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Mange pas ci, mange pas ça...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Mange pas ci, mange pas ça...

Gastronomiquement correct

______________On ne sait plus à quelle table s'asseoir, quel coup de fourchette donner.
On nous l'a répété depuis Molère: Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger.
D'accord, mais quoi manger?
Marchands, diététiciens, médecins et gourous en tous genres nous harcèlent et nous dictent chaque jour de nouveaux commandements, au gré de modes vite obsolètes. Le vin est excellent un jour et se trouve le lendemain déconseillé.
Allez comprendre...
Le bien manger devient de plus en plus compliqué, si l'on en croit leurs conseils et leurs interdits. Leurs tables de la loi finissent par vous couper l'appétit!
Attention au surpoids!...A la malbouffe! ...Trop de bidoche!... Eviter les nanoparticules...
Revenir au régime crétois?
Pourtant des coachs de la bouffe nous le disent: il faut arrêter de tout contrôler.
Il faut rester zen!
Il ne s'agit pas de craquer devant les croquettes, mais d'être sans obsession. Ne pas culpabiliser devant du Nutella.
Halte à l'orthorexie!
Manger trop sain n'est pas sain.
Il faut trouver le bon chemin alimentaire.
La nourriture d
evient un souci de riche. Manger, seulement manger, un peu tous les jours, une hantise de pauvre.

Dénonçons les oukazes du "bien manger" et les injonctions des multinationales du (faux) bio.
Certains, et non des moindres, commencent à dénoncer enfin la police des frigidaires.
Si naître est dangereux, la vie, maladie sexuellement transmissible, conduit à la mort...
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Merveilles

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Merveilles

Les splendeurs de certaines villes syriennes sont, hélas! compromises

Heureusement, il en reste près de chez nous

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Justice en débat

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Justice en débat

Réforme de la procédure pénale

Temps fort aujourd'hui

_____________La justice refuse de passer à la «casse»
-Avant-projet (texte)-

_______-Justice : de la pénurie à l'asphyxie:

"Le Syndicat de la magistrature prend connaissance avec consternation des annonces brutales tombant, jour après jour, dans tous les tribunaux. En début d’année, les cours d’appel se sont en effet vu notifier par la Chancellerie un abaissement très important des crédits affectés à la rémunération des magistrats, fonctionnaires, juges de proximité, vacataires, assistants de justice et stagiaires. Les chefs de cours doivent donc prendre des mesures drastiques et brutales, qui sacrifient l’ensemble du fonctionnement judiciaire : non-renouvellement des contrats des vacataires, suppression des emplois d’assistants de justice, réduction des vacations des juges de proximité aboutissant, dans certaines régions, à leur quasi-disparition.__Ces nouvelles restrictions aggravent encore la faillite de la justice. Le Syndicat de la magistrature avait déjà récemment dénoncé l’état de cessation des paiements de certaines juridictions. Ainsi, le tribunal de Nice, comme de nombreux autres, ne parvient plus à payer ses experts..." Désormais, c’est tout le système qui est paralysé."

_____-Journée "justice morte" mardi:

"L'ensemble des syndicats de magistrats, les personnels judiciaires, les syndicats de l'administration pénitentiaire et les avocats appellent à une journée "justice morte" le 9 mars lors de la journée nationale de la Justice. Ils dénoncent notamment le projet de réforme de la procédure pénale mais aussi les réductions d'effectifs.
Une manifestation devrait avoir lieu à 14h30 entre le palais de justice de Paris, sur l'île de la Cité, et la Chancellerie, place Vendôme.Les audiences prévues ce jour-là devraient être renvoyées, sauf les plus urgentes, comme celle traitant de la détention.Selon l'ensemble des syndicats, le malaise est plus fort que jamais dans les juridictions
Le projet de réforme de la procédure pénale, qui prévoit notamment la suppression du juge d'instruction, "apparaît comme une volonté du pouvoir politique de contrôler les affaires sensibles ou gênantes pour le gouvernement", est-il écrit dans un communiqué commun.Les syndicats dénoncent aussi "les effectifs de magistrats et de fonctionnaires des greffes" qui "sont réduits au point d'hypothéquer le fonctionnement normal de l'institution" alors que "le budget de la Justice judiciaire, déjà l'un des plus faible d'Europe, stagne, contrairement aux affirmations de la Chancellerie".
Au niveau pénitentiaire, les syndicats se plaignent de la "déclinaison aveugle" de la révision générale des politiques publiques (RGPP). "Ainsi, le ministère annonce un nouveau plan de construction de prisons qui se traduira par la fermeture d'une soixantaine de petits établissements et la construction de grandes prisons régionales en partie gérées par le privé", est-il écrit..."

