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Attention: problème (aussi) politique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Attention: problème (aussi) politique
Pour une nouvelle politique du "care"

__Une économie politique de l'attention
_________________La notion de "care", terme anglais aux sens multiples, repris par Martine Aubry, a souvent été critiquée pour les aspects compassionnels qu'elle pouvait connoter, surtout par temps de crise et de précarité généralisée.
__Une sorte de baume apaisant sur les souffrances sociales? Un appel à plus d'attention et de solidarité qui escamoterait les projets de transformations sociales et politiques profonds touchant aux causes de la rupture des liens, du développement de l'individualisme, de la souffrance au travail qui retentit sur les autres sphères ? Causes essentiellement en relation avec un nouveau mode d'organisation du travail, une nouvelle forme de capitalisme essentiellement financier, dont Boltansky et Chiapello ont analysé la logique, dans Le nouvel esprit du capitalisme.
____Mais cette notion peut prendre un sens moins équivoque, plus positif, moins discutable, si on l'intègre dans la perspective d'une anthropologie générale, qui prend en compte l'intégration de l'homme dans la nature, de nos liens vitaux souvent oubliés avec les forces qui nous constituent et que nous utilisons, nous transformons (écologie au sens fort, primordial et aristotélicien du terme,dont l'économie n'est qu'un aspect et un prolongement). Cela est bien analysé par Descola.
____Si on lui confère aussi le sens fort d'"attention", sans moralisation particulière, sans prétention quelconque à en faire une valeur unique, mais qui se révèle, si on y réfléchit bien, comme pouvant avoir une dimension citoyenne, politique au sens large. L'attention à ce qui se déroule sous nos yeux, que nous ne captons pas, ou très épisodiquement, ou très superficiellement. Attention aux autres, à soi, à ce qui se passe d'important sous l'écume des événements . Notre degré d'attention s'est émoussé d'autant plus que nous sommes sans cesse sollicités, au niveau de la consommation matérielle et informationnelle, par une logique quasi imparable de séduction,de détournement d'attention, de vitesse obligée, de stress, voire de décervelage. Nous y pensons et nous oublions...Cela se vérifie dans les salles de classe où la captation d'attention devient de jour en jour plus problématique et dans la société en général, où le repli sur soi, sur les seuls problèmes domestiques, tend à devenir la norme, où l'homme finit par devenir un atome centré sur lui-même et ses propres jouissances et souffrances.
____IL existe une économie politique de l'attention qui fait partie d'une citoyenneté exigeante. Un esprit non inséré consciemment dans la sphère publique peut-il avoir de bons instruments d'analyse et des capacités d'action et de réaction à la hauteur des événements qu'il vit?...
"En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux" [A.de Tocqueville]
_____________" ...Le soin n’a aucun sens dans une économie financiarisée. Si une politique offensive n’est pas conduite pour éradiquer la gangrène du capitalisme financier qui nous intoxique tous, les excès du capitalisme deviendront la norme et les soignants n’en pourront mais. La flexibilité généralisée introduite dans les entreprises (et pas seulement la délocalisation) que Boltanski et Chiappello décrivent comme « nouvel esprit du capitalisme », pour répondre aux exigences de la « valeur pour l’actionnaire », a conduit à une destruction systématique de tous les attachements qui pouvaient encore faire tenir des solidarités. Et les réformes des retraites en sont un des éléments (quoiqu’on dise après de la démographie). Or, la gauche a très peu fait pour s’attaquer à cet ennemi interne du capitalisme industriel qu’est le capitalisme financier (c’est ça l’invraisemblable, il faut défendre le capitalisme contre ses propres mécanismes de démesure systématique, mais cela donne de la place pour des alliances intéressantes contre l’oligarchie financière et politique qui nous gouverne). Désignons les ennemis avec qui il n’y aura pas de monde commun possible et nous avons une chance de mobiliser tout en donnant une chance au care de ne pas se résumer à un cautère sur une jambe de bois. Car la mobilisation politique ne viendra pas massivement « pour le care » mais contre ceux qui oblige à faire du care, qui en fait ne change rien , puisque précisément, on le cantonne à un exercice plutôt vain...
La concurrence pour « le temps de cerveau disponible » fait rage en effet et cela de façon exacerbée dès lors que nous sommes connectés en permanence avec Twitter ou avec les blogs. Or, cette approche par l’attention constitue de fait une critique du régime médiatique dans lequel nous sommes entrés depuis l’ère électronique de l’immédiateté de la transmission, depuis le télégraphe pourrait on presque dire, cette galaxie Marconi décrite par Mc Luhan et prenant désormais une place démesurée. Cette rareté de l’attention va à l’encontre de tous les commentaires qui mettent en évidence l’abondance de l’information et sa « non rivalité » (on peut rediffuser une autre information sans lui faire perdre sa valeur). La rareté est toujours là, elle gouverne les stratégies économiques et médiatiques mais il s’agit désormais de la rareté de l’attention. La posture d’alerte permanente dans laquelle nous sommes placés, et dont les cours des bourses sont le meilleur exemple, rend toute élaboration attentive de longue durée impossible car c’est « l’attention alerte » qui domine, celle qui suscite ou qui éveille sans arrêt sans que l’on ait finalement de prise sur elle. Loin de nous rassembler, cette attention là nous disperse...

