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Néanderthal et nous

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Néanderthal et nous
Révolution dans les grottes...___________Du nouveau dans la famille humaine

__-Les révolutions en anthropologie préhistorique vont bon train...
Un«tournant dans l’exploration des origines de l’humanité par les moyens de la génétique moléculaire»(Pierre Darlu)
-Notre cousin Néander
__-Jusqu'à une époque toute récente , les convictions scientifiques étaient que Néandertal n'aurait pas contribué à l'ADNmt des Homo sapiens modernes ,qu'il n'y aurait pas eu échange de gènes,malgré un temps assez long de cohabitation, voire sans doute de rencontres et d'échanges dans certaines régions, mais des analyses génétiques plus poussées viennent de montrer que:
Il y a du Neandertal en nous:
_____________________"Il y a du Neandertal en nous. Du moins si nous sommes "non africains". Dans ce cas, 1 % à 4 % de notre matériel génétique a pour origine Homo neanderthalensis. Nous nous croyions simples cousins, issus d'un ancêtre commun. Nous nous découvrons aussi métissés avec cet humain disparu. C'est la conclusion la plus spectaculaire tirée de l'étude de l'ADN prélevé sur trois os de néandertaliens vieux d'environ 40 000 ans, issus d'une grotte croate.
___Pour la première fois, le génome nucléaire d'un homme fossile est séquencé, à hauteur de 60%. Son analyse est publiée, au terme de quatre années d'efforts, dans la revue Science, vendredi 7 mai, sous la direction de Svante Pääbo, de l'Institut Max-Planck,Homo sapiens, l'homme moderne et celui de Neandertal.
___Conclusion aujourd'hui invalidée par les mêmes chercheurs, qui ne cachent d'ailleurs pas leur surprise. "L'équipe était contre cette hypothèse, ce qui, d'une certaine manière, renforce nos résultats", rappelle David Reich (MIT et Harvard), cosignataire de l'étude. Et de rappeler les précautions méthodologiques prises pour se prémunir contre les contaminations par l'ADN des expérimentateurs, éliminer celui des microbes présents dans les échantillons, qui représentaient au départ plus de 95 % des éléments séquencés..." d'anthropologie évolutionniste de Leipzig. C'est à lui que l'on doit la première analyse génétique d'un néandertalien, en 1997.
___Il s'agissait d'ADN mitochondrial (ADNmt), transmis par la mère, d'extraction bien plus aisée que l'ADN nucléaire. En 2004, M. Pääbo et ses collègues avaient conclu que cet ADNmt ne révélait aucun croisement entre Homo sapiens, l'homme moderne et celui de Neandertal..."
_-A Draft Sequence of the Neandertal Genome
__-L'homme de Néandertal révèle ses liens avec Sapiens:
____________________"Madame Sapiens a fait crac-crac avec monsieur Néandertal. Ou l’inverse. Et avec succès reproductif. Mais pas en Europe, lors de l’arrivée de Cro-Magnon, il y a 37 000 ans. C’est une vieille histoire (d’adultère ?) survenue au Proche Orient, il y a environ 80 000 ans. Elle n’a manifestement pas été très fréquente...Cette affaire des relations de parenté et de la possible rencontre des deux humanités les plus proches - Homo sapiens, l’homme moderne apparu il y a un peu plus de cent mille ans en Afrique, et Néandertal - est révélée ce matin dans la revue Science . Par un article exceptionnellement long, traduisant un labeur minutieux et de haute précision. Il constitue un véritable «tournant dans l’exploration des origines de l’humanité par les moyens de la génétique moléculaire», salue Pierre Darlu,2006 à une étude de l’ADN des mitochondries, donc uniquement maternel, de néandertaliens.

___Comparer des génomes extrêmement proches l’un de l’autre exigeait de faire appel à des techniques et des tests statistiques très sophistiqués. Outre le séquençage des os fossiles de la grotte de Vindjia, l’équipe s’est donc appuyée sur quelques coups de sondes génétiques sur d’autres fossiles de néandertaliens, recueillis dans trois sites : El Sidron (Espagne, -49 000 ans), la vallée de Neander (Allemagne, -40 000 ans) et Mezmaiskaya (Caucase, Russie, -60 000 à -70 000 ans). Sur le séquençage de cinq êtres humains actuels réalisé pour l’occasion. Et sur celui du célèbre Craig Venter, un généticien américain.__Les généticiens ont obtenu un résultat surprenant, qui éclaire d’un nouveau jour nos relations de parenté avec ce cousin disparu. Ils contredisent les études antérieures, menées sur l’ADN mitochondrial exclusivement maternel, qui n’avait trouvé aucune contribution néandertalienne à notre génome, menée tant par Catherine Hänni (Ecole Normale Supérieure de Lyon) en 2006 que par Pääbo. Semblant donner ainsi raison à ceux des préhistoriens convaincus qu’homo sapiens, après sa sortie d’Afrique par le Proche Orient, n’avait jamais fricoté avec les néandertaliens qui occupaient alors une large part de l’ancien monde, de l’Espagne à la Sibérie..."

-ADNmt de H. sapiens et H. neanderthalensis_-Nouveau ramdam chez nos vieux ancêtres_-Neandertal nouvelle version__-Les Hommes récents - Neandertal__-La disparition des neanderthaliens___Comparaison Neandertal Sapiens__-Où est passé Néandertal?__-Qui est notre cousin Neandertal ?__-Préhistoire - Jean-Louis Heim, Neandertal-Le père de nos pères... serait néandertalien ___________________-(Petite?) révolution dans l'évolution_-Bon anniversaire Darwin!

