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Outrage?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Outrage?

Les produite différenciés font bondir l'extrême droite israëlienne.

Vous avez dit colonies?

C'est plus qu'une question de vocabulaire...

IL suffit de regarder une carte et de faire un peu d'histoire.

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Poujadisme à l'américaine?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Poujadisme à l'américaine?

Des Américains en colère

En référence à la Boston Tea Party de 1773
________Un mouvement réactionnaire,hétéroclite ,anti-parti et anti-élitiste en contexte de crise, dans la mouvance des libertariens américains

_______Une menace pour Obama?___"Tout en se disant «conservateurs», ils renvoient dos à dos démocrates et républicains, soupçonnés de collusion"

-Le Tea Party, poujadisme à l'américaine

"Dans un éditorial du New York Times daté du 2 février, le spécialiste de l’histoire française, Robert Zaretsky, établit un parallèle entre le mouvement américain du Tea Party et celui de Pierre Poujade dans la France des années 50. Selon l’historien, les deux phénomènes se retrouvent sur la critique des «collecteurs d’impôts» et des «élites politiques et financières». Proches du Parti républicain, fiers conservateurs, les Tea Partiers militent contre l’interventionnisme et ses «relents socialistes» prôné par l’administration Obama. Un phénomène qui agrège tous ceux qui nourrissent un ressentiment à l’égard de l’Etat, au même titre que le poujadisme en France cinquante ans plus tôt selon Robert Zaretsky. L’historien rappelle comment les petits commerçant français accusaient le gouvernement, coupable selon eux de ne pas les protéger contre les grandes franchises.«Dans les deux cas, le désespoir et la déconnexion avec le politique est réel, tout comme cette tendance qui veut fournir des solutions simples à des problèmes complexes» note Robert Zaretsky qui conclut sur le fait que les deux mouvements «n’apportent rien dans les urnes à part de la colère».

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-Tea Party Patriots : le renouveau de la droite américaine:
"...Un mouvement citoyen décentralisé inconnu avant 2009, invoquant le nom d’un moment fondateur dans l’histoire américaine – la Boston Tea Partyde 1773 –, est en passe de devenir la première formation politique d’opposition, du moins si l’opposition se mesure en décibels.
L’élection du républicain Scott Brown comme sénateur du Massachusetts le 19 janvier, qui a privé les Démocrates de leur super-majorité au Sénat et a mis en péril la réforme du système de santé souhaitée par Obama, est considérée comme la première victoire des Tea Partiers. Leur foudre populiste n’épargne pas non plus les Républicains, même s’ils sont leurs alliés objectifs du fait de leur commune opposition à Barack Obama : le parti de George W. Bush est, à leurs yeux, coupable de modération et de compromission face à l’ennemi commun.
Mouvement citoyen (ou se proclamant tel), sans affiliation partisane (en principe) ni organisation centralisée : le sursaut des Tea Parties est difficile à cerner politiquement. En fait, c’est une mosaïque bien américaine, composée de tactiques politiques empruntées à la gauche et au mouvement associatif, d’une référence prétendument non-partisane aux « Pères fondateurs », et d’un discours – sincère pour certains, stratégique pour d’autres – provenant de la droite libertaire.
Le mouvement est né il y a un an. Il puise ses origines dans l’opposition aux mesures portées par le président Obama dès son entrée en fonction pour atténuer les conséquences de la crise financière. Le 19 février 2009 est le plus souvent présenté comme la date de naissance du mouvement. Ce jour-là, le journaliste économique Rick Santelli de la chaîne câblée CNBC succombe à une crise de colère, diffusée en direct du Chicago Mercantile Exchange, s’en prenant au soutien financier proposée par la nouvelle administration aux Américains qui sont sur le point de perdre leur domicile parce qu’ils n’arrivent pas à payer leurs prêts immobiliers. Se demandant pourquoi les citoyens plus protégés devraient « subventionner les prêts immobiliers des losers », il annonce, un brin malicieux, une Tea Party à Chicago au mois de juillet. Il invite « tous les capitalistes » à s’assembler aux bords du Lac Michigan....
En principe, les Tea Partiers adoptent une stratégie du « ni-ni » : ni républicain, ni démocrate. En pratique, leur objectif est d’infléchir l’orientation politique du parti républicain. Surtout, ils veulent contraindre les Républicains à adopter une lignée plus conservatrice, mais conservatrice uniquement au sens d’« antiétatique » : ils restent relativement silencieux sur les questions morales et les « valeurs », tels l’avortement et le mariage gay, questions dont George W. Bush a habilement su tirer profit. On pourrait même dire que les Tea Partiers prônent une sorte d’« entrisme » à la manière des groupuscules d’extrême gauche dans les années 1970 : réaliser son programme en infiltrant un parti politique officiel et en établissant une « hégémonie » idéologique sur lui....
Prendre ainsi d’assaut le parti républicain est une manière pour les Tea Partiers de mettre en pratique l’une des maximes qui leur tient à cœur : ne faire confiance à aucun parti politique, pas plus les Républicains que les Démocrates. Toutefois, les associations et personnalités qui animent le réseau des Tea Parties suggèrent une réalité plus complexe, où le discours du « ni-ni » cohabite avec la droite libertaire. C’est le cas notamment de FreedomWorks, un des principaux soutiens associatifs du mouvement..."

