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Ombres sur l'euro?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ombres sur l'euro?

l'Europe a mal à son euro

__A l'épreuve de la crise, l'Europe apparaît-elle comme un bouclier ou un carcan?

-Un sévère mise à l'épreuve de la solidarité européenne-

_____-Qui note les Etats?:

["L’arbitrage comprend (alors) une grande part d’arbitraire. Les pays riches peuvent compter sur de bonnes notes, tandis que les plus pauvres - et donc ceux qui ont souvent les besoins les plus pressants - sont pénalisés. Mieux vaut coopérer, c’est-à-dire fournir tous les documents demandés et recevoir la visite d’« examinateurs », que se voir décerner une note non sollicitée. Le système renforce les inégalités et regorge d’effets pervers. Le plus spectaculaire étant celui que les Anglo-Saxons appellent « self-fulfilling prophecy » : le simple fait de prévoir, même à tort, une déconfiture amène la déconfiture. Tout gouvernement qui dépend pour son financement des marchés internationaux se trouve à la merci des agences de notation. Un pays peut voir sa note modifiée du jour au lendemain, ou se trouver placé « sous surveillance », en anticipation d’une éventuelle rétrogradation. De tels « avertissements » conduisent souvent à un changement de politique, histoire d’éviter la sanction financière des « marchés ». Tels des potaches nerveux, les gouvernements guettent les changements d’humeur des agences...Très sourcilleuses en matière de transparence lorsqu’il s’agit des notés, les agences de notation restent elles-mêmes bien mystérieuses. Leur pouvoir exorbitant et leurs abus appellent à un contrôle plus strict de leurs pratiques ou du moins à l’adoption d’un code de déontologie. De telles initiatives sont à l’étude, mais on peut douter de leurs succès. Les agences ne peuvent en effet être contrôlées que par ces mêmes gouvernements qu’elles tiennent sous haute surveillance."]

_____-Mais,qui contrôlera les agences notatrices?...-

______L'arbitraire des agences de notation

__Les agences de notation ont accentué la crise financière _

______L'Europe veut mieux contrôler les agences de notation__________________________

-On assiste à "Une situation qui va (de toute façon) obliger la zone euro à trouver une solution en interne. Or, pas plus qu'au niveau de l'Union dans son ensemble, ce cas de figure n'est prévu par les traités qui encadrent l'Union économique et monétaire... Il va donc falloir inventer des modalités nouvelles : qui va payer pour prêter ? Combien ? Que va-t-on exiger des Etats aidés en contrepartie, qui va gérer de factoles finances publiques de l'Etat défaillant et comment ? De plus, pour la suite, le fait d'avoir aidé un Etat crée un précédent qui va obliger à mettre en place une surveillance macroéconomique beaucoup plus stricte de tous les Etats de la zone, puisqu'à l'avenir, toutes les dérives des uns seront assumées par les autres – contrairement à ce qui est prévu actuellement dans les traités... Bref, comme toujours, c'est face à une crise imprévue que l'intégration européenne va faire des progrès aussi considérables qu'inattendus, puisque le sauvetage financier entraînera, selon toute probabilité, l'affirmation d'une solidarité budgétaire entre Etats membres de la zone..." (Roubini)_________________________

________-De financière, la crise devient celle des Etats | Mediapart:

"En quelques jours, l'euphorie a fait place à la fièvre sur les marchés. Ce n'est pas la panique comme en septembre 2008, après la chute de Lehman Brothers aux Etats-Unis, mais c'est une tension croissante. Actions, matières premières, monnaies et – ce qui est nouveau – bons du Trésor et obligations, tout est pris dans la tourmente. En trois jours, le Cac 40 a perdu près de 6% pour redescendre en dessous de 3.600 points. Le Dow Jones a perdu plus de 4% et est repassé symboliquement sous la barre des 10.000 points. Le Nikkei a suivi, perdant en une seule séance près de 3%, emmenant dans son sillage toutes les places asiatiques.

Mais c'est sur les marchés obligataires que la tension est la plus forte. Brusquement, tout ce qui ressemble à une dette devient tabou. Et c'est sur l'Union européenne que se concentre pour l'instant toutes les peurs. Grèce, Portugal, Espagne, Irlande, les PIGS comme les ont surnommés avec mépris et supériorité les marchés anglo-saxons, sont les premiers visés. Parce qu'ils sont les plus endettés, parce que leur économie est la plus fragile. Mais c'est toute l'Union européenne qui est touchée. L'euro se retrouve emporté dans la tourmente, tombant à 1,37 dollar, son plus bas niveau depuis neuf mois.
Pourquoi ce nouvel accès de fièvre ? Tout est parti d'une émission ratée par le Portugal. Au moment où la Grèce était en train de présenter son plan de rigueur à Bruxelles et d'obtenir le soutien européen, le Portugal essayait de lever 500 millions d'euros sur les marchés pour se financer à court terme. En temps normal, cette émission d'un très faible montant n'aurait jamais dû rencontrer de difficultés. Pourtant, le Portugal a été contraint de ramener son émission à 300 millions d'euros, faute de prêteurs.
Les marchés, qui affichent une très grande nervosité sur l'endettement des pays depuis la dégradation affectant la Grèce en décembre, ont pris peur: si le Portugal n'arrivait pas à lever si peu d'argent aujourd'hui, qu'en serait-il s'il devait faire face à des échéances plus importantes? Pourrait-il trouver des créanciers? N'y avait-il pas un risque mal estimé pour lui comme pour d'autres? Le problème se pose notamment pour la Grèce qui doit lever plus de 20 milliards d'euros pour se refinancer entre avril et mai.
Dès lors, une quasi-panique s'est emparée des marchés obligataires. Les analystes ont commencé à conseiller de se tenir à l'écart de certaines émissions européennes. Les investisseurs ont exigé des primes de risque de plus en plus élevées pour les pays jugés les moins sûrs. Les emprunts grecs se négocient à 6,76%, alors que les émissions allemandes, qui servent de référence sur les marchés, sont à 3,66%. Les taux d'emprunt du Portugal et de l'Espagne se sont aussi tendus. Dans le même temps, les CDS (credit default swaps), ces assurances censées protéger les prêteurs contre les risques de défaillance, explosent. Vendredi matin, les primes pour la Grèce atteignaient le niveau historique de 426 points. Ce qui signifie que pour 10 millions d'euros empruntés, la prime d'assurance à payer est de 426.000 euros. Le CDS pour le Portugal a augmenté de 32 points à 226 points, celui de l'Espagne dépasse les 150 points.
Pour les gouvernements, c'est un très mauvais signe. Car cette envolée des primes de risque signifie qu'il leur faudra offrir des taux de plus en plus élevés pour convaincre les investisseurs de leur prêter, ce qui va les amener à consacrer de plus en plus d'argent aux intérêts et au remboursement de leur dette, au risque de pénaliser la croissance future..."