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Une crise (aussi) anthropologique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une crise (aussi) anthropologique


Pour une autre approche de l'économie et de la crise
____________Se réapproprier le sens de ce que nous subissons... et s'extraire de l'infantilisation
__-Le crise ne nous oblige-t-elle pas à revoir nos modes de fonctionnement, pas seulement celles des stuctures?-
__"Promouvoir chez les citoyens que nous sommes un sursaut d’autocritique parce que nous sommes tous partie prenante dans ce système."_________________
Point de vue:
___- Le capitalisme vit une crise existentielle:
"Quand je parle de crise existentielle, je veux dire qu’en réalité les racines de cette crise sont existentielles et se trouvent en chacun de nous. On pourrait aussi parler d’une crise anthropologique. On oppose souvent crise financière et crise économique dans l’économie réelle. Je crois que ce n’est pas une bonne distinction parce que la finance n’est que la contrepartie plus abstraite de nos pulsions de possession et d’accumulation. L’argent qui circule dans la finance symbolise non seulement « mon pouvoir d’avoir » mais aussi mon pouvoir de commander le travail d’autrui à mes propres fins. Pourquoi chacun de nous aspire à ce pouvoir ? Pourquoi voulons-nous tous posséder et accumuler ? C’est parce que nous avons des besoins et nous avons aussi des envies.
La logique géniale ou diabolique du capitalisme, est de jouer sur la confusion entre « besoins » et « envies ». Le capitalisme a fini par nous faire prendre nos envies pour des besoins. C’est pourquoi nous courons après la consommation et l’accumulation. Donc c’est un système qui crée des compulsions répétitives chez la plupart d’entre nous, en tout cas ceux qui ont les moyens de se payer certaines choses, et qui crée en même temps des inégalités structurelles. De surcroît, il introduit une obligation de croissance car toute cette machine se base essentiellement sur le crédit et l’endettement. Nous sommes donc dans une sorte de machine infernale où ces trois éléments tournent en boucle. ...
________Cette crise existentielle de l’économie est une crise vraiment essentielle du capitalisme, le symptôme d’un malaise profond. La crise existentielle de l’économie à laquelle on assiste aujourd’hui, repose d’abord sur une crise de confiance. Les gens consomment moins, on a tendance à ralentir l’accumulation, l’investissement. Mais ce qui ressort de mes travaux de recherche en philo de l’économie, c’est que la consommation, l’investissement et l’accumulation capitaliste sont eux-mêmes un symptôme du manque de confiance fondamental dans la vie et dans l’avenir. ...
En fait, le capitalisme a des racines religieuses anciennes. C’est une religion matérielle. Si je parle de crise existentielle c’est parce que nous ne pouvons pas nous passer, en tant qu’être humain, d’une réponse à notre manque profond, à notre angoisse existentielle, qui nous assigne notre humanité. L’expérience occidentale capitaliste était une tentative de combler cette angoisse d’être en lui fournissant de l’avoir. Elle a longtemps donné des bénéfices et puis maintenant elle commence à montrer ses limites...
__________Et pourtant, il est inévitable qu’il y ait un champ de croyance. Il nous faut une réponse à notre angoisse existentielle. Quand nos décideurs disent qu’il s’agit d’une crise de confiance dans le capitalisme, ils ont raison. Il est vrai qu’au niveau superficiel du fonctionnement du système, se manifestent en effet des anticipations pessimistes qui se réalisent d’elles-mêmes parce que tout le monde croit que ça n’ira pas… il n’y a plus de prêts entre les banques, il n’y a plus de crédits de trésorerie d’investissement aux entreprises, l’emploi chute, la consommation chute, etc… Donc à court terme, superficiellement, c’est vrai qu’on a l’impression que le problème vient du manque de confiance des gens dans l’avenir. Et l’on cherche à faire retrouver la confiance en nous faisant re-consommer et réinvestir.
Or, je tiens le raisonnement inverse : c’est parce que l’on n’a pas confiance dans la vie et dans l’avenir, que l’on consomme, que l’on surconsomme et que l’on se lance sans arrêt dans une course compétitive. Ivan Illich aurait dit qu’on se fabrique des prothèses hétéronomes, c’est-à-dire des prothèses qui nous complètent, au lieu de travailler sur notre autonomie… L’autonomie nous est volée par le système alors qu’il nous la promet.
___Cela signifie qu’on a construit pendant des siècles une culture basée sur le remplissage matériel, et symbolique aussi, d’un vide existentiel profond qui nous fait progressivement prendre les biens matériels, mais aussi les images, les idées, pour ce que j’appellerais des biens spirituels. Et du coup, on fait mine d’avoir confiance dans la vie en accumulant, en consommant, alors qu’en fait cette accumulation et cette consommation sont radicalement des manques de confiance dans l’avenir et dans la vie même...
il est très important de promouvoir chez les citoyens que nous sommes un sursaut d’autocritique parce que nous sommes tous partie prenante dans ce système. Il ne faut pas croire qu’il y a les méchants et les gentils. Nous sommes tous, en tant que consommateurs, investisseurs, rentiers, partie prenante dans ce système d’angoisse.
Je propose la mise en œuvre de trois sortes d’éthiques. Premièrement une éthique de la simplicité volontaire, un retour vers une convivialité beaucoup plus dépouillée… Deuxième éthique : une démocratisation radicale de nos institutions, y compris économiques, allant jusqu’à la démocratisation des entreprises…"
-Pour une approche éthique de l'économie__-Changer le monde et se changer
____________-Un crise aussi civilisationnelle ?
-La crise économique dans laquelle nous sommes embarqués a été qualifiée de "crise globale": ses aspects ne sont pas seulement techniques (flux financiers) et gestionnaires (dérégulation généralisée)
C'est un phénomène "social total" (Mauss), qui touche les rouages économiques et leur lubrifiant monétaire, mais aussi chaque individu en tant qu'il est producteur, consommateur, épargnant.Le mode de consommation américain, moteur et effet de la production, par exemple, les stimulations d'achat sans cesse générées par un système banquaire déresponsabilisé et dérégulé, jouant sur les désirs humains conditionnés par une publicité efficace, est au coeur du système. Il est à la fois cause et effet.
L'appel à la jouissance et la frustration entretenue, sans cesse relancée, est la clé qui permet à la machine de fonctionner et de durer...jusqu'au blocage.Le crédit sans fin ni contrôle révèle vite ses limites.
Changer le système sera aussi changer notre rapport à nous-mêmes, aux autres (solidarité ou concurrence?), en retrouvant collectivement la maîtrise de nos besoins, de notre style de vie, de notre pouvoir sur les mécanismes et les institutions qui régulent notre vie en commun. Modifier notre rapport à l'argent et le fétichisme qu'il engendre ainsi que notre regard sur l'avenir de toute l'humanité, pour quitter les oeillères que donne l'excessif désir de consommation et l'individualisme qui en découle...Projet hautement politique au sens noble du terme.
-De la crise financière à la crise de civilisation_--L’irrationalité du capitalisme au cœur de la crise de civilisation planétaire_-Des citoyens privatisés et infantilisés ?

