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Politique de terrain

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Politique de terrain

Sondages et labourage: les deux mamelles de la popularité?

_____ Pour des élus, surtout de premier plan, ne pas s'isoler, garder le contact avec les administrés, être à l'écoute des besoins, des demandes et des doléances, rester proche du terrain semble être une exigence fondamentale, surtout dans un système qui se réclame des idéaux républicains.

Rien de plus normal et de plus difficile que de rester à l'écoute,sans être esclave des dossiers et des communicants, qui, comme des miroirs déformants, prennent trop de place dans la république moderne..

Rien de plus utile que d'aller souvent au charbon.

Mais cela ne suffit pas pour faire une politique

Cette politique qu'on appelle de terrain, est-elle toujours satisfaisante, n'est-elle pas souvent seulement formelle ou parfois fortement démagogique, surtout à l'approche d'échéances électorales?

_____ N'assiste-t-on pas à l'épuisement d'un phénomène qui eu de beaux jours, depuis l'époque de Giscard.

Pendant l’été 2010, Nicolas Sarkozy avait ainsi demandé à Brice Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur, d’être «tous les jours sur le terrain et dans les médias». Car, bien évidemment, une présence «sur le terrain» ne saurait avoir de sens sans son écho médiatique.

On conçoit aisément que plus la classe politique se sent coupée du commun des mortels et plus elle ressent la nécessité de mimer sa «proximité» avec ses électeurs. Parfaitement rodée sur le plan technique par des armées de «communicants», la ficelle est pourtant si grosse que son efficacité politique est de plus en plus contestable.

Se montrer, occuper le terrain, créer des contacts aussi éphémères qu'improductifs, gérer un agenda serré.....

Aller vers les vrais gens, jusqu'à l'artificiel, sous les feux des medias. Faire peuple, comme Sarkozy tentait de le faire si carcaturalement, jusque dans son langage.

__________ Dur, dur , de labourer la terre de France

Une terre pourtant fertile, exigeant de bonnes semences et pas seulement de bons mots.

Surtout quand s'annoncent des temps difficiles et des récoltes problématiques

Jusqu'à l'artificiel:

Les visées électoralistes sont transparentes, de l’aveu même de ce conseiller qui confie cyniquement: «Une main, un bisou, un selfie, ça fait trois voix.» L’ombre des prochaines régionales plane également au-dessus de certains déplacements. «Je ne peux pas imaginer que ce soit lié à quelque chose qui se passe en décembre», rigole le président de Metz Métropole à propose de la visite lorraine du chef de l’Etat.

Dans le contexte d'une réélection problématique, d'un bourbier fiscal pesant, d'une démarche sans cap. La fameuse réforme fiscale annoncée au début du mandat, sur les conseils de Piketty, n'a pas eu lieu..Trop "dur", trop tard...

___ Les opération séduction n'y changeront rien...

Dupin critique ces visites millimétrées, méticuleusement préparées par les services de communication, ne peuvent être l’occasion d’échanges sérieux et d’une réelle remontée d’information pour les gouvernants. Flanqué de cinq ministres, François Hollande s'est ainsi rendu, le 29 octobre, à Montigny-lès-Metz (Moselle), pour y visiter le premier des sept centres de service militaire volontaire. Le Républicain Lorrain a évoqué une «visite express». Gageons que le président n’en a pas appris plus sur le sujet que s’il avait tranquillement reçu dans son bureau quelques praticiens de la chose.

Mieux, ce déplacement a été l’occasion de mettre en scène une charmante discussion entre le convivial président et Lucette Brochet, infirmière retraitée. L’image de ce café pris en toute simplicité à Vandoeuvre-lès-Nancy (Moselle) était très belle. Mais complètement manipulée. Tout avait été organisé par l’Elysée en complicité avec la mairie. Pire, la pauvre Lucette a confié après coup qu’on lui avait ordonné de taire, face au chef de l’Etat, ce qu’elle avait sur le coeur: «Je voulais dire qu'il s'occupait beaucoup d'immigrés et pas beaucoup des clochards qui crèvent dans la rue, mais ça, il ne fallait pas que je le dise.»

__ N'est-ce ce que F.Giroud appelait la comédie du pouvoir?

_______________Le vide politique, l'absence de projet ambitieux , un changement en panne, tant de virages manqués,

tant de portes nouvelles ouvertes au libéralisme...ne seront pas compensés par quelques contacts rapides et présentés comme impromptus...

Pour labourer les terres de la République, il faut se lever tôt et creuser profond...

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Alertez les bébés!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Alertez les bébés!