-La fronde contre la réforme de la justice n'a jamais été "aussi large"-

___-Réforme de la procédure pénale : la crainte d’un parquet «schizophrène»:
"...Un parquet docile ?Il est statutairement dépendant du ministre de la Justice, et ça, ça ne change pas. Ce qui fait craindre à certains que les procureurs enterrent les affaires sensibles. Réponse de la chancellerie : le garde des Sceaux ne pourra donner d’instruction en vue de classer des affaires, et s’il le fait, le procureur aura le devoir de désobéir. «Sous peine d’être poursuivi», insiste la chancellerie. «Une blague», rétorque Bonduelle : «Comment dire non alors que les carrières des parquetiers sont entièrement dépendantes du ministère ?» Enfin, la «partie citoyenne» ferait son entrée dans le code : en l’absence de victime directe, toute personne pourra demander au parquet de mener une enquête… si sa plainte est jugée recevable par la chambre de l’enquête et des libertés, «au gré de conditions floues et difficiles à remplir», selon Mathieu Bonduelle(SM)..."

___-Le gouvernement soupçonné de vouloir étouffer les dossiers politico-financiers:
"..."La suppression du juge d'instruction nous inquiète car les affaires financières ont souvent une coloration politique, explique la présidente de l'Association des actionnaires minoritaires, Colette Neuville. On est en train de supprimer le juge indépendant sur la ligne d'arrivée. Voilà qu'on nous supprime le point de départ avec la réforme de la prescription !"...
_________-Réforme pénale: la fin des affaires politico-financières?:

"...Si elle saute moins aux yeux que la suppression annoncée du juge d'instruction, cette révolution juridique vise à inscrire dans le droit la promesse faite par le candidat Nicolas Sarkozy, le 30 août 2007 devant les patrons du Medef: «La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur. Je veux y mettre un terme.»
Sa ministre de la justice de l'époque, Rachida Dati, avait renchéri: «Le constat a été fait de longue date d'un risque pénal excessif. Ce risque entrave l'action économique.» Dans la foulée, un groupe de travail sur «la dépénalisation de la vie des affaires» avait concocté un rapport qui n'avait pas donné pleine satisfaction à la «commande» de l'exécutif.
___Comment bouter les magistrats de la plupart des «affaires» financières? La voie choisie par le gouvernement est de tailler dans le régime particulier de la prescription (le délai au-delà duquel une action en justice ne peut plus être intentée) de ce genre d'infractions. Son projet prévoit que tout délit financier serait prescrit six ans après la date où l'infraction a été commise et ce «quelle que soit la date à laquelle elle a été constatée». Concrètement, cette modification aura des effets très destructeurs pour les investigations financières sur les dossiers politico-financiers les plus gênants..."

-Dépénalisation des affaires: un rapport freine l'Elysée
-Nicolas Sarkozy veut supprimer le juge d’instruction
-Sarkozysme judiciaire: les magistrats en ont ras-le-bol

-Justice : une réforme trés politique

-Justice : pourquoi ils font front commun contre la réforme
-"Supprimer le juge d'instruction? Pourquoi pas?(...à certaines conditions)

-Juges d'instruction | Rue89

-► Réforme de la justice : vers la fin des affaires financières ?
-► Justice : les gardes à vue sans avocat, bombes à retardement
-Delmas-Marty dénonce une «dérive autoritaire de l'Etat de droit»

-La réforme de la justice consacre le pouvoir du parquet________________________
-Justice: délabrement_-Justice malmenée_-Fin du juge d'instruction ?_-Justice injustement traitée...
-Garde à vue à la française_-Prisons: notre scandale_-Prisons privatisables

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L'état d'urgence: oui mais...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'état d'urgence: oui mais...