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Lisons, é-lisons les

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Lisons, é-lisons les

A l'assaut des livres!

On peut se soigner par les plantes
Mais aussi par la lecture, qui apaise les bleus de l'âme et offre tant d'ouvertures. Contre le repli stérile et l'usure de l'esprit.
Une liberté assurément.
______________Il n’y a jamais trop de livres ! Il en faut, et encore, et
toujours ! C’est par le livre, et non par l’épée, que l’humanité vaincra le mensonge et l’injustice, conquerra la paix finale de la fraternité entre les peuples.
Emile Zola, Rome.

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Fin de crise

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Fin de crise
La crise est derrière nous, dit-il, ou disent-ils..
Ce n'est pas l'avis de tous, loin de là... Elle pourrait même s'amplifier, disent certains, si l'Europe ne fait pas de profondes réformes structurelles et ne renonce pas à une politique austéritaire à courte vue et désastreuse, qui l'amène dans une direction funeste.


_______Les Grecs surtout, dans un champ de ruines économique et social, n'en sont pas vraiment convaincus
Leur véritable ministre des finances, le bon docteur Schaüble, alors que des pans entiers de l'économie et des services sont vendus à l'encan et que monte la détresse sociale, déclare tout bonnement, trahissant les vues des industriels de son pays:
"Je suis très impressionné par ce que la Grèce a déjà réalisé en matière de rééquilibrage budgétaire et de modernisation de l'économie," a déclaré M. Schäuble lors d'une rencontre avec des hommes d'affaires et son homologue grec Yannis Stournaras à Athènes. "L'Allemagne est prête à investir" dans un fonds destiné à procurer des liquidités aux entreprises grecques, "dès qu'il sera prêt" a-t-il ajouté.." (Figaro)
________Dans l' Espagne qui fait son gran salto hacia atras, des ministres annoncent sans rire la fin de la crise ... pour 2014!
La journaliste Concha Caballero, dans El Pais, raille un telle annonce qui lui semble d'un cynisme sans nom:
El día que acabó la crisis: "Un beau jour de l'année 2014, lorsque les salaires auront été baissés à des niveaux du tiers-monde, lorsque le travail sera si bon marché qu'il ne sera plus le facteur déterminant d'un produit, lorsqu'ils auront mis à genoux toutes les professions pour que leurs avoirs tiennent dans un salaire de misère, lorsqu'ils auront habitué les jeunes à travailler presque gratuitement, lorsqu'ils disposeront d'une réserve de millions de chômeurs près à être polyvalents, mobiles et malléables simplement pour sortir de leur situation désespérante, ALORS LA CRISE SERA TERMINÉE.
Un beau jour de 2014, quand les élèves s'empileront dans les salles de classe, qu'ils auront réussi à expulser du système éducatif 30% des étudiants sans laisser de traces visibles, quand la santé s'achètera et ne s'offira plus, quand notre état de santé ressemblera à celui de notre compte bancaire, quand on nous fera payer pour chaque service, chaque droit, chaque, prestation, quand les retraites seront tardives et ridicules, quand ils nous auront convaincu que nous avons besoin d'assurances privées pour garantir nos fins de vies, ALORS LA CRISE SERA TERMINÉE.
Un beau jour de l'année 2014, quand ils auront réussi à niveler vers le bas toute la structure sociale et que tous, excepté l'élite protégée dans chaque secteur, nous marcherons dans le lisier de la pénurie ou sentirons l'haleine de la peur dans nos dos, quand nous nous serons lassés des confrontations entre les uns et les autres, et que tous les ponts de la solidarité auront été rompus, ALORS ILS NOUS ANNONCERONT QUE LA CRISE EST TERMINÉE.
Jamais en si peu de temps, ils auront réussi autant. Seulement 5 ans leur ont suffit pour réduire en cendres des droits qui ont demandé des siècles de conquêtes et expansion.Une dévastation si brutale du paysage social seulement comparable en Europe lors des dernières guerres. Bien que, reflexion faite, dans ces derniers cas aussi, c'est l'ennemi qui a dicté les règles, la durée des combats, la stratégies à suivre et les conditions de l'armistice. Pour cela, je ne suis pas seulement préoccupée de quand nous sortirons de la crise sinon comment nous en sortirons. Sa grande victoire aura été non seulement de nous rendre plus pauvres et inégaux, mais également lâches et résignés, car sans ces derniers ingrédients, le terrain si facilement conquis par eux serait de nouveau disputé.
Pour l'instant, ils ont mis l'horloge de l'histoire en arrière et ont gagné 30 ans pour leurs interêts. Il reste maintenant les dernières retouches au nouveau cadre social: Un peu de privatisation par ici, un peu moins de dépense publique par là, et "voilà": son oeuvre est terminée. Quand le calendrier marquera n'importe quel jour de 2014, mais que nos vies auront regressées comme dans les années 70, ils décréteront la fin de la crise et nous écouterons à la radio les dernières conditions de notre reddition
..."

