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Mémoire et commémotation

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Mémoire et commémotation

N'oublie pas d'oublier!
Paradoxale injonction, quand on nous demande souvent de ne pas le faire.
Parle-t-on de la même chose?
Les injonctions sont parfois contradictoires concernant notre capacité de "restituer" le passé vécu individuellement ou collectivement. Le restituer à travers le filtre de notre vécu présent, à travers les déformations, les érosion et les distorsions de nos traces mnésiques. Il ne faut pas oublier une guerre, pour les leçons qu'on peut en tirer, mais il faut oublier un deuil, une offense, ou du moins ne pas la ruminer ou ne pas se laisser submerger pas elle, au point de ne plus vivre pleinement.
La mémoire est donc nécessaire, précieuse même, mais elle est ambiguë.
Comme Paul Ricoeur l'a bien souligné.
La mémoire excessive, ou plutôt l'hypermémoire, sous ses formes diverses, n'est pas au service de la vie, elle paralyse tout au contraire et peut être un piège. (*). Comme l'histoire, la mémoire commune peut être instrumentalisée, manipulée.
Comme certaines commémorations, répétitives, peuvent être malsaines.
Pas de mémoire sans un part d'oubli, de tri sélectif appuyé sur une volonté de vivre.
« Pour ne pas oublier » : l’injonction est l’un des leitmotivs des commémorations. A l’échelle de l’individu, pourtant, l’oubli est essentiel au bon fonctionnement de la mémoire. Se souvenir de tout est d’ailleurs une pathologie, l’hypermnésie. Le journaliste russe Solomon Shereshevsky, dont le cas est étudié par le neurophysiologiste Alexandre Luria dans Une prodigieuse mémoire, était ainsi capable de se rappeler sans erreur de longues listes de noms, de nombres et de tout ce qu’on lui présentait. Cela lui permettait d’enregistrer fidèlement tous les témoignages et informations glanés en reportage sans prendre de notes. Mais c’était bien le seul avantage.
Jill Price, une Américaine de 50 ans, se souvient quant à elle de tous les détails de sa vie depuis 1980. Pour chaque date, elle peut raconter très précisément sa journée. Mais sa mémoire, comme celle du journaliste russe, est incontrôlable. Leurs souvenirs font irruption en permanence, sans cohérence, sans intérêt, et encombrent leur esprit. « C’est comme un film qui ne s’arrête jamais », assure Jill Price, dont le cas est cité dans Neurocase, dirigé par Elizabeth S. Parker. Les hypermnésiques, soulignent les spécialistes, ont une grande difficulté à manier les concepts abstraits. Ils enregistrent, mais ne comprennent pas grand-chose. Les histoires de Solomon et Jill rappellent que l’oubli sélectif est indispensable à notre mémoire utile. Des études ont démontré que certains états du sommeil jouent un rôle spécifique dans l’élimination des souvenirs superflu
s.(Books)

________La commémoration est elle même parfois ambiguë: elle peut être utile, nécessaire, de manière authentique, digne et mesurée mais peut être dans l'excès, l'hyperbole. l'excès qui alimente les passions, les revanches, entretient le ressentiment et la haine. Elle peut être détournée, dans une histoire instrumentalisée.
On peut juger qu'il y a un excès de commémoration actuelle, dans Charlie, politiquement utile, mais malvenue, comme dit sévèrement cet auteur:
:Il est sans précédent à notre connaissance qu'un État commémore une attaque contre lui-même avant d'avoir vaincu ses agresseurs. En l'occurrence, nous en sommes loin, pour preuve l'attentat à la ceinture d'explosifs contre un commissariat parisien évité de justesse le jour même de l'anniversaire de celui contre l'hebdomadaire satirique.
Imagine-t-on Churchill en juin 1941 dévoilant une plaque à la mémoire des victimes de l'évacuation de Dunkerque, un an plus tôt, alors que son pays doit plus que jamais se mobiliser contre l'agresseur allemand ?...
L'autre caractère étrange de ces journées est la confusion entre victimes et héro
s.
Ainsi la Légion d'Honneur a-t-elle récompensé de malheureux quidams qui ont eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment et, plus fort encore, de joyeux anarchistes - les dessinateurs de Charlie - qui ont fait profession de pourfendre les institutions qui, aujourd'hui, les honorent à titre posthume. Les voilà hissés au même niveau que des soldats, des policiers ou des pompiers « morts pour la France » ou « Morts au service de la France » ! Qu'y comprendre ?
Sans doute les historiens du futur verront-ils dans cette folle décade un symptôme de la sénilité des classes dirigeantes de ce pays. Sans repères, sans vision, sans énergie, elles se jettent dans la politique commémorative et compassionnelle pour éviter d'avoir à réévaluer leurs choix passés à l'aulne du présent.
Le retour de flamme risque d'être très brutal si la France devait dans les prochains mois subir de nouvelles attaques terroristes. Le président et la classe politique dans son ensemble se verraient alors accusés de n'avoir pas préparé les citoyens à affronter le danger et de les avoir moralement désarmés en figeant le souvenir des premières attaques dans le marbre des plaques commémoratives.
Ayant laissé croire que les difficultés étaient derrière nous, ils n'auront plus l'autorité indispensable pour contenir les accès de colère, comme en Corse dans les jours qui ont suivi l'accession des nationalistes au pouvoir.____________________
(*) Une prodigieuse mémoire par Alexandre Luria. Au début du vingtième siècle le chercheur et psychologue soviétique Alexandre Luria a suivi pendant plus de vingt ans un homme doté d'une mémoire prodigieuse. Son nom,Solomon Veniaminovitch, mentionné sous le nom de Veniamin mais que d'autres textes appellent Shereshevski. Capable de retenir des centaines de tableaux de chiffres privés de sens pendant plus de vingt ans, Vienamin n'est pas à l'aise dans la vie quotidienne. Il bénéficie d'un type de mémoire rare, appelée synesthésique et caractérisée par un mélange des sens. Un mot par exemple est ambré, pointu, possède un son de cloche et un goût de myrtille. Ce sont donc les cinq sens qui sont sollicités pour chaque élément mémorisé. Vienamin retient sans efforts mais n'arrive pas à oublier, sinon par un effort long et conscient. Son drâme est simple, sa mémoire, il n'en possède pas le mode d'emploi.
Cet ouvrage mérite de figurer dans la bibliothèque de base de toute personne qui s'interroge sur le sens de l'humanité et qui, au delà des aspects philosophiques, trouvera là un cas réel. Ce livre est d'autant plus fascinant qu'au delà du don, nous entrons dans les inconvénients d'une personnalité encombrée jusqu'à saturation de souvenirs en excès

______________________

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Cadeaux fiscaux et dette publique

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Cadeaux fiscaux et dette publique