;-Zone euro : l'heure de vérité...

_______-L' ALERTE de ROUBINI à DAVOS:

"L'euro est en baisse, les taux d'intérêt flambent sur les titres de la dette grecque, portugaise ou espagnole, les Bourses plongent... La tourmente qui a commencé à balayer la zone euro fin 2009, à cause des révélations sur l'ampleur réelle des déficits publics grecs, se prolonge et s'aggrave. Elle comporte certes une forte dimension spéculative et les craintes que traduisent les réactions des acteurs de la finance sont excessives (comme toujours) par rapport à la réalité des déséquilibres budgétaires de la zone. Sans parler du rôle des pompiers pyromanes des agences de notation qui n'avaient rien vu venir sur les subprime mais qui, cette fois, attisent consciencieusement l'incendie... Il n'empêche, ces prophéties sont aussi autoréalisatrices : en poussant vers les sommets les taux d'intérêt auxquels les Etats du sud de l'Europe peuvent emprunter, la spéculation aggrave réellement, et rapidement, leur situation.
Plusieurs Etats européens se sont déjà retrouvés en quasi-faillite ces derniers temps, du fait des tensions suscitées par la crise économique et financière : la Hongrie, les pays baltes ou encore la Roumanie. Au sein de l'Union, il n'existe cependant aucune procédure ni aucun budget pour que la solidarité des différents Etats membres s'exerce face à ce risque. Pas plus aujourd'hui, avec le Traité de Lisbonne, qu'avant. L'Union a quand même réussi à trouver quelques bouts de ficelle pour leur venir en aide mais, pour l'essentiel, ces Etats ont dû se tourner vers le Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir les prêts qui leur permettent de faire face aux échéances de leur dette. Comme s'il s'agissait d'un pays en voie de développement et non d'un Etat membre du bloc économique, de loin, le plus riche de la planète... Moyennant quoi le FMI exige d'eux, en contrepartie de son aide, des mesures de redressement sévères...

Avec la Grèce, voire l'Espagne et le Portugal demain, on entre évidemment dans une toute autre catégorie : ils appartiennent à la zone euro. Et si ils font défaut, c'est la crédibilité de l'euro, et donc de toutes les dettes publiques émises en euros, qui sera atteinte. Avec pour corollaire une hausse sensible des taux d'intérêt pour l'ensemble des Etats de la zone... Une situation qui va de toute façon obliger la zone euro à trouver une solution en interne. Or, pas plus qu'au niveau de l'Union dans son ensemble, ce cas de figure n'est prévu par les traités qui encadrent l'Union économique et monétaire... Il va donc falloir inventer des modalités nouvelles : qui va payer pour prêter ? Combien ? Que va-t-on exiger des Etats aidés en contrepartie, qui va gérer de factoles finances publiques de l'Etat défaillant et comment ? De plus, pour la suite, le fait d'avoir aidé un Etat crée un précédent qui va obliger à mettre en place une surveillance macroéconomique beaucoup plus stricte de tous les Etats de la zone, puisqu'à l'avenir, toutes les dérives des uns seront assumées par les autres – contrairement à ce qui est prévu actuellement dans les traités... Bref, comme toujours, c'est face à une crise imprévue que l'intégration européenne va faire des progrès aussi considérables qu'inattendus, puisque le sauvetage financier entraînera, selon toute probabilité, l'affirmation d'une solidarité budgétaire entre Etats membres de la zone..."

-La crise de l'euro : crise européenne_-L'euro cède encore du terrain face au dollar
-L'euro est-il un boulet économique ?_- la BCE prévoit un scénario de rupture avec l'euro
-Blog de Paul Jorion : Europe:compte à rebours_-Roubini prévoit une dégradation de l'économie après l'été

-Zone euro: le grand retour des vigiles obligataires | Mediapart_-La Grèce peut-elle échapper à une purge façon FMI ? | Mediapart_-L'Espagne est-elle encore crédible ? - AgoraVox_-Les gouvernants n'ont rien appris de la crise_-Le déficit démocratique _-Un modèle original : le fédéralisme à l'envers____________________

-Espagne en difficulté_-Crise: tempête en vue ?-Grèce_-Irlande: oui à Lisbonne?_-L'EURO en péril ?

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Gentil ou pas?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Gentil ou pas?

Gentil?

Peut-on encore l'être?

ça se discute...

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Mythologie d'aujourd'hui

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Mythologie d'aujourd'hui

Les dernières croisades?

_________-Un système de croyances déjà ancien, étrange et inquiétant, par l'influence qu'il exerce encore
-Une alliance irrationnelle entre nationalisme et messianisme
Pour une terre entre mythe et histoire
_________Sionisme chrétien d'hier et d'aujourd'hui