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Nourriture, nature et culture

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Nourriture, nature et culture
Se nourrir à travers les âges
___L'alimentation, la vie,la société
-"L’approche culturelle de l’alimentation a été mise en évidence par des socio-anthropologues lors du siècle dernier. En ce sens nous ne mangeons pas que des aliments mais nous mangeons aussi des symboles, de l’imaginaire. En effet le principe d’incorporation c’est l’appropriation des qualités des aliments par le mangeur. L’action d’incorporer donne par conséquent au mangeur les attributs de l’aliment ingéré. Selon les lieux géographiques, le biotope et la culture de chaque société l’aliment est surchargé de valeurs, de sens et le principe d’incorporation prend toute sa validité théorique.

___-Dans certaines tribus comme par exemple les Massaï ne mangent pas le tangue (hérisson) car lorsqu’il est attaqué il prend une posture de défense et se replie sur lui-même. Ce comportement est jugé par les Massaï de « lâche » et ils ne le consomment pas pour ne pas prendre lors de l’incorporation ses attributs. Rappelons que la tribu des Massaï sont principalement des combattants.___
- Nous ne consommons pas arbitrairement des aliments mais chaque culture possède des codes, des usages entre le comestible et le non comestible. Nous mangeons donc par l’intermédiaire de règles et de prescriptions culturelles. Les cultures qui se trouvent dans le même biotope auront tendance à se différencier entre elles en choisissant leur ordre du mangeable (Jean-Pierre Poulain) respectif. Comme nous l’avons remarqué, l’ordre du mangeable, c’est-à-dire le comestible et le non comestible est défini culturellement."_
_Jean-Pierre Poulain__ -Penser l'alimentation : Entre imaginaire et rationalité-
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Quelques pistes:-L'alimentation dans l'Histoire. De la préhistoire à nos jours
_______-"Les métamorphoses du gras"_-Lévi-Strauss revisité
_________Sociologie de l'alimentation : Claude FISLER_-Quand les sciences humaines décortiquent l'alimentation________-Evolution des habitudes alimentaires _-Penser la géographie de l'alimentation
__________Du déterminisme en géographie de l'alimentation_-Histoire de la nourriture: des rôtis de la préhistoire à l'abondance romaine_________-Histoire de la nourriture: d'Apicius à Taillevent

____________- Le site de l'Histoire: la nourriture_-La conscience alimentaire malheureuse
-L'orthorexie: pathologie? _-Histoire de l'alimentation en France_-Alimentation dans l'Égypte antique_-Alimentation en Grèce antique_-Religion et alimentation_-Le riz- La pomme de terre
___________Métaphores de la nourriture_______________________________
-Notre pain quotidien...___-(Né)fast foood___-Déréglement agroalimentaire?___-Faim au Sommet

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Au fil du net

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Au fil du net

* La baisse du prix du pétrole est-elle un bonne ou une mauvaise nouvelle?

* Le prétentieux slogan DAS Auto ist fertig!

* Manquait plus que Nanard!

* David et Goliath

* L'opposition monte contre le traité transatlantique Tafta

* On a déjà oublié SYRIZA

* Et la mémoire des déchets radioactifs?

* Marché noir de la science

* La Corée et ses jeunes

* Les dollars de la terreur

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Rigueur: pour qui?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Rigueur: pour qui?


