins. C’était la vérité : nous étions subventionnés. »
Des facteurs externes vont aider au développement rapide du soja génétiquement modifié (GM). Tout d’abord, la préoccupante érosion des sols observée dans la Pampa, la région la plus fertile du pays. Le soja de Monsanto est cultivé sans recours au labour, ce qui apporte une solution à court terme. Ensuite, la crise de la vache folle en Europe. Le remplacement des farines animales par des tourteaux de soja fait grimper les cours de l’oléagineux, suscitant l’intérêt des agriculteurs argentins. Enfin, à partir de janvier 2002, la dévaluation du peso de 70 %, combinée à une flambée des cours mondiaux exprimés en dollars – flambée due notamment à la demande croissante de la Chine –, transforme l’oléagineux en poule aux œufs d’or...
___________En quelques années, l’agriculture argentine a ainsi complètement changé de visage. La ruée vers l’« or vert » a fait du soja la première culture du pays : alors qu’il couvrait, au moment de l’arrivée des semences GM en 1996, quelque six millions d’hectares, il en occupe aujourd’hui 15,2 millions, soit plus de la moitié des terres cultivables . Dix ans après l’introduction de la variété transgénique dans le pays, un premier bilan peut être réalisé. Et il n’est certainement pas aussi positif que l’Argentine aimerait à le penser. Premier problème majeur : la déforestation. « Le soja transgénique n’est qu’un nouveau chapitre de l’expansion de l’agriculture industrielle, mais c’est le plus puissant et le plus sauvage, décrit M. Emiliano Ezcurra, directeur de campagne de Greenpeace en Argentine. La déforestation actuelle est bien plus rapide que celles dues à la “fièvre du coton” ou à la “fièvre de la canne à sucre”. Les bulldozers rasent littéralement les bois. »
La plus grave conséquence de l’arrivée du soja GM n’est pourtant pas là. Pour le cultiver, les agriculteurs n’ont recours qu’à un seul herbicide : le glyphosate, commercialisé notamment par Monsanto sous le nom de Roundup. Dans sa fiche consacrée à ce produit, la très officielle Agence américaine de protection de l’environnement (US Environmental Protection Agency, EPA) détaille les effets nocifs sur la santé que pourrait provoquer l’exposition à de fortes doses : « Congestion des poumons, accélération du rythme de la respiration » à court terme, « endommagement des reins, effets sur la reproduction » à long terme .
Médecin à Buenos Aires, le docteur Jorge Kaczewer en pointe également les dangers. Répertoriant soigneusement depuis plusieurs années les travaux scientifiques explorant les effets négatifs du glyphosate sur la santé, il tient une liste à la disposition de ses visiteurs. Parmi les symptômes d’un empoisonnement dû à l’herbicide, il note : « Irritations de la peau et des yeux, nausées et étourdissements, œdème pulmonaire, baisse de pression sanguine, réactions allergiques, douleurs abdominales, perte massive de liquide gastro-intestinal, vomissements, perte de conscience, destruction de globules rouges, électrocardiogrammes anormaux, dégât ou défaut des reins ».
Subtilité importante : le glyphosate vendu aux agriculteurs n’est pas pur. « Dans les formules commerciales, des ingrédients inertes sont ajoutés pour que le produit pénètre mieux dans la plante », précise M. Kaczewer. Ces ingrédients-là peuvent aussi avoir des conséquences sur la santé. Mais ce qui préoccupe le médecin, c’est leur combinaison avec le glyphosate. « Il se crée une synergie qui produit des symptômes nouveaux, non explicables par la symptomatologie de chacun des produits. »
Au début, les épandages d’herbicide s’effectuaient par avion. Avec cette technique, la dispersion des produits chimiques ne s’arrêtait pas à la limite des champs, mais touchait un périmètre alentour de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de mètres. Ce qui avait pour conséquence de tuer les autres cultures voisines non résistantes au glyphosate, et surtout d’affecter la population, les champs se trouvant à quelques mètres seulement des habitations. Si, aujourd’hui, des machines au sol remplacent progressivement l’avion, les ouvriers agricoles, eux, continuent à travailler pieds nus et sans gants, par manque de moyens. « Un de mes patients, en traitement depuis un mois déjà, n’arrive pas encore à récupérer la peau de ses pieds, raconte le docteur Darío Gianfelici, médecin de la petite ville de Cerrito, située au cœur d’une campagne plantée de soja. Personne ne se protège. Les gens ne comprennent pas. »
_______...Les agriculteurs, eux, s’inquiètent d’autres problèmes. Ils assistent à la concentration des terres, qui s’est fortement accélérée avec les OGM. « Pendant que le volume de production du soja augmente, nous nous retrouvons avec de moins en moins d’exploitations, commente M. Alfredo Bel, ingénieur agronome de la Fédération agraire argentine (FAA). Le soja exclut les petits et moyens producteurs. » Le nombre d’exploitations dans le pays est tombé de 422 000 à 318 000 entre 1988 et 2002 – soit une réduction de 25 %.