Ces dix années de cadeaux fiscaux qui ont ruiné la France
___«Pourquoi faire payer les riches? Faisons payer les pauvres, ils sont beaucoup plus nombreux...»
______________L’épouvantail de la dette publique , dont on connaît mieux la genèse, indépendamment des effets de la crise financière présente et de ses conséquences, agité à des fins qui ne sont pas innocentes, a le don d'embrouiller les esprits et d'effrayer l'opinion, tétanisée par la "rigueur"
Comment sortir d'un système où les riches trinquent et les pauvres dégustent
Bientôt le retour de l'impôt, diabolisé dans la pensée néolibérale depuis Reagan ?
Une révolution fiscale en marche ?______________
_____"...Depuis de longs mois, Nicolas Sarkozy et, derrière lui, tout le gouvernement s'appliquent à convaincre l'opinion que les mesures d'économies drastiques qui se profilent dans le cadre du projet de loi de finances pour 2011 sont l'inévitable contrepartie de la crise économique. Mais en réalité, si les finances publiques françaises sont en si piteux état, c'est d'abord parce qu'elles ont été ruinées par la politique de baisse des impôts conduite depuis dix ans. C'est ce qu'établissent très clairement trois rapports publics publiés ces derniers mois: sans cette avalanche de cadeaux fiscaux au profit des plus riches, les moins favorisés ne seraient pas aujourd'hui menacés par ce plan d'austérité.
____________________________________En bref, la crise a bon dos. Car si la France n'avait pas participé à cette course effrénée au moins-disant fiscal, elle aurait certes été prise dans les turbulences de cette crise sans précédent, mais ses finances publiques auraient été largement assez prospères pour traverser cette tempête._Ce constat iconoclaste est passé pour l'heure presque inaperçu parce qu'il ne figure pas en introduction ni en conclusion de l'un ou l'autre de ces trois rapports publics. Il transparaît juste au détour de certaines pages. Mais les indications données et les chiffres cités sont si éloquents qu'ils retiennent l'attention: sans cette course folle aux baisses d'impôts, qui s'est accélérée au cours de ces dix dernières années, la France serait dans une situation financière tout à fait confortable, même à la sortie de cette crise économique historique.
___Compte tenu de ses auteurs, qui sont Jean-Philippe Cotis, l'actuel directeur général de l'Insee, et son prédécesseur, Paul Champsaur, le premier de ces documents est au-dessus de tout soupçon. Il s'agit du «Rapport sur la situation des finances publiques» qui a été rendu public le 20 mai, en ouverture de la Conférence sur les déficits qui s'est tenue à l'Elysée et que l'on peut consulter ci-dessous. A l'époque, déjà, le chef de l'Etat et le premier ministre tendaient à accréditer l'idée auprès de l'opinion que la France vivait au-dessus de ses moyens et que des coupes claires dans les dépenses de l'Etat étaient une priorité absolue de la politique économique. Dans le même mouvement, le chef de l'Etat a mille fois répété qu'il ne fallait pas compter sur lui pour relever les impôts....
Ce rapport, au détour d'une démonstration, pointe une réalité dont le gouvernement ne parle jamais: si les finances publiques sont délabrées, c'est effectivement du fait d'abord des baisses d'impôt. C'est dit rapidement (à la page 13 du document), mais c'est dit clairement: «Depuis 1999, l'ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont ainsi réduit les recettes publiques de près de 3 points de PIB: une première fois entre 1999 et 2002; une deuxième fois entre 2006 et 2008. Si la législation était restée celle de 1999, le taux de prélèvements obligatoires serait passé de 44,3 % en 1999 à 45,3 % en 2008. En pratique, après réduction des prélèvements, ce taux a été ramené à 42,5 %. À titre d'illustration, en l'absence de baisses de prélèvements, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd'hui qu'elle ne l'est en réalité générant ainsi une économie annuelle de charges d'intérêt de 0,5 point de PIB.»...
__________Ce premier rapport public a levé un tabou. Car, dans la foulée, un autre a été publié, en prévision du traditionnel Débat d'orientation budgétaire (DOB) qui s'est tenu le 6 juillet dernier à l'Assemblée nationale. Portant la signature de Gille Carrez, le rapporteur général (UMP) de l'Assemblée nationale, ce document présente lui aussi toutes les garanties de sérieux. Issu de la droite, l'expert est respecté dans son camp, mais tout autant à gauche...
Selon le rapport Carrez, sans les baisses d'impôts, les déficits publics de 2010 seraient seulement de... 1,8%! Respectant ses engagements européens, la France ferait figure de bon élève de la zone euro et n'aurait pas à envisager un plan d'austérité.
Mais l'intérêt de ce rapport écrit (avec un indéniable courage pour un membre de la majorité UMP) par Gilles Carrez, c'est qu'il s'applique aussi à évaluer qui ont été les principaux bénéficiaires de ces 77,7 milliards d'euros de baisses d'impôts depuis dix ans. Et là encore, la réponse est très éclairante. S'appuyant sur le graphique ci-contre, le rapport écrit: «La moitié des allègements fiscaux décidés entre 2000 et 2009 ont concerné l'impôt sur le revenu. Le manque à gagner en 2009 sur le produit de cet impôt s'établit en effet à environ 2% de PIB, contre 0,6% de PIB pour la TVA et 0,5% de PIB pour l'Impôt sur les sociétés (IS)...
Ces baisses d'impôts ont donc été très inégalitaires. Le constat est même encore plus marqué que cela puisque, à ces baisses, il faut encore ajouter celles décidées par 2007 par Nicolas Sarkozy, portant sur l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), le bouclier fiscal ou encore les droits de successions. Dans ces cas, ce sont même les plus grandes fortunes qui sont sorties gagnantes de cette irresponsable politique fiscale. L'enquête conduite par Mediapart sur les impôts versés par Liliane Bettancourt (voir notre article Liliane Bettancourt: cherchez l'impôt!)- Bienvenue au club! -vient illustrer cette tendance: la milliardaire est en effet soumise à une imposition équivalente à seulement 20% de ses revenus (avant restitution du bouclier fiscal) et à 0,17% de son patrimoine. Ce qui est vraiment dérisoire au regard des taux marginaux d'imposition que la droite fait mine de juger souvent écrasants, et qui culminent à 40% pour l'impôt sur le revenu et à 1,8% pour l'impôt sur la fortune.
Mais la liste des bénéficiaires des baisses d'impôts ne s'arrête pas là. Il faut encore ajouter les entreprises qui, sous la forme d'allègements divers de l'impôt sur les sociétés, ont bénéficié de presque 10 milliards d'euros (9,8 milliards d'euros pour être précis) de baisses, par des biais multiplies, qu'il s'agisse du crédit d'impôt recherche, du prêt à taux zéro ou encore de la taxation à taux réduit des plus-values à long terme de titres de participations.
Et puis à toutes ces baisses, il faut encore ajouter celles qui ont profité à la TVA, dont la plus stupide et la plus coûteuse, celle qui a profité aux restaurateurs pour un coût de seulement 1,25 milliard d'euros en 2009 mais de 3 milliards en année pleine.
En bref, depuis dix ans, les ménages les plus riches ont été les plus choyés. Et aussi les entreprises. Mais pas n'importe quelles entreprises. Car un troisième rapport permet d'achever notre tableau consternant des baisses d'impôts en relevant que les entreprises fiscalement les mieux dorlotées ont été celles qui en avaient sans doute le moins besoin: les plus grandes entreprises, celles du CAC 40. Et pendant ce temps-là, les plus petites entreprises, elles, ont payé leurs impôts plein pot. En clair, dans ce domaine-là aussi, les cadeaux fiscaux ont été distribués de manière gravement inégalitaire, avec un bonus pour les gros contribuables et un malus pour les petits.Etabli en octobre 2009 par le Conseil des prélèvements obligatoires, un organisme adossé à la Cour des comptes dont les avis sont difficilement contestables, ce troisième rapport – que l'on peut consulter ci-dessous – a pour objet «les prélèvements obligatoires des entreprises dans une économie globalisée»...
__________On y apprend que les mesures d'abattements et d'exonérations (ce que les experts appellent les dépenses fiscales, ou si l'on préfère les « niches ») au profit des entreprises «se sont multipliées ces dernières années». Ainsi, pour 2009, le total des niches fiscales est évalué à 69,1 milliards d'euros; et, sur ce montant, 29,5 milliards d'euros profitent aux entreprises sous forme de fiscalité dérogatoire.
Or, ce sont à l'évidence les très grandes entreprises qui ont su capter le mieux ses baisses d'impôt, en mettant en œuvre des pratiques très sophistiquées dites d'optimisation fiscale. Le résultat (détaillé aux pages 158 à 160 du rapport) est accablant: les grandes entreprises ne paient effectivement que très peu d'impôt alors que les petites paient en proportion nettement plus qu'elles.
Face à ces chiffres fournis par ces trois rapports, cette politique de rigueur apparaît donc marquée d'une spectaculaire injustice. Car si ces cadeaux fiscaux n'avaient pas été distribués aux ménages les plus fortunés, si les grandes entreprises payaient l'impôt sur les sociétés au taux normal, ce tour de vis ne serait pas nécessaire.
C'est même plus grave que cela. Car au total, sur cette période de dix ans, c'est effectivement un formidable tour de bonneteau qui aura été organisé. Les gros contribuables (ménages et entreprises) auront profité d'allègements, qui sont à l'origine du plan d'austérité que les foyers modestes vont devoir maintenant supporter. En bref, la politique économique a organisé sur cette décennie un gigantesque transferts de revenus, au profit des plus fortunés, au détriment des plus modestes. Il faut donc dire les choses comme elles sont: une politique de classes!Très sévère pour Nicolas Sarkozy, qui a accentué les effets les plus néfastes de ce tour de passe-passe, avec comme mesure phare son célèbre bouclier fiscal, et qui pilote désormais le plan d'austérité, ce constat concerne aussi la gauche. Car dans ce bilan des baisses d'impôts conduites depuis dix ans, elle a aussi sa part de responsabilité.Car si les impôts ont au total baissé de 77,7 milliards d'euros au cours des années 2000-2009, les baisses s'élèvent à presque 26 milliards d'euros pour les seuls trois premiers exercices, ceux des années 2000-2002, comme le relève le rapport de Gilles Carrez (Gilles Carrez (UMP): pour en finir avec la baisse des impôts! ). En clair, Lionel Jospin, épaulé par son ministre des finances, Laurent Fabius, ont les premiers enclenché cette très inégalitaire mécanique, notamment en organisant une baisse massive de l'impôt sur le revenu, l'impôt citoyen par excellence...."
(Laurent Mauduit)______________________
-Dette publique: questions__-Dette publique : questions (1)___-Bonne ou mauvaise dette ?..____-De la crise financière à la dette des Etat______