A contre-plan
______-Vers une asphyxie économique , dans une Europe en grand risque de déflation sociale...
____"Le pacte de stabilité européen joue aujourd'hui comme un pacte récessif. Alors qu'il faudrait un autre pacte. Un pacte économique et un pacte social, dessinant un autre avenir" (L.M.)
[Mode ironique -on]"Nous devons tout faire pour éviter que les victimes de la crise ne deviennent des exclus que nous ne pourrions plus réinsérer dans l'économie et dans la société. L'exclusion, c'est sans doute ce que la crise peut engendrer de plus grave", a ajouté Nicolas Sarkozy. "La crise est aussi un puissant révélateur de nos défaillances et de nos faiblesses et faire le dos rond en attendant que ça passe serait une erreur", a-t-il jugé estimant que "nous avons laissé faire la part trop belle au capital financier".[Mode ironique -off]
Une absurdité économique?
Une mauvaise réponse...____________________
___________-L’heure de vérité:
___"...Le faramineux plan de sauvegarde concocté à Bruxelles se heurte à un scepticisme généralisé, comme le prouve la flambée de l’or qui redevient une valeur-refuge et la remontée des taux d’intérêt exigés de la Grèce. Gageons que, bientôt, même Frédéric Lefebvre ne clamera plus que c’est Sarkozy tout seul, comme un grand, qui en a eu l’idée.
En fait, c’est Barack Obama qui a exigé cette mobilisation virtuelle de 750 milliards de dollars pour éviter une dégringolade de l’euro, ce qui aurait dopé excessivement le dollar et cassé le début de reprise américaine...
notre croissance en 2009 et au premier trimestre 2010 ayant été beaucoup plus faible qu’annoncée, notre dette a d’ores et déjà augmenté de 1 % (en part de PIB). Et, il se confirme, en outre, que la reprise économique pour 2010 et 2011 sera, au mieux, deux fois moins dynamique que prévue : moins de 1 % en 2010.
__Ajoutons que les mesures lourdes d’austérité prises dans plusieurs pays, qui sont nos partenaires et clients, et la réduction de nos propres dépenses (au mieux de 10 % en trois ans) risquent même de rendre plus grises encore ces prévisions. Donc, mécaniquement, les suppléments de recettes attendus vont faire défaut. En conséquence, pour réduire les déficits, ne serait-ce que de 3 %, si on ne veut pas s’attaquer au système fiscal, ce sont à des coupes budgétaires d’une extrême brutalité qu’il va falloir procéder. Lesquelles auront à leur tour un effet récessionniste.
Le reste est camouflage et poudre aux yeux.
__...Des mesures de rigueur acceptables et efficaces, on pourrait en décliner quelques-unes : si on récupérait les 15 milliards qu’a coûté la loi TEPA, défiscalisation des heures supplémentaires comprise ; les 23 milliards correspondant aux niches fiscales les plus iniques, telle la fameuse niche Copé qui exonèrent les plus-values générées par les ventes de filiales de grandes société ; les 20 milliards que représentent ce que nous dépensons de plus que l’Allemagne et la Grande-Bretagne en matière militaire ; les 20 milliards qui correspondent à la partie la plus obsolète des réductions de charges sociales accordées aux grandes entreprises pour faire passer les 35 heures ; les 3 milliards de baisse de TVA sur l’hôtellerie et la restauration qui n’ont quasiment pas créé d’emplois ; les milliards de trop que coûte le train de vie de l’Etat, présidence de la République en tête (le plus dispendieux, et de loin, de toute l’Europe en frais de personnel, d’apparat, de protection, de transport, de communication, etc.) ; et quelques autres milliards qui servent à subventionner des associations bidons ou amies, voire des clientèles… si, donc, on réinjectait dans le budget ces quelques 90 milliards que représentent, soit des dépenses abusives, soit des moindres recette aberrantes, on réduirait considérablement le déficit des comptes publics.
Mais, il est évident qu’on ne fera pas ces choix-là. On préférera, entre autres, couper dans les dépenses sociales..."
_____-Bonjour l'austérité! Adieu la reprise, au diable le social!
"Alors que dans toute l'Europe des politiques d'austérité se mettent en place, plus ou moins violentes selon les pays, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié ce mercredi 12 mai une rafale d'indicateurs qui viennent alimenter le doute sur la pertinence de cette purge administrée à des économies encore malades. Cette série d'indicateurs confirment en effet la gravité de la crise et de la récession que la France a traversées en 2009, mais surtout ils font apparaître une réalité inquiétante pour l'avenir: la reprise attendue en ce début d'année 2010 n'est pas au rendez-vous.
__D'où une interrogation qui risque de prendre de plus en plus d'ampleur au cours des prochains mois: la coordination des politiques restrictives qui a été décidée dans la zone euro ne va-t-elle pas conduire dans le pire des cas à faire replonger certains pays dans la récession, et dans le meilleur des cas, comme dans celui de la France, à casser tout espoir de reprise et à maintenir le pays, à demi asphyxié, dans une situation de croissance zéro.L'interrogation prend d'autant plus de relief, en France, que Matignon a confirmé que, parmi les mesures d'austérité budgétaires envisagées pour les trois prochaines années, les dépenses sociales seraient au premier chef concernées, dont les dépenses qui profitent au plus démunis, comme l'Aide pour le logement (APL), le Revenu de solidarité active (RSA) ou encore l'Allocation pour adulte handicapé (AAH)...
...si la détérioration de la dette publique de 10,6 points en 2009 est historique, un autre chiffre retient l'attention. Déjà en 2008, la dette publique s'était détériorée de presque 4 points. Ce qui souligne une réalité que l'Elysée s'applique à masquer: le creusement des déficits et de la dette n'est pas, en France, que le produit de la récession; c'est aussi le résultat de la politique économique impulsée par Nicolas Sarkozy qui, dès son élection, a multiplié des gestes ou des baisses d'impôts discutables. C'est ce qui transparaît aussi de ces comptes nationaux.

______...Mais c'est une troisième publication de l'Insee, les comptes nationaux du premier trimestre de 2010 (que l'on peut télécharger ici), qui retient surtout l'attention. Car ils font apparaître que la croissance a été au cours de ce trimestre de seulement +0,1%. Or, cette indication est inférieure à ce que le gouvernement escomptait et ce que l'Insee espérait dans ses dernières prévisions, celles de mars dernier (que l'on peut consulter ici): l'institut tablait alors sur une croissance de +0,2% et 0,3% respectivement aux premier et deuxième trimestre de cette année 2010.
Pour le gouvernement, cela va donc être la douche froide. Lui qui escompte une croissance (déjà très faible) de 1,4% sur l'ensemble de l'année, il a désormais la quasi-certitude qu'il n'atteindra pas même cette barre. Car le scénario que dessine l'Insee est celui d'une économie qui n'arrive pas à redémarrer. Après un hoquet de croissance au dernier trimestre de 2009 (+0,5%), l'économie française a fait, ensuite, comme une vieille «deux-chevaux» sur un terrain accidenté: elle a brutalement calé. En bref, la reprise annoncée n'est pas au rendez-vous....
Sous couvert de «renforcer la gouvernance économique de la zone euro», Sarko et Merkel proposent de renforcer la surveillance budgétaire des Etats, le contrôle statistique et la responsabilité budgétaire de chaque Etat-membre. Les deux avancent aussi une évidence : «les Etats ne devraient pas être contraints de secourir les banques». Le sont-ils donc toujours ? Oui. La régulation du secteur bancaire, promise en octobre 2008, n'a pas progressé.
Vendredi, les dirigeants européens se retrouvaient à Bruxelles pour un sommet de crise. L'analyse des statistiques européennes est édifiante sur notre propre situation: la France affiche des déficits plus importants que la moyenne de la zone euro, comme la Grèce, le Royaume Uni, l'Espagne et le Portugal. Il y avait urgence à rassurer les traders.
Une cure d'austérité pour les pauvres, des oeillades aux traders de tous les marchés, le programme de ces prochains mois s'annonce riche...
Le plan de secours mis au point en catastrophe pour sauver l'euro n'exigeait-il pas, dans son prolongement, qu'un débat ait lieu sur les critères de convergence du traité de Maastricht? Pourquoi dans la foulée n'avoir pris aucune véritable mesure pour faire reculer une spéculation folle, qui a mis l'Europe en général et la Grèce en particulier dans cette invraisemblable tourmente? Pourquoi faudrait-il «rassurer» ces mêmes marchés – comme s'ils étaient les gardiens des pratiques de saine gestion! – en leur offrant, en contrepartie du plan de sauvegarde de l'euro et des gestes de la Banque centrale européenne, cette cascade de plans d'austérité?
Les statistiques de l'Insee viennent donc souligner l'enjeu de cette controverse. Dans le prolongement de cette politique, il y a un danger. Le risque de l'asphyxie économique. Selon les cas, le risque de la croissance zéro ou celui de la rechute dans la récession.
__Ce risque est donc économiquement discutable. Mais il apparaît aussi socialement intolérable. Car Matignon vient en effet de confirmer que parmi les mesures budgétaires d'austérité envisagées pour les trois prochaines années, il n'y a pas que les dépenses de fonctionnement de l'Etat qui seront rognées – de 10% sur les trois années 2011, 2012 et 2013. Comme Mediapart l'avait déjà évoqué, Matignon envisage de réduire aussi de 10% sur la même période ce que l'on appelle les dépenses d'intervention de l'Etat, qui regroupent notamment toutes les aides sociales de l'Etat, comme l'APL, le RSA ou l'AAH. C'est ce qui transparaît de la «lettre de cadrage» budgétaire que François Fillon vient d'adresser aux membres du gouvernement.
Confirmant une information parue dans le quotidien Les Echos, le premier ministre indique que «pour l'ensemble des dispositifs d'intervention, notre objectif doit être de réaliser le même effort que sur les dépenses de fonctionnement, soit une baisse en valeur de 10%».
___Incohérent au plan économique, le cap fixé par l'Elysée et Matignon – de concert avec les autres pays de la zone euro – apparaît donc socialement paradoxal et très injuste. Car la récession de l'an passé n'a pas fini de faire sentir son onde de choc sur le marché du travail, avec en perspective une hausse du chômage qui ne devrait pas s'interrompre au cours des prochains mois, et une sortie par centaines de milliers de gros contingents de chômeurs des systèmes ordinaires de protection sociale. Depuis plusieurs mois, on sait donc que 2010 sera l'année, en France, d'un grave séisme social.Or, c'est dans cette conjoncture sociale très déprimée que l'Etat choisit de faire de lourdes économies précisément sur les derniers filets de protection sociale qui profitent à ceux qui sont en chemin vers l'exclusion sociale. Incohérent autant que choquant.Grave débat, donc ! Le pacte de stabilité européen joue aujourd'hui comme un pacte récessif. Alors qu'il faudrait un autre pacte. Un pacte économique et un pacte social, dessinant un autre avenir, plus souriant..." (L.Mauduit)
___-La rigueur pour les pauvres_-Cette austérité qui gagne l'Europe __-Rigueur: moins de fonctionnaires ou une autre fiscalité?__-Bruxelles veut un droit de regard sur le budget des Etats