___________Sommes nous si loin de la question classique du care, dans sa version social-démocrate ? Non, car l’exercice de ce care exige de l’attention, non plus au sens compassionnel mais au sens d’une énergie cognitive. Or, cette énergie dépend elle-même des dispositifs qui peuvent la susciter. Une politique médiatique n’est en rien anecdotique par rapport à ces questions. Ainsi, pour les questions sociales, sanitaires ou environnementales, comment pouvons-nous en tant que public, ou mieux encore en tant que décideurs, administrations ou politiques, accéder à l’information qui nous permettrait d’être attentif à un risque, à une population, à une crise, à une évolution lente, à des signaux faibles ? Nous ne le pouvons qu’à travers des dispositifs médiatiques, qu’ils soient de masse ou qu’ils soient dédiés (comme des rapports internes d’une inspection quelconque). Et la mise en forme de ces messages peut tout changer au statut du problème. Car nous sommes des intermittents de l’attention, comme de la citoyenneté, le public reste un fantôme, comme le disait Lippmann, qui ne peut s’activer qu’à intervalles parfois longs sur des « issues » ou questions particulières (en fait les décideurs fonctionnent sur le même régime). Dès lors la place de "la crise" devient clé dans tous les discours et profondément pénalisante pour la pensée. Nous ne devenons attentifs que lors des crises (les sans abris au début de l’hiver, les licenciements lorsque des ouvriers menacent de faire sauter leur usine, la réglementation du littoral lorsque des digues sont enfoncées par la mer et provoquent de nombreux morts, etc…). Tous les responsables de services de sécurité (et par extension de soin) savent bien que c’est seulement en temps de catastrophe que les politiques peuvent vraiment évoluer. Pourquoi ? Parce que notre attention est sans cesse sollicitée par d’autres stimuli, d’autres « issues » ou problèmes, qui renversent la hiérarchie que l’on pourrait créer « rationnellement » et qui finissent par faire advenir du « bruit » en tête de l’agenda. Le travail des médias repose sur cette opération d’alerte permanente, qui fonctionne au « j’y pense et puis j’oublie », mais qui garde le public éveillé tout en rendant difficile l’élaboration d’une vision dans le temps...

Toute cette énergie pour l’attention, où sera-t-elle prise ? Sur d’autres sollicitations en premier lieu. Cela veut dire qu’il faut renforcer le pouvoir d’arbitrage et de retrait vis-à-vis de toutes les sollicitations portées par ce monde de la connexion, comme l’appellent Boltanski et Chiappello. Il est temps de porter la critique aussi sur ce monde-là qui nous pousse toujours plus à être en alerte et à être connecté à une masse d’événements qui ne sont en rien contributeurs ni à la richesse ni au bonheur collectif. La « pollution informationnelle » est un processus qui met en cause la capacité des citoyens à participer en mobilisant un minimum d’énergie nécessaire pour une implication politique, aussi intermittente soit-elle. Permettre le retrait, la décroissance informationnelle, de même qu’aider à l’orientation par l’invention de nouvelles formes de médias exploratoires et non réduits à des systèmes d’alerte, constitue un objectif de politiques d’architecture technique essentiel car elles doivent rouvrir l’éventail des choix pour les citoyens.

« L’économie politique de l’attention » qui est à construire exige une activité critique collective qui doit viser avant tout à empêcher toute forme de captivité irrémédiable. La nécessité de ralentir les processus de décision comme les mécanismes de circulation constitue un objectif général qui entre en résonance avec la critique de la vitesse de Virilio, même si elle part de présupposés différents. Chacun aura remarqué à ce sujet que toute activité qui relève du care au sens traditionnel de soin ou d’assistance est plutôt considérée socialement comme une perte de temps parce qu’elle prend le temps et qu’elle prend le risque de le perdre et ce faisant d’opérer selon un principe de bien-veillance. A l’inverse, le modèle de la performance de l’économie financière a poussé à ses limites celui de la productivité capitaliste puisque cette « nouvelle économie » (et il n’y en a pas d’autre que financière) fonde ses mécanismes de profit sur cette vitesse de circulation, sur l’accélération générale des échanges, favorisés par le numérique en réseau et par la réduction de tous les phénomènes à un statut de données traduites en bits. Le modèle attentionnel de l’alerte qui génère ce stress généralisé (Sloterdijk) est parfaitement réalisé dans les desks des courtiers qui jouissent de cette accélération et de la désorientation que cela crée pour les non experts qui perdent leur mise pour cette seule raison..."[Merci à Dominique Boullier_Mediapart]

________________Attention et éducation

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Fignon, dernière échappée

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Fignon, dernière échappée
(C'était hier...)
Je l'aimais bien...
Amoureux du vélo depuis mon enfance, je l'avais rencontré une fois au cours d'une course locale il y a une vingtaine d'années et il avait gentiment gratifié mon fils d'une signature sur sa photo encore juvénile.