-« Le sionisme chrétien est un mouvement politique théologique moderne qui adopte les positions idéologiques les plus extrêmes du sionisme, nuisant ainsi à l’établissement d’une paix juste entre la Palestine et Israël. [...] Dans sa forme extrême, il met l’accent sur des évènements apocalyptiques conduisant à la fin de l’histoire plutôt qu’au vécu actuel de l’amour du Christ et de la justice ».(Déclaraton de Jerusalem des Eglises traditionnelles)
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__________-La polémique sur le « lobby pro-israélien »:
"..Cette étude part d’un constat largement consensuel : le caractère exceptionnel de la relation unissant Tel-Aviv et Washington, fondé selon les auteurs sur un soutien américain d’un niveau « unique ». Mearsheimer et Walt rappellent des faits bien établis. Israël est depuis 1976 le plus important bénéficiaire de l’aide économique et militaire américaine – entre 1949 et 2005, l’aide totale des Etats-Unis à Israël s’est élevée à 153 milliards de dollars [. Israël jouit également d’un soutien diplomatique hors du commun de la part de Washington.
Les auteurs rappellent que, depuis 1982, les Etats-Unis ont voté contre toutes les résolutions du Conseil de sécurité condamnant Israël. Il faut préciser pourtant que le soutien américain n’a jamais été systématique : il est arrivé que Washington prenne ses distances à l’égard d’Israël lorsque ses actions ou ses demandes l’ont embarrassé. Mentionnons également le délai, critique pour Tel-Aviv, avec lequel Washington mit en œuvre le pont aérien assurant le ravitaillement en armes lors de la guerre du Kippour, ou encore l’injonction adressée à Israël en 1989 par le secrétaire d’Etat James A. Baker III de mettre un terme à la colonisation dans les territoires occupés. Ces exemples ne sauraient cependant remettre en cause l’exceptionnel soutien américain à Israël.
____Pour Mearsheimer et Walt, tous deux partisans d’une politique étrangère américaine faisant primer l’intérêt national, ce soutien est irrationnel et incompréhensible car Israël serait devenu un « handicap stratégique » pour Washington. Depuis la fin de la Guerre froide, pendant laquelle l’Etat hébreu a joué le rôle de substitut stratégique des Etats-Unis au Moyen-Orient, l’avantage d’avoir Israël comme ami n’est plus aussi évident qu’auparavant. Ce soutien vaut à Washington un blâme embarrassant de la part des démocraties soucieuses du respect des droits de l’homme dans le monde, et fragilise ses relations avec les pays du Golfe. Pour les deux auteurs, il accroît également le risque terroriste pour les Etats-Unis. Pourtant, chacune des guerres dans lesquelles Israël a été engagé a servi de terrain d’essai pour les armes que Tel-Aviv avait achetées à Washington, et la coopération stratégique entre le Mossad et la CIA continue à représenter des avantages pour les Etats-Unis.
__Pour Mearsheimer et Walt, la relation spéciale entre les deux pays ne peut plus non plus être justifiée par des considérations morales : Israël n’est plus menacé comme il a pu l’être jadis, il n’est plus la démocratie respectueuse des droits qu’il a longtemps prétendu être et la réparation des souffrances infligées dans le passé aux Juifs se fait désormais aux dépens du peuple palestinien. D’où la question posée par les auteurs : si la relation spéciale liant les Etats-Unis à Israël est en contradiction avec les deux explications classiques de la politique étrangère que sont le réalisme et la moralité, comment en rendre compte ? Pour Mearsheimer et Walt, l’explication est simple : elle « réside dans le pouvoir inégalé du “lobby israélien” », qui serait le seul lobby « à avoir emmené la politique étrangère américaine aussi loin de la direction que l’intérêt national aurait conseillé d’emprunter..."

-Le sionisme chrétien et le soutien à Israël:
"Du côté juif, même si l’on apprécie l’appui des sionistes chrétiens aux Etats-Unis pour soutenir une politique favorable à Israël, toute méfiance n’a pas disparu, les juifs craignant que l’objectif chrétien à long terme soit la conversion en masse du peuple élu. Gershom Gorenberg, universitaire américain, rédacteur en chef du Jerusalem Report, écrit non sans humour : « Nous leur plaisons en tant que personnes de leur histoire, leur pièce de théâtre [...] et c’est une pièce de théâtre en cinq actes de laquelle les juifs disparaissent au quatrième » .
_______________-Influence des Sionistes Chrétiens sur la politique américaine
"...Les sionistes chrétiens sont persuadés que le retour de Jésus provoquera la conversion des Juifs. Ce sionisme se marie donc paradoxalement avec une certaine forme d'antijudaïsme. Cette croyance se distingue aussi du soutien traditionnel et non-messianique au sionisme de nombreux chrétiens n'ayant pas volonté de convertir les juifs à terme. Il s'agit pour eux d'un engagement moral et politique, et non évangélique.
Le terme « Sionisme chrétien » rassemble donc un ensemble de groupes ultra fondamentalistes, croyant que la judaïsation de la Palestine historique (Israël et les territoires palestiniens) est une obligation divine qui ramènera Jésus sur terre, fera définitivement de lui le Christ ou messie et assurera le triomphe du christianisme lors de l'apocalypse.
Les racines du sionisme chrétien se trouvent dans plusieurs livres de la Bible, en particuliers dans les visions apocalyptiques du livre de Daniel, et du livre d'Ézéchiel, ainsi que dans l'Apocalypse du Nouveau Testament. Les visions uniquement spirituelles et poétiques pour la majorité des croyants sont interprétées par ces sionistes chrétiens en réalité géopolitique.
Comme tous les protestants, ces fondamentalistes accordent une grande importance à l'Ancien Testament mais en font une lecture littéraliste. Ils n'admettent pas la critique historique des textes qu'ils lisent, textes qu'ils interprètent dans une perspective messianique et apocalyptique. Pour eux, les évènements historiques sont à lire suivant un scénario qui conduit obligatoirement à la fin des temps et à la rédemption. Politiquement, ils gèrent des sommes considérables, mobilisent des millions de fidèles et utilisent systématiquement les techniques les plus modernes pour hisser les fidèles jusqu'à l'extase et recruter de nouveaux adeptes dans tous les milieux. Ils n'hésitent pas à s'immiscer, y compris par la force, dans les pays à l'équilibre politique fragile, sans crainte de provoquer des séismes qui, comme indiqué ci-dessus, leur donnent la certitude rassurante qu'ils hâtent l'Armagedon.
Nous avons déjà montré que ce catastrophisme apocalyptique a inspiré et continue d'inspirer nombres de positions diplomatiques et militaires dont en Europe l'on s'étonne qu'elles puissent être prises par un gouvernement raisonnable, à la tête d'un grand pays scientifique. Les erreurs imputées aux néoconservateurs ou à des gouvernants tels Bush et Cheyney ne sont pas à leurs yeux des erreurs, même la guerre en Irak, même les provocation à l'égard de l'Iran, de la Russie et de la Chine. Il s'agit de processus indispensables pour hâter le chaos final. .."
__________-L'influence de la droite chrétienne sur la politique des USA au Moyen-Orient:
"... les Israéliens reconnaissent l’influence politique de la droite chrétienne. Depuis 2001, Bauer a rencontré plusieurs membres du cabinet israélien et le Premier Ministre Ariel Sharon. L’ancien Premier Ministre Benyamin Netanyahou remarquait : « Nous n’avons pas de plus grands amis et alliés » que l’aile droite chrétienne américaine.
___Il fut un temps où les administrations républicaines avaient la capacité de résister à la pression des lobbys sionistes quand elles le jugeaient important pour les intérêts américains. Par exemple, l’administration Eisenhower fit pression sur Israël pendant la crise du canal de Suez en 1956, l’administration Reagan vendit des AWACS à l’Arabie Saoudite en 1981, et la première administration Bush retarda un prêt garanti de 10 milliards de dollars à Israël en attendant le résultat de l’élection clé de 1992 en Israël.
__Mais avec l’influence croissante de la droite chrétienne, une telle prise de distance n’est plus réalisable aussi facilement. Pour la première fois, le Parti Républicain a une part importante de son propre électorat qui est pro-israélienne, et qu’il ne peut pas ignorer. Des hauts fonctionnaires de la Maison Blanche, dont Eliott Abrams, directeur du National Security Council sur les questions du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ont des réunions régulières et parfois prolongées avec des représentants de la droite chrétienne. Comme le dit un dirigeant républicain : « Ils sont très pugnaces et ils ont déplacé le centre de gravité dans un sens favorable à Israël et contre les concessions. Ceci teinte le contexte dans lequel se prennent les décisions. » En fait, le degré de soutien de l’administration Bush au Premier Ministre Sharon a surpris les juifs sionistes extrémistes eux-mêmes..."
- Sionisme chrétien: restauration juive
-La dernière croisade des chrétiens sionistes
-Le lobby des chrétiens sionistes
-Militants de la Bible aux Etats-Unis. Évangéliques et fondamentalistes du Sud
-Déclaration de Jérusalem sur le sionisme chrétien
-Moyen-Orient: un tournant? L'ère Obama: incertitudes
-L'Aipac, le lobby pro-israélien des États-Unis
-George Bush, croisé mystique de Sion________________________
-Israël: relations particulières
-Contre-lobby juif...

