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Rustines

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Rustines
Mettre des rustines... en attendant 2017 .. ...et la reprise... Pour après-demain.


_____C'est la pensée magique qui semble fonctionner dans les conditions actuelles.
Les discordances et les hésitations sont manifestes.
Dans une une si longue récession..qui ne tombe pas du ciel
La courbe du chômage va-t-elle s'inverser ou pas? that is the question.
____ Mais les vrais chiffres du chômage sont là.
C'est l'état d'urgence..; à retardement.
___ Ce nouveau plan aura-t-il autant de succès que les précédents?
___ Le mirage de la formation pour tous est-il crédible?
.... La crise actuelle est une crise qui se traduit par une trop faible activité économique en Europe qui conduit les niveaux d'emploi à demeurer faibles.
Or, plutôt que de chercher à accroître le volume de l'emploi, la politique gouvernementale semble condamnée à tenter de réaffecter différemment le stock d'emplois disponible à l'échelle européenne. Tout ceci ressemble au final à un bien mauvais bricolage. Privés de la politique budgétaire (critères de convergence et de réductions des déficits), de la politique fiscale (concurrence fiscale entre États), de la politique monétaire (indépendance de la BCE) et de la politique de change (monnaie unique à l'échelle européenne), les gouvernements ont considérablement vidé la boîte à outils à leur disposition.
Tout miser sur la formation et la libéralisation pour réduire le chômage, c'est comme un bricoleur du dimanche qui essaierait d'enfoncer un clou avec une scie à métaux : sur un malentendu, ça peut marcher, mais ça prendra beaucoup plus de temps que s'il essayait avec un bon vieux marteau. Or, un tel marteau macroéconomique existe : la politique budgétaire est d'autant plus adaptée que les effets multiplicateurs de la dépense publique sont actuellement au plus haut, garantissant ainsi une efficacité maximale à la relance publique. A force de ne pas vouloir voir ces outils, les gouvernements alimentent une contestation de plus en plus radicale d'un pouvoir politique perçu comme, plus ou moins volontairement, impuissant.
..
Un vrai plan pour l’emploi suppose de rompre avec la financiarisation
... . La mesu
re préalable est donc d’abord de soustraire les entreprises à cette logique financière et de favoriser l’investissement productif aux dépens de la rente. Des mesures fiscales doivent permettre de pénaliser la distribution des profits non réinvestis et taxer fortement les dividendes et les revenus des dirigeants pour instaurer, de fait, un revenu maximal. Une autre possibilité pourrait être de plafonner les dividendes versés aux actionnaires. Il faut, d’autre part, interdire aux entreprises de racheter elles-mêmes leurs propres actions et instaurer un temps minimal avant de pourvoir revendre ses actions.
L’investissement productif doit être tourné vers les besoins sociaux à satisfaire et permettre d’engager la nécessaire transition écologique de la société. Il faut donc, par un contrôle social des banques, en finir avec les conglomérats financiers et avec l’action d’un pôle financier public, réorienter le crédit vers des investissements qui répondent à des critères écologiques et sociaux. De plus, des mesures spécifiques de crédit pour alléger les charges financières des PME doivent être mises en œuvre.
Depuis des années, les services publics ont été systématiquement affaiblis. Or, le développement des services publics est une condition absolument nécessaire pour que l’investissement des entreprises puisse se déployer efficacement pour satisfaire les besoins sociaux et réduire les inégalités. Le développement de l’emploi public est donc absolument primordial, ce qui suppose une réforme fiscale d’ampleur qui combine justice sociale et nouveaux moyens donnés à la puissance publique. De plus, le développement de nouveaux « communs », en particulier dans la connaissance, peut permettre de développer une économie du partage créatrice d’empois.
La réorientation de l’investissement productif aura des conséquences sur les salarié-es. Produire autrement et autre chose nécessitera sans aucun doute des reconversions et des fermetures d’entreprises. Il faut donc protéger les salariés, promouvoir leurs capacités. La mise en place d’un statut du salarié, d’une sécurité sociale professionnelle doit permettre que le salarié puisse bénéficier du maintien de sa rémunération, de sa protection sociale et d’une formation professionnelle lui garantissant de retrouver un emploi équivalent à celui qui était le sien. Cette mesure pourrait être financée par les ressources actuelles de l’indemnisation chômage, auxquelles viendrait s’adjoindre une cotisation sociale spécifique. De nouveaux droits pour les salariés dans l’entreprise complèteraient cette mesure. Ainsi les élus représentants les personnels devraient se voir doter d’un droit de veto, de contre-propositions avec des moyens financiers à l’appui en cas de reconversion et de restructuration des entreprises. La législation sur le temps partiel doit être revue pour permettre à tous les salariés qui le désirent, essentiellement des femmes, de travailler à temps plein.
Enfin il faut reprendre le mouvement historique de réduction du temps de travail (RTT). Puisqu’il s’agit d’accueillir de nouveaux actifs et de résorber le chômage, la RTT est absolument nécessaire aujourd’hui, en permettant de décupler l’effet de l’activité économique sur l’emploi, tout autant qu’elle l’a été dans le passé. Ainsi, la productivité horaire a été multipliée par 15 au cours du 20ème siècle alors que la production ne l’était que par 10. Dans la même période, le temps de travail a été divisé par deux et l’emploi multiplié par 1,3. Mais la RTT répond aussi à une nécessité sociale, celle de ne pas perdre sa vie à la gagner, d’avoir du temps pour soi, pour les autres, de pouvoir ainsi mieux participer à la vie de la cité et permettre d’instaurer un partage des tâches familiales égalitaire entre hommes et femmes. Alors que la durée effective du travail est aujourd’hui, pour un salarié à temps plein, de plus de 40 heures, il est grand temps que la RTT soit mise à l’agenda des politiques économiques.
Cette nouvelle logique pour l’emploi suppose évidemment de rompre avec les politiques menées ces dernières décennies et aggravées par le gouvernement actuel. Elle suppose aussi pour voir le jour que les questions économiques sortent du cercle étroit d’experts autoproclamés pour que la société puisse s’en emparer. L’économie n’a jamais cessé d’être politique et la politique c’est avant tout se réapproprier les sujets qui concernent nos vies et de pouvoir de choisir en toute connaissance de
cause..