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Foules mortelles

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Foules mortelles
(C'était hier...)
Drame à la Love Parade de Duisburg_______
Quelques jalons pour comprendre _un peu_ "l'impensable"...

-"...Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l' un contre l' autre
Nous ne formons qu' un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse enchaînés l' un à l' autre..." (E.Piaf)
___________Abandon,euph
orie,ivresse, perte de soi, quasi-hypnose...:quelques effets induits par l'emportement de la foule____________________
_L'émission C'est dans l'air , La parade de la mort, sur la Cinq, présentait hier soir l'intérêt de centrer le débat plus sur la nature des phénomènes de foule en général que sur l' événement tragique récent et bien connu maintenant, même si les détails et les responsabilités restent à déterminer, car il n'y a nulle nécessité dans ce genre d'événement.
______Même si les circonstances de tels drames, le plus souvent évitables, sont toutes différentes, on peut se demander ce qui pousse les hommes à fusionner ainsi au point de mettre parfois leur vie en péril, car le moindre grain de sable peut amener à des extrêmes non maîtrisables, comme par un embrasement subit (une poussée, une provocation, des conditions objectives liées au lieu, une simple rumeur parfois...)
. La notion de "sagesse des foules" semble bien discutable, même si tout rassemblement n'est pas en soi négatif et/ou dangereux.
Les phénomènes grégaires sont complexes à analyser du point de vue sociologique et psychologique _comme chaque phénomène "social total"_, car ils englobent toujours une part d'irrationnel, même lorsque les individus s'agglutinent volontairement (comme pour une manifestation politique) , que l'analyse ne peut entièrement éclairer, par définition. La modernité a contribué à créer de nouvelles formes d'agrégation sociale
_____On peut se demander pourquoi des individus, de plus en plus solitaires, dans nos sociétés éclatées, cherchent inconsciemment, dans des rassemblements plus ou moins improvisés, une solidarité fusionnelle, hautement chargée d'affects, l'espace d'un moment (festif, le plus souvent, comme dans les rave parties), où le groupe en fusion semble dissoudre les consciences et leur sens critique en flattant le narcissisme, le sentiment de toute-puissance que peut procurer l'effet de masse, en stimulant l'anonymat.
_ Les rassemblements peuvent aussi être paradoxalement, dans des communautés soudées, l'effet d'une pulsion de solidarité, d'identification à des idéaux (religieux, patriotiques-nationalistes, sportifs...) et peuvent produire des effets analogues. On pense aux tragédies du Heysel, de La Mecque, et à d'autres...
Ce n'est pas un jugement de valeur, mais une interrogation, sachant ce qu'il peut y avoir de positif et d'exaltant parfois dans certains grands rassemblements, qui peuvent amener des homme à se dépasser, à se fixer à des idéaux intéressants. Mais , comme pour la langue d'Esope, l'ambiguïté est la règle.
___Dans Psychologie collective et analyse du moi, Freud s'efforce de saisir _partiellement, comme il l'avoue lui-même, avec les outils psychanalytiques qui sont les siens_ les caractéristiques inconscientes psycho-sociales des effets de foule et le rôle moteur de la libido, désir fusionnel à composante infantile, avec son caractère narcissique et régressif , qui tend à resurgir en certaines occasions, avec perte des repères sociaux, débordements et violence primordiale, effondrement souvent total des"défenses du moi" (avec parfois phénomènes de lynchage). L'analyse freudienne est souvent éclairante, malgré la trop grande dépendance qu'il a encore vis à vis des notions théoriquement discutables d'"âme collective" de G. Lebon et de "horde sauvage", empruntée à Darwin...

Nous nous trouverions ainsi en présence d'un état dans lequel le sentiment individuel et l'acte intellectuel personnel sont trop faibles pour s'affirmer d'une manière autonome, sans l'appui des manifestations affectives et intellec­tuelles analogues des autres individus. Rappelons-nous à ce propos combien nombreux sont les phénomènes de dépendance dans la société humaine normale, combien peu on y trouve d'originalité et de courage personnel, à quel point l'individu est dominé par les influences d'une âme collective, telles que propriétés raciales, préjugés de classe, opinion publique, etc. L'énigme de l'influence suggestive s'obscurcit encore davantage, si nous admettons que cette influence s'exerce non seulement de meneur à menés, mais aussi d'indi­vidu à individu, et nous sommes portés à nous reprocher de n'avoir considéré que les rapports avec le meneur et d'avoir négligé l'autre facteur, celui de la suggestion réciproque..."
___On sait quel effet hypnotique peut s'exercer dans ces cas là, quand l'autovigilance, les barrières rationnelles et comportementales s'effondrent, pour le meilleur (parfois), ou pour le pire (souvent). L'effet de sidération , de déprise de soi, de quasi-hypnose qu'on retrouve dans les effets de certaines drogues, est parfois recherché, pour le plaisir ambigü que provoque la communion dans le groupe en fusion. Etre "transporté" hors de soi, dans l'oubli de ses soucis, de son quotidien, ne peut pas ne pas être comparé avec certaines formes de l'amour passion, qui peut parfois se concentrer dangereusement sur une idole charismatique (rôle du leader, qui incarne le groupe, objet d'amour collectif aveugle)
Que cette communion soit codée, orientée et donc plus contrôlée (Carnaval de Dunkerque) ou qu'elle soit "sauvage", purement réactionnelle, sans organisation particulière, sans tradition aucune, elle s'appuie sur les mêmes ressorts, les mêmes exigences sociales et produit les mêmes effets psychologiques, à des degrés divers.
___________La foule fascine, attire et fait peur. Elle est ambivalente par nature, à la fois effet et cause. Exaltation et régression la caractérisent._(L'agoraphobie est une manifestation pathologique de la crainte panique de la foule)_.
L'individu est totalement impuissant quand, porté par elle, il est parfois amené à des actes ou réactions dont il ne se croyait pas capable :la panique, par exemple, justifiée ou fantasmée, obnubile toute analyse possible et entraîne souvent des comportements absurdes, hors de tout bon sens, qui peuvent être mortifères..._________________
-La naissance de l'homme-foule

