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Exemplaire?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Exemplaire?

Sereine dans la tempête...

Rama rame

Pas assez de langue de bois pour faire de la politique?

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Camus, inclassable et universel

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Camus, inclassable et universel

Penseur de l'humaine condition et de la violence, entre philosophie et littérature

50 ans après...______________L'absurde mort du penseur de l'absurde

[ 1960
4 janvier A 13h55, la voiture du directeur des éditions de "La Pléïade" Michel Gallimard, s'écrase contre un arbre à Villeblevin dans l'Yonne. A son bord, la chauffeur de M. Gallimard, son chauffeur et Albert Camus. Assis à droite du conducteur, ce dernier est tué sur le coup.]

-Camus au Panthéon : une profanation obscène ...
________________________________ «Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse. Héritière d’une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd’hui nous détruire mais ne savent plus convaincre…»(A.Camus)__________________________

"-Albert Camus, l'homme moderne, mort il y a 50 ans:

"...l’année 2010 sera une année Camus. "C'est peut-être le signe de son entrée dans l'histoire", espère le philosophe Raphaël Enthoven pour qui Camus est le "philosophe du présent, qui transcende l’époque où nous vivons". D’une façon plus pragmatique, c’est l’occasion de le découvrir ou de le redécouvrir. Loin d’être ensevelie, son œuvre est largement citée, revendiquée, commentée et rarement critiquée. La popularité de l’auteur de "L’Etranger" n’a pas cessé de croître depuis sa disparition à l'âge de 46 ans. "Albert Camus est des écrivains français du XXeme siècle celui dont l'audience est la plus universelle. Sa fortune est peut-être plus grande encore à l'étranger qu'en France".."

-Une vie "ordinaire"

- Cinquante ans après sa mort, il est partout

-L'Encyclopédie de L'Agora: Albert Camus

-Relire Camus

-Michel Onfray: «Albert Camus est un libertaire irrécupérable»

-Camus, cet étrange ami

-Albert Camus, ou l'inconscient colonial,

-Camus : "L'étranger" au calvaire colonial des Algériens - AgoraVox

-Albert Camus dans les imaginaires:

"... :Albert Camus est celui qui refuse l'esprit de système et introduit dans l'acte politique le sentiment d'humanité. A ceux qui croient que seule la violence est la grande accoucheuse de l'histoire, il dit que le crime d'hier ne peut autoriser, justifier le crime d'aujourd'hui. Dans son appel pour une Trêve civile, préparée secrètement avec le dirigeant algérien du FLN Abane Ramdane, il écrit en janvier 1956 « Quelques soient les origines anciennes et profondes de la tragédie algérienne, un fait demeure : aucune cause ne justifie la mort de l'innocent ». Il pense que la terreur contre des civils n'est pas une arme politique ordinaire, mais détruit à terme le champ politique réel. Dans Les Justes, il fait dire à l'un de ses personnages : « J'ai accepté de tuer pour renverser le despotisme. Mais derrière ce que tu dis, je vois s'annoncer un despotisme, qui, s'il s'installe jamais, fera de moi un assassin alors que j'essaie d'être un justicier ».

-Albert Camus envahit les librairies

-Spécial Camus

-Camus nous lit “L’Etranger”_______________

Camus réinterprété

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Perturbateurs endocriniens

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Perturbateurs endocriniens

Notes sur une bombe sanitaire

_____ Il y a une chose qui perturbe: c'est le quasi-silence officiel et l'inaction remarquables des divers responsables sur une menace pourtant dénoncée depuis des lustres.

Si les problèmes climatiques nous préoccupent beaucoup, les menaces hormonales et neurologiques progressent à bas bruit, dans la quasi indifférence d'un grand public laissé dans l'ignorance et des médecins généralistes, souvent pas ou peu préparés à un vrai travail d'information et de prévention, ou simplement de vrais questionnements.

____ Certes des alertes ont déjà été lancées au sujet des effets nocifs des métaux lourds, notamment du plomb, de l'aluminium, du mercure, des solvants et des multiples produits chimiques qui constituent notre environnement souvent quotidien. Marie Robin a fait un formidable travail sur la toxicité des produits phytosanitaires en agriculture et a souligné la force des groupes de pression qui s'exercent en faveur de leur développement.

_Les nanoparticules sont aujourd'hui aussi sur la sellette.

___Les perturbateurs endocriniens sont à l'origine d'anomalies, de perturbations, de dysfonctionnements, dont les causes sont parfois certaines ou parfois fortement soupçonnées.

Un problème majeur, dont on ne soupçonne guère l'ampleur et la portée.