______________________________.

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Riches niches

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Riches niches
La chasse aux niches fiscales est ouverte...
Rigueur oblige!
Rabotage équitable?

_Ne pas désespérer Neuilly, tout de même...

_____Quelles niches? Celles qui représentent de véritables privilèges ou celles qui peuvent se justifier économiquement, comme certains investissements dans les économies d'énergie?
Certaines sont épargnées. Une logique parfois curieuse...
-Une véritable jungle qui s'est constituée depuis des décennies, par empilement, dans l'anarchie la plus complète, permettant à certaines fortunes d'échapper, parfois complètement, à l'impôt, et qu'il importait de revoir depuis longtemps, mais en remettant tout à plat dans la plus grande transparence, non pas dans la hâte, l'improvisation et les intérêts de castes.
____Pour ce qui concerne les entreprises, le rapport de la Cour des Comptes est sévère
______On n'y parle pas cependant des SUPER NICHES , des grands cadeaux fiscaux , du fameux bouclier fiscal
__30 milliards d'euros d'économie sont possibles si on touche aux avantages acquis du Medef...C'est 173 milliards de niches fiscales
De grandes économies sont envisageables, si on touche aux niches si favorables aux (plus grandes)entreprises ,certaines, 71 milliards, étant sous le tapis:
____".... Régime fiscal mère-fille, exonération des plus-values professionnelles, exonération des heures supplémentaires, création d'emploi en zone rurale, zone franche urbaine, allégements divers pour la création d'emploi: vingt ans de mesures fiscales sédimentées, de bricolage fiscal, auxquels ils avaient tous contribué à un moment ou un autre, défilaient.
__«107 dépenses fiscales ont été créées entre 2002 et 2010, soit une douzaine supplémentaires chaque année. Au total 293 dépenses sur un total de 506 concernent les entreprises. Ces dépenses fiscales applicables aux entreprises se montent en 2010 à 35 milliards d'euros. Mais il faut ajouter les mesures dérogatoires déclassées qui sont estimées à 71,3 milliards d'euros, soit 28% des recettes fiscales de l'Etat», leur assenait Didier Migaud. A titre de comparaison, l'impôt sur les sociétés, en forte baisse en raison de la crise, a été de 20,9 milliards d'euros en 2009.
__«Mais il y a aussi les niches sociales», reprenait-il. «91 dispositifs concernant les entreprises ont été recensés. Le coût total de ces niches est évalué à 66 milliards d'euros, soit 15% des recettes de la Sécurité sociale.»
__À écouter la présentation du rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, de nombreux députés semblaient faire le même constat: les fameux «coups de rabot» sur les niches, présentés par le gouvernement comme un effort de rigueur considérable dans l'élaboration de la loi de finances 2011, étaient décidément bien légers. Et ils avaient souvent épargné les entreprises.
l'ensemble des économies possibles à la suite de la suppression ou la révision d'un certain nombre de dispositifs pourrait, malgré tout, représenter entre 15 et 29 milliards d'euros, d'après les évaluations de Conseil des prélèvements obligatoires.
Dans le cadre des suppressions pures et simples, le rapport préconise notamment de revenir sur certaines curiosités oubliées. Le régime mondial consolidé, par exemple, un régime fiscal qui permet au groupe de déduire de son impôt les pertes subies à l'étranger. Cinq groupes en France en bénéficient, selon le rapport: Total, Peugeot, Vivendi, Vinci et Veolia. Mais ce dispositif se révèle une sorte de super bouclier fiscal. Son coût est évalué pour le budget de l'Etat à 302 millions d'euros. Curieusement, alors que le gouvernement, dans une volonté affichée de «bonne gestion», décidait dès l'an dernier de taxer les indemnités pour longue maladie (150 millions d'euros), il n'a pas jugé utile de supprimer ce régime fiscal très favorable, pas particulièrement destiné aux plus nécessiteux. Le rapport revient aussi sur les exonérations sur les bio-carburants, qui représentent un coût de 643 millions d'euros, ou le crédit d'impôt sur la formation pour le chef d'entreprise (18 millions d'euros), le crédit d'impôt sur la prospection commerciale (14 millions), les déductions pour participation au capital des PME, les avantages sociaux exemptés de cotisation sociale (450 millions)...
S'attaquer aux baisses ciblées de TVA dont bénéficient certains secteurs à très forte main-d'œuvre (BTP, restauration, hôtellerie, services à la personne) lui paraît aussi une piste à suivre: cela coûte plus de 10 milliards d'euros à l'Etat chaque année. Ces niches, selon le Conseil des prélèvements obligatoires, sont sensiblement moins efficaces que les allégements généraux des charges sociales. Il préconise donc leur suppression, en tout cas pour la plus emblématique d'entre elles, la TVA sur la restauration (3 milliards chaque année), ou au moins l'instauration d'une TVA intermédiaire de 10 à 12%.
__Cette possibilité, autorisée par la Commission européenne, n'a jamais été mise en œuvre en France. «L'utilisation d'un taux intermédiaire de TVA à 12% dans les secteurs intensifs en main-d'œuvre créerait une ressource fiscale de 4,6 milliards d'euros», assure Didier Migaud
__Pour éviter à l'avenir l'instauration de mesures peu efficaces et ruineuses pour les finances publiques, le Conseil des prélèvements obligatoires préconise une évaluation systématique de toute mesure avant leur adoption. Cela pourrait par exemple prévenir les dérapages, comme celui de l'exonération des plus-values sur la cession de filiales des grands groupes, qui a représenté un manque à gagner de 6 milliards d'euros pour les finances publiques en 2009.De même, il recommande une évaluation systématique des niches au bout de trois ans, afin d'en finir avec l'empilement des dispositifs supposés transitoires mais jamais remis en cause...Les groupes sont les grands gagnants de ce système. Comme l'a établi un précédent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, leur taux réel d'imposition n'est pas de 33% mais de 13%, ce qui place la France au même niveau que l'Irlande qui a adopté une fiscalité très favorable pour attirer les grands groupes internationaux. Un chiffre rarement mentionné par le Medef. En revanche, les petites entreprises, peu familières du dédale fiscal français, sont imposées en moyenne à hauteur de 30%." (M.Orange-Merci à Mediapart)
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Allais s'en est allé