J'aimais sa simplicité et son franc-parler, qui dérangeait parfois dans le peloton.
J'ai été impressionné par ses dernières déclarations où il évoquait lucidement et courageusement encore le mal qui le rongeait, en songeant à ceux qui partagent sa maladie et ne savent, désemparés, comment tenir psychologiquement. Il ne voulait pas être un exemple, juste un témoin. J'ai rarement vu une telle force et une telle sérénité sans ostentation, chez un homme qui sait depuis des mois que ses jours sont comptés. Je ne suis pas sûr que je serais dans une telle attitude d'esprit si je me trouvais un jour dans une situation semblable, même si je prétends ne pas craindre la mort. Il y a un hiatus entre dire et vivre.
_Quand il évoquait son passé de coureur, il ne masquait presque rien des aspects les moins glorieux de sa pratique du vélo. notamment du dopage, assez répandu, encouragé par le "système", qui favorise la loi du silence au nom d'intérêts finalement très commerciaux, mais qui restait encore à ses yeux à un stade quasi "artisanal". Quand de plus grands moyens furent introduits (Epo, transfusions, etc...), il fut révolté par ce virage qui dénaturait son sport favori et le dénonça, comme le fit G.Lemon, même si ce fut plus discrètement et plus tardivement.
Il ne se prétendait pas innocent, il fut aussi victime d'une organisation qui ne laisse guère le choix des moyens, et il n'excluait pas, sans en être sûr, que son mal soit une conséquence de produits dopants absorbés. J'aurais seulement aimé de lui qu'il fût plus explicite sur certaines pratiques du vélo-business...qui ne concernaient pas seulement un certain Texan.
Il restera malgré tout dans les annales du vélo non pas un héros, qu'il savait naturellement ne pas être, mais un homme, modeste et courageux, noble jusqu'au bout ,droit sur ses pédales.
Salut Laurent !

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Le monde enchanté des hyper-riches

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Le monde enchanté des hyper-riches

Dangereuses dérives.
Enrichissez-vous! disait Guizot, qui pourtant mourut...pauvre.
Le problèmes des inégalités au niveau mondial revient périodiquement.
Maintenant que nous avons des instruments de mesure plus fiables.
Question de chiffres? Pas seulement.
Même si les bilans sont contrastés ici ou là, si en gros, une certaine croissance du niveau de vie global peut s'observer dans des pays émergents, la tendance lourde reste une croissance des disparités de plus en plus flagrantes, parfois faramineuses, même en Chine, surtout depuis une quarante d'années, avec une accélération toujours plus rapide, là où le libéralisme décomplexé se donne libre cours.
Le patrimoine cumulé des 1 % les plus riches du monde a dépassé l’an dernier celui des 99 % restants, selon une étude de l’ONG britannique Oxfam réalisée à l’approche du forum économique mondial de Davos (Suisse), et publiée lundi 18 janvier.
« L’écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s’est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois », constate l’ONG dans son étude
:
« L’an dernier, Oxfam avait prédit que les 1 % posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s’est en fait réalisée dès 2015 : un an plus tôt. »
Illustration du creusement spectaculaire des inégalités ces dernières années, l’ONG a calculé que 62 personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale », alors que « ce chiffre était de 388 il y a cinq ans
».
Vu autrement, les 1% les plus riches au monde possèdent plus que les 99% autres. A la louche, en tenant compte des nuances que l'on peut apporter à ces données. émanant aussi du Crédit suisse.
Le phénomène est inédit dans l'histoire des hommes. L'hyper-concentration de la richesse est spectaculaire.
L'économie mondiale fait le bonheur de 1%des hommes.
Le mérite,quand il peut être évoqué, n'y est que pour partie.
La plaisanterie est attribuée à l’économiste américain Joseph Stiglitz : « Maintenant, un bus suffit pour rassembler les milliardaires qui possèdent la moitié des richesses mondiales. » Pour poursuivre, il aurait fallu deux wagons ou un peu plus pour véhiculer les milliardaires les plus riches en 2010. Cette image résume à elle seule l’accumulation de richesses et le creusement des inégalités sans précédent dans le monde depuis la fin du XIXe ou au début du XXe siècle....
... La question des inégalités, très débattue depuis la publication du livre Le Capital au XXIe siècle par Thomas Piketty, est donc bien un des sujets centraux de l’économie mondiale, mettant en cause la cohésion des sociétés, la démocratie et même « la croissance économique », insistait l’OCDE. Selon l’organisme, le creusement des inégalités pesait sur la croissance et le développement économique mondiaux.

À la source de ce fossé grandissant et menaçant, il y a l’inversion historique entre le capital et le travail mise en œuvre depuis les années 1980. « L'une des principales raisons alimentant cette incroyable concentration des richesses et des revenus est la croissance des rendements en faveur du capital, au détriment du travail. Dans la quasi-totalité des pays riches et dans de nombreux pays en développement, la part du revenu national revenant aux travailleurs a chuté. Autrement dit, les travailleurs récoltent de moins en moins les fruits de la croissance. A contrario, les détenteurs de capitaux ont vu leur capital constamment augmenter (sous la forme d'intérêts, de dividendes ou de bénéfices non distribués) à un rythme supérieur à celui de la croissance économique », rappelle le rapport d’Oxfam.

Cela débouche sur des cercles vicieux très pervers: la richsse produite va essentiellement aux plus riches et plus on est pauvre, plus on s’appauvrit.

L'OCDE aboutit à des conclusions similaires

La financiarisation de l'économie et la rente sont devenues les axes essentiels d'un développement qui se met en péril par cette extravagante hyper concentration.
Outre les tensions qu'elles créent, les inégalités coûtent cher. Elles ont un prix. un coût.