-Le mouvement des Tea party lance un défi à Washington
-Tea Party : cette Amérique pour qui la coupe est pleine - Les Militants du Tea Party ne jouent pas seuls au bowling -Sarah Palin courtise le mouvement "Tea Party" -Palin, une menace ?
-USA : à l'ombre de la haine - AgoraVo -Tea party anti-Obama -Libertarianisme

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Des millions d'amis

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Des millions d'amis

Facebook: I like!

Que des amis!

Merci Facebook!

Hier, j'étais esseulé. Aujourd'hui, j'ai des milliers d'amis.

Grâce à Facebook.

Demain peut-être des milliards...

Déjà il y avait les gentils gazouillis de Twitter.

Là, c'est la marche vers une grande fraternité mondiale, comme même Kant ne l'aurait pas rêvé.

Facebook construit une paix universelle virtuelle?

Et moi qui croyais naïvement que c'était déjà rare et précieux d'avoir un seul ami, un vrai....

N'allez pas croire que la firme le service ait des arrières pensées commerciales.

Ou que (horresco referens!) elle se livrerait à un quelconque flicage.

Non, non, non!

Sa mission n'est pas désintéressée.

Un copain malin, serein et sain.

Contrairement à ce que prétendent certaines mauvaises langues...

Il faudrait être juste concernant notre robot bien algorithmé grand rassembleur de l'humanité.

Il mériterait le Prix Nobel de la paix...

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Outrage?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Outrage?

Les produite différenciés font bondir l'extrême droite

Vous avez dit colonies?

C'est plus qu'une question de vocabulaire...

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Grèce: corde au cou

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Grèce: corde au cou
Louvoiements et ambigüités