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A niveau

Publié le par Jean-Etienne ZEN

A niveau

La Belgique est à niveau

Plutôt deux fois qu'une fois...

Une fois.

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L'argent-dette: questions

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'argent-dette: questions

La question qui fâche

_________Dette publique : une affaire rentable?

-Les effets de la globalisation financière...____________

_________Dette publique de la France:

...L’État français s'est progressivement tourné vers les marchés financiers internationaux à partir de 1973 (refonte des statuts de la banque de France, réforme contenue dans la Loi n°73-7 du 3 janvier 1973, publiée au journal officiel du 4 janvier 1973), et plus encore depuis la création de l'euro, ce qui fait qu’en 2007, 60 % de la dette de l'État français est détenue par des non-résidents (c’est-à-dire ménages ou entreprises non-français). Cette part des non-résidents est en augmentation forte et régulière depuis 1999, date à laquelle elle s'élevait à 28 %. Au 2e trimestre 2007, 58 % des OAT émises par l’État étaient détenues par des non-résidents (entreprises et ménages étrangers) ; au sein des 42 % restants détenues par des entreprises ou des ménages français, 60 % étaient détenues au sein de contrats d’assurance (comme les contrats d’assurance-vie), 20 % par des établissements de crédit, et 17 % par le biais d’OPCVM
___________Au cours de son histoire, l'État français a souvent eu recours à la dette pour faire face à des dépenses fortes, comme les guerres. La dette a fluctué, passant par exemple par une valeur presque nulle (par rapport au PIB) en 1540 ou en 1820, et atteignant jusqu’à environ 290 % du PIB en 1944[45]. Après les périodes de forte augmentation, la part de la dette dans le PIB a été rapidement réduite, principalement en raison d’une forte hausse de l’inflationvaleur réelle de la dette, et donc spolie partiellement les détenteurs de la dette) et d’une croissance forte du PIB. Un tel niveau de dettes était « amorti » par le jeu de dévaluations successives du franc par rapport aux autres monnaies. Ce « jeu » de dévaluations n'étant plus possible depuis la création de l'euro unique en 2002, il constitue le principal sujet de désaccord exprimé par les opposants à l'euro comme monnaie unique au lieu de l'euro monnaie commune...
pour conforter la confiance sur la stabilité de la valeur de la monnaie, la France s'interdit avec la loi du 3 janvier 1973 les concours de la Banque de France au Trésor public, notamment les émissions de crédit sans intérêt[58]. Ceci revient à s'interdire de « faire marcher la planche à billet ». Cette décision de principe fut confirmée lors des nouveaux changements de statut de la Banque de France en 1993...___Suprême garantie symbolique, l’emprunt Giscard du 18 janvier 1973 est indexé sur le cours de l'or. Mais cette indexation empêchera les finances publiques de profiter de l'importante inflation de la décennie suivante, les remboursements en monnaie « or » explosant par rapport à la monnaie courante, et finalement le consensus se fait sur la nécessité de combattre directement l'inflation, plutôt que de l'esquiver avec de coûteuses garanties de ce genre.
___Au cours des années 1980, les États-Unis adoptent une politique monétaire désinflationniste (à partir de l’arrivée de Paul Volcker comme directeur de la Fed). Les autres pays pratiquent une politique similaire, par exemple la France à partir de 1983.___À partir de 1985, la réduction de l’inflation porte ses fruits, et l’État français (comme les autres pays développés) bénéficie de taux d’emprunt beaucoup plus faibles ; le taux moyen passe d’environ 11 % en 1985 à 5 % en 2000. La baisse des taux d'intérêt a permis à l'État de se refinancer à moindre coût (baisse du taux moyen des intérêts donc baisse des charges de la dette)..."

_________-Privatisations et déficit public - AgoraVox:

"La France est en 2008 le 19è pays le plus endetté au monde. La dette publique au 3è trimestre 2009 s’élève à 1457 milliards d’euros, soit 76% du PIB. Et la prévision pour 2010 du gouvernement est de passer à 84% du PIB, sans même parler du grand emprunt…Voici l’évolution (voir image).

Il va sans dire que l’objectif fixé par la Commission Européenne est de 60% du PIB. La France est en train d’exploser ce seuil.La France a donc presque 1500 milliards d’euros à rembourser. Les recettes fiscales annuelles de l’Etat sont pour 2009 de 252 milliards d’euros, soit un sixième de la somme à rembourser.___Les intérêts de cette dette sont en conséquence colossaux : 47 milliards d’euros en 2005, c’est-à-dire plus ou moins l’impôt sur le revenu payé par la totalité des Français.___60% de cette dette est détenue par des non-résidents. La France n’est donc plus indépendante économiquement.___Si on comparait cela à la gestion financière d’un smicard, c’est comme si un smicard qui gagne 1000€ nets par mois devait rembourser par mois 160€ d’intérêts pour un crédit de 70000€, sans compter le remboursement du capital par ailleurs…Il serait certainement fiché à la Banque de France…___Au regard de cela, quel est l’impact et le bénéfice que nous avons retiré des privatisations successives qui ont eu lieu depuis 1986 ?____Les objectifs de ces privatisations étaient multiples :- réduire le déficit public, avec l’argent de la vente de ces entreprises.- développer le concurrence dans les secteurs financiers, énergétiques, des télécom, etc.- permettre au marché de s’autoréguler.- Développer l’actionnariat populaire__Au final, les ventes des grandes entreprises (voir ci-dessous) nationales ont généré une rentrée d’argent d’un peu plus de 100 milliards d’euros…Un quinzième de la dette actuelle…___L’actionnariat populaire reste fortement minoritaire, notamment face aux forts mouvements de concentration et aux capacités d’investissement d’établissements financiers et autres multinationales.___La téléphonie mobile en France est l’une des plus chères du monde. Les prix du gaz et de l’électricité ne cessent d’augmenter. La qualité de service s’en ressent.___L’idéologie néolibérale a été testée à grande échelle. Elle nous a amené à la crise financière que nous connaissons.On dit alors, bêtement, que « les caisses sont vides » (François Fillon en 2007).__N’a-t-on donc pas bradé nos fleurons industriels et financiers ?