La source pourrait se tarir

En Corée du Sud

Bien beau, le stress des études et la hantise de la productivité

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USA: la prison, vrai business

Publié le par Jean-Etienne ZEN

USA: la prison, vrai business

Quand la prison profite

____ A l'heure où on s'interroge sur l'état des prisons en France, sur leur surpopulation et sur la possibilité d'autres formes de peines pour certaines formes de délit, la prison n'étant pas la panacée...

________...Aux USA, le principe de rentabilité est de rigueur depuis un certain nombre d'années, dans l'armée comme dans les prisons.

Il s'est d'abord appliqué à certains Etats, puis à l'ensemble du pays, même si, ici ou là, les dérives constatées entraînent des remises en question. Une industrie comme une autre, surtout par temps de crise. Les noirs sont sureprésentés et les plus jeunes n'y échappent pas: 65 000 enfants sont en prison aux Etats-Unis.
___Trop souvent, des faits choquants font la une de la presse: un jour, un enfant de 13 ans risque la prison à vie, hier une écolière de 6 ans se retrouve menottée en prison pour une grosse colère à l'école...No place for kids: des citoyens américains militants se sentent souvent impuissants face au système, bénéficiant de l'indifférence de la grande masse
.

__Les USA détiennent la palme de l'incarcération (La population des États-Unis représente 5% de la population mondiale. La population carcérale américaine représente 25% de tous les détenus du monde. Autre chiffre important, celui de la progression de cette population carcérale aux States : 300.000 en 1972, 1 million en 1990, 2 millions en 2000 et 2,3 millions en 2009) , juste devant les tristes prisons de la Russie, où la torture sévit encore.)

_________ La politique de détention est liée à un business, que la crise encourage:

" ...Depuis le début de la crise, en 2007, ils essayent par tous les moyens de comprimer les dépenses des prisons. Fermetures d’établissements, retard dans les investissements programmés, mais aussi allègement des peines de prison et libérations anticipées font partie de cette cure de rigueur. « Plus de 26 Etats ont réduit leurs dépenses carcérales dans le budget 2010 et de nouvelles coupes sont prévues en 2011 », explique Suzanne Kirchhoff. Car une justice plus clémente est synonyme d’économies substantielles : le raccourcissement d’un mois du séjour moyen en prison aboutirait à réduire le nombre de détenus de 50.000 personnes.

L’autre moyen de comprimer le coût passe par un recours de plus en plus fréquent au secteur privé. Le phénomène a commencé bien avant la crise - sur les 153 nouvelles prisons construites entre 2000 et 2005, 151 l’ont été par des sociétés privées -, mais il s’est renforcé avec celle-ci. En Californie, le gouverneur Arnold Schwarzenegger a par exemple recommandé dans son discours de l’Etat en janvier dernier de faire inscrire dans la constitution californienne que les dépenses consacrées aux prisons ne puissent pas dépasser le budget de l’éducation : un changement qui passerait par la privatisation de nombreux établissements...

De plus en plus sollicités, les opérateurs privés sont devenus indispensables dans l’univers carcéral américain.., contrôlant près d’un quart des 1.800 prisons américaines (contre 16% en 2000). « Au plan national, près de 8% des détenus se trouvent aujourd’hui dans des prisons privées, ce chiffre pouvant atteindre 30% dans certains Etats », détaille le rapport. Un succès qui s’explique par les coûts moins élevés du secteur privé. La comparaison des salaires est éloquente. Alors qu’un gardien de prison dans un établissement fédéral gagne 50.830 dollars par an, son collègue dans une prison privée ne perçoit que 28.900 dollars... Presque deux fois moins. C’est pourquoi les entreprises privées n’ont pas nécessairement à craindre un resserrement des budgets consacrés aux prisons : elles sont bien placées pour récupérer des « parts de marché » des prisons publiques..."

De plus en plus de prisons sont donc maintenant construites et gérées par des entreprises privées, qui se livre ainsi à un business juteux:

" ...Même si la criminalité diminue, des lois répressives et des "clauses d'occupation" assurent le remplissage de leurs établissements, souvent aux dépens du contribuable...