Les enjeux industriels et financiers sont considérables. Le lobbying et la contre-information s'exercent à tous les niveaux.

Les rapports d'experts sont nombreux. La France est en retard dans la prise de conscience et les applications urgentes, malgré les connaissances acquises en la matière...._______

(*) Dans une enquête édifiante, "Intoxication", la journaliste Stéphane Horel raconte comment, en 2009, le Parlement de Strasbourg a chargé la Commission européenne de définir juridiquement ce que sont les perturbateurs. Car aucun pays ne peut interdire, ni même limiter, l’usage de choses qui n’existent pas dans les textes. Rien de plus simple sur le papier… Sauf que, rapporte la journaliste, les industries chimiques et les fabricants de pesticides ont sorti l’artillerie lourde en matière de lobbying pour contrer une définition qui pourrait leur coûter des millions d’euros. Un rapport très critique contre les perturbateurs est remis en 2012 à la Commission ? Il déclenche illico une contre-attaque : des pseudo-scientifiques prennent la plume dans des revues spécialisées pour le dézinguer, lui et "son approche 'anecdotique' qui ne permet pas d’offrir une 'analyse équilibrée'" de la question. Ces scientifiques œuvrent en réalité au service des grandes entreprises et sont rémunérés pour produire de la sound science ("science sensée"). Ce charabia d’apparence sérieuse ne sert qu’à semer le doute chez les politiques, et donc à retarder toute forme de régulation. Parmi les perles de déni relevées par Stéphane Horel, un texte produit par l’industrie chimique avance même que les perturbateurs n’ont pas plus d’effet sur l’homme que la caféine ou les films d’horreur… Le hic, c’est que ces "doutes" sont opportunément relayés par un certain nombre d’instances bruxelloises, plus désireuses de ménager les industriels que la santé de nos concitoyens. Et toutes ces gesticulations finissent par payer : la définition de ce qu’est un perturbateur endocrinien, qui aurait dû voir le jour en 2013, est restée au fond d’un tiroir.

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On le savait...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

On le savait...

ça roule...

Sauf que la bagnole est plus gourmande que prévue

Allez comprendre...

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Subventionner la presse

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Subventionner la presse

Aider ou museler la presse?

___La presse va mal

En France(où les Français lisent peu) comme ailleurs, aux USA notamment

____Pour de multiples raisons: baisse des recettes publicitaires, concurrence du Net, désaffection de l'écrit et dépolitisation...
Soutenir la presse, surtout en difficulté, donc le lectorat, ne semble pas scandaleux et l'Etat l'a toujours fait (tarifs préférentiels à l'acheminement), mais il y a des risques et les journaux en ligne posent de nouveaux problèmes...

-"Dénoncer des subventions est mal venu par les temps qui courent. Les banques, l'automobile connaissent une perfusion financière aux proportions historiques, donc pourquoi pas la presse? En premier lieu parce que subventionner l'information n'a rien à voir avec le soutien d'une filière industrielle classique. Cela crée une relation ambigüe avec le pouvoir politique." (F.Filloux)
Pour un contrôle des subventions-"...Les subventions à la presse sont un océan sans fond où naviguent détournements arnaques et spoliations du niveau des montants aloués.
Les investissements et redistributions ne sont contrôlés par personne, ainsi l’argent du contribuable passe directement de Bercy aux actionnaires des groupes subventionnés, quelques jeux d’écritures et le tour est joué et les comptes privés gonflent sans vergogne".(E.Red)_______________________________

Point de vue:

-Subvention de la presse en ligne : trahisons, hypocrisie et mépris de l'indépendance - AgoraVox l
" 20 millions d’Euros de subventions pour la presse en ligne pour l’année 2009, vous avez bien lu, 20 millions d’Euros de subventions ! Cela pourrait être une heureuse nouvelle pour Internet, mais les conditions dans lesquelles se fait cette répartition sont opaques et iniques. Paradoxe des paradoxes, les premiers bénéficiaires (Rue89, Mediapart, Slate) sont ceux qui les ont le plus critiqué par le passé quand ils ne pouvaient pas en bénéficier et qui ont toujours crié à l’indépendance de la presse : "faites ce que je dis, pas ce que je fais"... Mais est ce vraiment un paradoxe que les premiers bénéficiaires de ces subventions soient des ex de Libé (Rue 89 avec Pierre Haski et Pascal Riché) et des ex du Monde (Mediapart avec Edwy Plenel et Slate avec Jean-Marie Colombani) ?

____________________Suite aux Etats généraux de la presse écrite, un fonds d’aide au développement des services de presse en ligne (fonds SPEL) a été créé. Il prévoit l’attribution de 60 millions d’aides, sur trois ans, aux entreprises de presse sur Internet. 80% sont des subventions, 20% des formes d’avances remboursables.