Rien n'est plus difficile à comprendre pour l'instant que l'état des relations entre le jeune gouvernement grec et l'eurogoupe (qui ne parle pas d'une seule voix).
Officiellement, les hommes en gris ne sont plus là.
Mais les oukases d'un certaine Europe allemande continuent à vouloir s'imposer et la gueule de bois perdure à Athènes.
Du côté de Bruxelles, ou plutôt de Berlin, il s'agit de détruire la crédibilité de Syriza, qui a pourtant mis bien de l'eau dans son ouzo, de contrer une expérience qui pourrait faire école...
Une certaine presse française n'est pas en reste et mène la charge contre Syriza
Corde raide et corde au cou. L'idée de rupture plane toujours, surtout comme moyen de chantage, qui permettrait à l'eurogroupe de se tirer des pires embarras de manière la plus machiavélique.
A première vue le blocage semble indépassable. On fait plier Syriza et on le ramène dans la logique économique qui est celle de la zone euro : seules les « réformes » qui visent à réduire le coût du travail sont d'authentiques réformes. La victoire que visent les créanciers est aussi idéologique. Il s'agit de détruire toute alternative
Même si on veut aller ici ou là vers un apaisement, derrière les sourires, le noeud coulant se resserre encore.
Le gouvernement grec a la corde au cou et doit naviguer dans des contradicitons à première vue insolubles.
Les négociations reprennent, tant bien que mal, souvent bloquées, souvent biaisées...dans la plus grande cacophonie européenne. En Allemagne même, des voix s'élèvent contre le traitement fait à la Grèce.
Ce qui est sûr, c'est que l'Allemagne veut éviter un Grexit (*)
Elle a trop d'intérêts à maintenir les liens avec Athènes.
Mais les choses peuvent s'aggraver, se retourner ou s'emballer
Alexis Tsipras, marchant sur des oeufs, tente de déminer le terrain, mais ses moyens sont limités et sa popularite peut chuter rapidement.
A Athènes , c'est l'incertitude et le désarroi. Une patience qui ne durera peut-être pas longtemps, car Bruxelles refuse de traiter l'urgence humanitaire. Un piège pervers tendu, connaissant les promesses de Tsipras pour réduire en priorité la détresse sociale.
Pendant ce temps la Grèce voit ses impôts s'évaporer... via l'Europe!!! au coeur d'une économie,toujours dépendante et rentière, ce qui était de notorioté publique depuis le début, la Troïka n'ayant rien fait pour réduire les féodalités et imposer justement les grosses fortunes.
La Suisse dit vouloir collaborer, mais timidement et bien tardivement...
Perspective inédite: la Grèce pourrait s'acheminer vers une double monnaie.
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(*) - Au menu de la rencontre : une discussion sur les réformes promises par la Grèce, mais aussi et surtout sur la manière de stopper l’escalade verbale qui n’a cessé de monter ces dernières semaines entre les dirigeants des deux pays. Et peut-être une amorce de solution sur la question des réparations de guerre et du remboursement des dettes contractées par le régime nazi: cette revendication grecque commence à trouver de plus en plus de soutiens du côté allemand. La chancelière qui a déjà rencontré son homologue en fin de semaine dernière, lors d'un mini-sommet à Bruxelles, a affirmé « se réjouir de sa visite ». Elle a dit souhaiter poursuivre les échanges « avec l'idée que les divergences d'opinion peuvent se muer en convergence ». « J’y vais sans la pression des négociations », a expliqué pour sa part Alexis Tsipras. Pour le moment, l’heure est donc au déminage.
Il faut d’abord réduire l’océan d’incompréhension qui sépare les deux pays et les deux gouvernements. Pour Hajo Funke, politologue à l'Université libre de Berlin, ces tensions sont l'illustration de « la confrontation de deux mondes ». D'un côté, « un gouvernement grec de gauche, engagé socialement, confronté à un effondrement de la société, comme aucun pays de l'ouest de l'Europe n'en a connu depuis 1945 », explique M. Funke. Et en face, l'Allemagne, pays « satisfait, vu comme économiquement heureux et puissance dominante en Europe, qui se préoccupe de préserver cette relative bonne santé économiq
ue ».
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- LA GRECE N’EST PAS UN FRUIT POURRI…
- Junker (qui triche): “Maintenant, il va falloir que Tsipras explique aux grecs qu’il ne remplira pas ses promesses”
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UK: un pied dedans, un pied dehors

Publié le par Jean-Etienne ZEN

UK: un pied dedans, un pied dehors

Vers une Europe encore plus light?

(Re) tirez-vous les premiers, Messieurs les Anglais...

Double jeu ou chantage masqué?

_____ Vers un repli encore plus marqué ou un nouveau mariage de raison?

Fort de son succès électoral, Cameron surfe sur une opinion toujours divisée. Si les milieux d'affaires tiennent à rester par intérêt amarrés fortement au continent, on le comprend, l'opinion est flottante. Une ligne de partage traverse le parti conservateur lui-même.

La situation est d'autant plus incertaine que le royaume traverse des divisions internes.

Le pragmatisme libéral qui a inspiré la politique anglaise depuis Thatcher prend une autre tournure, avec la perspective d'une sortie possible, d'une rupture des quelques liens restant. Les remous internes aux coeur de la zone euro, la dernière affaire grecque semblent jouer le rôle d'accélérateurs.

_____ Les européistes souhaitent vouloir crever l'abcès, mais considèrent que Londres a plus à perdre qu'à gagner à larguer les amarres du seul point de leurs intérêts. Mais si le coup d'accélérateur de Cameron débouche sur un divorce, la logique britannique ne changera pas fondamentalement son attitude consistant à venir à Bruxelles comme elle viendrait au FMI ou à une toute autre organisation internationale, sans perspectives politiques. Un business comme un autre...