Crise grecque : le risque de contagion européenne, par Simon Johnson

La prochaine bulle, par Simon Johnson et Peter Boone

Le contre exemple Letton, par Simon Johnson

Comment la finance a conquis et ruiné l’Amérique, par Simon Johnson

Dette et Austérité : aujourd’hui comme hier, les marchés se trompent, par Paul De Grauwe

Dette souveraine : pas d’issue sans inflation et monétisation______________

-Potion magique ou létale ?-Fin de crise ?_-Grèce: détresse___-La Grèce, l'euro et les spéculateurs
-Refonder la finance

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Enfance volée

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Enfance volée

Travail des enfants:
________________toujours d'actualité
"Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre
-Qui produit l'argent en créant la misère
-Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil " (V.Hugo)
_________-Le travail des enfants et ses pires formes, telles qu’elles sont définies par les conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT), nuisent à la santé des enfants, compromettent leur éducation et conduisent à d’autres formes d’exploitation et de maltraitance. L’UNICEF n’est pas opposé au travail que les enfants peuvent effectuer chez eux, dans la ferme familiale ou dans une entreprise familiale, tant que ce travail ne nuit pas à leur santé et à leur bien-être, et à condition qu’il ne les empêche pas d’aller à l’école et de profiter de leur enfance.
__________Faits et chiffres
• À l’échelle mondiale, on estimait en 2004 à 218 millions le nombre d’enfants qui travaillaient, sans compter les enfants employés comme domestiques.
• Quelque 126 millions d’enfants de 5 à 17 ans travailleraient dans des conditions dangereuses.
• On estime que les enfants représentent entre 40 et 50 % de toutes les victimes du travail forcé; soit, 5,7 millions d’enfants sont piégés dans des situations de
travail forcé ou de servitude pour dette.
• Les enfants qui travaillent au domicile d’un tiers ou d’un « employeur » risquent tout particulièrement d’être victimes d’exploitation et de maltraitance.
D’après les estimations de l’OIT, parmi toutes les formes de travail des enfants, c’est parmi les domestiques que l’on recense le plus de filles de moins de 16 ans. (Unicef)
__________A l’échelle mondiale, on estimait en 2004 à 218 millions le nombre d’enfants qui travaillaient, sans compter les enfants employés comme domestiques.- 61% de ces enfants sont exploités en Asie- 30% en Afrique- 7% en Amérique Latine.____126 millions d’enfants de 5 à 17 ans travailleraient dans des conditions dangereuses.Ces statistiques ne relèvent pas le cas, certes marginal, des enfants exploités dans d'autres pays tel qu'en France notamment.S’il est encore difficile de trouver des informations précises en France, on peut citer quelques chiffres pour le continent européen :

- 150 000 enfants travaillent en Grande Bretagne
- 200 000 enfants travaillent au Portugal
- 300 000 enfants travaillent en Allemagne
- 500 000 enfants travaillent en Italie (EMDH)_______________________-Travail des enfants, les leçons des pays émergents:"...En dépit d’une diminution progressive, le maintien d’une main-d’œuvre enfantine à cette échelle s’explique par les limites rencontrées par les politiques de scolarisation et surtout par la permanence de la pauvreté (2,7 milliards d’humains survivent avec moins de deux dollars par jour, et un milliard souffrent de la faim). Les enfants contribuent à la subsistance de leurs familles, en travaillant aux champs ou en se déployant dans les petits métiers du secteur informel (vendeurs de rue, trieurs de déchets...), leur contribution pouvant atteindre 20 % ou 25 % du revenu familial. Dans les sociétés du Sud, dépourvues de protection sociale, leurs revenus viennent aussi partiellement amortir l’insécurité des familles : la perte d’activité ou le départ du chef de famille, une mauvaise récolte, un désastre naturel, l’arrivée d’une maladie ou tout autre aléa de la vie suffisent à mettre les enfants au travail...