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Roms: histoire d'errance...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Roms: histoire d'errance...

......de suspicion, de stigmatisation, de persécutions aussi
_______Un fait divers grave à St Aignan, amplement médiatisé, avant d'être bien élucidé, et voilà une communauté placée sur la sellette , montrée du doigt, de manière discutable ou du moins suspectée dans son ensemble, dans le plus grand amalgame , malgré les démentis successifs. De vieillies phobies sont exploitées
_____"...le sénateur UMP Pierre Hérisson, président de la commission nationale consultative des gens du voyage et auteur en 2008 d'un rapport sur leur stationnement, redoute que "l'accident de Saint-Aignan" ne suscite "des amalgames". Pour lui, "ce qui s'est passé à Saint-Aignan relève du droit commun. Ce n'est pas un problème lié aux gens du voyage". D'autant que le maire de Saint-Aignan, Jean-Michel Dillon (divers droite), confirme que la famille de la victime appartenait certes à la communauté des gens du voyage, mais vivait sédentarisée dans des logements "en dur" depuis deux générations..."
_____________________________________________-De l'âge d'or au rejet
__Ce qui doit relever d'un traitement policier et juridique de droit commun tend à devenir un problème sécuritaire d'ampleur nationale, à connotation ethnique (malgré les démentis officiels), qui place les "gens du voyage"en général (tous les "gens du voyage" ne sont pas roms et il existe des roms sédentaires)), dont la plupart sont français de longue date, dans une position de suspects potentiels et permanents, conformément à une ancienne rumeur concernant les "voleurs de poules" et aux fantasmes habituels qui règnent encore . Amalgames, médiatisation d'un problème qui devait rester dans les limites du droit ordinaire.
Une hyperdramatisation pour détourner les regards de certaines affaires gênantes pour le pouvoir?
___________La délinquance ,le plus souvent mineure, affecte certaines communautés roms tout autant le reste de la population, bien sûr. Là n'est pas la question. Le problème que pose la délinquance spécifique de communautés qui sont venues de certains pays de l'Est, après la chute du Mur de Berlin, est tout à fait particulier et doit être traité politiquement, à l'échelle européenne, en rapport avec les pays d'origine, largement responsables des départs.
Le démantèlement des camps (qui iront de reconstituer ailleurs) et la reconduite aux frontières sont tout à fait irréalistes et relèvent de la démagogie et du discours sécuritaire inefficace depuis des années.
L'Etat est loin d'être irréprochable vis à vis de la première minorité européenne
"Depuis l'adhésion, en 2007, de la Roumanie et de la Bulgarie, l'Union européenne compte quelque dix millions de citoyens roms. Partout indésirables, partout ostracisés, ils sont devenus, à leur insu, comme l'a reconnu la Commission européenne, «une menace pour la cohésion sociale en Europe»._ La minorité rom de Roumanie, estimée à environ deux millions d'âmes, est la plus importante d'Europe. La plus misérable aussi. La mendicité organisée, la prostitution et divers trafics (vols à la tire ou de cartes bancaires) ont permis aux réseaux criminels qui l'exploitent de prospérer. Bien qu'identifiés et localisés, ces réseaux, le plus souvent claniques, jouissent jusqu'ici d'une impunité quasi totale._Plus ou moins assimilés sous le communisme, les Roms d'Europe de l'Est ont subi de plein fouet le coût social de la transition économique dans les années 1990. L'élargissement de l'Union européenne a entraîné une prise de conscience institutionnelle sur leur condition. L'UE, la Banque mondiale, des ONG telles que la Fondation Soros ont débloqué des fonds et mené des campagnes d'information..."
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______Le terme de roms (qui signifie "hommes") recouvre des appellations, des communautés, des langues différentes, des histoires complexes, partiellement connues seulement, dont l'origine se situe en Inde, pour simplifier
Un monde très divers, condamné à l'exclusion, dans leurs sociétés d'origine (castes), à l'errance à travers des pays variés dont ils ont conservés des caractéristiques (langue , notamment)
-["Issus certainement du même peuple indo-européen, ils se sont dispersés aux environs de l’an mille à travers l’Europe en provenance du nord de l’Inde. Le type hindou et la couleur de peau évoquent les saris et les bords du Gange… La quasi certitude de cette filiation lointaine est confortée par de nombreuses similitudes entre la langue Romani, parlée par beaucoup (avec toutefois des variantes suivant les groupes… ) et le sanscrit."]
Un monde qui ne peut se fixer pour des raisons économiques et culturelles, donc qui va subir le plus souvent la suspicion ,l'exclusion, qui va devoir se spécialiser dans certains types d'activité , dont on retrouve des traces aujourd'hui. et qui ont parfois fécondé certaines contrées traversées.
_________________________________"Du fait de leur culture de vie nomade et de leurs réticences ou la résistance qui est opposée à leur intégration, il y a toujours eu une grande méfiance envers les Roms. On les disait (et dit encore) traditionnellement vagabonds, voleurs, incapables d'un travail sédentaire ; ils furent et sont toujours l'objet de constantes persécutions, sous des formes plus ou moins visibles. Le nom en allemand des Roms, Zigeuner est parfois abusivement assimilé à Ziehende Gauner (voleurs voyageurs), voleurs de poules en France. Les Roms n'ayant parfois d'autre choix que d'accepter parmi eux des marginaux font alors l'objet d'amalgames....
__C'est à partir du XVe siècle que l’état de grâce entre les tribus nomades et les populations se renverse : les villes leur ferment les portes, lassées de les entretenir. Des conflits éclatent dans les villages. Leur attitude marginale inquiète, et on les accuse de nombreux maux : maraude, vol de poules, de chevaux, et même d’enfants.
__Ils deviennent indésirables et tombent, dès la fin du XVe siècle, sous le coup de décrets qui vont de l’expulsion pure et simple à l’exigence de sédentarisation : ce ne sont pas les Tziganes qui sont visés, mais les nomades. Les récalcitrants sont emprisonnés, mutilés, envoyés aux galères ou dans les colonies, et même exécutés. La récurrence de ces mesures montre leur manque d’efficacité, sauf aux Pays-Bas, qui parviennent à tous les expulser au milieu du XIXe siècle. ...
Les seigneurs et les abbayes d'Europe les ont accueillis et protégés sur leurs terres, contre la volonté des paysans sédentaires, puisque leurs talents d'artisans, de musiciens et de danseurs étaient très prisés. Cette dépendance féodale fut la servitude des Roms. Monastères et seigneurs pouvaient les vendre ou les acheter ; eux-mêmes pouvaient racheter leur liberté ou, au contraire, se vendre.
Pour montrer leur solvabilité, les Roms, même esclaves, portaient sur eux leur or sous forme de chaînes, de bracelets, de colliers ou de dents en or. En Roumanie par exemple, ce statut dura de 1370 (fin des invasions des Tatars, protecteurs antérieurs des Roms) à 1856 (réformes du Prince Cuza). Vers la fin du XVIIIe siècle et tout au long du XIXe siècle, l’Europe éclairée alterne coercition et recherche de solutions «humaines» pour les sédentariser, d’autant que les Roms retrouvent avec la Révolution et le mouvement romantique une image plus positive empreinte de liberté. En Hongrie, on leur donne des terres et des bêtes, qu’ils revendent aussitôt à leurs voisins pour reprendre la route. L’échec de la plupart de ces politiques n’est pourtant pas une règle absolue, et une partie de la population nomade se sédentarise.