Les entreprises pénitentiaires privées ont favorisé l'adoption de lois sur la seconde récidive [les "three-strike laws" permettent de condamner les petits délinquants à perpétuité dès la troisième infraction] et la "vérité des condamnations" [les "truth-in-sentencing laws", qui prévoient des peines incompressibles afin que celles-ci correspondent aux sentences], lois qu'elles ont même contribué à rédiger. Cette législation fait augmenter la population carcérale. Pour prospérer, ces sociétés ont besoin que les villes, les grandes agglomérations et les Etats envoient davantage d'individus dans les prisons et les y fassent croupir. On pourrait se demander ce qui se passe quand la criminalité baisse et que la population carcérale diminue dans les Etats qui ont accepté de garder leurs prisons privées pleines à 80 % ou 90 %. Prenez le Colorado. Le taux de criminalité de cet Etat s'est effondré d'un tiers au cours de la dernière décennie et, depuis 2009, cinq prisons gérées par l'Etat ont fermé parce qu'elles n'avaient plus d'utilité. De nombreuses places restent vides dans d'autres prisons de l'Etat.

Pourtant, le Colorado a choisi de ne pas occuper ces places, car le gouverneur démocrate, John Hickenlooper, et CCA ont conclu un accord prévoyant d'envoyer 3 330 prisonniers dans les trois prisons que possède le groupe au Colorado. Résultat, les contribuables de cet Etat paient la sous-occupation des prisons publiques...."

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Ecuries vaticanes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ecuries vaticanes

François et l'incurie de la curie

Le pape reste, le système résiste....

Mein Gott!

Si le Saint Patron, la chasseur du temple, revenait, il y aurait quelques volées de bois vert sur les soutanes pourpres....

Pas content, François, mais pas content du tout!...

S'en tenant à ce principe évangélique:" Il n`est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être mis au jour." » (Marc, 4,22)

Il en a ras la calotte.

Comme son modèle, l'autre François, il a entendu ces paroles de la bouche du Boss céleste: « François, reconstruis mon Église qui est tombée en ruine »

Il savait que ce serait dur. Mais à ce point!...

Il est coincé.Il aimerait, avouait-il, sortir pour manger une bonne pizza...On le comprend...

Ce pape ne fait rien comme les autres (papes). Un pape-à-part. Déjà François (mieux connu comme Pancho le fouteux, fan de San Lorenzo) condamnait le foot-business.

Mais c'est le Vaticano-business qu' il fustige aujourd'hui.

Les finances vaticanes n'ont pas une odeur de paradis, même si elle sert aussi de paradis pour quelques fortunes douteuses.. La Banque du Vatican fait à nouveau parler d'elle.

Que de dérives au bord du Tibre. N'en jetez plus! Vade retro!

Luther n'avait pas tort. Il y a trop de coups tordus place Saint-Pierre.

Sus au crottin du diable!

Scandale financier et détournements de fonds inspirent les rumeurs dans les milieux romains

Mais il n'y a pas que l'argent, ce veau d'or d'un nouveau genre.. Les questions de pouvoir et de complots enveniment l'ambiance. La charité chrétienne attendra...L'Evangile, on verra plus tard...

Ne parlons pas des problèmes de moeurs, qu'on ne peut plus occulter...

De l'air! titre la Vie (catholique)

De l'héritage de Pierre, ne restera-t-il plus bientôt que pierre sur pierre?

Une aubaine pour les évangélistes et les sectes!

A moins qu'une perestroïka, un grand ménage... pour nettoyer les écuries de la Curie...

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Ecuries vaticanes
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Impromptu

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Impromptu

Quand François débarque chez Lucette

Pour le café de l'amitié

En catimini..

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Monde d'influences

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Monde d'influences

(C'était hier_mais pas seulement_)

___Institutions et fonds privés

L'OMS en question

-Quand l'OMS épouse la cause des firmes pharmaceutiques-

__-Grippe A H1N1: valse des morts pour attiser les peurs--"Les entreprises nationalisées ont eu pour vocation de suppléer aux insuffisances du marché, d’être le fer de lance d’une politique économique démocratique, d’assurer des missions de service public, de favoriser l’égalité des citoyens, de jouer un rôle d’aiguillon social. Or aucun de ces objectifs ne constitue plus la priorité des gouvernants, une partie de l’opinion s’est mise à douter qu’ils restaient accessibles, et la vente des entreprises nationales a semblé constituer un gisement financier facilement exploitable. Pourtant, privatiser, c’est oublier ce que soixante ans au moins d’histoire économique ont enseigné." (- Serge Halimi - Déréguler à tout prix)

-L'OMS épinglée pour son rôle dans la pandémie de grippe A____________

_________-Le commerce de la panique - AgoraVox:

"Il ne fait plus aucun doute que l’irruption des fonds privés dans quasiment toutes les institutions nationales et internationales fausse sérieusement leur fonctionnement et surtout ouvre la porte grande ouverte à toutes les manipulations. Le « tout privé », le sponsoring, les bienfaiteurs et autres sponsors ont créé les deux dernières décennies, sans crier gare, un monde d’influences qui régit désormais, depuis note quotidien jusqu’à la définition même de la « pandémie » OMS-ienne, notre vie et ajoute des nouvelles contraintes.