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Le monde enchanté des hyper-riches
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Du pétrole et des hommes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Du pétrole et des hommes
Guerre des pétroles

_____ On le sait, même si on se bouche les yeux, on va en manquer.
Inévitablement.
____ Quand? Difficile à dire avec précision. Certains spécialistes pensent que le peak oil est déjà dépassé et que nous nous acheminons vers un pétrole rare, donc cher, de plus en plus cher.
La baisse actuelle de l'essence à la pompe, qui ne reflète qu'en partie la baisse du brut, ne doit pas faire illusion. Elles est liée à une conjoncture particulière, qui n'est qu'une parenthèse, sans doute de courte durée. Si les producteurs de l'Opep continuent d'ouvrir les vannes en grand, c'est lié à un contexte géopolitique tendu. (*)
___ Il y aura toujours du pétrole, mais les conditions d'exploitation de ce qui en reste et de qui reste à découvrir deviendront de plus en plus difficiles, donc coûteuses.
_ A l'heure où le problème de la transition énergétique se pose plus que jamais, avec toutes ses incertitudes, où un changement de cap s'impose, où la production ne peut plus augmenter, l'avenir est problématique.
______ Difficile d'imaginer un monde sans pétrole. Et pourtant il faudra s'adapter et réserver les hydrocarbures restant à des usages nobles.
Le pétrole ne disparaîtra pas, mais son prix le rendra quasi inaccessible, à un horizon qui n'est pas si lointain.
____ L'ancien monde d'une croissance forte soutenue par des bas prix de l'énergie est désormais mort.
Inévitablement, le pic pétrolier affectera votre mode de vie.
Selon JM Jancovici,"...la discussion sur le pic de production est d'une actualité brûlante pour nous autres européens, et si la "fin du pétrole" n'est pas pour demain (et cette expression devrait être bannie du discours médiatique et politique), la mise en place d'un monde avec de moins en moins de pétrole devrait bien être pour tout de suite..."
___ Par certains côtés, c'est une chance. L'excrément du diable est source de pollution,de gaspillage, de spéculation, de corruption, de dépendance, de guerres...
L'exploitation du gaz de schiste et des schistes bitumineux, notamment en Alberta, fait illusion.________
_______ (*) En plus des problèmes d'ordre géologiques et techniques, se greffent des crises, où la spéculation et la géopolitique jouent un rôle non négligeable dans la formation des prix.
Dans le contexte du moment, le pétrole, plus que jamais,, est devenu une arme.
Actuellement, l'Arabie Saoudite utilise son pétrole comme une arme politique
"Le cours du baril de pétrole est maintenant inférieur à 80 dollars, son point le plus bas depuis 4 ans. Un cours aussi bas soulève des questions. Pourquoi l'Arabie Saoudite n’a-t-elle rien fait pour juguler cette baisse?
__ L’OPEP maintient sa production de pétrole inchangée
Même si le Deal Secret US avec les Saoudiens se retourne contre eux.
Le Pétrodollar semble être sur la voie du déclin Le phénomène de dé-dollarisation continue à s’étendre, et cela surtout au profit de la monnaie chinoise.
Est-on à l'aube d'un nouvel ordre mondial de l'énergie? _______
____- Gaz de schiste, la nouvelle bulle boursière __- L'Etat de New York interdit la fracturation hydraulique
- Gaz de schiste : le film de la bataille de Pologne__-Un monde de brut __- La Grande Réconciliation commence.. avec le pétrole__- Les Etats-Unis ont ouvert une boîte de Pandore du pétrole
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Nouvel e-eldorado

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Nouvel e-eldorado

Dans la série: on n'arrête pas le progrès:
____ Le monde enchanté et très discret du Cross device tracking.
L'imagination est au pouvoir dans le monde du marketing...à notre service, bien sûr.
__ Une révolution est en marche...
_______________ Un monde féerique pour après-demain...
...L’Internet des objets est le vecteur potentiel d’une collecte généralisée de vos actes de la vie courante, de ce que vous consommez, lisez, écoutez, rencontrez, de vos déplacements aussi bien que des paramètres de votre santé et de vos activités professionnelle et familiale, et même de votre sommeil. Rien ou presque de vos activités, de vos préférences et vos aspirations ne pourra y échapper lorsque vous serez équipés, et comment y résister ?..
____ Vous avez-dit 1984?
_________________________

Nouvel e-eldorado
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Retraites (suite...sans fin?)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Retraites (suite...sans fin?)