____En France, dès 1666, Louis XIV décrète que tous les Bohémiens de sexe masculin doivent être arrêtés et envoyés aux galères sans procès. Par la suite, lors de l'ordonnance du 11 juillet 1682, il confirme et ordonne que tous les Bohémiens males soient dans toutes les provinces du Royaume où ils vivent, condamnés aux galères à perpétuité, leurs femmes rasées, et leurs enfants enfermés dans des hospices. Une peine était en outre portée contre les nobles qui donnaient dans leurs châteaux un asile aux bohémiens; leurs fiefs étaient frappés de confiscation..." (Wiki)

-Tsiganes : la Nation invisible
_______Il arriva que les Roms furent bien acceptés:
________________________________________"...En 1427, la centaine de Tsiganes qui arrive aux portes de Paris fait sensation, et leurs talents d'amuseurs les rendent vite populaires. Les groupes de «Voyageurs» se présentent souvent comme des pèlerins, se donnent des titres prestigieux comme comte ou duc d’Égypte (voir la chronique anonyme, Chronique d'un bourgeois de Paris), mangent à la table de grands seigneurs ou sont nourris par les communes en échange de leurs diverses prestations (musiciens, mais aussi vanniers, chaudronniers, maquignons, dresseurs etc.). Les « bohémiens » sont connus en Europe grâce au geste du roi de Bohême Sigismond Ier du Saint-Empire, qui les aurait munis d’un « passeport » à la fin du Moyen-Âge..."(Wiki)
_____Des cultures souvent méprisées, ostracisées, persécutées aussi. On passe souvent sous silence les camps sinistres qui leur étaient aussi destinés...__Un génocide oublié...__En Roumanie, entre esclavage et racisme__Une histoire globalement assez tragique_______________
___-Au-delà des incantations et stigmatisations dangereuses : ce que vivent les Roms__-Condamnés à l'errance, les Roms veulent se sédentariser__-Roms et gens du voyage, «le président livre à l’opinion un bouc émissaire»__-Pour Sarkozy, tous les chemins mènent aux Roms__-Roms: des expulsions qui ne disent pas leur nom__-Le pouvoir italien fait la chasse aux Roms, l'Europe cherche une position commune
-Chasse aux Roms : Sarkozy, applaudi par l'extrême droite italienne__-Quand nos amis tsiganes vont attaquer l’Etat français…

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Roms: histoire d'errance...
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Petites mains en colère

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Petites mains en colère
Bangladesh : Travailleurs du textile:

_________De l'exploitation silencieuse à la révolte violente
-On n'en parle pas ou peu...
Les ouvriers du textile manifestent, une centaine de blessés
________"Le Bangladesh augmente de 80 % le salaire minimum de quelque 2,5 millions d'employés du secteur textile, après des mois de violentes manifestations.
On reste loin des standards occidentaux, puisque le salaire minimum mensuel passe d'environ 23 $ à 43 $.Certains syndicats d'ouvriers ont accepté cette hausse, mais d'autres la jugent décevante, puisqu'ils demandaient initialement que le salaire soit triplé à environ 70 $ par mois.Le pays était touché depuis plusieurs mois par des manifestations violentes d'ouvriers demandant un meilleur salaire. Le mois dernier, des centaines de milliers d'employés avaient forcé la fermeture de 250 usines fabriquant des vêtements pour des chaînes occidentales comme Walmart, H&M, Zara et Carrefour.L'industrie textile s'avère vitale pour l'économie du Bangladesh : elle représente 12 milliards de dollars en exportations, soit 80 % de la valeur de tous les produits exportés par le pays." Les ouvriers du textile sont donc... moins pauvres
...dans l’enfer des ateliers de misère
___"L'industrie textile au Bangladesh emploie 3,5 millions de personnes.
En juin, les exportations ont battu un record en atteignant 1,72 milliard de dollars, soit la meilleure performance réalisée en quarante ans...."
__________Les délocalisations de l'industrie textile continuent pour l'essentiel vers les pays où les coûts de main d'oeuvre sont les plus bas et les conditions de travail , indécentes
Les grands distributeurs font des super-profits sur le dos de millions de femmes scandaleusement exploitées:
«Les travailleuses des usines qui fournissent ces distributeurs travaillent jusqu'à 90 heures par semaine, leurs heures supplémentaires sont souvent non rémunérées et les salaires sont si bas qu'elles ne peuvent même pas nourrir correctement leur famille. Si elles tentent de s'organiser pour faire respecter leurs droits, elles sont menacées ou renvoyées», explique Carole Crabbé, coordinatrice de la Campagne Vêtements Propres. « Par leur taille et la pression irraisonnable qu’ils exercent sur les prix, les grands distributeurs mènent la tendance mondiale au nivellement par le bas des conditions de travail ».
___________"0,2 €, c'est ce qui revient à la couturière de Chine, d'Inde, du Bangladesh ou d'ailleurs qui a fabriqué un t-shirt vendu 20 € chez Carrefour, Cora, Aldi, Lidl, Trafic...*Et 20 cents, ce n'est pas suffisant pour se loger, se nourrir, se vêtir, aller à l'école, avoir accès aux soins de santé...Pourquoi si peu ? Parce que les grandes surfaces sont des superpuissances économiques en situation de quasi monopole. Elles concentrent un pouvoir énorme qui leur permet d'imposer leurs lois aux travailleurs du Sud et du Nord."
___Il serait temps de repenser les délocalisations____Les pays européens ont exprimé leur inquiétude face aux mouvements au Bangladesh, craignant pour leur approvisionnement...
Sans commentaire!...____________
"Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves..."("Montesquieu : De l'esprit des lois)

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Israël: impunité

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Israël: impunité

(C'était hier...)