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Allais s'en est allé

(Il y a peu..)

Décès de Maurice Allais, prix Nobel libéral et protectionniste [Jalons pour comprendre une pensée complexe et mobile]______________

Un économiste au parcours atypique. Une pensée souvent paradoxale, mais stimulante.
"La pire erreur de l'Europe a été de ne pas mettre en place une préférence communautaire qui aurait été progressivement levée, au fur et à mesure du rapprochement des écarts salariaux avec le monde émergent" (M.A.)
Pour un protectionnisme raisonnable ?. Trop tard?
_______Un homme à la pensée évolutive, radicale et novatrice dans ses dernières productions, souvent récupérée par les extrêmes
_____________Une certaine mondialisation en question (ou ici)
______Du libéralisme à la critique du néo-libéralisme
-Maurice Allais - Prix_Nobel d'Economie 1988: Son site à visiter en détail pour suivre une pensée à l'oeuvre.
-Contre les tabous____________________-Une pensée non conformiste, souvent ostracisée__-Un analyste radical de la religion de la mondialisation__-Maurice Allais, autopsie d’un cadavre__-Maurice Allais, précurseur méconnu et libéral hétérodoxe__-Maurice Allais : redonner aux Etats le pouvoir d'émettre de la monnaie__-Des avis partagés__-Des positions novatrices sur la monnaie
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___Une critique radicale du pouvoir des multinationales:
"...La mondialisation, telle qu’elle est mise en œuvre, représente un danger majeur à l’encontre de la civilisation dans le monde entier, et tout particulièrement à l’encontre de la démocratie.__Il faut bien réaliser que les multinationales américaines se sont emparées du pouvoir politique aux Etats-Unis. Aucun représentant, aucun sénateur, aucun président des Etats-Unis ne peut se faire élire sans leur soutien.__Ces multinationales dominent en fait toutes les organisations, qu’il s’agisse du FMI, de l’OMC, de l’OCDE et même de l’Organisation de Bruxelles où partout elles ont placé des hommes dont le soutien leur est acquis.__A l’exemple des multinationales américaines, des multinationales se développent partout dans le monde avec les mêmes objectifs. Cette domination des multinationales qui ne poursuivent que leurs propres intérêts représente aujourd’hui un danger majeur pour le monde entier." (M.Allais)
Les médias le préfèrent mort que vivant______________________
-Refonder le système bancaire__-Monnaie dévoyée ?__-Mondialisation et désindustrialisation