La loi du 18 mars 1841 limite le travail à huit heures pour les 8-12 ans, 12 pour les 12-16 ans et interdit le travail de nuit pour les moins de 13 ans (entre 21 heures et 5 heures). Les infractions sont fréquentes.
Après la défaite de 1870, une nouvelle loi est votée en 1874. 12 ans devient l'âge minimum pour travailler. À partir de cet âge, le temps de travail imposé est de six heures puis 12 heures entre 13 et 16 ; le travail de nuit est interdit jusqu'à 16 ans ; un corps d'inspecteurs est fondé.
Les lois Jules Ferry en 1881 et 1882 accélèrent l'évolution.
En 1893, à 13 ans, la durée est limitée à 10 heures plus une heure de repos ; à 60 heures par semaine (dont un jour de repos) pour les 16-18 ans tandis qu'un certificat d'aptitude devient nécessaire.
Les lois se succèdent à partir de 1900 mais il faut attendre 1967 pour voir la scolarité rendue obligatoire jusqu'à 16 ans.

_________Ils sont en fait peu nombreux à s'offusquer du travail des enfants.Le médecin aristocrate Villermé est l'auteur d'une vaste enquête où les préjugés de l'époque sont très apparents. Pour lui, le travail des enfants est une "nécessité absolue" qui ne saurait être remise en cause sous le principe qu'"il vaut mieux, sous le rapport moral, employer des enfants dans les manufactures plutôt que de les laisser vagabonder toute la journée sur la voie publique". Le travail des enfants permet en outre de les éloigner de l'influence de leurs parents "imprévoyants et débauchés". L'école est une solution pour sortir les enfants de leur condition mais il en est pour penser que "la résignation aux privations et à la misère est un enseignement malheureusement plus utile que l'instruction" (chambre de commerce de Valenciennes) et d'autres que le travail est "en réalité la meilleure gymnastique à leur imposer pour favoriser le développement physique" (Chambre de commerce de Lille).___Les Catholiques sociaux comme Montalembert, le comte de Melun prennent le parti contraire. Victor Hugo est plus radical encore. Ce discours très minoritaire tend à gagner du terrain au cours du siècle..."

-Contre le travail des enfants, quelles solidarités ?__-Grâce aux aides financières versées aux familles, le travail des enfants a baissé de plus de 50 % au Brésil - __- Les Droits de l'enfant__-Le travail des enfants en Asie__-La pauvreté à l'origine du travail des enfants

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Trichet, simple expert

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Trichet, simple expert
Il fut...

...A la tête de la Banque centrale européenne,

Jean-Claude Trichet, lauréat du Prix spécial du jury à titre étranger de l'Académie de la Carpette anglaise, "légitime la souveraineté des marchés financiers, l’irrationalité de leur réaction et la prédation qu’ils organisent. Des populations qui souffrent, des Etats qui se délitent et les profits des banques qui explosent !" (Malakine)
___-Une politique révélatrice des impasses européennes-
____-Édouard Balladur...a pointé « l’autisme d’un certain nombre de banquiers qui ne comprennent pas que la priorité, ce n’est pas la lutte contre une inflation qui n’existe pas, c’est la lutte pour plus de croissance, pour plus d’emploi et pour moins de chômage ». Avant de récidiver, le 6 mars 2007, à Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise), en demandant que « la politique de surévaluation de l’euro qui est en train d’accentuer tous les problèmes d’Airbus et d’accélérer la désindustrialisation de l’Europe soit abandonnée ».
___-« Ce n’est plus à Jean-Claude Trichet de décider de l’avenir de nos économies, c’est aux dirigeants démocratiquement élus ... Ce n’est pas à la BCE de prendre seule les décisions. Il ne s’agit pas de remettre en cause son indépendance mais il s’agit de ne pas la laisser exercer une omnipotence. »(Ségolène Royal)
_-Dogmes en question___-Les spéculateurs en action__________________
_________-Trichet, le chien de garde du pouvoir financier:
____________"Depuis le traité de Maastricht, on nous a raconté que l'indépendance des banques centrales était la condition nécessaire pour une bonne gestion de la monnaie, qu’il fallait mettre à l'abri des décisions des gouvernants, par essence électoralistes et aux conséquences nécessairement désastreuses. Les décisions de politique monétaires ne seraient donc que des mesures d'ajustement techniques, prises objectivement et presque mécaniquement, sans que l'idéologie n'intervienne. Une pure affaire d'experts devant rester en dehors du débat public.

__Le gouverneur de la BCE, Jean Claude Trichet vient de donner cette semaine une interview à l'hebdomadaire « Le point » qui me semble faire voler ce mythe en éclats. Si notre grand argentier est toujours très sourcilleux quant à son indépendance à l'égard du politique, il semble faire une bien grande allégeance à l'égard du pouvoir financier...

-La Banque centrale européenne sous le feu des critiques__-La BCE s'appuie sur deux piliers

_____Trichet nous renseigne aussi sur la nature totalitaire du pouvoir financier à l’âge hyper capitaliste. Frédéric Lordon est encore en dessous de la réalité lorsqu’il parle de « dictature du capital », car la dictature est assumée comme tel avec la violence qui va avec. Le capital aujourd’hui exerce sa domination de manière sournoise, cachée derrière des lois économiques présentées comme des vérités naturelles et l’absence d’alternatives envisageables.Cette domination s’exprime principalement par deux canaux. Le pouvoir de l’actionnaire dit « capitalisme actionnarial » qui conduit à garantir le paiement d’une rente quasi incompressible aux détenteurs du capital, quel qu’en soit les conséquences : réductions des coûts de production, intensification du travail, licenciements, délocalisations, suspensions des investissements. Les derniers chiffres du CAC 40 cette année l’ont exprimé avec force. Malgré la crise et la réduction du volume d’activité, le versement des dividendes est resté identique aux années passées, parfois même supérieurs aux profits !.."