Depuis l’armée jusqu’aux musées, depuis les programmes de redressement des économies jusqu’à la santé, depuis l’éducation jusqu’à l’industrie cinématographique, tout aujourd’hui est perverti par l’irruption du privé et surtout par les « contre-dons » qu’il exige fermement.___Ainsi, Etats et institutions internationales sont désormais à la merci de programmes ou d’actions des fonds privés, et agissent en fonction non plus de l’intérêt général mais de celui des « donneurs ».
___Les exemples sont nombreux, à commencer par l’ONU : est-ce que le citoyen du monde sait que la quasi totalité des programmes qui touchent la sécurité, la lutte contre les drogues et le blanchiment d’argent, la reconstruction, les catastrophes naturelles, la mise en place d’infrastructures, de lois, de routes, la condition des femmes, la lutte contre la pauvreté, l’éducation et tant d’autres sont à la merci des « donneurs » et ce négocient année après année ? Savent-ils que ces programmes sont abandonnés, transformés, transfigurés d’un jour à l’autre par le bon vouloir des sponsors ? Savent-ils qu’il n’existe plus des programmes anticipateurs et à long terme par ce que les donneurs exigent de la « visibilité immédiate » ? Savent-ils que des services de l’ONU font des « relations publiques » pour convaincre des sponsors et qu’en échouant de convaincre (c’est très fréquent) des pans entiers de son action sont abandonnés ?
___Savent-ils que l’OMS, censée ne recevoir des fonds que des Etats, a pourtant mis en place des « partenariats privés » dont les fournisseurs quasi exclusifs sont les compagnies pharmaceutiques ? Savent-ils que depuis 2005 le directeur de SAGE (Comité consultatif mondial sur la sécurité vaccinale) n’est autre que David Salusbury responsable du vaccin ROR (Rougeole, Oreillons, Rubéole) de la GlaxoSmithKline, retiré du marché après qu’en Suède et au Japon on ait démontré sa responsabilité dans la maladie de Crohn ? Qu’il participe aujourd’hui, malgré les contestations, à la promotion du vaccin H1N1 de la GlaxoSmithKline ? Connaissent-ils que « monsieur grippe », Albert Osterhauss, promoteur principal de la vaccination à l’OMS est sous investigation du parlement néerlandais pour ses prises d’intérêt au sein de l’industrie pharmaceutique ?___Savent-ils enfin que sans la réforme de la dénomination de la notion même de pandémie par l’OMS (qui a enlevé les termes « mortalité » et « morbidité ») la déclaration de pandémie serait impossible ? Enlever ces deux mots rapporte aux industries pharmaceutiques entre 8 et 10 milliards de dollars…
___A force de compartimenter un savoir qui se déclare océan ouvert et communiquant, à force d’introduire à chaque problème de gestion un élément panique ou de crise, on finit par avoir des citoyens aveugles, incapables de comparer, d’évaluer, de décider. Se créent ainsi des structures décisionnelles omnipotentes, elles mêmes sous influence d’intérêts qui manipulent et gouvernent par la peur. Il n’y a pas une différence fondamentale entre le débat sur la burqa, l’identité nationale ou le vaccin H1N1. Ils sont le produits d’une anxiété existentielle qui bascule vers des débats stressés et paniques, et pour lesquels la réflexion collective, le débat, prennent d’emblée des allures d’hystérie qui les empêchent d’évoluer. La panique devient le moteur essentiel de toute réflexion, nous transformant tous autant que nous sommes en bateaux ivres à la recherche de rivages apaisés qui n’existent plus.____La grippe H1N1 n’est qu’un exemple de notre volonté collective du refus de la mort. Non pas du point de vue philosophique mais, de manière très pragmatique, sous l’aspect de « marchandise immortalité », un commerce qui fait le bonheur d’entreprises, d’individus et d’Etats qui manipulent les instruments internationaux mis en place pour le bien commun"
_________-L’OMS, océan de corruption et d’inefficacité:

"L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) fait la pluie et le beau temps sur notre planète en matière de santé publique et la plupart des gouvernements se réfèrent à ses nombreuses recommandations.Or, il y a quelques années, Bertrand Deveaud, journaliste, et Bertrand Lemennicier, professeur agrégé d’économie, ont enquêté à travers le monde sur cet organisme et ont consulté de nombreux rapports officiels et confidentiels pendant deux ans. Ils en ont conclu que l’OMS ne serait plus que le bateau ivre de la santé publique et naviguerait « sans maître à bord ni objectifs clairs sur un océan de corruption et d’inefficacité » (cf. L’OMS : Bateau ivre de la santé publique, Ed L’Harmattan). Une série d’articles publiés à la même époque dans The British Medical Journal et dans The Lancet décrivaient l’Organisation Mondiale de la Santé comme une institution corrompue et à bout de souffle.
À l’origine, l’OMS était censée ne recevoir ses fonds que des gouvernements des Nations Unies, mais depuis quelques années, afin d’augmenter ses capitaux, l’OMS a mis en place ce qu’il appelle un « partenariat privé » qui lui permet de recevoir des aides financières d’industries privées. Mais quelles industries ? Bien évidemment la Mafia pharmaceutique et ses amis qui bénéficient à présent de ce que l’on nomme « une porte ouverte sur un tapis rouge » à Genève. Depuis lors, sa crédibilité, sérieusement entamée, ne s’est guère améliorée, et son indépendance est plus que controversée à cause de son manque total de transparence sur les preuves scientifiques étayant ses recommandations et sa collusion avec les multinationales industrielles. Il est évident qu’au niveau mondial les affaires et la politique influencent fortement la santé.
___Le 22 janvier 2007, Alison Katz, une chercheuse qui a passé 17 ans à l’OMS, a adressé une Lettre ouverte à la nouvelle directrice de l’agence, la Chinoise Margaret Chan, accusant l’organisation de « corruption, népotisme, violation des statuts et inefficacité du contrôle interne », et concluant que « l’OMS est devenue une victime de la mondialisation néo-libérale ». Elle dénonce « la commercialisation de la science et les liens étroits entre l’industrie et les institutions académiques » et la science « corporatiste » privée, et estime que « l’OMS doit être le leader d’un mouvement pour transformer la façon dont est conduite la recherche scientifique y compris ses sources de financement, ainsi que l’acquisition et l’utilisation des connaissances » et que les fonctionnaires internationaux n’ont pas le droit de « ne pas savoir ».
____Les Docteurs Andrew Oxman et Atle Fretheim, du Centre norvégien de la connaissance des services de santé, et le Dr John Lavis, de l’Université McMaster au Canada, ont interviewé des responsables de l’OMS et analysé ses différentes recommandations. Andrew Oxman estime qu’il « est difficile de juger de la confiance qu’on peut avoir dans les recommandations de l’OMS si on ne sait pas comment elles ont été élaborées ». « Nous savons que notre crédibilité est en jeu », a admis le Dr Tikki Pang, directeur de la recherche de l’OMS. « Le temps qui presse et le manque d’information et d’argent peuvent parfois compromettre le travail de l’OMS ». Des responsables de l’organisation ont aussi reconnu que, dans bien des cas, la preuve censée être à l’origine d’une recommandation n’existait pas.
___Le Dr Oxman a critiqué l’OMS d’avoir son propre contrôle de qualité. Quand ses avis de 1999 sur le traitement de l’hypertension artérielle ont été critiqués, notamment pour le prix élevé des médicaments recommandés sans preuve d’un bénéfice supérieur à celui de produits moins chers, l’organisation a publié des « recommandations pour la rédaction des recommandations » qui ont conduit à revoir les conseils concernant l’hypertension. Il est probable que dans cette affaire comme dans bien d’autres, l’industrie pharmaceutique avait discrètement graissé la patte des fonctionnaires de l’OMS. Mais l’affaire s’est aggravée depuis le début de la « pandémie » de la grippe porcine
.___Le Dr Margaret Chan, nouvelle directrice générale de l’OMS, va devoir répondre à ces critiques, comme elle va devoir répondre aux accusations de l’épidémiologiste Tom Jefferson, de la Collaboration Cochrane, organisation de scientifiques indépendants qui a évalué toutes les études réalisées sur la grippe, et a pu mettre en valeur les diverses implications de la privatisation de l’OMS, ainsi que de la commercialisation de la science. Lors d’une interview réalisée par le magazine allemand Der Spiegel, qui lui a demandé si l’OMS avait délibérément déclaré l’état d’urgence pour la pandémie afin de pouvoir créer un gigantesque marché pour les vaccins H1N1, ainsi que pour les médicaments, Jefferson a répondu : « Ne pensez-vous pas qu’il y a quelque chose de remarquable dans le fait que l’OMS ait modifié sa définition de la pandémie ? La définition classique parlait d’un nouveau virus qui se répandait rapidement, pour lequel n’existait aucune immunité et qui provoquait un taux élevé de morbidité et de mortalité. Aujourd’hui les deux derniers points ont été supprimés, mais c’est de cette manière que la grippe porcine a pu recevoir la définition de pandémie. »Pour lui, l’OMS et des officiels de Santé Publique et des compagnies pharmaceutiques ont construit de toutes pièces cette pandémie imminente. « Des sommes colossales d’argent sont en cause, de même que des carrières et des institutions entières ! »..."