L'état d'urgence: oui, mais...

__ Plébiscité par une grande partie de la population, l'initiative gouvernementale, dans les circonstances actuelles, est sans doute nécessaire.

Même si on peut discuter le terme et si on n'est pas dans la logique de Patriot Act, même si peut émettre des réserves pour de bonnes raisons, comme D.de Villepin.et quelques hommes politiques.(*)

Mais pour un temps limité, de manière contrôlée, dans des limites raisonnables, constitutionnelles, dans un souci d'équilibre, de proportionnalité entre la menace potentielle, supposée ou fondée, et la répression policière.

__ Certes ce n'est pas facile, car il faut souvent faire vite et être efficace, mais l'histoire montre que cette mesure est sujette à caution, équivoque.

En évitant une dérive vers un état policier et vers un abandon de vigilance citoyenne qui ne cède pas à la peur, voire à la sidération. Donc à l'anxiété, à la confusion, obsessionnellement, dans l'oubli d'autres enjeux.

_ La proclamation de l'état d'urgence suscite des réserves légitimes et nécessite une vigilance citoyenne. (**) Il serait dangereux de s'installer dans la logique de la sécurité d'abord.

Des abus sont toujours possibles et la constitution doit rester prioritaire.

Le tout-sécuritaire est une erreur et entre dans les objectifs des missionnaires de Daech..

Ce serait cher payé le laxisme déjà ancien, la réduction des moyens en matière de présence et de contrôle, de vigilance sur le plan de l'immigration et de l'habitat. ________

-(*) L’ancien candidat à la présidentielle prêt à repartir dénonce « la mise en scène d’un “super état d’urgence” permanent, cette volte-face opérée, rédigée et prononcée entre vendredi à une heure du matin et lundi à seize heures », qui sent « l’improvisation, le coup de com’ et l’astuce politicienne davantage qu’une pensée construite et argumentée, soucieuse d’efficacité concrète ». Et de résumer la difficulté de la tâche des dissidents : « Nous allons devoir lutter sur deux fronts. Contribuer à l’unité de notre peuple et affronter les bouffées sécuritaires. C’est un chemin de crête que le nôtre. Mais notre devoir de long terme est de rester ceux qui affirment que la sécurité collective est plus forte quand les libertés fondamentales de chacun sont garanties. »

-(**) Concernant les dérapages possibles, c’est justement pour les prémunir et les dénoncer que certaines initiatives sont nées, avec en tête un « observatoire de l’état d’urgence » mis en place par Le Monde ou un document collaboratif en ligne (« Recensement des joies (ou pas) de l'état d'urgence en France ») créé par l’association de défense des libertés sur le Web La Quadrature du Net.

Le but du Monde : « Ne pas s'interroger sur l'opportunité de ces mesures, mais simplement de documenter leur application sur la vie des Français. » Pour la Quadrature : « Recenser les articles de presse qui parlent de possibles abus / dérapages liés à l'état d'urgence. Il sera utile notamment lorsqu'on aura à traiter la modification constitutionnelle annoncée par le gouvernement pour une extension / pérennisation de l'état d'urgence. »

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L'état d'urgence: oui mais...
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Sidération

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Sidération

Terrassée par l'effroi

La France n'est pas qu'une terrasse..

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Bombe pondérale

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Bombe pondérale

Creuser sa tombe...avec ses dents...