______L’érosion du sol redevient par ailleurs un sujet préoccupant. M. Walter Pengue, ingénieur agronome à l’université de Buenos Aires, et M. Miguel Altieri, de l’université de Berkeley, ont exposé dans un article le désastre provoqué en Amérique latine par la culture du soja transgénique. « En Argentine, notent les deux universitaires, sa culture intensive a mené à un épuisement massif des éléments nutritifs du sol. On estime que la production continue de soja a extrait environ un million de tonnes d’azote et 227 000 tonnes de phosphore en 2003. Compenser une telle perte avec des engrais coûterait, selon des évaluations, 910 millions de dollars . »
___________Les deux chercheurs mettent également en pièces l’argument de Monsanto selon lequel le soja GM réclame peu de pulvérisations de son herbicide. « Alors que les promoteurs des biotechnologies prétendent qu’une seule application de Roundup est nécessaire pour le contrôle des mauvaises herbes sur une saison entière, des études montrent que, dans les régions de soja transgénique, le volume total et le nombre d’applications de l’herbicide ont augmenté . »L’absence de rotation des cultures – qui entraîne l’utilisation année après année du même herbicide –, combinée à une augmentation régulière du volume appliqué, a une conséquence inévitable : le développement d’une résistance à l’herbicide par les mauvaises herbes. « Dans la Pampa, huit espèces de mauvaises herbes (...) montrent déjà une résistance au glyphosate », d’après les recherches de M. Pengue. Le cercle vicieux commence ici. Car, pour combattre la capacité d’adaptation de la nature, il faudra augmenter toujours plus la consommation d’herbicide... Jusqu’à ce que Monsanto ou une compagnie concurrente mette sur le marché un nouveau produit, plus puissant, et probablement plus dangereux...
__Sans mesures radicales, la tache de soja transgénique continuera à se répandre dans le pays. D’après les derniers chiffres disponibles, la superficie semée de cette culture augmentera en 2006 de 5,6 % par rapport à 2005. Les promoteurs mondiaux des OGM s’en réjouissent. Ainsi, M. Clive James, président de l’International Service for the Acquisition of Agri-Biotech Applications (ISAAA), organisation favorable aux cultures transgéniques, jubile dans son dernier rapport annuel : « L’impact collectif croissant des cinq principaux pays en voie de développement est une tendance continue importante ayant des implications pour la future adoption et acceptation des cultures biotechnologiques dans le monde entier. » Le message est clair : le développement des cultures transgéniques là où elles sont autorisées doit être massif pour renforcer la pression sur les pays qui disent encore non aux OGM.__Le développement des nouvelles technologies agricoles fondées sur la génétique répond à un impératif de profit. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dont l’objectif est de libérer la planète du fléau de la famine, le souligne elle-même dans ses travaux. Si elle reconnaît que les OGM pourraient être un outil de lutte contre la faim, elle déplore fortement qu’ils ne soient pas utilisés en tant que tel, après une décennie d’existence. Dans son rapport annuel 2003-2004, dont le thème central était les biotechnologies agricoles, la FAO réprouve le seul développement des OGM à des fins commerciales : « Les recherches sur les cultures transgéniques sont, pour la majorité, le fait de sociétés privées transnationales. Cette situation est lourde de conséquences pour le type de recherches effectivement engagées, ainsi que pour les produits élaborés. (...) Les plantes et les caractéristiques présentant un intérêt pour les pauvres sont dédaignées " (PL.Viollat)
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-Le soja RR en argentine -Monsanto et le soja argentin>Monsanto et le soja -Conséquences de l'agrobusiness en Argentine - La filière du soja : excès et dérives de l'agrobusiness
-Paysans contre l'agrobusiness - Pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre
-Les putschistes de l’agro-business en Argentine -Les putschistes de l’agro-business en Argentine -L’HORREUR MONSANTO -Soja de la faim -Isabelle Delforge : Monsanto
-La menace du complexe génético-industriel______
- Agrobusiness___- Le sénateur et Monsanto____-Déréglement agroalimentaire?___- Multinationales et agriculture-______- Semences vitales

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