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Bon à savoir

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Bon à savoir
* Pour mieux saisir un dossier aussi complexe que critique sur le sujet:

Un document éclairant: Géopolitique de la Russie
(cliquez pour ouvrir le dossier)
Pour aller au delà de l'écume des jours.
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* Des rafales en rafales
Sissi dit oui
Modi aussi
Good business for us!
Quelqu'un me souffle à l'oreille: est-ce si réjouissant?
Des cocoricos en rafales...
Après la braderie, les soldes?
Vraiment bon marché...
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* 2007-2015: une si longue récession, selon Piketty
... Pourquoi les Européens se sont-ils si mal coordonnés, transformant ainsi une crise venue du secteur financier privé américain en une crise européenne durable de la dette publique? Sans doute parce que les institutions de la zone euro n'étaient pas conçues pour faire face à une telle tempête. Une monnaie unique avec 19 dettes publiques différentes, 19 taux d'intérêt sur lesquels les marchés peuvent librement spéculer, 19 impôts sur les sociétés en concurrence débridée les uns avec les autres, sans socle social et éducatif commun, cela ne peut pas marcher. Sans doute aussi surtout parce que la montée des égoïsmes nationaux a empêché les Européens d'adapter leurs institutions et leurs politiques. Concrètement, quand les marchés financiers ont commencé à spéculer sur la dette des pays d'Europe du Sud, à partir de 2010-2011, l'Allemagne et la France ont au contraire bénéficié de taux d'intérêt historiquement bas, et se sont lavés les mains du fait que le sud de la zone s'enfonçait dans la récession....
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* Quand Giscard d’Estaing déballe: sur l'Ukraine et la Russie, sur l'Europe et le Grèce
La vieillesse n'est pas toujours un naufrage..
Rappels: (1)_ (2) __Certains le disaient depuis longtemps. Mais on ne les croyait pas.
__D'autres le pensaient, sans oser trop y croire. Cela paraissait si gros, si peu crédible.
__Tant de cynisme ne semble pas possible... Et pourtant...
_____________Un membre du FMI a lâché quasi-officiellement le morceau:
_____"ON A RENFLOUE LA GRECE POUR SAUVER LES BANQUES FRANCAISES ET ALLEMANDES"...
.....Qui avaient fait là-bas de très fructueuses mais aventureuses affaires. Comme un certain nombre de multinationales.
Les grands gagnants sont aussi les milliardaires grecs, auxquels la Troïka n'a pas touché.
___________On ne disait pas ce qu'on faisait, on faisait ce qu'on ne disait pas...en toute discordance avec les beaux principes européens, voués finalement à la concurrence la plus féroce. Paroles, paroles...
_80% de l’aide à la Grèce a bénéficié au secteur financier
____ On comprend pourquoi Merkel avait peur.
_____________________Pendant ce temps-là...
On meurt en Grèce...une Grèce pas seulement fautive.__ La tragédie continue...Un pays à bout de forces.

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Errances boursières

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Errances boursières
La bourse est devenue folle