__Alors que la pression de la faim se fait encore sentir sur de larges contrées dans le monde , un mal étrange se répand à grande vitesse sur la planète : l'obésité, première épidémie non infectieuse de l'histoire .________________

__Elle ne sera pas sans conséquence, si elle se poursuit.
L'obésité coûte 200 milliards par an aux États-Unis .Les pays européens ne sont plus épargnés. L'Angleterre est en bonne voie. La France commence à s'inquiéter. Certains pays en développement sont aussi touchés, comme le Mexique, "leader mondial de l'obésité infantile", où les habitants pédalent le dimanche pour lutter contre l'obésité (!)
Une bombe pondérale menace-t-elle une partie de l'humanité?
L'avenir est-il en XXL ?
La sédentarité, le manque ou l'absence d'exercices physiques, les nouvelles manières de s'alimenter sont surtout en cause: le (né)fast food fait des ravages, autant que le mythe du "corps parfait, générateur de culpabilité et de régimes aussi dangereux qu'inefficaces." Repenser l'agriculture , dépendante elle-même d'une distribution hautement lucrative, qui conditionne les habitudes alimentaires, est une urgence, notamment la consommation excessive de viande.
La recherche médicale balbutie sur le diagnostic des causes et la prescription des remèdes

________________Le statut de l'obèse n'a pas toujours été ce qu'il est aujourd'hui . Il fut un temps où le gras était bien porté, signe de statut supérieur, de distinction sociale. Le "gros" manifestait sa plénitude comme marque de réussite, à l'époque où la maigreur dominait. La rondeur avait une valeur symbolique particulière, même si la gloutonnerie était l'objet d'opprobre au Moyen-Age.
"De la condamnation médiévale de la gloutonnerie à l’obsession contemporaine du surpoids, la corpulence a toujours suscité la critique, tout en s’inscrivant dans des logiques de distinction sociale. L’histoire du « gras » de Georges Vigarello remplume ses précédentes recherches sur l’histoire du corps et de la beauté."

___________"...En s’appuyant sur un vaste corpus de textes et de sources iconographiques, Georges Vigarello dresse une histoire du gros du Moyen Âge à nos jours. Il montre comment la critique du gros s’est déplacée au fil des siècles. Si le regard médiéval s’attache aux péchés capitaux et retient d’abord la gourmandise et la gloutonnerie, un changement s’opère à la Renaissance : la critique du gros se centre sur la question de la mollesse et des incapacités ; l’obèse est dès lors caractérisé par sa paresse et sa lenteur. Mais l’intérêt porte alors uniquement sur les corpulences les plus extrêmes, celles qui rendent l’obèse inapte à réaliser un certain nombre de tâches, notamment militaires. Les volumes vont toutefois s’individualiser et se différencier avec les Lumières, tandis que s’installe un nouveau type de critique sociale : le « gros » n’est plus un simple balourd inculte ou incapable, il devient un personnage inutile et improductif. À une critique des défauts et faiblesses provoquant l’obésité, celle de l’obèse qui abuse de la nourriture, succède une critique des insuffisances de l’obèse lui-même : il est celui qui ne parvient pas à se maîtriser, qui ne sait pas maigrir. Il serait « incapable », vision encore très largement répandue dans nos représentations en ce début de XXIe siècle...L’auteur montre (justement) comment les illustrations du XVe siècle font apparaître certaines professions, tels les boulangers, cuisiniers ou bouchers, pour lesquelles la grosseur devient valorisée, correspondant dès lors à ce « physique de l’emploi » qui caractérise certaines professions et que Pierre Bourdieu décrivait à la fin des années 1970 dans La Distinction..."

L'obésité n'est plus ce qu'elle était...

L'image de soi est prévalente_____________________

-ÉTATS-UNIS • Les bidasses ne font pas le (bon) poids

-USA : les salariés obèses coûtent 73 milliards de dollars par an

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Les dires d'Helmut

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Les dires d'Helmut

H.Schmidt vient de tirer sa révérence.

____Malgré son addiction au tabac il avait atteint un âge respectable.

Un sage aux yeux de beaucoup d'Allemands, qui a su mener habilement la barque dans une période transitoire et difficile.

_Socialiste à l'allemande, démocrate, il était d'un pragmatisme critique, oeuvrant aux fondements de l'Europe avec Giscard.

Il a gardé un jugement critique sur le situation de son pays après son mandat.