Aucun débat n'est (volontairement) plus embrouillé que celui-là
_______________-Faute d'une discussion claire, objective,courageuse et ouverte sur ce sujet complexe mal dégrossi, à l'heure où des décisions importantes vont être prises dans la précipitation et la confusion, sans vision d'avenir suffisante, au coeur d'une crise qui exacerbe les tensions sociales et les déclarations alarmistes, il s'agirait de raison garder et il serait bon d'ajouter quelques pièces au dossier, qui certes ne convergent pas toujours, mais permettent de sortir des limites étroites dans lesquelles est enfermé le débat médiatique, propice à toutes les simplifications, assauts démagogiques et dramatisation entretenue...Retraites mal traitées : un scandale déguisé en réalisme__________________

_________________Regarder ailleurs et avec recul

"Les comparaisons européennes en matière de retraite révèlent que la France est loin d'être le plus mauvais élève de la classe. Et si le gouvernement mène à bien sa réforme, nous risquons d'adopter l'un des systèmes les plus durs du continent.__Les Français ont les retraités les plus jeunes d'Europe, va répétant le gouvernement. Et, en effet, la "retraite à 60 ans" paraît bien précoce comparée à celle de nos voisins: seule la Belgique connaît un seuil aussi bas en Europe. Aux yeux du gouvernement, la conclusion s'impose donc d'elle-même: il faut retarder l'âge minimal d'ouverture des droits à la retraite (60 ans) pour ajuster la durée de la vie de travail sur l'allongement de la vie tout court. A y regarder de plus près, les comparaisons internationales sont pourtant loin de conduire à des conclusions aussi unilatérales.__L'âge minimal de départ n'est en effet qu'une composante des systèmes de retraite. Il doit être mis en regard d'autres paramètres, notamment la durée de cotisation minimale requise, les conditions d'accès à une retraite à taux plein, l'âge réel de départ ou encore les dispositifs qui permettent de prendre une retraite anticipée. Si l'on tient compte de tous ces éléments, les comparaisons internationales dessinent alors un tableau assez différent: non seulement la France n'est pas le mauvais élève de la classe européenne, mais elle risque d'adopter l'un des systèmes les plus sévères du continent si le gouvernement mène à son terme la réforme qu'il a annoncée le 16 juin..." (Thierry Pech)-

______.T.Piketty réclame un «débat serein». «Sinon, on ira de rafistolage en rafistolage, avec des mesures stigmatisantes se focalisant sur tel ou tel régime spécial, ou sur certains paramètres comme l'âge légal. Se focaliser là-dessus est extrêmement réducteur, et peut aboutir à des décisions injustes pour ceux qui ont commencé à travailler tôt. (...) On va aller grappiller quelques milliards d'euros sur ces gens-là après avoir jeté des milliards d'euros par les fenêtres depuis 2007? Ça n'a pas de sens.»_A long terme, il plaide pour une «remise à plat de l'ensemble du système», du système fiscal en particulier.___________________

Retraites: Moody's menace, Sarkozy et Fillon s'exécutent__-Diagnostic, enjeux et comparaisons internationales__-Le recul de l'âge de la retraite est-il inévitable?-Universaliser le droit à la retraite -
-Philippe Askenazy: «30 à 50% des actifs exposés à des risques professionnels»__-Un autre système de retraites

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Lire ou ne pas lire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Lire ou ne pas lire