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Une erreur? non, une faute...-L'arraisonnement musclé par Tsahal de bateaux au large d'Israël n'est pas nouveau

Mais ce qui vient de se produire est exceptionnellement grave et n'est pas un "regrettable incident" (B.Kouchner)
« Il faut combattre le terrorisme comme s'il n'y avait pas de négociations, et négocier comme s'il n'y avait pas de terrorisme. »

« La Bible n'est pas un cadastre. »

« Sans un accord pour l'eau, il n'y aura pas d'accord.» (Rabin)

____________________-Plus qu'une erreur , une stupidité... une faute, où les autorités de Tel Aviv se présentent comme victimes, qui va dégrader un peu plus l'image d'Israël dans le monde (surtout après l'affaire de Dubaï), contribuer un peu plus à son isolement international ,aux dires mêmes de certains observateurs israëliens.
____-La presse israélienne dénonce un «fiasco en pleine mer-
__-En Israël, l'écume de la flottille-
-La désinformation, comme d'habitude, alors que "A bord des bateaux, "il y a (aussi...)des socialistes, des écologistes, des démocrates qui ne partagent pas les orientations politiques du Hamas (qui contrôle la bande de Gaza ) mais qui s’inscrivent dans une tradition de soutien au peuple palestinien", a déclaré la députée européenne socialiste française Françoise Castex au cours d’une conférence de presse. Du fait du blocus israélien, "Gaza est devenu un camp de concentration de 1,5 million personnes", s’est indignée Michèle Sibony, porte-parole de l’Union des Juifs français pour la Paix"
-Une balle dans le pied aussi, dans la mesure où le Hamas va en sortir renforcé. Mais peut-être cela était-il intentionnel, alors que l'on commençait à reparler de paix. Comme si Netanyahou la redoutait , car elle compromettrait les projets anciens d'extension territoriale, une colonisation renforcée , pour aboutir à un point de non retour: l'impossibilité d'un Etat palestinien.Tragique et grotesque
___Le poids des USA, soutien constant d'Israël, compromet le débat à l'ONU, qui ne débouchera que sur des protestations verbales,faisant dans la dentelle diplomatique, où chaque camp trouvera son compte...pour que rien ne change
________________________[Israël est-il pour les USA un fardeau coûteux ou un allié précieux , avec l'appui de l' ’AIPAC -____Obama peut-il tordre le bras d’Israël ? C’est, au bout du compte, la véritable inconnue de cette équation.Il y a quelques semaines, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, rapportait dans son tchat sur Rue89 une conversation qu’il avait eue avec Henry Kissinger, l’ancien grand architecte de la diplomatie américaine. Kissinger lui avait dit :"Tout le monde sait comment résoudre le conflit du Proche-Orient, la seule chose qui manque, c’est la volonté politique."Cette volonté politique existe-t-elle cette fois à Washington ?..."
-Obama parle d’Israel et de Palestine: Obama ne dit pas un mot sur l’extension du peuplement et des constructions en Cisjordanie, ni sur les mesures alambiquées pour contrôler la vie des Palestiniens, dans le dessein de détruire les perspectives d’une solution pacifique à deux états..."]
_____Comme d'habitude, il n'y aura que des "regrets"
Le Crif semble "embarassé", comme le pape..La "compassion", comme d’habitude...:"Le Crif "déplore profondément" l’opération militaire israélienne contre le convoi maritime destiné à Gaza, jugeant que "ce n’est pas une bonne nouvelle pour la paix", a déclaré lundi Haïm Musicant, directeur général du Conseil représentatif des institutions juives de France.______"Nous déplorons ce qui est arrivé, même si Israël avait annoncé qu’il ne laisserait pas ce débarquement se faire", a-t-il ajouté. "Malheureusement, cela arrive au moment où il y avait des espoirs de paix entre Palestiniens et Israéliens, ce n’est pas une bonne nouvelle pour la paix". "Nous déplorons profondément qu’il y ait des victimes", a-t-il ajouté. "On est sincèrement dans la compassion et la tristesse", a encore déclaré Haïm Musicant."

____Et pendant ce temps-là à Gaza...malgré les dénégations grossières: "« Il n'y a pas de problème humanitaire à Gaza » ( Colonel Moshe Levy de l'armée israélienne)
A quand la voix (la voie) de la raison ?__Mais même les Juifs de la dispora sont divisés... Certains ne mâchent pas leurs motsPas de quoi être optimiste dans l'immédiat .__La solution viendra-t-elle d'une crise interne du "système" israëlien, malgré (ou à cause de) ses contradictions?__ Peut-être un nouveau Rabin... ןיבר קחצי_____________________

-«Israël veut montrer qu'il reste maître chez lui» -_-De Paris à Istanbul, la colère contre le raid meurtrier israélien_-Israël accuse les passagers de la flottille d'avoir «déclenché les violences»_________-Israël, l'impunité jusqu'à quand ? _____-Atermoiements de l’Union européenne face à Israël___Nous, juifs de la diaspora, disons non à l'égarement d'Israël _-La course à l'abîme de l'Etat d'Israël_-Israël : comment disparaître en 10 leçons

_______________-ContreInfo - Israel/Palestine__________________________________
-Gaza: jours ordinaires_-Israël: rompre l'engrenage- Palestine: blocus

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Liberté, égalité, immortalité...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Liberté, égalité, immortalité...

Notre avenir est-il entre leurs mains?
Grâce à une médecine 2.0?
Une médecine asservie au Big data.
_____ La recherche de pointe privée aux USA côtoie les fantasmes les plus naïfs et (parfois) les plus inquiétants.
Voilà que les géants du web, après la voiture intelligente et autres Google watch, s'intéresse au génome hmain.
De façon parfaitement désintéressée....
Non pas que ce soit inutile, mais c'est fait hors de tout contrôle public, uniquement régi par les lois du marché, comme si le domaine des soins était surtout un vaste business infiniment destiné à croître.
____Dans le plus pur esprit de l'idélogie transhumaniste.
__ Notre futur intéresse les boys de la Silicon Valley.
Google vise-t-il le bien de l'humanité ou le portefeuille des assureurs?
_____ Une guerre commerciale est engagée.
...La médecine est sur le point de devenir une science de l'information au sein d'un marché évalué à 10 800 milliards de dollars par an en 2017, selon Freedonia Group. Les médecins et les chercheurs sont désormais capables de récolter et d'analyser de gigantesques quantités de données auprès de leurs patients. Et Google est très, très bon avec les grandes bases de données. Le big data pour combattre la maladie donc...
______ Va
ste marché en perspective concernant la médecine prédictive (sur laquelle on se fait beaucoup d'illusions encore, dans un esprit étroitement scientiste et médicalement obtu: le tout génétique a montré ses limites...)
D’après Jay Flatley, patron d’Illumina, leader californien du séquençage et de la fabrication de matériel, ce marché émergent pourrait atteindre 20 milliards de dollars ces prochaines années. Un marché qui intéresse au plus haut point Google, Apple, Facebook ou Amazon (Gafa), qui ont fait de l’exploitation des données le cœur de leur activité. Comme Anne Wojcicki, dont il est partenaire, Jay Flatley milite pour la libéralisation des données génétiques. Il participe au financement de Helix, une sorte d’AppStore du séquençage low-cost, où l’exome (une partie du génome) de chaque client, séquencé par Illumina, sera «monétisé» auprès de ses partenaires : des développeurs d’applications liées au sport et au bien-être, comme les laboratoires américains Lab Corp ou la célèbre clinique Mayo, un réseau hospitalo-universitaire basé à Rochester dans le Minnesota et classé en 2015 meilleur établissement de santé américain par le magazine US News & World Report.
______ Le proje
t Baseline Study vise "modestement" à euthanasier la mort et d’accéder à l’immortalité ». Grâce au programme «Baseline Study», le géant d’Internet qui rêve de «tuer la mort» ou du moins de la faire reculer dans des proportions jamais vues dessine le profil génétique de l’humain en bonne santé grâce à des milliers de cobayes bénévoles connectés à un tracker médical, tandis que la société partenaire Ancestry DNA trace de tentaculaires arbres généalogiques à partir des gènes d’un million de clients....
Patrick Gaudray, directeur de recherche au CNRS et membre du Comité consultatif national d’éthique : «Nous commençons à peine à comprendre le rôle des gènes dans les pathologies. La prédiction médicale est à mi-chemin entre le sérieux et la boule de cristal ! Si on nous découvre une prédisposition aux maladies cardio-vasculaires, va-t-on espionner le compartiment beurre de notre frigo connecté pour calculer notre prime d’assurance ?» De fait, les assureurs français Malakoff Médéric et Axa se renseignent déjà en temps réel sur l’état de santé et l’activité physique de leurs assurés volontaires au moyen d’objets connectés de quantified self («mesure de soi»).
_____C'e
st donc vers une chasse aux ADN à laquelle on risque d'assister.
Pour notre bien? Les spécialistes en éthique médicale sont sut la brèche:
«Pour prévenir les maladies, jusqu’où ira-t-on ? Voudra-t-on fabriquer des génomes exempts de tout problème ? Faudra-t-il répondre à un standard génétique ? Moi, ça me terrorise !»dit Patrick Gaudray. Alors que penser des technologies de réécriture de l’ADN pour gommer les causes d’une maladie génétique, développées par une équipe d’éminents scientifiques américains, à l’origine d’Editas Medicine ? Un programme financé par des fonds privés, dont ceux de l’omniprésent Google, le plus «transhumaniste» des Gafa au cœur d’une Silicon Valley.
_____ Les i
nvestissements qui se font implicitement au nom de la nouvelle doctrine de " l'homme augmenté" n'a vraiment pas tout pour rassurer...