__________ Helmut Schmidt avait une certaine ambition pour une Europe en gestation dont il déplora les développements récents:

Fidèle à sa réputation de pragmatisme, il explique que les pionniers de l’intégration européenne n’ont pas agi par idéalisme mais par «connaissance de l’histoire de l’Europe», par souci d’intégrer l’Allemagne dans un ensemble plus large pour lui éviter les tentations de la puissance, «pour nous protéger de nous-mêmes». Les générations nées après la Deuxième guerre mondiales doivent vivre avec le fardeau historique du IIIème Reich, a-t-il poursuivi: «Celui qui ne comprend pas cette raison originelle de l’intégration européenne […] passe à côté d’une condition essentielle pour résoudre la crise européenne actuelle».

Cette situation exige la solidarité de l’Allemagne avec ses partenaires qui «ne doit pas se limiter à des slogans». Helmut Schmidt était contre le «Grexit», la sortie de la Grèce de la zone euro, tout en étant conscient des erreurs qui avaient été commises au moment du traité de Maastricht qui a institué la monnaie unique. Pour une raison fondamentale qui touche une «tendance désastreuse» de la politique économique allemande: «des excédents à la fois énormes et durables de notre balance commerciale […] Tous nos excédents sont en réalité les déficits des autres.» Et de mettre en garde une politique «de déflation extrême en Europe» qui pourrait conduire aux mêmes conséquences dramatiques que dans les années 1930.

L'ancien chancelier, celui des années de plomb, à 80 ans, en pleine création de l’euro, attaquait ainsi frontalement les banquiers centraux allemands, gardiens du deutschemark, les traitant comme de sales gamins égoïstes : « Au plus profond de leur cœur, les patrons de la Bundesbank sont réactionnaires. Ils sont contre l’intégration européenne… Ils ont une tendance à trop agir et réagir en fonction d’intérêts nationaux et ils n’ont pas compris la nécessité stratégique de l’intégration européenne. » Plus tard, à 90 ans, en pleine crise de l’euro, c’était au tour de Wolfgang Schäuble et Angela Merkel de se faire traiter de débutants : « Il comprend bien les problèmes fiscaux et budgétaires. Mais les questions de marchés financiers et monétaires internationaux, des systèmes bancaires et du contrôle des banques sont nouvelles pour lui », disait-il de Schäuble : « Et c’est la même chose pour Merkel… Or, aux meilleurs postes, nous avons besoin de personnes qui comprennent l’économie d’aujourd’hui », déclarait-il dans une interview accordée en 2010 au quotidien berlinois Der Tagesspiegel.

______Angela Merkel ne fut pas écartée de ses critiques, comme les dérives bancaires depuis trente ans et, comme Delors, déplorait une mise en péril de l'euro, mais sans aller au bout de ses critiques.

Il a (également) critiqué la chancelière Angela Merkel qui "n'est pas une Européenne née", contrairement à son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, selon lui. "Elle a un sens tactique certain, mais la vue d'ensemble, c'est une autre chose", a-t-il commenté, alors que Mme Merkel a subi des critiques parfois violentes ces derniers mois dans la presse européenne.

Il s'est par ailleurs dit favorable à l'idée de mutualiser une partie de la dette européenne, conformément à la position des sociaux-démocrates allemands, et a estimé qu'accepter la Grèce dans l'euro avait été une erreur. "C'était une erreur d'accepter la Grèce, mais on l'a fait et on doit maintenant en assumer les conséquences", a-t-il dit.

_________Très réticent vis à vis de l'esprit sécuritaire, Helmut Schmidt restait vigilant sur les valeurs à préserver à tout prix.

Face aux enlèvements et aux attentats, Helmut Schmidt refuse l’abandon de certaines règles démocratiques au nom de la lutte antiterroriste. «L’épreuve consiste à ne pas laisser la sécurité l’emporter sur la liberté. Nous nous élevons contre une vague d’intolérance que certains veulent propager dans le pays», déclare-t-il.

________ C'est toute l'ambigüité de la politique allemande depuis Schröder qui suscitait ses critiques, sans aller jusqu'aux positions de Ulrich Beck.ou comme celles de Wolfgang Münchau, journaliste au Spiegel, très pessimiste sur l'avenir de l'Union européenne, estimant que "La réunification allemande est notre péché originel".

