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Monsanto revient

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Monsanto revient

Monsanto récidive. L'Europe cède
_______________"L'Europe va-t-elle contraindre la France à autoriser de nouveau la culture du maïs génétiquement modifié MON 810 ? La décision d'interdiction prise en février 2008 a en tout cas été jugée illégale, ce mardi, par l'avocat général de la Cour européenne de justice qui s'exprimait à la suite d'une plainte de la firme américaine Monsanto, fabricant de l'OGM..."
__________Les institutions européennes sont devenues les ventres mous de la puissante multinationale américaine, lobby influent jusqu'auprès de nos parlementaires.
La pression de la firme sur Bruxelles est constante.
__On en est à se demander si l'Europe ne finit pas par être au service de Monsanto:
" Monsanto va bien, très bien. De 2003 à 2009, son chiffre d’affaire est passé de 5 à 12 milliards de dollars, et ses profits ont été multipliés par 20, à 2 milliards. Bref, Monsanto a beaucoup d’argent pour essayer de peser sur les décisions de cette europe, qui semble particulièrement ouverte à l’influence financière des lobbys et autres intérêts privés._Pire, il est question de conflits d’intérêts entre les autorités européennes chargées des avis scientifiques sur les OGM.
__En clair, certains des décisionnaires européens travaillent directement pour les industriels, ce qui permet de questionner leur indépendance et leur perméabilité à l’avis de ces mêmes grands industriels, gouvernés par la seule logique du profit maximal et non de la sécurité maximale. D’ailleurs, c’était l’Europe qui avait imposé à la France la commercialisation du Red Bull…"
__Un mauvais feuilleton continue: "...Malgré l’opposition des peuples et des gouvernements, cette Europe cherche absolument à faire valoir les intérêts de Monsanto. Après un feuilleton incroyable, la Commission Européenne avait trouvé le moyen d’interdire aux Etats d’interdire la culture d’un certain nombre de plantes OGM. Mais les Etats avaient bloqué la manœuvre en réunissant 75% des voix contre le projet de Bruxelles (il faut noter qu’en-deçà de deux tiers, le projet de la Commission passait !)._Mais cet échec n’a pas découragé Monsanto, qui tente une nouvelle manœuvre par le biais de la Cour Européenne de Justice. Son avocat général a tranché dans le sens de Monsanto, jugeant illégale l’interdiction faite par la France de la culture du maïs Monsanto. Il aurait fallu demander à la Commission, dont on connaît bien les penchants pour les produits transgéniques, ou même pour les farines animales, qu’elle essaie d’autoriser de nouveau...
___Il est assez incroyable que les institutions européennes fassent autant d’effort pour essayer d’imposer la commercialisation des semences Monsanto aux pays européens qui ne le souhaitent pas. Elles utilisent toutes les ficelles les moins démocratiques des traités européens pour le faire. C’est ainsi que la Commission a récemment tenté de faire passer un texte qui n’a du son rejet qu’au fait que plus des deux tiers des voix s’y sont opposées.En clair, si seulement 65% des voix l’avaient fait, Monsanto aurait gagné. Mais cet échec n’a pas refroidi l’entreprise qui essaie désormais de passer par la Cour de Justice Européenne pour imposer la commercialisation de ses produits aux Etats réticents. Le dernier rebondissement de cette affaire pourrait par conséquent remettre en cause le moratoire français, qui a pourtant été le fruit d’une décision démocratique, soutenue par la majorité..."(L Pinsolle)
_____Le lobbying continue. Les élites démissionnent. Le contrôle démocratique s'efface.
Il n'est pas inintéressant de savoir au sujet de Monsanto que: "L'Association européenne de l'agroalimentaire (CIAA), basée à Bruxelles, a nommé son nouveau Directeur général, l'Irlandaise Mella Frewen, pour remplacer Daniela Israelachwili le 2 juillet prochain. Mme Frewen a plus de 20 ans d'expérience dans le secteur, et notamment le lobbying Europe et Afrique pour Monsanto, depuis 2002"
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Nouveau maccarthysme?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Nouveau maccarthysme?