___-Portugal: ce n'est plus Trichet, mais Fitch qui dirige l'Europe!:
"...la véritable force de Fitch et consorts réside bien dans la faiblesse des gouvernements, qui se servent de Fitch pour abriter leur propre couardise : incapables d’imposer des plans d’austérité à des peuples à fleur de peau, les gouvernements européens brandissent la menace « Fitch » pour les faire passer sans discussion. C’est ainsi que Fitch a été l’argument massue des fillonistes pour ne pas augmenter le montant du grand emprunt. Et que l'agence a évidemment pesé dans la potion amère que le gouvernement Papandreou impose à la population grecque, sans éviter la double peine : austérité + taux d'emprunt exorbitants.
Il faut donc le savoir : ce n’est pas Barroso ni même Trichet qui dirigent l’Union européenne, mais le patron d’une société privée qui emploie des milliers des cadres incompétents, mais devant lesquels nos gouvernants multiplient les courbettes. Jusqu'à quand ?"
-Faut-il réformer les statuts de la BCE ?__________-Les agences de notation, agents de la spéculation?
-Les agences de notation au cœur des scandales financiers__-Les agences de notation, comment ça marche ?__-Plus scandaleux que Goldman Sachs: les agences de notation__-Le grand Guignol européen : 500 millions d'habitants abandonnés à la spéculation américaine__-Trichet: les marchés «dans la situation la plus difficile depuis la Deuxième guerre mondiale" __-La revanche des marchés__________________________
-Fin de crise ?(2)__-Rigueur: pour qui?__- Grèce: détresse__-Europe en péril__- Où va l'Euro(pe) ?

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Aveuglement

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Aveuglement

Le grand cafouillage
__________ On savait l'état d'urgence,nécessaire, à condition d'être contrôlé et provisoire.
Mais on est tombé dans le piège tendu, dénoncé par Badinter.
Une erreur, pire, une faute
Une mesure qui servira à rien pour les personnes visées, qui sort de la norme républicaine,malgré sa popularité prétendue..
______ Ce n'est pas seulement que la gauche, comme une partie de la presse internationale, en est toute chamboulée,

« C’est tout simplement inacceptable comme réforme », confiait au Monde Olivier Faure, député de Seine-et-Marne et porte-parole du PS.
« C’est une mesure inefficace contre le terrorisme, ça n’a donc qu’une valeur symbolique et le symbole qui est derrière, c’est la remise en cause du droit du sol », ajoutait François Lamy, député de l’Essonne et conseiller de Martine Aubry, qui votera contre. L’ancien leader écologiste Daniel Cohn-Bendit n’a pas hésité à parler d’« une erreur morale, une faute terrible ».
___ Le pouvoir finit par valider les une des thèses de l’extrême droite.
Philippot applaudit.
___ Tactique prélectorrale, pour piéger la droite, malgré les conradictions?
Devant la presse, Manuel Valls a reconnu le « caractère hautement symbolique » de cette mesure. « Ça ne concerne qu’une poignée d’individus », a-t-il admis. Mais pour l’exécutif, l’essentiel n’était pas là. « Ce qui compte, c’est l’unité, la cohérence et la cohésion, a dit Manuel Valls. Le président de la République s’est exprimé devant le Congrès, il a pris des engagements. » Il était donc, à l’entendre, impossible de se déjuger.
__ Pourtant, incohérence suprême, au lendemain des régionales, Manuel Valls lui-même n’avait pas caché ses doutes à plusieurs journalistes reçus à Matignon. « La déchéance de nationalité n'est pas une arme contre le terrorisme, leur avait-il dit. On l'a prise parce que c'était une proposition de la droite. (…) Je ne suis pas gêné par cette proposition même si j'en vois les limites. C'est le président de la République qui a mis cela dans son discours. »
__ Selon Me Henri Leclerc, c’est un alignement sur une vieille idée d’extrême droite, qui a été reprise par Nicolas Sarkozy en 2010 dans son discours de Grenoble, et qui avait alors été combattue par toute la gauche...Je crains cette réforme constitutionnelle, fondée plus sur des raisons de tactique politique que sur une efficacité contestable contre le terrorisme...
__Pour Pierre Rosanvallon, outre les usages qui pourraient en être faits plus tard, cela n’aura évidemment aucun effet dissuasif pour les terroristes (voire même le contraire). Ce serait d’ailleurs la même chose pour le rétablissement de la peine d’indignité nationale dont certains ont parlé. Celle-ci n’aurait en effet de sens que pour des personnes bien intégrées pour lesquelles la bonne réputation est un capital social. Elle serait par exemple adaptée pour un Jérôme Cahuzac qui a trahi la confiance publique et s’est déshonoré en commettant l’équivalent d’un crime de « lèse-démocratie », pas pour ceux qui s’enorgueillissent de leur position de rupture radicale.
Une raison symbolique ensuite. Ces terroristes sont français. Il faut le répéter au contraire. C’est le problème qu’il faut regarder en face . Il s’agit de considérer en tant que telle, pour la combattre, y compris intellectuellement, la rhétorique de guerre civile qu’ils expriment. La déchéance-exorcisme donne ainsi un mauvais signal symbolique...
__On d
ira que beaucoup de gens sont favorables à cette mesure. Mais une majorité l'était aussi pour la peine de mort à une époque pas si lointaine. Suivre le cours de l'opinion à un moment donné, sans faire oeuvre de pédagogie, ce n'est pas de la politique, surtout de la part de celui qui se réclamait de certaines valeurs.
______ Aveuglement d'un régime qui semble avoir perdu le contrôle du navire..

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