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Relativité

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Relativité

Honnête?

Si c'est Batter qui le dit....

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Mal logement

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Mal logement
Logement social, une pénurie entretenue
_______Le logement pèse de plus en plus dans le budget des ménages

-En cinquante ans, alors que les prix à la consommation ont été multipliés par 10, les prix des loyers ont été multipliés par 18, ceux des charges ont été multipliés par 26 et les prix de l’immobilier ont été multipliés par 55. Seuls les prix de l’électricité, du gaz et des autres combustibles pour le chauffage et l’eau chaude ont augmenté moins vite que le coût de la vie. L’accélération des prix de l’immobilier est particulièrement nette depuis 1995.
Pourtant, cette inflation n’est pas une fatalité : l’Allemagne, la Suisse et le Japon ont vu les prix des logements rester stables ou diminuer depuis 15 ans. En France — comme dans plusieurs autres pays — les prix de l’immobilier se sont brutalement retournés à la baisse en 2009 (-9 %) après 14 années de hausse ininterrompue.
Les prix des logements ont augmenté cinq fois plus vite que les prix à la consommation.(Credoc)

- "100 000 personnes sans domicile fixe, 3,5 millions de mal-logés et 6,6 millions dans une situation de « réelle fragilité » face au logement, cumulant souvent les impayés ou les retards dans le remboursement d’emprunt. Au total, dix millions de personnes sont touchées par la crise du logement".

-« l’Etat contribue de manière déterminante à faire le marché immobilier, notamment à travers le contrôle qu’il exerce sur le marché du sol et les formes de l’aide qu’il apporte à l’achat ou à la location ». Or les pouvoirs publics ont laissé s’effondrer la production d’habitations, générant une pénurie évaluée à un million de logements, dont quatre cent mille pour la seule Ile-de-France" (Pierre Bourdieu)
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Jamais sans Toit - AgoraVox:
"...Les mal logés représentent 20% des français, soit 3 millions dont 200 000 sont sans logis, 200 000 mal logés, dans des appartements sans fenêtre, avec parfois des rats, ou qui dorment dans leur voiture, et 2 600 000 qui demandent depuis dix ans un logement social, et qui n’ont pas de réponse.

Cette année, seulement 300 000 logements ont été construits en 2009, c’est très peu et c’est 18% de moins qu’en 2008.

Trois intervenants s’exprimaient le 21 mars 2010 sur les ondes de France culture, dans l’émission « vivre sa ville »

Outre Roger Fauroux, ancien ministre, étaient invités Serge Inserti (Président de la confédération nationale du logement) et Vincent Renard (Directeur de recherche au CNRS).

Ils commentaient un livre récent « en finir avec le mal logement » (éditions du cerf).

Certaines interventions étaient discutables car parfois assez éloignées de la réalité, comme par exemple lorsqu’était évoqué 53 sans abri morts de froid cet hiver, la réalité étant de 385.lien

Ensuite parce que pour Fauroux : « s’il n’y a pas assez de logements, c’est la faute des maires ».

Etonnant qu’il n’incrimine pas un seul instant le gouvernement, lequel devrait logiquement demander aux préfets d’appliquer la loi, et qui ne le fait pas.

Mais, lorsque l’on apprend que le même Fauroux, chargé de dresser un bilan de la première année de la présidence de Nicolas Sarkozy, déclarait benoitement en 2008 que les réformes « allaient dans le bon sens », on peut s’interroger sur l’objectivité de l’ancien ministre. lien

Personne n’a oublié la belle promesse faite en 2006 par Sarkozy : « je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid ». lien

Pourtant des lois existent, mais elles ne sont pas appliquées, comme par exemple la loi SRU (solidarité renouvellement urbain). lien

C’est cette loi qui oblige, entre autres, les municipalités à construire 20% de logement sociaux.

A Neuilly, ville dont Sarkozy a été maire, on en est loin : 3,2%. lien et l’on pourrait citer aussi la Côte d’Azur qui échappe aux sanctions par des tripatouillages. lien.