Les journaux ne sont plus ainsi les seuls a bénéficier des aides de l’Etat, les éditeurs en ligne, les pure player en bénéficient désormais aussi.

Pourquoi subventionner ? Pourquoi maintenir une presse sous perfusion alors que de nombreux acteurs méritants ne touchent rien ?

Pourquoi fausser la concurrence ? Pourquoi choisir de maintenir certains acteurs au détriment d’autres ? Pourquoi ne pas dire « Que le meilleur gagne » ? Les subventions créent des distorsions invraisemblables car ce ne sont pas forcément ceux qui le méritent qui touchent les subventions. Or, l’argent reste le nerf de la guerre, il leur permettra de vivre et de prendre une longueur d’avance sur ceux qui ne sont pas financés.

Sur le fond ces subventions soulèvent plusieurs problèmes qu’il faut bien distinguer.

Transparence !La première des vertus dans le journalisme, c’est la transparence, car sans transparence il ne peut pas y avoir de confiance.Or la liste des bénéficiaires et le montant des subventions publiques à la presse en ligne n’ont pas été rendus publics. Comment peut-on accepter que de l’argent public soit distribué sans qu’il y ait un compte rendu détaillé aux principaux intéressés : les contribuables qui sont aussi les lecteurs. Cette opacité est simplement contreproductive et crée un malaise entre les acteurs mais aussi avec leur public.

Novovision résume bien la situation dans son article « Subventions à la presse en ligne : une trahison pour un plat de lentilles » : « C’est plus qu’étrange, c’est plus qu’une anomalie. C’est un scandale. Le fait même que la presse, dans son ensemble, se refuse délibérément à jouer son rôle d’information des citoyens-contribuables sur l’utilisation des fonds publics, dès lors qu’elle en est elle-même la bénéficiaire, suffit, à mon avis, à pointer la gravité du problème : la presse a donc bel et bien des choses à cacher, à nous cacher, sur notre argent et sur ce qu’elle en fait !

Mais le fait que les pure players, à leur tour, acceptent de telles règles du jeu pose un autre problème de fond auquel des blogueurs comme Thierry Crouzet ou moi ne pouvons qu’être extrêmement sensibles. Cette manne publique est en effet placée sous conditions. Et ces conditions (il faut aller y voir dans le détail) consistent bel et bien pour la presse en ligne pure players à rentrer dans le rang du bon vieux journalisme « à l’ancienne ».

Par exemple, LeMonde n’ayant fait aucune annonce sur ce qu’il aurait pu toucher ose quand même avancer « Les pures players regrettent toutefois que la majorité des fonds aille vers les sites de la presse traditionnelle. "Le délai entre la parution du décret et la date limite de dépôt des dossiers était très court, moins de quinze jours, déplore Maurice Botbol, président du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil). La presse traditionnelle s’est précipitée avec des dossiers déjà ficelés, parfois vieux de plusieurs années. Elle était mieux armée que nous." Des groupes comme La Dépêche, Bayard Presse ou Lagardère Active devraient être bien servis. »

Certains pure player ont trouvé bon de publier leur gain et surtout de l’annoncer en brandissant l’argument de la transparence pour se justifier : « Rue89 touchera 249 000 euros, Mediapart 200 000 euros ou encore Slate.fr 199 000 euros. (...) Satellifax, lettre spécialisée dans l’audiovisuel, et Yagg, un site homosexuel, devraient également recevoir une aide. »

___Cela pourrait être louable, mais on sent poindre une gêne : « Rue89 avait fait savoir lors de l’ouverture de ce débat l’an dernier, que nous n’étions pas demandeurs d’aide publique, et que dans un monde idéal, celles-ci ne devraient pas exister. » Mais… car il y a toujours un mais… Pierre Haski a succombé aux sirènes de l’argent facile. Et je ne suis pas le seul à le remarquer : Régis Soubrouillard dans Marianne conclut son article « Net : l’argent de l’état sème la zizanie » : « Le positionnement de Rue89 dit bien l’embarras d’un secteur économique encore trop fragile pour refuser la laisse qu’on lui tend. Pour preuve les arguments donnés par Pascal Riché sur Twitter. Le co-fondateur de rue89.com explique que : « la position de Rue89 n’a pas changé : nous ne les réclamons pas, mais nous les acceptons ». Le jésuitisme on-line a un bel avenir devant lui… »

Rappelons également que Médiapart a claqué la porte des Etats généraux de la presse écrite, mais est le premier sur la liste à demander des aides… Le contribuable aide un site qui est par ailleurs payant : voilà du service public, un journalisme pour tous les citoyens, dont la première mission est d’informer le public.