-OMS : le « pape de la grippe A » accusé de corruption

-OMS | Le financement privé peut-il faire bon ménage avec l'égalité d'accès aux soins?

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Le chagrin sans la pitié

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Le chagrin sans la pitié

Allo patron bobo...♪♫

Ils travaillent dans des call centers. Cela sonne clean et moderne. Sans pénibilité particulière apparente. On les envierait presque.

Ils ont un métier d'avenir, comme dit Laurent Wauquiez, une profession : " Caractérisée par son fort potentiel de croissance, mais aussi par une image nuancée malgré les avancées de la profession pour l’améliorer, la Relation Client s’impose comme un secteur d’avenir...

Une image nuancée : on adore l'euphémisme.

Ils le disent parfois, on le sait aussi: ils pratiquent journellement le taylorisme du fil, le stakhanovisme de l'appel.

Ils nous appellent souvent aux heures de midi, pour nous proposer une Xème mutuelle, une voiture plus tendance ou de nouveaux trucs-machins.

On a tendance à réagir comme ça. Sans tendresse particulière, même s'ils disent bonjour, parfois dans un français approximatif...

Difficile d'y échapper, de rester cool, d'autant qu'on ignore le plus souvent leurs conditions de travail.

Stress et précarité sont les deux mamelles de la plupart des centres d'appel.

Toujours sous haute pression. Toujours plus d'appels, toujours plus vite, toujours plus maîtrisé, sous contrôle permanent (votre appel est suceptible d'être écouté...), chronomètre en main.

Ne parlons pas des salaires...

C'est la course au au moins disant salarial, dans le cadre de délocalisations qui n'ont pas de limites..Mondialisation oblige. Chasse au client, jusque dans son salon.

Il y a mieux comme job. On comprend pourquoi le turn over est très fort.

_____ Mais le pire, c'est de devoir être aussi en permanence dans des situations de mensonge au travail.

Mentir à en souffrir. A moins que l'indifférence ne finisse par prendre le dessus, par lassitude ou fatalisme.

Perdre l'estime de soi, dans des tâches (pas seulement celles-là) qui finissent par rebuter, dans une relation clientèle complètement truquée, où l'essentiel est de faire du chiffre.

Ce n'est pas L'homme sans qualité de Musil, c'est le travail sans qualité, avec tensions et stress garantis.

La souffrance au travail, on connaissait, même sans avoir lu Ehrenberg

La dévalorisation des tâches et de l'estime de soi, elle n'est pas que dans les récits, comme le note le psychologue du travail Dejours.

Le management hard ou soft, on en a entendu parler.

Le burn out, ce n'est pas si rare, dans beaucoup de pays industriels. Pas seulement dans les centres d'appel.
"...La société hypermoderneest une société où tout est exacerbé, poussé à l’excès, à l’outrance même : la consommation (Gilles Lipovetsky parle d’hyperconsommation), la concurrence, le profit, la recherche de jouissance, la violence, le terrorisme (on parle d’hyperterrorisme), le capitalisme (Laurent Fabius parlait récemment d’ « hypercapitalisme »). Elle est le produit de la mondialisation de l’économie et de la flexibilité généralisée qu’elle entraîne, avec ses exigences de performance, d’adaptabilité et de réactivité toujours plus grandes, induisant une modification profonde de nos comportements, une impossibilité de vivre des valeurs de long terme. La révolution survenue dans les technologies de la communication y joue un rôle essentiel, impliquant une mutation de notre rapport au temps et une obligation de réagir dans l’immédiat. Enfin, c’est une société marquée par le triomphe de la logique marchande et par l’éclatement de toutes les limites ayant jusque-là structuré la construction des identités individuelles, une société où, apparemment, tout est possible mais qui rejette impitoyablement ceux qui ne parviennent plus à suivre le rythme de ses exigences...."(Nicole Aubert)

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Loupé!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Loupé!

Passé pas loin..

On a eu chaud!

Le spectacle: pour la prochaine fois?