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Un Trump trompeur

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Un Trump trompeur

Pour faire plus fort, il faut se lever de bonne heure.

_______Et portant, ses c****** à répétition ne troublent pas grand monde et une certaine presse se régale des sorties de ce candidat histrion.

God save
America!

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Foot, sport politique?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Foot, sport politique?


Du pain et des jeux.
__________________Du foot et le RMI?
______["La célèbre formule "Du pain et des jeux" date de l'Antiquité romaine. C'est Juvénal qui en est l'auteur. Il l'a écrite pour évoquer les besoins fondamentaux du peuple de Rome qui vivait alors dans la misère. Pour éviter les émeutes et les révoltes, les consuls et les empereurs ont organisé des distributions de farine gratuite, avec l'aide des boulangers devenus fonctionnaires d'Etat au 2ème siècle avant J-C. Cette tradition s'est maintenue jusque sous Aurélien"]
___-"Le 11 juin prochain, le foot prend le pouvoir sur la planète. Le monde vivra au rythme du ballon rond. Qu’est ce qui fait du foot le sport roi? Il ne s’agit pas que de sport. Le foot est un élément unificateur des nations. Cela en dit long sur ce qu’il représente."
___Sport de masse ,ludique ou instrumentalisé, au coeur des passions identitaires
Drogue populaire , moyen d'oublier la cris
e?
__La Coupe du monde va-t-elle profiter aux pauvres ?
-L’empire du foot
-Histoire du foot-spectacle
_________--“ Un succès sportif peut servir autant qu’une victoire militaire ”,
aimait dire Gerald Ford, président des Etats-Unis (1974-1977).
-Deux courants de pensée s’opposent sur cette question. L’un voit dans le football un outil d’émancipation voire de démocratisation pour une nation – c’est ce qu’estiment aujourd’hui les instances internationales du football, avec en tête leur représentant à la FIFA, Sepp Blatter.
L’autre estime que le football n’est qu’un “ opium ” du peuple, qui abrutirait les masses pour mieux les asservir – ainsi que le pense Patrick Vassort, sociologue du sport.
Dans les deux cas, le football est un instrument du pouvoir politique. Tout dépend ensuite de l’utilisation qui en est faite. De fait, le football s’est avéré, par le passé, un instrument efficace aux mains du politique pour museler les esprits." (L'Obs de Tunisie)
-"La Coupe du monde, une aliénation planétaire"
_____-“Nous, nous pensons en France que le sport c’est une réponse à la crise. C’est justement parce qu’il y a une crise, qu’il y a des problèmes, qu’il faut mobiliser tout un pays vers l’organisation de grands événements“, a déclaré le Chef de l’Etat avant d’ajouter : “Et qu’est-ce qu’il y a de plus fort que le sport et, à l’intérieur du sport, qu’est-ce qu’il y a de plus fort que le football ?”_____________________________________
_____-Coupe du monde : Le foot : sport politique par excellence:
"...Si le foot déchaîne les passions, il peut aussi faire surgir le sentiment d’appartenance à une nation. A partir du 11 juin prochain, à l’ouverture de la coupe du monde 2010, tous les peuples représentés par leurs équipes nationales en Afrique du Sud suivront avec ferveur et piété la performance de leurs sélections respectives. C’est cela aussi la magie du foot.
___Si le foot est si populaire, c’est qu’il y a un certain nombre de conditions objectives qui pousse en ce sens. Ce n’est pas un sport onéreux. Pratiquement tous les garçonnets du monde commencent leur vie sportive par le foot. On le pratique n’importe où. A Maurice comme dans d’autres pays, il se joue à même les rues.
___Dans sa dimension identitaire, le foot témoigne de la volonté d’un collectif qui s’identifie à certaines valeurs à vaincre un autre collectif qui véhicule d’autres valeurs. Etant tous nés quelque part, nous appartenons à une famille, à un groupe, à une culture, à un pays… Il devient tout à fait légitime, dans un tel contexte, de sentir de la fierté lorsqu’on triomphe de l’autre. Ce sentiment est naturel. Mais il est aussi vrai qu’une intervention politique va donner une autre forme à ce sentiment d’appartenance.
____Une étude réalisée par Claude Kana, docteur en Droit international économique de l’université de Genève, diplômé de l’Association suisse de foot et entraîneur de foot, démontre clairement qu’il y a eu une certaine politisation du sport. «A partir des années 1930 et sous l’impulsion des régimes totalitaires, la fonction du sport et des compétitions internationales a fondamentalement changé. Les activités physiques sont alors mises au service de la cause nationale.
____Le fascisme italien a inauguré cette pratique en exploitant politiquement, à outrance, le football
», explique l’auteur de l’étude.
____Dans l’un de ses articles, Ignacio Ramonet, éditorialiste au Monde Diplomatique, confirme que les fascistes ont estimé que le football permettait de rassembler dans «un espace propice à la mise en scène, des foules considérables d’exercer sur celles-ci une forte pression et d’entretenir les pulsions nationalistes des masses
____Poursuivant cette analyse, Claude Kana note que dans les années 20 et 30, «les stades fleurissent dans toute l’Italie, comme celui de Turin qui fut nommé Benito Mussolini. Hitler avait compris l’intérêt que pouvait représenter le sport dans la mobilisation des masses, la culture du chauvinisme et l’orientation de l’action politique.
___Il écrivait dans Mein kampf: ‘des millions de corps entraînés au sport, imprégnés d’amour pour la patrie et remplis d’esprit offensif pourraient se transformer, en l’espace de deux ans, en une armée’. Les conservateurs attendent cette victoire inespérée pour montrer la puissance de leur idéologie.»
___La débâcle du nazisme et du fascisme ne signifie pas pour autant la fin de l’instrumentalisation du sport. Dans l’ex-Union Soviétique également, il y a cette conscience qu’une grande nation se construit à travers ses exploits sportifs. C’est ainsi que tous les moyens sont déployés pour encadrer les jeunes. Le «dressage» des adolescents, afin d’en faire des athlètes de renom, est quasiment militaire. L’objectif, c’est de porter au pinacle le drapeau national.
____Cette dimension identitaire habite le foot comme nulle autre discipline sportive. Etre membre de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) est aujourd’hui un impératif pour toute nouvelle nation.__C’est ce qui, dans une certaine mesure, confère à la nation sa reconnaissance et sa légitimité.
___«Il n’y a pas la moindre surface habitée de la planète qui ait su, pu ou voulu résister à la conquête du football. Ce sport si typiquement britannique est devenu le sport mondial. Quel beau succès pour les Anglais que d’avoir su exporter partout ce modèle. Il est vrai que cette conquête s’est faite de façon pacifique et non par les armes. Si Londres avait voulu imposer par la force le football, il serait resté un sport britannique, vaguement répandu dans quelques pays», explique ainsi Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales français.
___Qu’on le veuille ou non, le football s’est, en effet, installé dans quasiment tous les pays du monde. S’il est ici question de «peste émotionnelle» ou là de «passion exaltante», le fait demeure que le foot mobilise les foules.
____Aujourd’hui, il a aussi définitivement transcendé sa dimension sportive. Il est devenu, comme l’affirme l’essayiste français Norbert Elias, «un fait social total».
___Le football, c’est aussi le sport préféré des plus démunis. On peut jouer au foot sans chaussures.
___D’où aussi cette passion pour son club. On accepte la défaite.
___On accepte plus facilement de souffrir lorsqu’on est pauvre. Mais, on reste solidaire et fidèle à son club. Le club représente une identité et c’est cette identité que revendiquent ses fans.
___La sélection nationale représente, elle, toute la fierté du pays. «Le football est le sport politique par excellence.___Il se situe au carrefour de questions capitales comme l’appartenance, l’identité, la condition sociale et même, par son aspect sacrificiel et sa mystique, la religion.
___C’est pourquoi les stades se prêtent si bien aux cérémonies nationalistes, aux localismes et aux débordements identitaires ou tribaux qui débouchent parfois sur des violences entre supporteurs fanatiques», explique, à cet effet, Ignacio Ramonet dans l’un de ses éditoriaux.
__La fascination pour le foot prendra une plus grande envergure grâce à l’arrivée des chaînes satellitaires. Cela implique aussi des budgets publicitaires conséquents et, de manière générale, l’intérêt des grands magnats des différents secteurs grandit pour le foot. On achète les meilleurs joueurs à des prix exorbitants.
___En quelques années, le prix d’un grand joueur a plus que quintuplé.
___Les moyens financiers mis en oeuvre sont démentiels. «De telles masses d’argent rendent fou. Toute une faune affairiste rôde autour du ballon rond. Elle contrôle le marché des transferts de joueurs, ou celui des paris sportifs. Certaines équipes, pour s’assurer la victoire, n’hésitent pas à tricher. Les cas avérés sont légion », explique Ignacio Ramonet...."
______-Le foot, c'est aussi de la politique:
"...L’intérêt de l’Euro 16 n’est évidemment pas que politique. Le plaidoyer de cinq minutes développé par le président français devant le comité de sélection de l’UEFA réuni à Genève a été explicite. “C’est une décision pour nous stratégique qui engage tout le pays face à la crise.” “Nous, nous pensons en France que le sport c’est une réponse à la crise. C’est justement parce qu’il y a une crise, qu’il y a des problèmes, qu’il faut mobiliser tout un pays vers l’organisation de grands événements“, a déclaré le Chef de l’Etat avant d’ajouter : “Et qu’est-ce qu’il y a de plus fort que le sport et, à l’intérieur du sport, qu’est-ce qu’il y a de plus fort que le football ?”.
____Un peu “marseillais” pour l’occasion, le Président s’est un peu avancé dans la conclusion de son intervention par “Vous savez, en France, on a beaucoup de débats, mais s’il y a un sujet qui ne fait pas débat, c’est notre candidature à l’Euro 2016“.
____Pour paraphraser la maxime de Clausewitz, le foot s’est substitué à la guerre pour devenir une continuation de la politique par d’autres moyens. En 1948, Eric Honecker, secrétaire général du Parti communiste de RDA déclarait que : “Le sport n’est pas un but en soi ; il est un moyen d’atteindre d’autres buts“.
__Pascal Boniface dans Géopolitique du football constate que la définition de l’Etat ne se limite plus aux trois éléments traditionnels (un territoire, une population, un gouvernement) mais que désormais s’y ajoute un quatrième critère : une équipe nationale de football.
Le sport en général et le football en particulier est devenu un puissant vecteur de diffusion de l’idéologie libérale. Christian Bromberger dans son ouvrage “Aimez-vous les stades ?” décrypte la mécanique lorsqu’il évoque des “foules conditionnées par l’esprit de compétition et le culte de la performance sans limite, persuadés de la légitimité du combat perpétuel, de la juste domination du vainqueur couvert d’or et de prestige, de la soumission du faible au fort, de l’exploit et de la réussite individuelle“.
Autant d’éléments qui invitent à porter un jugement inquiet et sévère sur l’expérimentation présentée cette semaine par Luc Chatel. Dès la rentrée prochaine, une centaine de collèges et de lycées pilotes testera une nouvelle formule dans laquelle les matinées seront réservées aux heures d’enseignement et les après-midis exclusivement au sport, même pas aux activités artistiques et culturelles. A défaut d’éveiller les consciences, on préfère désormais fatiguer les sauvageons."
-Football et politique_-Football et passions politiques_-Quand politique et football se mettent en ménage
- Les dessous politiques du foot_-Foot: vitrine politique_-Football et politique en Afrique
- Boycott du mondial de football en Argentine en 1978_-« Si on fait du football une chose déterminée par l'argent, on va le tuer »_-Du foot et du fric_-Le cloaque mafieux du football mondial_-Foot : la puissance d’une peste émotionnelle -