__"La Bourse est devenue un casino géant. Sauf que le fonctionnement d'un casino est plus transparent et plus facile à comprendre" ( Thomas Peterffy, fondateur de la société Interactive Brokers)___________
______Par nature sujette à des variations, l'irrationalité des acteurs étant une constante ("investing is more a matter of guts than intelligence"), l'activité boursière est actuellement engagée dans une spirale infernale potentiellement autodestructrice.
Principale raison: le High Frequency Trading, qui va tuer la bourse comme le spam tue les emails.
____L'économiste Frederic Lordon proposait dans les colonnes du Monde Diplomatique : "Et si on fermait la bourse ?". Récemment, l'économiste et anthropologue Paul Jorion a complété cette proposition. "Pas la peine, les ordinateurs s'en chargent !"
_________________Cela se manifeste à Wall Street par un Trading haute folie
"Plus des deux-tiers des volumes de transactions à la Bourse de New York proviennent aujourd’hui non pas d’investisseurs prenant des décisions fondées sur la réalité économique mais de programmes informatiques branchés sur les systèmes de négociation de la Bourse. C’est le trading "haute fréquence", que les régulateurs – enfin ! – commencent (trop doucement comme toujours) à regarder comme de la "haute folie". Les entreprises de marché comme Nyse Euronext ou le London Stock Exchange réalisent une bonne part de leur profit grâce aux volumes générés par ces acteurs controversés. Les marchés boursiers investissent d’ailleurs massivement dans les infrastructures informatiques et de communication pour permettre à ces systèmes haute fréquence d’exploiter les moindres variations des marchés, au millionnième de seconde près. Les entreprises de trading haute fréquence installent d’ailleurs leurs machines au plus près des serveurs informatiques des marchés boursiers, de manière à ce que, très concrètement, les longueurs de câbles de fibre optique soient les plus courtes possibles afin de réduire les délais de transmission des ordres, clé du profit. Mais lorsque les deux-tiers des volumes d’un marché boursier sont réalisés de cette manière, il va sans dire que l’on perd un peu de vue la raison d’être de la Bourse elle-même. Les actions qui s’échangent sont un code répété des millions de fois par jour par un automate, à une vitesse excluant naturellement toute intervention humaine. Ce qui fait le volume, c’est la course entre ces machines. Mais cette bataille de calculateurs abreuvés real time de paquets de données, aussi fascinante soit-elle sur le plan de l’intelligence informatique, utilise pour munitions des actions, autrement dit des titres de propriété d’entreprises a priori venues en Bourse pour y rencontrer des investisseurs, pas des automates bourrés d’algorithmes. Car au fond, à quoi sert le trading haute fréquence ? Quand on pousse ses promoteurs dans leurs retranchements, ils expliquent que cela permet d’accroître la liquidité. Sauf que ces systèmes n’existaient pas il y a moins de dix ans.
Il est temps que les homo sapiens reprennent le dessus."
_____Il est temps de stopper l'extrême VOLATILITÉ DES COTATIONS et de revenir à un minimum de raison, de sortir du chaos, quand seulement moins de 10% des transactions financières mondiales concernent l'économie réelle.
Si on arrêtait la folie boursière, qui déstabilise les économies au lieu de stimuler le développement...
Hélas! il est à craindre (à souhaiter?) que l'écroulement du système soit seul capable de le forcer à ne plus marcher sur la tête. _Comme dit Galbraith,"Il n'y a aucune chance, tandis que la Bourse s'approche de l'abîme, que ceux qui sont concernés s'aperçoivent de la nature de leur illusion et ainsi se protègent eux-mêmes et leur système. Les fous peuvent communiquer leur folie ; ils ne peuvent la percevoir et décider d'être raisonnables."..

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Haro sur la Chine?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Haro sur la Chine?
La Chine, responsable de tous nos maux?

"Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse. "(J.de La Fontaine)________________
La faute à la Chine...
___Assez singulier de voir la Chine aujourd'hui rendue responsable de nos difficultés , dans certains cercles américains et européens.
Alors que ce pays apparaissait le plus souvent comme un atelier intéressant pour produire à bas coût les marchandises nécessaires pour alimenter Wall Mart ou Carrefour et compenser ainsi les baisses de salaire, organisées pour gonfler les profits des actionnaires et alimenter la spéculation. Les délocalisations n'avaient pas seulement pour principal but d'avoir plus facilement accès aux marchés émergents...
"...60% des produits made in China sont actuellement fabriqués par des entreprises étrangères installées en Chine, et presque 70% des brevets déposés sont étrangers. L’exportation estvitale, elle est même devenue une doctrine, et les composants importés pour ses usines ateliers sont indispensables. Double dépendance donc. Mais il ne faut pas oublier que celle-ci va se réduire, et que les retards vont assez rapidement être comblés, grâce notamment à un triplement de ses dépenses de recherche.

__Mais Pékin a une arme redoutable, capable de frapper durement le coeur de l’économie américaine et asiatique. La Chine est devenue un créancier majeur pour les USA. Ayant beaucoup de réserves de change (plus de 900 milliards de $), elle a acheté énormément de bons du Trésor américains (autour de 300 milliards de $). Cela permet de maintenir les taux d’intérêt à bas niveau, encourage la consommation (surtout de produits made in China), permet un niveau de vie "acceptable" (selon les critères américains), donc favorable politiquement aux USA, même si la dette atteint des hauteurs vertigineuses et dangereuses... La grande distribution a besoin des produits chinois, qui garantissent de très confortables marges bénéficiaires : Wall Mart a acheté en 2005 pour presque 20 milliards de dollars de produits manufacturés en Chine..."