Un petit récapitulatif est nécessaire des gains cumulés réalisés par l’Etat suite aux ventes totales ou partielles des entreprises nationales à la sphère privée.__1ère vague de privatisations totales ou partielles sous le gouvernement Chirac en 1987 et 1988 : CGE (ex-Vivendi), Alcatel-Alsthom, Paribas, St-Gobain, Société Générale, Groupe Suez, Crédit Commercial de France, TF1, Matra, Havas, Mutuelle Générale Française, Banque BTP…____Gain estimé pour l’Etat : 15 milliards d’euros.___2è vague de privatisations totales ou partielles sous le gouvernement Balladur entre 1993 et 1995 : Rhône-Poulenc, Ef Aquitaine, Renault, UAP, SEITA, BNP, BFCE (ex-Natexis), Assurances Générales Françaises…___Gain estimé pour l’Etat : 17 milliards d’euros.___3è vague de privatisations totales ou partielles sous le gouvernement Juppé entre 1995 et 1997 : AGF, CGM, Péchiney, Usinor-Sacilor, CFNR, Bull…___Gain estimé pour l’Etat : 9 milliards d’euros.___4è vague de privatisations totales ou partielles sous le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002 : Air France, Autoroutes du sud de la France, LCL, France Télécom, RMC, Eramet, GAN, Thomson, CIC, CNP, Aérospatiale EADS…___Gain estimé pour l’Etat : 32 milliards d’euros.___5è vague de privatisations totales ou partielles sous le gouvernement Raffarin entre 2002 et 2005 : Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, France Télécom, Snecma, Autoroutes Nord et Est France, LCL, Thomson…___Gain estimé pour l’Etat : 13 milliards d’euros.___6è vague de privatisations totales ou partielles sous le gouvernement De Villepin : Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, EDF, GDF, SNCM, Autoroutes Nord et Est France, Autoroutes du Sud de la France, DCNS, Aéroports de Paris…Gain estimé pour l’Etat supérieur à 30 milliards d’euros.___Au total, une cinquantaine de sociétés parmi les plus prestigieuses furent privatisées, pour un gain d’un peu plus de 100 milliards d’euros, qui pour les deux tiers, ont servi à recapitaliser des entreprises publiques ou investir...___Certaines de ces sociétés ont pu rebondir avec l’appui des marchés financiers mais qu’en est-il des recettes de l’Etat sur ces entreprises ?____Quand on voit que les entreprises du CAC 40 paient 8% d’impôts sur le bénéfice seulement, pourquoi les caisses sont-elles vides ?___L’exemple de TOTAL est probant. En 2008, TOTAL engrange 13 milliards d’euros de bénéfices. Presque 5 milliards d’euros sont reversés aux actionnaires, 260 millions d’euros aux salariés…A elle seule cette entreprise pourrait combler le trou de la Sécurité Sociale…Sans pour autant heurter sa compétitivité, puisque 60% de ses bénéfices sont conservés pour les investissements et l’autofinancement.___Pourquoi ne pas se servir d’une imposition plus forte ?Ces entreprises utilisent les ressources françaises pour prospérer. L’Etat doit s’appuyer sur ces fleurons pour relancer l’économie. Les entreprises françaises doivent aider la France à se développer, à créer de l’emploi. Les 20 plus grosses entreprises du CAC40 ont enregistré un bénéfice cumulé de 87 milliards d’euros en 2007…On pourrait payer les intérêts de la dette et financer la sécurité sociale avec cela…à méditer…"

________Point de vue

"La Grèce est aujourd’hui un condensé de ce qui nous attend en Europe. L’offensive spéculative des marchésfinanciers, préparée en petit comité sous l’égide de Georges Soros (par ailleurs grand philanthrope et critique de la finance) démontre s’il en était besoin que tout ce que l’on nous a raconté sur la nécessaire « régulation » des marchés financiers était du flan. Fondamentalement, les gouvernements sont au service de la finance ou, pour être modéré, ont choisi de ne pas aller à l’encontre de ses intérêts. Cela n’exclut pas des contradictions au sein de ce petit peuple : la finance cherche à se faire un maximum de fric, les gouvernements doivent quand même gérer les affaires courantes. Face à la crise, ces derniers n’ont pas hésité
à déverser tout l’argent nécessaire pour sauver les banques et la finance, mais en se gardant bien d’y mettre la moindre condition. Partout en Europe, les banques se renflouent en prêtant à un taux d’intérêt bien supérieur à leur taux de refinancement. Sous cette forme, les subventions aux banques coulent à jet continu. La crise n’a rien changé à cette soumission. Les gouvernements n’ont pas un seul moment envisagé sérieusement de sanctionner la spéculation ou d’encadrer des instruments purement spéculatifs, comme les fameux Credit Default Swaps. Ils auraient pu imposer aux banques de détenir une fraction de leurs actifs en titres de la dette publique et mutualiser la gestion de la dette au niveau européen. Mais ne rêvons pas : leur seule préoccupation est de redonner confiance aux « marchés » en imposant à la Grèce un plan d’ajustement d’une incroyable brutalité. Le seul débat porte sur le moyen d’y parvenir, et le projet d’un Fonds Monétaire Européen n’a de sens que s’il permet de mieux contrôler la réalité de cet ajustement. Le creusement des déficits publics est un phénomène général en Europe et, si la Grèce est apparue comme le maillon faible, beaucoup d’autres pays sont dans une situation aussi fragile. Les économistes de l’OFCE viennent de mener un exercice de prospective qui montre que la dette est là pour durer. Le plan d’ajustement présenté par la France repose sur une hypothèse de retour à une croissance 2,5 % dès 2011 à laquelle personne ne croit : ni Bercy, ni la Commission européenne
Cette dette n’est pas soutenable, même d’un point de vue de gauche : elle implique en effet que, durant une période indéterminée, une partie importante du budget serait captée par une couche de rentiers qui prêtent à l’Etat plutôt que de lui payer des impôts. En plus, cette charge de la dette pourrait se mettre à gonfler à partir du moment où le taux d’intérêt réel viendrait à augmenter. Enfin, la vulgate libérale expliquera que cette dette publique « évince » l’endettement privé et donc bride l’investissement, donc la croissance, etc. C’est pour cela que l’exemple grec doit être médité : il représente une forme de répétition générale des politiques de super-austérité qui vont tendre à se généraliser. Dans le même temps, évidemment, les patrons vont vouloir rétablir leurs profits écornés par la crise pour mieux affronter la concurrence. Cette double austérité, salariale et budgétaire, conduit directement à une nouvelle récession. Mais chaque pays cherchera à tirer son épingle du jeu, au prix d’une concurrence exacerbée. Dans cette Europe qui a choisi la concurrence comme emblème, il ne faut pas s’attendre à la recherche de solutions coopératives. Dans cette conjoncture, tout est affaire de timing, et c’est dorénavant le gros problème de Sarkozy. La bourgeoisie n’a pas d’objection de principe à son charlatanisme (le chômage va bientôt baisser, la production industrielle va augmenter de 25 % d’ici à 2015, etc.) mais il lui faut attendre 2012 avant d’entamer le tournant vers l’austérité et cette échéance est un peu éloignée. En attendant, il laisse filer les déficits. Tant qu’à faire, DSK ferait peut-être mieux le job, avec le même enthousiasme austère que Merkel, ou ses camarades socialistes, Zapatero et Papandréou. Il y a une autre leçon à tirer de la Grèce, c’est que la « régulation » du système ne dépassera pas spontanément le stade de la simulation. Seule une mobilisation sociale venant bousculer le business as usual peut changer un tant soit peu les règles du jeu. Et cette mobilisation doit être à la hauteur de la violence exercée par les dominants : c’est la seule « éthique » à laquelle ils soient vraiment sensibles." (M.Husson)