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Statistiques: le grand bricolage

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Statistiques: le grand bricolage

Statistiques: nouvelle arme politique ?

_________"Bloquer les études qui dérangent, ne retenir que les données favorables, changer de thermomètre quand la fièvre monte : des professionnels des chiffres dénoncent les dérives, toujours plus graves, du pouvoir."-(L'e
xpansion)

___-"La publication des chiffres de la délinquance fournit ainsi régulièrement l'occasion de manipulations à des politiques pour qui le thème de la sécurité est un véritable fonds de commerce. Confondant les statistiques relatives à l'activité de la police et de la gendarmerie avec une mesure du niveau effectif de la délinquance [...], ils n'hésitent pas à prétendre que la délinquance explosait avant 2002 ou qu'elle baisse de façon miraculeuse depuis cette date, sans que cela ait réellement de rapport avec la réalité vécue par nos concitoyens." (L'expansion)

-"Les statistiques doivent être interprétées, qu'elles proviennent de données administratives ou d'enquêtes spécifiques."_________________________________

_______Triche : la statistique, c’est très pratique:

"Il travaille à l’avant-poste de la production statistique. Mais il a décidé de franchir le pas : pour expliquer comment les chiffres qu’il triture à longueur de journées sont récupérés par le politique. Ou plus exactement par le gouvernement. Alors, sous couvert d’anonymat, parce que tenu à l’obligation de réserve, il a accepté la proposition de plusieurs de ses confrères : «Participer à l’écriture d’un livre, pour expliquer qu’il y a une dérive de l’usage politique des statistiques publiques.» Son nom, ou plutôt son pseudonyme, c’est Lorraine Data. Un nom de code sous lequel s’abritent d’autres fonctionnaires, eux aussi issus de la statistique publique et de la recherche et qui ont écrit collectivement le Grand Truquage (1).-D’autres ont décidé de témoigner à visages découverts. Tous disent qu’ils ne sont pas naïfs. Qu’ils ont compris, dès le début de leur carrière que la maîtrise de l’information statistique a toujours constitué un enjeu pour les pouvoirs en place. Mais la coupe est pleine. «Nos sociétés hypermédiatiques ont fétichisé le chiffre, explique l’un des sept auteurs. Le chiffre, souvent péremptoire, tend de plus en plus à remplacer l’argumentation. Il est simple. Et il donne surtout le sentiment ou l’illusion que l’on maîtrise ce dont on parle.» Or cette simplicité est souvent trompeuse. Mais leur vécu ne s’arrête pas à cette simple constatation. «Nos gouvernements se livrent de plus en plus à un bricolage statistique, et particulièrement depuis 2002», dénonce le sociologue Laurent Mucchielli. Et tous d’expliquer, au travers de sept thématiques, comment l’on tente de cacher, par exemple, le grand flop du «travailler plus pour gagner plus». Ou encore comment s’invente un indicateur de la pauvreté à la française, histoire de s’assurer qu’il diminuera au fil du quinquennat. Ou comment escamoter de plus en plus le nombre des chômeurs en les transférant dans de nouvelles catégories au point où même les plus avertis ont du mal à s’y retrouver.-Multipliant les exemples, le collectif Lorraine Data met au jour les procédés utilisés par le gouvernement : sélection de chiffres censés flatter l’action gouvernementale, dénigrement de la qualité des données de ses propres services lorsqu’elles ne lui sont pas favorables…
___________L'art de faire coller les résultats aux objectifs
«Le cas des chiffres de la délinquance est sans doute celui qui a inauguré cette nouvelle façon de truquer les statistiques.«Pour comprendre la production des chiffres de la délinquance, comme d’ailleurs ceux de l’immigration, il faut se souvenir que les données sont directement produite par l’administration. En clair, des statistiques sont le résultat de l’enregistrement de l’activité de ces administrations. D’où le risque d’être juge et partie ou, dit autrement, de produire à l’arrivée le résultat des actions que l’on a imposées au départ. Ainsi, en juillet 2007, lorsque Nicolas Sarkozy envoie à Michèle Alliot-Marie sa lettre de mission, il y indique que "la délinquance doit baisser de 5% en deux ans" et que "le taux d’élucidation doit être porté à 40 %". Que se passe-t-il alors ? Il se passe que les policiers et les gendarmes doivent se débrouiller pour fournir à la ministre de l’Intérieur des statistiques conformes à ces objectifs.«Cette façon de déterminer à l’avance les résultats statistiques est clairement une nouveauté. Et il faut une sacrée dose de mauvaise foi pour s’imaginer que ce sont les délinquants qui se sont conformés à l’objectif initial. La réalité ? Ce sont évidement les administrations concernées qui se sont arrangées pour y parvenir. Ainsi, pour faire diminuer la délinquance, on peut réduire l’enregistrement des vols anonymes, à savoir les plaintes contre X qui n’aboutiront jamais. Et pour faire monter le taux d’élucidation, on peut interpeller davantage de clandestins et de fumeur de shit, car on est sûr de faire 100 %.»...
___-Un collectif de statisticiens dénonce les manipulations du gouvernement

-Stat. judiciaires : vrai faux bilan?