Pluralisme ? Toujours les mêmes !Voilà comment cela se passe dans notre monde. Les pure player vivent chacun chez eux jusqu’au jour où de l’argent peut être distribué par l’Etat. Alors, à ce moment là, ils savent se regrouper.C’est ainsi que @rrêt sur images, Bakchich, Indigo Publications, Mediapart, Rue89, Slate, Terra Eco se regroupent pour créer le Spiil, le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne. Le but ? En deux mots ? Créer une force de lobbying pour influencer l’Etat, intégrer la commission qui décide de l’allocation des aides et ne faire rentrer dans le syndicat que les personnes qui respectent le décret qui fixe les critères du statut d’éditeur de presse en ligne. Autrement dit les amis. Les faux amis sont priés de patienter sagement dans un sas d’entrée : le statut de « membre associé » est créé à la va-vite pour les mécontents.Les membres « fondateurs » du Spiil sauront « aider » ces « membres associés » à devenir comme eux : des vrais journalistes. La désignation des « éditeurs de sites d’information » est donc très floue et arbitraire. Derrière le Spiil se cachent toujours les mêmes : de Pierre Haski (Rue89, ex Libé), à Edwy Plenel (Mediapart ex Monde) en passant par Jean-Marie Colombani (Slate, ex Monde)… ou comment créer un nouveau journalisme, comment faire du neuf avec du vieux ! Et oui, toujours les mêmes… ceux qui finissent par toucher les aides publiques…

L’indépendance. Venons-en au problème principal qui est posé qui est bien évidemment celui de l’indépendance.____Ne disons pas qu’il n’y a pas un problème. Ne jouons pas l’autruche. Les subventions font vivre la presse traditionnelle depuis des années. Désormais les éditeurs en ligne sont également de la partie. Novovision a raison d’ironiser « Il ne s’agit pas de jeter la pierre, bien entendu, à la seule presse en ligne, qui ne touche que 60 malheureux millions d’euros dans l’affaire (20 millions d’euros par an pendant trois ans), quand sa grande sœur du papier touchera dans le même temps un bonus exceptionnel de 600 millions d’euros d’ici à la prochaine élection présidentielle - la date est probablement une coïncidence... - (en plus de la rente déjà acquise !). Frédéric Filloux avait bien raison de marquer d’une pierre noire, sur Slate.fr : Le jour où Sarkozy a acheté la presse »

Mentionnons que seul le pure player @rrêt sur images a décidé de ne pas demander d’aides publiques comme l’explique Daniel Schneidermann dans son article Aides d’État, non merci. Il faisait valoir trois arguments que l’article de Marianne « Net : l’argent de l’état sème la zizanie », pointe du doigt :

- « nous ne voyons pas très bien pourquoi le contribuable nous aiderait ».
- « si nous, sites de presse, remplissons une mission de service public (estimons-nous), celle d’informer, nous ne sommes clairement pas dans le cadre juridique du service public ».
- « Enfin, évidemment, je n’oublie pas la première raison avancée par les quelques uns d’entre vous qui nous poussaient à refuser : la crainte pour notre liberté de ton
».

Mais le débat sur l’indépendance n’est pas terminé. Et certaines réactions en disent long sur la véritable indépendance qui règne. A la question de Carlo Revelli lors de la présentation du Spiil, le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne, sur l’indépendance des pure player qui demandent des aides de l’Etat, Pierre Haski twitte : « Carlo Revelli (agoravox), question perfide sur les aides à la presse numérique. Vrai débat à venir. ».

Pour Pierre Haski cela est perfide ?! Une telle question sur l’indépendance est perfide ?

Et si quelqu’un aurait encore un doute si les aides publiques interviennent ou pas dans la politique éditoriale des journaux subventionnés, je vous invite à lire l’article "Quand la presse censure la presse" publié en 2006.

D’ailleurs, on se demande si AgoraVox rentre ou pas dans ce dispositif d’aide ou même s’ils ont touché des aides. Je n’ai rien trouvé à ce sujet sur Internet.

Honte aux faux nouveaux médias !Je comprends l’indignation que cela soulève chez les blogueurs : Thierry Crouzet dans son article « L’État spolie les blogueurs », vise juste :« Le gouvernement ne subventionne que la presse qu’il peut contrôler, c’est-à-dire celle qui ressemble à une entreprise (et déficitaire de préférence). Mais nous au moins nous ne perdons pas d’argent et créons de la richesse. Nous ne sommes pas en train de ruiner des investisseurs ou de pomper les impôts de nos compatriotes. Nous participons à la vie culturelle et nous n’allons rien recevoir, sinon des volées de bois verts.On nous menacera de nous faire taire, de nous poursuivre en diffamation dès que nous serons impertinents ou politiquement incorrects, on nous discréditera, nous accusant de pratiquer le journalisme de caniveau… tout cela justement parce que nous ne faisons pas la manche, parce que nous ne demandons rien, parce que nous sommes libres.