Alors pour éviter des sanctions (152 € par logement social manquant) à ces villes peu citoyennes, Christine Boutin a eu l’idée d’assouplir la loi, en faisant rentrer dans les 20% l’accession à la propriété. lien

Mais il y a aussi la loi DALO : 600 000 citoyens potentiels y ont droit, mais devant les difficultés administratives, seulement le quart des dossiers a été déposé, pour 10 000 effectivement résolus.

Il y a mieux...."

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Ils viennent jusque dans nos bras...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ils viennent jusque dans nos bras...

Vous avez dit barbares?

_______ Il est des actes violents, d'une cruauté extrême, d'où la moindre pitié est exclue. Barbares, dira-t-on...

Une dénomination presque spontanée, un mot commode qui vient aux lèvres pour qualifier la folie meurtrière, l'horreur presque indicible.

____ On ne reviendra pas sur l'origine et l'histoire du mot et son usage critique.en ethnologie.

Ici, c'est plutôt au sens moral qu'il est pris, contre toutes les formes d'extrémismes meurtriers.

________ Daesch et ses missionnaires armés, dit-on, ont des méthodes barbares, qu'on peut avoir tendance à relier à une tradition ancestrale..

_ Mais à Bagdad ou à à Cordoue, a régné un âge faste remarquable et une tolérance relative. Juifs et musulmans cohabitèrent dès l'origine et épisodiquement de manière relativement harmonieuse. Mais le radicalisme Wahhabiste constitua un tournant dont l'Arabie saoudite fut et reste l'héritière, avec ses formes diverses, rejetées par beaucoup de musulmans.

___________ Barbare, un mot du coeur et de la passion stigmatisante, d'utilisation spontanée, mais source de confusions, qui altère l'intelligence et entre souvent dans le jeu de l'adversaire.

... Le terme de barbarie apparaît comme un mot brûlé. Brûlé parce qu’on l’a trop employé pour désigner l’autre en général, et, particulièrement, le musulman. Brûlé, parce qu’il fait écran à toute intelligence précise de l’ennemi qu’exige toute situation de guerre. Brûlé, parce qu’il situe le conflit exactement sur le terrain où Daech veut le situer : celui de la culture et des valeurs et non celui de la politique, des alliances et des rapports de force. Brûlé, même parce qu’en un sens, il réalise d’avance la finalité obvie de tels actes : introduire le sentiment de la barbarie au cœur de la société française avec ses inévitables conséquences en termes de confusion, de soupçon et d’exclusion que vont connaître une fois encore tous les Français musulmans ou d’origine arabe afin de les pousser à rejoindre le jihad. Tant que l’on ne sait pas comment éradiquer Daech et gagner cette guerre qui frappe sur notre propre territoire, contrevenir au moins de toutes nos forces au renforcement d’un tel sentiment est notre devoir le plus urgent. En particulier, en arrêtant au plus vite de parler de barbares et de barbarie.

________Daesch n'a rien à voir avec l'islam tel qu'il est vécu par la grande majorité de ceux qui s'en réclament, même si, faute de contextualisation et d'interprétation, le Coran peut être lu et vécu de diverses manières, parfois de façon la plus obtuse et intégriste... Le délire peut affecter d'autres religions dans certaines circonstances, comme l'histoire le montre.

______ C'est l'avatar monstrueux d'une situation de violence qui date de l'invasion de l'Irak, d'un contexte de désordre organisé où le pire a pu germer et s'organiser, sur la base d'une doctrine salafiste, qui a servi de matrice et qui s'empare aussi d'esprits cultivés, d'hommes ayant parfois une formation universitaire, comme les Nazis avaient leurs lettrés et leurs artistes.

Violence qui affecte les moeurs de l'allié saoudite qui a fait école...

______ L'existence de Daech, qui risque de durer, arrange bien certains pays

Se prémunir contre les extrêmes reste une tâche qui n'est jamais terminée. Il est des circonstances où des digues culturelles peuvent céder si nous n'y prenons garde. Après Freud, d'autres nous le rappellent.

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