La com' ou la littérature?
________Menaces sur l'enseignement de la langue
________-« Bien sûr, le monde peut se passer de la littérature. Mais il peut se passer de l’homme encore mieux » (JP Sartre)
_Quelques raisons de lire...
_____-Depuis un certain nombre d'années, tend à s'imposer, au gré des circulaires ministérielles, une conception de l'enseignement des lettres de plus en plus appauvrie, en quantité et en qualité:
réduction des heures d'enseignement du français au collège, plus ou presque plus de place pour l'histoire de la littérature( si nécessaire pour comprendre les influences ,les connexions des sensibilités, des genres,des styles), éclatement des approches par des études de textes coupés des oeuvres et des contextes, tendance à ramener la langue à un simple outil à valeur purement et seulement utilitaire, professionnelle (surtout dans l'enseignement technique).
A l'heure où la maîtrise de leur propre langue maternelle fait problème pour de nombreux élèves et de plus en plus de jeunes adultes, où les nouveaux moyens de communication dominent les échanges, tendant à appauvrir la communication, réduisant le vocabulaire, la maîtrise de la syntaxe, du style, de la sensibilité et de la capacité de s'exprimer avec justesse et précision, on abandonne de plus en plus, de renoncement en renoncement, les possibilités d' approfondir le rapport au monde et à soi, de développer le plaisir que peut donner le contact régulier avec l'oeuvre littéraire sous toutes ses formes.
Ces abandons sont les effets d'une société de plus en plus utilitariste et mercantile et renforcent la tendance où l'on produit des ingénieurs qui ne savent pas rédiger un rapport clair et bien écrit et ne lisent plus, des jeunes qui ne savent pas mettre des mots sur leurs émotions, sur leur vécu, et n'ont plus parfois que la violence verbale pour faire valoir leur point de vue.
Cercle vicieux: puisque "les élèves ne lisent plus", abaissons le niveau d'exigence. Une bataille perdue d'avance?...Surtout quand l'acte éducatif tend à devenir problématique.
Sans être passéiste ou puriste, on peut légitimement s'inquiéter d'une dérive qui menace la richesse de l'espace intérieur comme la qualité des relations culturelles et sociales. La scolastique souvent désséchante , qui prend trop souvent le pas sur le contact éclairé et vivant avec les oeuvres ne favorise pas l'"amour des lettres".
La littérature ne "sert à rien", mais comment ne pas reconnaître son importance vitale de ressourcement, d'ouverture, d'expériences uniques, de plaisir gratuit, quelle que soit sa forme ?
Vous avez dit "plaisir"?
___________________"...Alors que tout sens de l'effort est présenté comme une contrainte insupportable, la sous-littérature trouve sa justification, pour les pédagogistes, dans un plaisir immédiat pour les élèves - comme si on ne pouvait éprouver aucune joie à triompher d'une difficulté ( le mot " plaisir " a disparu du BO 2000). A force de trop vouloir assister les élèves par des béquilles, on va finir par les amputer, alors que le but de tout enseignement est d'exalter en l'élève sa puissance d'être et d'agir. Dès lors que l'école a cessé d'être un sanctuaire et que l'extérieur et le monde du travail y ont pénétré, sa finalité n'est plus l'accroissement de la vie : "il s'agit [désormais] d'ajuster une pièce, de vérifier un chèque, de calculer une pression" (M. Henry). L'irruption de la "culture jeune" à l'école a rendu poreuse la frontière entre la vie privée de l'élève et la sphère publique. La lecture - voire l'écriture - privée des adolescents et leur intimité sont habilement récupérées par l'Institution qui se gardera bien de les guider vers une culture référentiaire commune. Les élèves ne sont plus que des particules atomisées et autofondées. Voilà où conduit le dogme de l'adaptation au "nouveau public" scolaire, à une atrophie et à un contrôle accru des élèves.__J.P. Le Goff analyse parfaitement ce que signifient lire et écrire : "La pédagogie, pour indispensable qu'elle soit, est démagogie lorsqu'elle dénie ce décentrement et l'effort qu'il implique, lorsqu'elle laisse penser que la culture ne serait qu'une simple réponse aux besoins et aux désirs des jeunes. […] En ce sens, la lecture et l'écriture comportent nécessairement au départ une dimension "fastidieuse" et une rupture avec la logique de la suprématie du "moi". […] Lire et écrire ce n'est donc pas d'abord "prendre du pouvoir" sur les autres et se débarrasser d'un lien de dépendance, c'est au contraire s'insérer dans un ordre symbolique commun qui constitue un héritage. […] Le langage est "tâche autant qu'héritage" ; les jeunes ne peuvent être d'emblée des créateurs et des novateurs, ils sont d'abord des héritiers. Une des missions essentielles de l'école est précisément de leur transmettre cet héritage." D'aucuns semblent considérer Rabelais, Molière ou Voltaire comme des "auteurs morts ou en bonne voie de l'être" et sous-entendent que Gargantua, L'Ecole des femmes et Candide, dont seraient indignes pour on ne sait quelles raisons et au nom d'on ne sait quels préjugés les élèves d'aujourd'hui (en tout cas s'il est avéré qu'ils sont incapables de les étudier à 16 ans, la responsabilité incombe aux précédentes réformes de nos "réformateurs" au collège, et surtout au primaire), doivent vite être enterrés au Panthéon. Au contraire les nouveaux programmes, jeunistes et "light", ont une fois de plus pour conséquence (pour charge ?) d'amoindrir les élèves, ce que confirme en particulier la disparition de l'histoire littéraire. -Pour résumer, une conception de l'enseignement de la littérature est donc mise à mal, celle d'un enseignement humaniste. On peut donc craindre que, à terme, les menaces qui pèsent sur l'enseignement littéraire ne se portent sur la littérature elle-même, car trouvera-t-on encore des lecteurs pour les œuvres majeures de demain ?.." (C.Billon)
___Il est urgent de repenser l'enseignement du français___La filière littéraire, un cursus à réinventer
_Refonder l'école____Crise de l'enseignement du français_____________________________
Jean Rouaud : « Il faut sauver la littérature »__A quoi sert la littérature?__Des livres pour changer la vie
Nicolas Sarkozy et la littérature__La culture selon Sarkozy

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Formatés Microsoft

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Formatés Microsoft
Nos élèves ont de la chance
Gâtés qu'ils sont pas le géant de Redmond, bienfaiteur de l'école pour la circonstance. Une coquette somme sur la table.de la ministre.