-Transformation du système financier

-Dégradation de la dette : Sarkozy va couler la France

-Dividendes: les actionnaires ne connaissent pas la crise
-Argent Dette
-Loi Pompidou-Giscard

-Dette : la France emprunte pour deux générations !________________

-Dette publique : questions (1)___-Bonne ou mauvaise dette ?..__-__-De la crise financière à la dette des Etats

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L' après Bataclan

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L' après Bataclan

Le beurre et l'argent du beurre

Par delà la sidération et la légitime condamnation. Eléments d'interprétation.

_____ Nous assistons à un certain retour de boomerang.

Après 40 ans d'erreurs et d'occasions manquées au Moyen-Orient. Par aveuglement et par intérêt, nous sommes victimes d'inconsequences que nous payons cher.

Sur l’islamisme d’abord. Depuis le début de sa montée en puissance, dans les années 1970, les dirigeants occidentaux se sont convaincus qu’il devenait la force politique dominante du monde arabo-musulman. Addiction au pétrole aidant, ils ont renforcé le pacte faustien les liant aux Etats qui en sont la matrice idéologique, qui l’ont propagé, financé, armé. Ils ont, pour ce faire, inventé l’oxymore d’un « islamisme modéré » avec lequel ils pouvaient faire alliance.

__ La politique arabe de l'Occident a le plus souvent été d'une grande myopie ou d'une grande irresponsabilité:

Les USA et la France ont (avec leurs alliés au sein du Conseil de coopération du Golfe) créé la culture du terrorisme dans la région, en créant imprudemment un refuge terroriste en Syrie au nom de la lutte pour « la démocratie et la laïcité » (pour reprendre les mots stupides de John Kerry), en créant de fort discutables distinctions entre les divers terroristes en Syrie, en y passant des alliances avec le Front Al-Nosra et ses filiales. (*)

Nous sommes alliés avec ceux qui sponsorisent depuis trente ans le phénomène djihadiste.

Il y a cette stratégie américaine, la démolition des régimes arabes laïcs, suspectés d’entretenir des relations plus ou moins sympathiques avec l’union soviétique. Ce sont quand même les américains qui ont fabriqué Al Qaeda, c’est là un fait qui n’est plus contesté par personne…

____ Une politique pour le moins aventureuse au Proche-Orient (*)

La réponse uniquement sécuritaire est plutôt impuissante.

On ne peut pas ne pas évoquer les errements complets de notre politique étrangère là-bas qui est sans vision, sans compréhension.

S'ajoutent à cela les déficiences de coopération entre les services de renseignement.

______Il faudrait arrêter de jouer les "bons" contre les "méchants" islamistes.

Très vraisemblablement d’autres attentats sont à prévoir

Le comble du cynisme: après les attentats, les autorités musulmanes lancent une fatwa contre Daech.

_______ C'est nouveau: la France opère un revirement complet sur la Syrie. Par opportunisme.

Peu de changements en matière de politique étrangère ont été aussi visibles que le virage à 180 degrés effectué par François Hollande sur la Syrie au lendemain des attentats du 13 novembre 2015. Alors que le président de la République française et son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, défendaient depuis des mois une ligne « Ni Bachar, ni Daech », il semble bel et bien que la nouvelle position hexagonale soit devenue « Tous contre Daech et on verra pour Bachar après »...

. Paris avait, il y a tout juste un mois et demi, rejeté la proposition russe d’une coalition « anti-État islamique » formulée par Vladimir Poutine à l’Assemblée générale des Nations unies. Et, lors des discussions de Vienne, Paris continuait de faire du départ de Bachar al-Assad un préalable.

« Ce n’est jamais facile de manger son chapeau, mais c’est ce que nous venons de faire », explique encore le diplomate français en Europe de l’Est. « Le calcul de l’Élysée a été purement pragmatique. Primo : entre deux ennemis, on choisit le moins menaçant. Secundo : sachant que les Américains et les Russes se rapprochaient, Paris n’a pas voulu se retrouver hors jeu. » Et ce d’autant plus que, sans Washington, la France ne peut pas faire grand-chose en Syrie. Même les frappes menées depuis le 15 novembre, qui sont indubitablement des actions de représailles aux attentats, ont bénéficié de l’appui des informations et de la logistique des États-Unis.

Cependant, même si une coalition anti-Daech menée par les Russes, les Américains et les Français émerge dans les semaines qui viennent, que va-t-elle pouvoir faire ? Comme l’a répété l’historien et spécialiste de la Syrie Jean-Pierre Filiu sur Mediapart, « il n’existe plus de bonnes solutions aujourd’hui ». Tout affaiblissement de Daech renforcera inévitablement Bachar al-Assad, alors même qu’il porte la responsabilité de la guerre civile qui déchire son pays depuis quatre ans...________

______________En marge, pour conjurer la sidération et la colère: l'amour et l'humour sont plus forts que la haine:

- Et au milieu de toute cette merde, on a parfois ri

-Vous n'aurez pas ma haine... ________________

- Paris: les jours d'après. - Les jours d'après (suite)-

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Amis, amis...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Amis, amis...

Prudence...