Rappelez-vous. Il avait été question d’attribuer des macarons aux blogueurs politiquement corrects. Le gouvernement fait mieux : un chèque. Si l’argent était réparti à l’audience cumulée, les médias qui vont recevoir cet argent n’auraient droit à rien parce qu’ils ne représentent plus rien.

Je ne demande pas à l’État de nous subventionner mais je lui demande de laisser crever une industrie moribonde. Rue89. Médiapart. Slate. N’avez-vous pas honte de demander de l’argent ? Aurez-vous encore la force d’écrire « je » et d’élever la voie. Vous ne l’avez jamais fait d’ailleurs, sinon pour participer à la valse bien huilée du monde médiatique qui se regarde le nombril. »

On a observé un phénomène de journalistes « opportunistes ». Beaucoup d’entre eux se retrouvent aujourd’hui sur Internet dans des pure player alors qu’hier ils étaient les premiers à critiquer le Web. Ils sont nombreux à avoir retourné leur veste.

Et je ne serais pas surpris de voir de nouvelles dissidences sur certaines plateformes comme Rue89 ou Médiapart… Elles seraient justes. Comment peut-on réellement avoir confiance dans des sites qui tiennent un double discours :

D’une part, ils veulent gagner de l’audience, font alors croire à un nouveau journalisme indépendant et transparent qui tiendrait compte de la parole de l’internaute (l’information à 3 voix : journalistes, experts, internautes) alors qu’ils reproduisent clairement le schéma de la presse traditionnelle, c’est-à-dire l’information à 1 voix : le journaliste tout puissant. En ligne, les journalistes n’ont pas inventé grand-chose comme le dit si bien dans son exposé Narvic.

- D’autre part, ils font les yeux doux au gouvernement pour toucher de l’argent.

Rue89 semble se spécialiser dans ce créneau. En effet, il ne faut pas oublier qu’en plus de la récente subvention, ce média en ligne indépendant a également reçu un financement lors de l’appel à projet sur le web 2 organisé par NKM. Sur le coup, Rue89 n’a pas annoncé ce qu’ils ont touché mais NKM a précisé que pour chaque projet les demandes d’aides variaient entre 75 000 € à 800 000 € !

-Les aides publiques à la presse -Pourquoi il faut continuer à aider la presse

-Des subventions à la presse ? ___;Aides à la presse : est-ce bon pour Rue89 ?

-Comment les pros de l'info tentent un hold up sur l'internet

-La presse française cinq fois plus aidée que la suédoise...

____-[Observatoire français des médias]

_____-Acrimed | Action Critique Médias__________________________________

-Une presse servile ? -Sarko et la presse -Quel journalisme ?

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Les saints sont à la fête

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Les saints sont à la fête

Les hommes pas toujours...

Le premier Novembre 1755:

Drame à Lisbonne choc européen.

La mort n'est pas devant nous, sous une forme ou une autre. Son principe est au coeur du vivant.

Partir à son heure, quoi de moins simple en apparence, mais quoi de plus banal?

La cohabitation des vivants et des morts a connu bien des vicissitudes.

Dés le VII° siècle en Occident chrétien, on voit naître de nouvelles pratiques mortuaires, qui se stabilisent surtout à partir du XI° siècle.

Même les cimetières ont leur histoire

Les attitudes culturelles, en ce domaine comme en d'autres, sont soumises au changement: on passe d'une mort "apprivoiséé" à une mort refoulée, aujourd'hui où elle dérange plus que jamais, contredisant nos (très) relatifs pouvoirs.

Elle fut héroïsée dans le culte du souvenir d'après guerre.

Plutôt en rire (jaune) devant l'ultime défi, puisque la mort n'est rien pour nous, comme disait Epicure...

Le regretté Pierre Desproges, avec son humour caustique mais profond, nous a livré un florilège de pensées souvent désespérées mais sereines.

Siné n'est pas en reste: "Mourir ? Plutôt crever !", a déjà fait graver le dessinateur Siné (toujours en vie) sur la tombe – surmontée d'un cactus en bronze évoquant un bras d'honneur - qui l'attend dans le cimetière Montmartre.

Apprendre à mourir! Et pourquoi donc? On y réussit très bien la première fois!

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