...Le Royaume-Uni continue de s’interroger sur son appartenance à l’Europe. A la stupeur des Américains : « J’apprécie un Royaume-Uni fort dans une Union européenne forte » dit Barack Obama. Mais comme le déclarait David Cameron en annonçant son référendum : « Pour nous, l’Union européenne n’est pas une fin en soi »

«Je n’ai aucun attachement émotionnel» aux institutions de l’Union européenne", dit-il.

______ Il pose ses conditions: une plus grande flexibilité est attendue de la part du continent.

Un Europe peut-être, oui, à la mode britannique, version Thatcher-Cameron, qui ouvre la voie à un dérégulation maximale, beaucoup plus grande que celle que propose Bruxelles, dans sa logique libérale..

Depuis le fameux I want my Money back de Maggie, on retrouve aujourd'hui les mêmes exigences à Down Street.

On peut comprendre la nouvelle ligne londonienne, à la lumière de la crise européenne, des doutes profonds qu'inspirent ses impasses actuelles.

__________Peut-être est-ce un début d'une redéfinition de nouvelles alliances futures, dans un espace resté seulement un vaste marché libéral, qui arrange bien les intérêts anglo-saxons?...

Wait and see...

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Etonnant

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Etonnant

Nos banquiers nous coûtent cher

Comme nos riches d'ailleurs...

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IKEA: modèle à démonter

Publié le par Jean-Etienne ZEN

IKEA: modèle à démonter

Marketing éthique?

______-La grande famille IKEA en crise
___________Un fondateur atypique
-Une société opaque

____-Ikea : un modèle low cost:

"Lors de leur embauche chez Ikea, les managers reçoivent en cadeau un opuscule rédigé par le fondateur du groupe, Ingvar Kamprad : Le testament d'un négociant en meubles. Celui-ci n'a de cesse d'y rappeler que le succès de son entreprise est dû à ses prix imbattables obtenus par une réduction systématique des coûts.
Il invite chacun des salariés à participer à cet effort : « Aucune peine ne devra être épargnée afin de maintenir ces prix au niveau le plus bas. » Il faut dire qu'Ikea est une entreprise pionnière du low cost. Dès 1955, alors qu'elle était une simple PME de la ville d'Älmhult, située dans une région aride du sud de la Suède, elle a simplifié ses produits afin de les vendre en pièces détachées, économisant ainsi les coûts de livraison.
Conditionnés à partir de 1956 dans des paquets plats, les meubles sont transportés par le client qui les monte ensuite lui-même. Principale innovation d'Ikea, ce système de vente en kit permet à l'entreprise de comprimer ses dépenses du stade de la production jusqu'à celui de la distribution, règle de base du low cost.
_____Les salariés d'Ikea-France se sont mis en grève le 6 février, au lendemain de la réunion pour les négociations annuelles obligatoires, car la direction ne leur a proposé aucune augmentation collective de salaire, seulement 1,2 % d'augmentation individuelle, au mérite, alors que le chiffre d'affaire du groupe atteint plus de 2 milliards d'euros. Mi-février, le mouvement touchait plus de la moitié des magasins français du groupe, dont l'un, dans le Val-d'Oise, a dû fermer ses portes. Au-delà du gel des salaires, c'est le recours croissant aux CDD et à l'intérim qui est dénoncé par les organisations syndicales comme FO et la CGT. Une flexibilité qui se traduit également par des contrats aux horaires « modulables » pour les étudiants, et qui entre en contradiction avec le management « convivial » affiché par l'entreprise...
Dans cette tradition, l'entreprise applique au sein de ses magasins une gestion du personnel qui se veut conviviale et participative, à la scandinave, que décrit Elsa Fayner dans son livre de témoignage Et pourtant je me suis levée tôt... Tutoiement de rigueur entre les salariés, quel que soit le niveau de hiérarchie, écoute et entraide au sein des équipes de vente sont autant de principes que l'auteure, en contrat à durée déterminée (CDD) chez Ikea, observe sur le terrain, parfois jusqu'à la caricature. En même temps, se demande Elsa Fayner, « comment concilier ces règles avec le recours à la sous-traitance » ? Ce n'est qu'une des contradictions du marketing éthique d'Ikea. Car comment être à la fois un pionnier du low cost et se vouloir un champion de la responsabilité sociale des entreprises ? C'est la question que s'est posée Oxfam-Magasins du monde en lançant en 2006 une campagne intitulée « Ikea : un modèle à démonter »