__La Chine apparaissait comme un eldorado et un marché illimité.
Mais avait-on prévu l'effet boomerang? La montée en puissance d'un pays devenu aussi concurrent, même sur les produits de pointe, s'appropriant des brevets facilement concédés. Des conséquences logiques, prévisibles.
A l'heure où nos économies battent de l'aile, trouver un bouc émissaire est bien commode et évite de réfléchir sur ses propres faiblesses et ses vues à court-terme. Le piège se referme.. Les Etats-Unis et la Chine se tiennent par la barbichette.... Ruse de l'histoire?
___Même si la Chine ne fait pas dans la philanthropie et mène une politique de grande puissance tendant à une certaine autarcie économique, les critiques se trompent d' adversaire, ce sont les inégalités qui sont à blâmer
"...Les grandes crises économiques sont une aubaine pour les démagogues qui utilisent les peurs et les détournent vers des politiques nourries par le ressentiment contre l’ « étranger ». Dans les années 1930 c’étaient les hommes d’affaire étrangers (principalement européens), les immigrants, et les Juifs qui étaient visés. Aujourd’hui, ce sont les entreprises étrangères (principalement les chinoises), les musulmans, les immigrants, etc....Comment expliquez-vous la soudaine animosité envers les échanges internationaux, en particulier concernant la Chine ? Les candidats aux prochaines élections de mi-mandat dépensent des dizaines de millions de dollars en publicités reprochant à leurs adversaires d’être trop bienveillants envers la Chine.
_Les républicains ont derrière eux une longue histoire de cette pratique consistant à transformer les craintes en ressentiments qui motivent leurs électeurs.
_Aujourd’hui, alors que persiste cette « Grande Récession de l’emploi », ils disposent d’un terrain plus fertile. Fox News sert de mégaphone à Glenn Beck, Sarah Palin, et Newt Gingrich lorsqu’ils stigmatisent les immigrés, les musulmans, et remettent en cause le patriotisme du Président.
_Mais les démocrates sont entrainés sur le même terrain lorsqu’ils accusent la Chine. Selon le New York Times, la présidente de la Chambre Nancy Pelosi a encouragé les candidats démocrates à s’en prendre à la Chine, à la suite d’un sondage montrant que leurs électeurs étaient de plus en plus tentés de blâmer Pékin pour nos problèmes, et étaient massivement favorable à une suppression des allégements fiscaux pour les entreprises qui font des affaires en Chine.
_Les démocrates devraient savoir que le fort taux de chômage en Amérique n’a que peu ou pas du tout à voir avec la Chine. Certes, la Chine devrait permettre au yuan de s’apprécier par rapport au dollar. Mais la sous-évaluation de la devise chinoise n’est pas la raison pour laquelle nous avons perdu 15 millions d’emplois depuis la fin de l’année 2007. Le code des impôts ne devrait pas récompenser les entreprises qui délocalisent des emplois là-bas. Mais cet allégement fiscal n’a que peu à voir avec la situation dans laquelle nous sommes.
_La crise du chômage aux États-Unis est due à l’effondrement de la demande qui a suivi l’éclatement de la bulle immobilière. Ne pouvant plus contracter d’emprunts garantis par la valeur croissante de leurs logements, la classe moyenne et la classe ouvrière ne sont plus en mesure de dépenser suffisamment pour maintenir l’activité économique. Si les démocrates (ou les républicains) veulent trouver un responsable, ils devraient blâmer le niveau record des inégalités en Amérique - qui s’est traduit par une concentration au sommet sans précédent des revenus et des richesses, et par une portion congrue pour la majorité.
_Les preuves en sont visibles tout autour de nous. Ce n’est pas un hasard si les années 1928 et 2007 ont été celles de records historiques pour la part du revenu national allant aux 1% les plus riches. Le salaire médian est aujourd’hui 5% inférieur à ce qu’il était au début de la décennie, en tenant compte de l’inflation, tandis que les hauts salaires se portent mieux que jamais. Le logement est le principal patrimoine de la plupart des Américains et les prix de l’immobilier sont désormais 20 à 40% inférieurs à ce qu’ils étaient il y a trois ans, tandis que les principaux actifs des riches sont les actions et les obligations, dont le cours a beaucoup moins baissé. Le taux officiel de chômage est de 4,4% pour cent pour les diplômés de l’université, mais de 10% pour ceux ayant seulement un diplôme du secondaire, et près de 15% pour ceux qui ont décroché du lycée..."
___L'Europe emboite le pas aux USA en haussant le ton vis à vis de Pékin et de sa monnaie sous-évaluée. Mais" ...L’argument est intrinsèquement vicié, pointe la Banque asiatique de développement (BAD) : si un bien électronique grand public exporté par la Chine n’a que 15 % de valeur ajoutée chinoise dans son prix, une réévaluation du yuan de 20 % n’élèvera le prix de vente que de 3 % et une réévaluation de 20 % du yuan par rapport au dollar ne réduirait le déficit courant américain que de 0,1 % du PIB. En juin dernier, lorsque Pékin a modulé le taux de change fixe entre le dollar et le yuan, la monnaie chinoise s’est appréciée d’un modeste 2,1 % par rapport au dollar ; en revanche elle s’est affaiblie face à l’euro de 9,4 %.Autre point de discorde, la sous-évaluation du yuan est sujette à des estimations élastiques, allant de 15 % à 50 %. « Le yuan est certes sous-évalué en termes réels, mais corrigé du niveau de vie, cette sous-évaluation est bien plus faible qu’on veut bien le dire, de l’ordre de 10 %. », estime un économiste du Cepii, Michel Aglietta, ajoutant : « L’appréciation réelle du yuan se fait et se fera de manière graduelle et progressive par le développement du marché intérieur de la Chine. »
__La guerre des monnaies est déclarée...__Un jeu dangereux__Les Chinois ont bon dos...alors qu'on leur a offert les verges pour nous fouetter...__Ce n'est pas d'aujourd'hui que les USA entament leur déclin, pour des raisons purement internes.