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Chine, la mutante

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Chine, la mutante
Chine toujours surprenante

___Mutations à marche contrainte et forcée , blocages et contradictions
___-Priorité au marché intérieur, manque relatif et localisé de main d'oeuvre, éveil de la conscience revendicative, dans le cadre d'un malaise social grandissant, poussent les salaires à la hausse.
Bonne nouvelle? En tous cas, évolution prévisible aux conséquences imprévisibles
-Pourquoi les salaires montent
__________-Dans un éditorial, le Quotidien du Peuple, organe de presse du Parti communiste, estime que « pour assurer un travail dans la dignité, les syndicats doivent jouer un plus grand rôle » :

« Suite à une série de suicides dans une grande entreprise, l'opinion est très sensible sur la question de la vie des ouvriers, les syndicats ne peuvent plus rester silencieux, fuir leurs responsabilités.Alors que la Chine connaît des changements dans son économie, sa politique et sa société, les conflits sociaux se multiplient. Il faut résoudre ce problème à temps et assurer la stabilité sociale. » (P.Haski)_____________________________-Adieu au «made in China» bon marché?:

"Enfin une bonne nouvelle au milieu du marasme économique mondial?

Quiconque veut comprendre la Chine, note-t-il, devrait prendre en compte ces dynamiques régionales.

-Chine : l'"usine du monde" face aux tensions sociales

-Aujourd'hui la Chine
-Chine : suicides en série chez un sous-traitant d'Apple et Nokia
-Libération de Yao Fuxin, le "Walesa chinois"
-Et si le miracle de l'économie chinoise était en fait une mystification ?
-Les mauvaises raisons de la supériorité chinoise_____________________
-La Chine déstabilise____- Chine: si loin, si près___- Chine-USA : entente (moins) cordiale ?___- Craindre la Chine ?____- Que fera la Chine ?___-Chine d'hier, Chine d'aujourd'hui...- CHINE : notre énigme ?

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