..______.Dernière critique que l'on adresse à Ikea, et non des moindres : l'opacité de ses comptes, comment Ikea peut-elle se targuer d'être une entreprise éthique alors que la multinationale pratique sans vergogne l'évasion fiscale ? Non cotée en Bourse, l'entreprise ne publie pas ses bénéfices, et la société mère appartient à une fondation caritative basée aux Pays-Bas. Ikea service, qui détient le concept et le design de la marque, appartiendrait de son côté à des sociétés situées dans des paradis fiscaux. Le logo de la multinationale porte les couleurs du drapeau suédois, mais Ingvar Kamprad, tout en cultivant une image de simplicité et d'honnêteté, mots clés de son Testament d'un négociant en meubles, préfère ne pas être soumis à la fiscalité de son pays natal."

______-Plus riche que Bill Gates, avec l'horreur du fisc...

-Les syndicats dénoncent le "mépris" d'Ikea France avant la grève

-Ikea en grève: comment bousiller une image sociale en 5 temps

- Pourquoi le « modèle Ikéa » se fissure

-Ikea, du conflit social dans le placard

-Ikea achète des mots-clés Google pour contrer la grève

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11 novembre 1915

Publié le par Jean-Etienne ZEN

11 novembre 1915

11Novembre 1915

Un enlisement, pour longtemps...

Journée ordinaire d'une guerre dont on croyait encore l'issue rapide (propagande de guerre aidant), mais qui s'éternisait, quasi stabilisée et enterrée.

Un lot de nouvelles froides et laconiques, tombent chaque jour, sans mise en contexte, dénotant bien un conflit mondial:

En Belgique, notre artillerie a exécuté sur les organisations allemandes de la région des Dunes et du secteur de Boesinghe, un bombardement systématique.
En Artois, nos tirs de barrage ont arrêté une attaque ennemie dans le bois de Givenchy.
En Champagne, après un violent bombardement, l'ennemi a tenté deux assauts contre nos positions de la butte de Tahure. Le premier, immédiatement arrêté, n'a pu aborder nos tranchées. Le second, après y avoir pénétré sur un point, a été rejeté par une contre-attaque.
Combats de bombes et de grenades en Argonne orientale (Vauquois, Malancourt).
Entre Meuse et Moselle, nos batteries ont riposté à la canonnade ennemie et dispersé une colonne d'infanterie en marche.
Les Russes progressent sensiblement en Courlande, aux alentours de Mitau.
Les Italiens ont poursuivi leur cheminement dans le haut Cordevole.
Les Serbes ont accentué leurs succès dans le massif de Babouna. La situation apparaît satisfaisante sur le front franco-anglais de Stroumitza.
Les sous-marins allemands ont fait de nouvelles victimes en Méditerranée et dans la mer d
u Nord.

La fin était encore loin, contrairement à l'optimisme de façade des états-majors, mais le moral des poilus fléchissaient peu à peu.

La machine était lancée, personne ne pouvait arrêter la fuite en avant somnanbulique et tragique, la course au désastre, qui avait commencé dans les chancelleries, qui semblait déjà.ne plus avoir de fin.

Les moissons, abandonnées par ces paysans depuis plus d'un an, avaient déjà abouti à l'atrocité: tant d'hommes fauchés par la mitraille! La terre de Flandres, d'Argonne, d'Alsace et d'Artois rougissait tous les jours un peu plus.

1915: Un bilan déjà effrayant.

C'est à cette époque qu'un de mes oncles tomba en Alsace, dans des circonstances méconnues. Un rapport note sèchement: décédé pendant son transport en ambulance. Il repose au mémorial de Moosch.

Le temps était comme suspendu. La fin des épreuves, puis le Traité de Versailles n'étaient pas encore imaginables...

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Nouveaux faucheurs

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Nouveaux faucheurs

L'imagination au pouvoir

Mieux que Bové.

Une cueillette pas comme une autre...

Paradisiaque!

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