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Sarko neuf

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Sarko neuf

Confiteor

_________Le chanoine du Latran revient parmi nous.
Vêtu de probité candide et de lin blanc
Plein de contriti
on et d'abnégation de dénégation.
Alleluia!

_J'ai beaucoup péché, par action et par omission.
Je le confesse humblement.
Mea culpa!
__Pardonné, je sui
s de nouveau disponible pour le salut de mon pays.
Si vous le vo
ulez bien... Amen!

Sarko neuf
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Chers microbes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Chers microbes
Compagnons indispensables ou êtres indésirables?
____L'invisible nous fait vivre_

Pasteur: "Messieurs, ce sont les microbes qui auront le dernier mot"!_________
_______________Il faut réparer une injustice: les microbes méritent une réhabilitation.
Souvent redoutés, le plus souvent associés_à tort_ à la maladie, parfois jusqu'à l'obsession phobique, ou seulement l'hygiènisme maladif, les microbes représentent un monde fascinant, encore mal connu, d'une diversité insoupçonnée. Ils nous ont précédés. Ils nous survivront.
____Ils sont partout, en dehors de nous, en nous.
Ils ont "gentils" ou "méchants", c'est selon.
Soit vitaux, soit pathogènes.
__________Non seulement ils favorisent la vie, mais ils en sont à l'origine. Ils ont contribué à son apparition et à son entretien. Ils sont nos meilleurs amis. Tout au long de la vie. Sous tous ses aspects.
Que serait un sol sans microorganismes? Comment la digestion se ferait-elle sans eux?
On peut le voir ici.
"Même frais lavé et en bonne santé, vous êtes l'hôte de centaines de milliards de microbes, qui vivent en permanence sur vous et en vous, de la naissance à la mort ! Trop petits pour être visibles à l'œil nu, ces micro-organismes sont au moins 10 fois plus nombreux que nos cellules. Leur poids total dépasse celui de notre cerveau. Il y a en nous des milliers d'espèces de bactéries, de virus et d'autres micro-organismes, dont on ne sait pour l'instant pas grand-chose. Sinon qu'ils sont nos amis.Pour ces microbes, notre corps est un vaste habitat. Chaque espèce y a son écosystème de prédilection, comme sur terre certains animaux vivent dans le désert et d'autres dans la jungle. Nous en avons presque partout : sur la peau, dans le nez, les yeux, la bouche, les oreilles, les poumons et les bronches, dans le vagin pour les femmes et, surtout, d'un bout à l'autre du tube digestif. Toutes ces populations grouillantes de vie forment ce que les spécialistes appellent le microbiote humain. Et le microbiome humain, c'est l'ensemble des gènes de tous ces microbes."
________________Si certains sont à l'origine de pathologies, légères ou graves, d'autres _les plus nombreux_ sont essentiels à la santé, et peut-être à la guérison. Question d'équilibre, de rapports de force. La santé est toujours la résultante de rapports complexes et de luttes dans le monde microbien qui nous habite.
L’abus d’antibiotiques menace toute la médecine moderne, on commence à le savoir. C'est pas automatique...__La surconsommation d'antibiotiques est une question de santé publique. Une bombe à retardement...__La résistance aux antibiotiques pose des problèmes très sérieux, tant qu'on ne trouve pas de nouvelles parades.
_______________Vivent les microbes! Merci les amis!

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Comment éliminer le radicalisme?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Comment éliminer le radicalisme?

Une recette radicale!

Il suffit d'une tondeuse et d'une paire de ciseaux.

Comme le bon dictateur du Tadjikistan l'a bien compris.

La conversion par le barbier.

Elémentaire, mon cher Manuel!

NB: Attention, quand même: il y a barbe et barbe...