___ Une bonne affaire pour le partenaire américain.
Mais un système d’exploitation, même quasi-monopolistique, n'est pas la bible. Il y a d'autres choix, moins fermés, plus pédagogiquement intéressants, plus créatifs.
___ L'opération s'est faite sans appel d'offre, s'il vous plaît! Pleine de juteux profits pour un système qui écrase les autres.
.__..Le marché du numérique est évalué à 100 milliards d’euros à échelle mondiale. Et on en attend une croissance de 1 500 % sur dix ans ! En France, le ministère de l’Éducation souhaiterait que 100 % des collégiens soient équipés d’une tablette tactile à la rentrée 2018. Un appel d’offres est en préparation, et Microsoft est dans les starting-blocks. Mais, plus important pour le géant, lorsqu’un élève apprend dès l’école à se servir de certains logiciels et outils, il y a fort à parier qu’il souhaite retrouver le même environnement informatique à son domicile et, plus tard, dans sa vie professionnelle. Un apprentissage logiciel, c’est développer une familiarité avec une interface et des mécanismes. Lorsqu’on en change, il faut tout réapprendre. Microsoft, en s’installant fermement à l’école, s’assure ainsi un bel avenir. L’argument est double : le géant explique aussi à l’éducation nationale qu’il faut former les élèves sur les outils les plus couramment utilisés au travail en entreprise, c’est-à-dire de la marque Microsoft…
__
Un grand mécène nous est donné
. Le numérique devient la loi et les prophètes dans nos salles de classe.Le tout numérique est en route.
Et la classe immersive, c'est fun.
___ Pour des résultats douteux...
En attendant, le lobbying se porte bien.
Tous à vos tablettes!
________ Et si on parlait d'instruction (oh! le vilain mot), de culture; de développement de l'esprit critique?
L'illusion technologique risque de nous mettre sur la voie de l'abandon des missions essentielles de l'école (qui devrait d'abord rester centrée sur la maîtrise de la langue, une bonne culture générale, un esprit critique aiguisé) ), victime de la technolâtrie ambiante.
L'informatique d'accord, mais comme outil annexe et intelligemment utilisée.
Vive le logiciel libre!(*) _________
......13 millions! C'est ce que va débourser Microsoft pour le plan numérique du gouvernement! En échange de cette somme insignifiante pour la multinationale, l'Éducation Nationale va lui ouvrir toutes grandes les portes des établissements scolaires. Au menu: mise en place du "cloud" Microsoft, formations "gratuites" pour les enseignants, "charte de confiance" (sic!), mise à disposition de la suite bureautique de Microsoft etc.
En clair, pour une poignée de lentilles, ce gouvernement veut livrer enfants et enseignants pieds et poings liés à une entreprise qui pratique l'évasion fiscale à grande échelle et continue à pratiquer la vente liée dans un pays où cette pratique est illégale.
Ajoutons que Microsoft pratique l'espionnage systématique de la population, que ses intérêts sont et ont toujours été d'enfermer les utilisateurs dans un éco-système totalement verrouillé au rebours des valeurs d'éducation et d'ouverture que prône l'EN et l'on comprendra la réaction outragée de centaines de professionnels et de dizaines d'associations et de syndicats à l'annonce de cet accord
.
Cette décision révoltante démontre de façon éclatante l'ignorance totale dont font preuve nos politiques en matière d'éducation et d'informatique (et la collusion de leurs conseillers avec les puissances commerciales). Nous sommes des milliers de professionnels à nous battre au quotidien contre l'emprise des multinationales du numérique dans l'éducation, d'abord et avant tout parce que cette emprise est contraire à nos missions et aux principes que nous sommes chargés de défendre, la liberté, l'égalité, la fraternité et la laïcité.
Obliger enseignants et élèves à utiliser un système aussi verrouillé que Windows, à utiliser une suite bureautique et des formats non interopérables, et par conséquent omettre de leur faire découvrir les fomats et les logiciels libres et ouverts constitue bien une atteinte à leur liberté.
Utiliser des logiciels commerciaux en classe c'est obliger élèves et enseignants à les utiliser à la maison, et ce faisant leur imposer d'acheter des logiciels coûteux, quand des alternatives libres (et gratuites) existent, c'est une atteinte à l'égalité.
Conforter les élèves utilisateurs d'ordinateurs dans leur rôle de consommateurs de logiciels commerciaux, au lieu de leur faire découvrir les vertus des communautés d'utilisateurs de logiciels libres et de la mise en commun de ressources, c'est une atteinte aux principes de fraternité et de solidarité.
Obliger tous les membres de la communauté éducative à utiliser des logiciels et des formats propriétaires dans le monde de l'éducation, c'est une nouvelle offensive des intérêts commerciaux à l'intérieur du service public, et cela constitue donc une atteinte à la laïcité de l'école.
Et le choix fait par le ministère de l'Éducation Nationale n'a même pas l'excuse de l'efficacité: tous les professionnels savent que les produits Microsoft sont de piètre qualité, qu'ils enferment les utilisateurs dans un système qui les rendra dépendants indéfiniment et qui coûte chaque année une fortune à notre pays ...
Si la Ministre souhaite suivre un cours de découverte de la notion de format ouvert et d'interopérabilité, nous serons nombreux à lui ouvrir les portes de nos classes et de nos amphis ...
[-Mediapart: (Bruno Menan, enseignant et membre de l'APRI) -]
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Retraites: et les femmes?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Retraites: et les femmes?
Les femmes piégées par leur carrière
Réparer une injustice

____"Le projet va renforcer les inégalités entre hommes et femmes. Parce que les femmes sont plus touchées par la précarité, parce qu'elles ont parfois des carrières en pointillés, elles ont un mal fou à comptabiliser le nombre de trimestres nécessaires pour une pension à taux plein : 44% seulement y parviennent. Contre 86% des hommes. Elles prennent donc leur retraite environ dix-huit mois plus tard. Une situation que la réforme va accentuer. Premières victimes : les femmes qui sont nées après 1951 et qui ont arrêté de travailler pendant quelques années pour élever leurs enfants..."
________Femmes et retraites : quelles propositions ?
___"La question des femmes a mis un peu de temps à émerger dans le débat public sur les retraites. Elle est désormais au cœur des revendications des syndicats et des préoccupations de nombreux parlementaires, pas seulement ceux de gauche. Les inégalités hommes/femmes face à la retraite sont criantes, et la réforme actuelle risque de les aggraver. Mais ce débat en cache un autre : en exigeant des mesures spécifiques, ne risque-t-on pas de cristalliser l'existence de ces inégalités ?
Quelques chiffres sur les femmes et la retraite pour mesurer l'enjeu de la question :