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Nanotechnologies: débats

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Nanotechnologies: débats

Pour le meilleur ou pour le pire?
__Les nanotechnologies déchainent des passions ou suscite l'indifférence
___ Aujourd'hui le nanomonde:

"Les nanotechnologies ne sont pas seulement une nouvelle science. Elles permettent d’hybrider, pour les rendre plus puissantes, des technologies déjà très puissantes : biotechnologies (manipulations génétiques), informatique (échange de données et calcul), et neurosciences (intervention sur le cerveau). Ces technologies dites convergentes prétendent maîtriser totalement la matière, des atomes aux populations.A qui profitera ce pouvoir inouï ?Quelle autonomie, quelle liberté nous restera-t-il quand le brevetage des atomes, après celui des gènes, aura achevé la privatisation du monde ? Quand la numérisation et l’interconnexion de chaque parcelle de la planète - objet, plante, animal, paysage, humain – nous placera sous surveillance électronique permanente ?Quelle dignité nous sera-t-il laissé quand, pucés, tracés, profilés, nous serons à notre tour transformés en objets ?Quelle vie enfin nous restera-t-il dans un monde artificialisé, une techno-nature sous commande, supposée remplacer le milieu saccagé par les précédentes révolutions industrielles ?Dans les laboratoires se fabrique en ce moment un nouveau monde, le nanomonde. Industriels et ingénieurs jouent aux dictateurs avec notre avenir au nom de la compétition internationale, et tentent de faire passer le tsunami des nanotechnologies pour une solution "écologique" à la menace climatique. Nous ne pouvons pas les laisser faire."

_______-Cette crainte est-elle fondée?

Il est temps en tous cas que le débat devienne public, car ces technologies révolutionnaires peuvent avoir des effets imprévus et redoutables. Elles ont déjà des applications dans tous les domaines, même dans l'alimentaire:

-"L'avenir des nanoactivités opaques a commencé. Plus de 200 sociétés alimentaires transnationales investissent déjà dans les nanotechnologies. «Excellence in Food»,( autre)document stratégique suisse destiné au secteur alimentaire prévoit l’arrivée sur le marché de «produits alimentaires totalement synthétiques élaborés entièrement par des robots.»______________

______-Nanotechnologies , quel débat aux Etats-Unis ?:

"« Des nazis ! » C'est ainsi que des scientifiques américains effarés qualifient les anti-nanos. En France ils empêchent systématiquement le débat public promis lors du Grenelle de l'environnement. Et aux Etats-Unis, les grands choix technologiques sont-ils plus démocratiques ?

_Je ne reviens pas sur les enjeux du débat, presque tout a déjà été écrit sur les promesses et les risques des nanotechnologies. Cet article récent de Libération est parfait de concision. Plus ancien, un de mes articles apportait également des éléments. Et Rue89 a posé ici la question de l'éventuel boycott du débat national.Il suffit d'ajouter que je trouve moi aussi complètement illusoire de croire qu'un débat démocratique soit possible sur ce genre de sujet. Parce que les enjeux économiques sont trop importants, et les avancées scientifiques et technologiques irrépressibles, « infreinables ».
___Les politiques peuvent influencer le cours des choses d'une seule façon : en refusant les subventions, en sélectionnant les autorisations de travaux de recherche. (Ils l'ont bien fait, en France, dans les années 70 en privilégiant le nucléaire aux dépends des énergies renouvelables.) Mais aujourd'hui, sur le sujet particulier des nanotechnologies, les scientifiques crieraient à l'interventionnisme et à l'entrave à la liberté du chercheur.
___Dans ces conditions, le terme de « débat public » n'est pas approprié. Il vaudrait mieux parler de mise à disposition d'informations, d'éléments de réflexions, de possibilité donnée aux citoyens de venir échanger sur le sujet avec des intervenants hautement qualifiés. Pourquoi diable transformer ces réunions en pugilats ?
___Vu de ce côté de l'Atlantique, cette forme bien française de « débat » a beau laisser pantois ceux qui s'intéressent au sujet, elle fait paradoxalement des envieux. De même que les environnementalistes américains envient leurs homologues européens d'avoir réussi à mobiliser les gens contre les OGM, ils jalousent les Français de pouvoir s'empailler politiquement sur les nanotechnologies.___Christopher Kelty est anthropologue à l'université californienne UCLA, spécialisé dans les sciences et la technologie. Il a moins de quarante ans, a travaillé en Allemagne avant de revenir enseigner ici. En 2004 et 2005, alors professeur à la Rice University de Houston (Texas), il avait observé le fonctionnement humain du Center for Biological and Environmental Nanotechnology._______Ce week-end, il organise à l'UCLA une conférence sur « la participation du public à l'ère du Big Bio » (concept tournant autour de l'influence des grosses corporations de la biotech).Je lui ai demandé s'il y avait, aux Etats-Unis, des débats publics dans le genre du nôtre à propos d'un sujet scientifique (biotech, nanos, nucléaire…) susceptible d'engager le pays sur une voie économique bien définie. Après tout, Obama a bien fait organiser sur tout le territoire des Etats-Unis, durant l'été 2009, des « town hall meetings » (réunions publiques) pour entendre l'avis des citoyens sur la réforme médicale :
__« De nombreux scientifiques chez nous sont impliqués dans des groupes de recherches transversales mêlant les nanotechnologies et les sciences sociales. Ils ont expérimenté toutes sortes de réunions publiques : des “ cafés science ”, des conférences de consensus, des groupes dédiés, des forums… Tout cela avec des degrés de succès très variés.Les médias n'y prêtent en général aucune attention, et donc ne rendent comptent de rien. Aussi, seuls les gens qui ont participé aux rencontres ont appris quelque chose.Je dirais que 99% des Américains n'ont aucune idée de ce que sont les nanotechnologies, et ce chiffre a peu de chance d'évoluer. Sauf en cas de succès colossal (si on trouvait que les nanos guérissent le cancer) ou de désastre majeur (si les nanos s'avéraient être mortelles pour - mettons - les poissons).D'un point de vue européen, on doit trouver bizarre que si peu de gens, chez nous, se posent la question des choix démocratiques de société. Le “public” s'en fiche, en gros. Mais à côté de ça, plein de petits groupes, organisés autour de thèmes spécifiques, s'agrègent parfois ensemble dans des coalitions qui peuvent avoir un impact significatif. »...