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Financiarisation et court-termisme

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Financiarisation et court-termisme
Sortir d'un capitalisme toxique
____Finances et piraterie économique

__Les effets pervers du court-termisme économique apparaissent aujourd'hui avec évidence, affectant un système où la spéculation à très court-terme a pris le pas sur l'investissement à long terme. "La financiarisation de l’économie subordonne désormais la sphère économique à la sphère financière."
Le présent contre l'avenir. La jouissance contre le projet...
Logique dont on peut mesurer les dégâts, jouant contre le capitalisme lui-même. Courte-vue et avidité sont devenues les deux mamelles du néolibéralisme , qui gagne toute la planète, à la faveur d'une mondialisation non contrôlée. L'économie-casino est devenue la référence qui débouche aujourd'hui sur une "guerre des monnaies", un néo-protectionnisme qui ne dit pas son nom, paradoxalement contraire au dogme imposé et mettant les finances publiques en péril...
Finances prédatrices mettant en danger le corps social .Ce qui était le but avoué des pères fondateurs comme Hayek et de ses épigones comme Reagan, pour qui "l 'Etat est le problème", livrant l'individu de plus en plus à ses intérêts propres immédiats et à ses pulsions, aux forces du marché jugé "rationnel" en soi, sur lequel il n'a aucun prise, imposant la tyrannie du court terme .
Il est urgent de "canaliser des capitaux vers des projets productifs sur le long terme tout en répondant à des enjeux fondamentaux pour la survie de la planète.", de renverser la logique du système, qui marche sur la tête, en redonnant à un Etat rénové, désintoxiqué de ses complicités, cette fonction régulatrice, en imposant à la Bourse une refondation.
Pouvons-nous encore compter sur le G 20 ?
____"... Le court-termisme systémique induit par la financiarisation du capitalisme conditionne aussi bien les modes de vie des consommateurs, dont les comportements sont de plus en plus pulsionnels, que les discours des hommes et des femmes politiques qui ne pensent plus qu’au très court-terme de leur élection, ou la mise à mal de la recherche fondamentale étouffée par les critères de la rentabilité immédiate – etc. Du spéculateur au consommateur, la société contemporaine est dominée par la pulsion qui veut sa satisfaction immédiate, étant court-termiste par nature. À ce désinvestissement, il faut opposer ce que l’association Ars Industrialis que je préside a appelé avec Jean-Luc Gréau et Arnaud de Lépine l’investissement durable (conférence téléchargeable sur arsindustrialis.org/…).
L’investissement produit l’avenir dont la spéculation ferme au contraire les possibilités. Le spéculateur agit contre les intérêts du monde dans lequel il vit, et c’est pourquoi la financiarisation n’est pas durable : elle détruit le monde. Mais tous ceux qui l’ont soutenue – activement ou passivement – participent d’un même désinvestissement dans leur propre activité. Le populisme politique, par exemple, est aussi pulsionnel que la spéculation : c’est la forme politique de la spéculation. Le populisme industriel mis en œuvre par la télévision est du même ordre : c’est la forme consumériste de la spéculation. La financiarisation liquide le capitalisme de la bourgeoisie qu’elle remplace par un capitalisme mafieux. Mais cela n’est pas induit uniquement par la financiarisation : contrairement à ce qu’a l’air de croire le président de la République, c’est le capitalisme d’actionnariat, où les actionnaires peuvent soumettre les dirigeants à leurs exigences les plus folles, qui conduit à une économie globalement ruineuse pour le monde, généralisant les comportements irresponsables au nom d’une prétendue rentabilité qui produit de plus en plus de de toxicités en tous genres – du CO2 aux actifs bancaires dits toxiques, en passant par mille formes d’addictions. La bourgeoisie investissait et prenait encore soin du monde. Le capitaliste mafieux est structurellement je-m’en-foutiste. Depuis la « révolution conservatrice », ce je-m’en-foutisme est devenu le principe même de la guerre économique.
____Ce capitalisme-là ne prend aucun engagement dans la durée. Il conduit à une sorte de piraterie : prendre le contrôle d’une activité ou d’une région, en tirer tous les bénéfices possibles le plus vite possible, et se retirer lorsque elle est ruinée. La financiarisation est la mondialisation ainsi entendue. Le spéculateur américain se moque pas mal de l’effondrement de General Motors : il mène ses affaires louches au niveau planétaire... _Il faut mettre en œuvre un autre modèle industriel. Nicolas Sarkozy dit que le capitalisme a perdu son esprit et je m’en réjouis : c’est pour le montrer que j’ai écrit L’esprit perdu du capitalisme. Mais sa proposition de rendre à l’Etat un rôle de régulation des « dérives » du capitalisme n’est pas à la hauteur de la situation. Il faut être beaucoup plus ambitieux : il faut une véritable rupture, que le candidat à la présidence appelait d’ailleurs de ses vœux. Cette rupture n’a rien de libéral : elle doit au contraire rendre à la puissance publique la capacité à proposer et projeter un avenir à long terme... Au delà du productivisme issu du XIXe siècle et du consumérisme propre au XXe, il faut aller vers une économie de la contribution, qui reste une économie de marché, une forme de capitalisme, mais qui reconstitue de l’investissement, du désir et de la responsabilité tout en diminuant les tendances à la consommation toxique et le déficit attentionnel de la jeunesse..."risation et court

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