  • Seulement 44% des femmes partent avec une retraite à taux plein, contre 86% des hommes.
  • 76% des bénéficiaires du minimum vieillesse sont des femmes.
  • Les femmes partent à la retraite à 61,5 ans, contre 60,1 ans pour les hommes.
  • 21 % des salariées sont contraintes de liquider leur droit à la
    retraite à 65 ans, contre 13% des salariés. Vont-elles désormais devoir attendre 67 ans ?
  • ______Ces inégalités entre hommes et femmes ont trois explications distinctes liées à la vie professionnelle ou familiale :
  • Les carrières des femmes sont interrompues plus souvent -congés parentaux, CDD, chômage…
  • Les femmes sont plus souvent à temps partiel.
  • Leurs rémunérations restent, à qualification égale, inférieures à celles des hommes.

La réforme en cours, qui propose de faire reculer l'âge de départ à la retraite à taux plein de 65 à 67 ans, risque d'aggraver la situation. « Aucune étude “genrée” [par sexe, ndlr] n'a été menée », s'étonne la chercheuse Dominique Méda, qui a travaillé sur ces questions au sein du Laboratoire de l'égalité. Le gouvernement se défend en arguant que les inégalités vont décroitre avec l'augmentation du taux d'emploi féminin et le jeu des majorations pour enfants, mais la chercheuse reste sceptique : « La différence entre le nombre d'années travaillées se réduit, certes, mais ce n'est le cas ni des inégalités salariales -aucun progrès n'a été fait
depuis les années 1990- ni des temps partiels ».

  1. Calculer les droits à la retraite des temps partiels sur la base d'un temps plein (avec la participation de l'employeur).
  2. Calculer la retraite sur la base des 100 meilleurs trimestres (et non des 25 meilleures années), ce qui donnerait un avantage (minime) aux salariés enchainant des CDD.
  3. Donner des pensions de réversion aux veuves (ou veufs) pacsés (et plus seulement aux gens mariés).
  4. Maintenir l'âge de la retraite à taux plein pour les personnes ayant pris un congé parental.
  5. Les propositions du Sénat: Au Sénat, les centristes se sont saisis du sujet. Nicolas About, président de leur groupe, prépare « un amendement pour faire diminuer en douceur le taux de décote » entre 65 et 67 ans, de manière à faciliter le départ à la retraite même si le taux plein n'est pas atteint.__De son côté, le président du Sénat, Gérard Larcher, souhaite que soit maintenu le droit de partir à la retraite à 65 ans sans décote, pour les femmes ayant élevé au moins trois enfants..."

-La France ne remercie pas ses pondeuses__-Les femmes, principales perdantes de la réforme des retraites __-Le sort réservé aux femmes fait débat_-Retraites : les femmes payent le prix fort
__-Retraites : un projet futile et déraisonnable -__-Retraites: méfions-nous des apparences
-Retraites, une panique organisée__-Laurence et la capitalisation-Retraites : une réforme tout bénef... pour les assureurs !________________________________
-Retraites (suite...sans fin)__-Fin de la retraite à 60 ans ou mobilisation décisive?

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Fascinantes fractales

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Fascinantes fractales
Hier soir, l'émission Fractales, à la recherche de la dimension cachée, sur Arte, n'était pas un modèle de clarté et de pédagogie_trop de sensationnel et d'approximations_ mais elle avait au moins une dimension poétique, pour un esprit peu versé dans ce domaine, elle faisait rêver...

Le monde des fractales est fascinant
_____-Complexité et simplicité s'associent dans ces figures qui font chanter les formes et les couleurs, qu'on peut inventer à l'infini, qui donnent parfois des clés pour mieux comprendre certains aspects du réel qui nous apparaît souvent aléatoire, comme la forme d'un nuage ou une feuille.... Non pas une photographie de la réalité, mais des "approximations convenables", des paradigmes nouveaux, des modèles féconds. Platon imaginait déjà quelques formes géométriques simples se combinant pour produire la réalité du monde visible.
_________Mandelbrot fut un pionnier dans un domaine qui apparaît de prime abord comme un jeu de l'esprit, mais qui se révèle une clé pour rendre compte autrement de la complexité du réel. Il en parle ici.
De bons vulgarisateurs suivent ses traces avec talent et pédagogie.
-La valeur heuristique des fractales se double d'une capacité artistique inédite, que la puissance de calcul de l'ordinateur vient renforcer.
L'art et les mathématiques s'associent pour nous faire entrer dans un MONDE MAGIQUE, où le virtuel ouvre des portes inédites, un monde de formes pures, qui peuvent déboucher, par exemple, sur des applications architecturales renouvelées.Un champ d'exploration infini s'ouvre à l'imagination créative de l'homme.
La littérature et la musique se sont parfois essayées à imiter sa logique itérative.
___Rêveries? _
Le mathématicien René Thom déclarait: « Une grande partie de mes affirmations relève de la pure spéculation ; on pourra sans doute les traiter de rêveries. J’accepte la qualification. […] Au moment où tant de savants calculent de par le monde, n’est-il pas souhaitable que d’aucuns, s’ils le peuvent, rêvent ? » Tenter de faire rêver avec le calcul constitue sans doute un défi… ____________________
_____-Logiciel pour générer ses propres fractales

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