-Serge.Portelli.Ruptures-Les faux bilans du sarkozysme

-Les chiffres qui dérangent le ministère de l'Education nationale

-Tripatouiller les statistiques, la sale manie du gouvernement

____"...la tentation des gouvernants d'utiliser les chiffres pour servir leur politique ou embellir la réalité ne date pas d'aujourd'hui. Mais, elle n'a jamais été si grande. Laurent Bisault, attaché de l'Insee détaché au ministère de l'Agriculture et responsable d'une publication, Agreste Primeur, témoigne. "Il y a quinze ans, lorsque je publiais une étude, je l'envoyais à l'imprimeur en même temps qu'au cabinet du ministre. Par la suite, je l'ai d'abord adressée au cabinet, pour information... puis pour validation." Il faut donc attendre des semaines, voire des mois, pour qu'une étude, comme celle sur les pollutions agricoles, obtienne, sous la pression des journalistes, le fameux sésame autorisant sa publication au grand public. Il suffit que le sujet soit un peu sensible pour qu'elle soit, au mieux, réécrite (par exemple, celle sur les agrocarburants), au pire, enterrée."

-Les statistiques ethniques, une arme à double tranchant

-Valeur de la preuve statistique

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Neurosciences à marche forcée

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Neurosciences à marche forcée

De conquête en conquête

Après la conquête de l'Ouest, la conquête spatiale...

Après la conquête génétique (Le séquençage du génome humain, qui est loin d'avoir tenu ses promesses..)

Voici la conquête du cerveau, dont nous connaissons encore si peu de choses.

Obama lui-même lance un grand projet pour les dix ans qui viennent: cartographier le cerveau humain.

Rien que ça! Fascinant, par bien des aspects.

A des fins thérapeutiques, bien sûr, comme il l'affirme. Oui. Mais est-ce si simple et transparent?

Ce projet n'est pas innocent. Le Pentagone est aussi impliqué, ainsi que les intérêts marchands.

Comme l'analyse Jean-Paul Baquiast pour Mediapart, le timing de cette annonce n'est pas totalement innocent. La volonté affichée par Barack Obama de positionner les États-Unis à la pointe des études sur le cerveau sonne en effet comme une réplique directe au défi lancé par l'Union Européenne avec le projet Human Brain. Avec en toile de fond le leadership des connaissances sur le cerveau et l'ensemble des enjeux commerciaux, industriels et stratégiques qui en découlent. En somme, une "guerre mondiale du cerveau"... (*)

Le détournement de ces recherches à des fins militaires ou de contrôle social n'est pas à exclure.. Ce ne serait pas la première fois que la recherche fondamentale présenterait des arrières-pensées qui ne sont purement désintéressées.

La critique s'impose contre des prétentions extra-scientifiques qui entachent souvent la recherche.

La neuro est partout, parfois jusqu'au délire (*)

Il importe d'être vigilant vis à vis des usages illégitimes, illusoires ou imprudents des neurosciences, encore au berceau.

L'idéologie scientiste renaît sous de nouveaux habillages. Celle de la Silicon Valley aussi, avec ses théories de l' homme augmenté.

Il conviendrait de revenir à des conceptions plus modestes, dénuées de fantasmes.

L'Homme de demain ne sera pas ce qu'une certaine conception des neurosciences laisse entrevoir.

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(*) 1) Human Brain Project, un grand projet européen sur le cerveau humain http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2013/134/hbp.htm

2) voir Obama seeking to boost...

http://www.nytimes.com/2013/02/18/science/project-seeks-to-build-map-of-human-brain.html?_r=0

Toutes les phrases de cet article méritent d'être soigneusement pesées.

IBM, curieusement confirmé comme cheville ouvrière du projet européen, ne sera pas assez suicidaire pour rester impartial dans la compétition qui s'annonce.

3) Chinese Army Unit Is Seen as Tied to Hacking Against U.S. http://www.nytimes.com/2013/02/19/technology/chinas-army-is-seen-as-tied-to-hacking-against-us.html

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