"Sans fanfare, les nanotechnologies – un ensemble de techniques qui travaillent la matière atome par atome – sont entrées dans notre quotidien. Elles équipent déjà lecteurs de DVD, automobiles, etc. Nouvelle bulle technologique ? Si des milliards de dollars y ont été investis, on ne sait pas encore grand-chose de leur éventuel impact sanitaire ni, plus généralement, des enjeux éthiques qui entourent ces recherches.
Le mot « nano » est un sésame puissant et nébuleux. Quasi magique. Pourtant il est difficile de savoir exactement ce qu’il délimite. Désigne-t-il toute recherche et manipulation à l’échelle du nanomètre (un milliardième de mètre) ? Une vaste opération de marketing pour rebaptiser, sous la bannière attrayante des « frontières de l’infiniment petit », la physico-chimie des matériaux ? Ou encore un projet fédérateur alliant technosciences de la matière, de la vie, de l’information ? Toujours est-il que les nanomatériaux sont là, parmi nous, déjà commercialisés, sous forme de nanotubes de carbone, de nanolasers dans les lecteurs de DVD, de nanopuces pour le diagnostic biologique... On envisage des « usines moléculaires » avec convoyeurs, bras articulés, tapis roulants d’une taille cent mille fois plus petite que le diamètre d’un cheveu. Observer la matière et la travailler à l’échelle atomique constitue un horizon fascinant d’innovations prometteuses. Le rêve est bien de « refaire ce que la vie a fait, mais à notre façon », selon les termes du Prix Nobel de chimie 1987 Jean-Marie Lehn. Certains affirment même que la technique doit relayer l’évolution darwinienne pour prendre en main le destin de l’humanité... Mais l’enthousiasme se teinte d’angoisse quand certains visionnaires scientifiques, tel Eric Drexler, en viennent à craindre le pire : la perte de maîtrise des humains sur des nanorobots capables de se reproduire et de dévorer l’espace..."

-Faut-il avoir peur des nanotechnologies?
-Nanotechnologies : une loi réveille le débat éthique aux Etats-Unis
-Les nanotechnologies en débat
-Nanotechnologie, Mon Amour... - AgoraVox

-Quel avenir pour l’alimentation?

-Une enquête effectuée fin 2007 aux États-Unis, montre une forte différence de perception et de hiérarchisation des risques liés aux nanotechnologies, selon que les questions étaient posées aux scientifiques ou au grand public, alors que leur appréciation des bénéfices potentiels étaient relativement proches :1-Les scientifiques interrogés étaient plus inquiets que le public à propos des impacts sur la santé des nanoproduits ou par des caractéristiques de "nouveaux polluants" de ces produits.2-Le public était beaucoup plus inquiet que les scientifiques sur les risques d'atteinte à la vie privée, de pertes supplémentaires d'emplois et de course aux armements.(Wiki)

-http://www.bastamag.net/spip.php?ar...
-http://www.ouvertures.net/portail/l...
-http://www.amisdelaterre.org/Nanote...
-http://www.lesmotsontunsens.com/nan..._____________________

- Nanotechnologies en question (1)

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Vers une uberisation généralisée?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vers une uberisation généralisée?

L'avenir du travail en question

Les tendances vers l'uberisation sont-elles des menaces ou des chances pour le travail de demain?

Derrière ce mot fourre-tout , ne se cachent pas que des fantasmes.

En liaison étroite avec le développement des algorithmes, on peut s'attendre à des disparitions ou à des transformations profondes de certaines taches et de certains métiers.

Les décisions s'automatiseraient et se feraient à notre place.

Et pas seulement au niveau du travail, mais aussi de la gestion globale des décisions humaines

...La gouvernementalité algorithmique est une stratégie de neutralisation de l’incertitude – et, en particulier, de l’incertitude générée par la spontanéité des comportements humains. C’est que, dans ce monde en réseau, c’est l’incertitude comme telle, c’est-à-dire l’excès du possible sur le probable, le mode conditionnel de «ce que peuvent les corps», qui devient la cible du pouvoir...

Un pas serait franchi vers une rationalité politique, une gouvernance technocratique et sans aléas, allant outre les méandres imprévisibles des passions et de la volonté humaine.

Un rêve technocratique ou un enfer qui aurait l'apparence du Meilleur de mondes, sans imprévu, parfaitement planifié, sans innovation humaine?

L'homme algorithmé imposerait sa logique sur le hasard et l'incertitude, dont les marchés ont horreur.

Certains y pensent du côté de la Silicon Valley

C’est Le Monde qui nous fournit cet article annonçant la mise en place par Amazon de Flex, une nouvelle méthode de management où des individus deviennent livreurs en acceptant les offres que leur propose le géant de la vente en ligne.

Evidemment, quand ils ne livrent pas, ils ne sont pas payés, et ils ne sont pas directement salariés d’Amazon, uniquement des prestataires employés pour une tâche bien précise limitée dans le temps.

Pour ceux qui travaillent en freelance, rien de nouveau là-dedans. Néanmoins, c’est une manière de travailler pertinente pour des prestations individualisées et ponctuelles qui se répand dans des domaines où le besoin en main-d’œuvre est récurrent, et où cette méthode ne vise dès lors que la diminution des frais à tout prix plutôt qu’une réelle efficacité.

Un tel mode de gestion dépend de l’offre et de la demande. Quand tous les livreurs opéreront de la sorte, ils seront totalement à la merci des conditions des grossistes, puisque privés d’une protection sociale.

En somme, quand ils n’ont pas de mission, ils ne mangent pas. Et pourtant, ils ont un travail...

Une nouvelle forme du contrat 0 heure, comme en UK?

Pour autant, à en croire Rue89, ils ne devraient pas se plaindre, car une relève arrive, qui ne menacera pas, elle, de se mettre en grève.

Les robots ne sont plus seulement des machines placées dans des usines qui, après avoir amplifié les capacités des ouvriers, ont capté le savoir technique pour réduire leurs servants à de simples appendices remplaçables. Désormais, ils envahissent aussi les rues.

Les robots autonomes sont vraisemblablement la prochaine révolution du travail. D’ici vingt ans, une fois les véhicules autonomes généralisés, il n’y aura plus ni chauffeur routier, ni conducteur de bus ou taxi.

Aucune connaissance technique procédurale ne semble pouvoir leur échapper, et pourtant, chaque politique continue à parler de nouvelles créations d’emploi, ne faisant alors qu’empirer les choses, faute de se poser les vraies questions...

La bataille n'est-elle pas déjà perdue, même dans le domaine de l'art ou celui de l'écriture?.

Un nouveau contrat social, comme le pense Bernard Stiegler sera-t-il suffisant pour réguler, voire enrayer une tendance lourde, qui constituerait une révolution d'une plus grande ampleur que toutes les autres?

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British Love

Publié le par Jean-Etienne ZEN

British Love

Les Anglais nous aiment!

Non, ce n'est pas un blague.

Tout arrive...

Jusqu'à quand?

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