La révolte au banc des accusés
________ Quand on veut tuer son chien...
Serions-nous revenus à la chasse aux sorcières? aux empêcheurs de méga-tricher en rond?
__ M. Deltour est accusé des pires maux pour avoir déclaré « avoir du mal à accepter » que le « commun des mortels » ne puisse pas échapper à l’impôt comme les grosses multinationales.
___ C'est en effet un délit très grave d'être curieux et surtout révolté par la fuite savamment organisée de sommes pharaoniques envoyées dans les paradis fiscaux pour échapper au fisc, donc à l'Etat, donc à nous tous.
Les lanceurs d'alerte seraient donc de dangereux délinquants... aux yeux d'un fonctionnaire luxembourgeois. Pire, des anticapitalistes. Rien que ça!
A vos rangs, fisc!
___ Il est vrai que le Luxembourg se présente comme un modèle de vertu paradisiaque en la matière. Le capitalisme se détruit lui-même en jouant la finance spéculative aux dépens de l'investissement productif.
_ On se rappelle déjà de l'affaire Clearstream révélée naguère par Denis Robert
Les lanceurs d'alerte ont décidément mauvaise presse auprès de certaines instances.
_____________ On comprend pourquoi...
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Dexia: le piège

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Dexia: le piège


Dexia : une banque très discrète

__________Les banques se suivent et ...se ressemblent, même celles qui ont , comme Dexia, une vocation spécifique, d'intérêt général, celle de financer les collectivités locales et le logement social, avec la garantie de l'Etat, actionnaire principal. Certaines de ses pratiques, déjà stigmatisées naguère, sont aussi dévoyées que celles de certaines banques privées.
____Elle a contribué à intoxiquer les collectivités locales
" Imaginez que votre banquier vous propose de faire une croix sur les intérêts de votre prêt pendant trois ans, le temps de payer les études supérieures de l'aîné : ça ne se refuse pas ! Et bien les maires de Laval, Saint Etienne, Rouen, la présidence de la communauté d'agglomération de Lille, celle du Conseil général de Seine-Saint-Denis, le patron de la société immobilière Sacvl à Lyon et cent autres responsables de collectivités territoriales, n'ont pas refusé... et s'en mordent aujourd'hui les doigts, la crise financière ayant fait enfler des taux d'intérêts inférieur à 4% jusqu'à des sommets improbables : 10, 20, 24% par an sur plus de dix ans pour les plus malchanceux !___A chaque fois, l'offre avait été présentée de la même manière : la banque proposait de ne pas payer d'intérêts jusqu'aux élections (cantonales, municipales ou autres) puis de rembourser à taux variable, évitant aux élus d'augmenter les impôts en période de campagne. Une offre d'autant plus alléchante qu'elle était formulée par une banque amie, Dexia, ancien établissement public, surnommé « le partenaire des collectivités locales ». Ce que les maires et conseillers généraux ne savaient pas, c'est que les taux variables en question étaient adossés à des valeurs extrêmement instables (taux de changes croisés, matières premières...), les fameux « produits toxiques » dont la crise financière a révélé les dangers. Et pourquoi ne le savaient-ils pas? Parce que Dexia ne le leur avait pas dit !

__Que fait l'Etat, actionnaire principal de Dexia ? Rien !___Avec 97% de sa dette appuyée sur des produits toxiques, le conseil général de Seine-Saint-Denis a été le premier à briser l'omerta : Claude Bartolone a mis en demeure Dexia de lui proposer des solutions, sous peine de la poursuivre pour « défaut de conseil à un client non initié ». Avec l'aide d'un cabinet spécialisé, son équipe a épluché trois ans d'échanges de mails, de fax, de courriers à la recherche d'une trace de mise en garde contre la dangerosité de ces produits... Bilan : rien, pas une ligne sur les risques encourus..."

___Le premier financier mondial des collectivités locales et des services publics (et son président) a une histoire très particulière et ses pratiques semblent bien contradictoires avec ses objectifs proclamés
Toujours est-il que beaucoup de collectivités se sont endettées.
Dexia s’est payé leur dette:
" Banque historique des collectivités locales, DCL est la première à avoir poussé les élus à ne plus recourir aux bons vieux prêts à taux fixe. Mais elle n’est pas l’unique responsable : les Caisses d’épargne et le Crédit agricole étaient aussi très présents sur ce marché. Le document de Dexia signifie en tout cas que la faillite de certaines communes n’est plus une hypothèse invraisemblable. En raison de l’irresponsabilité passée des banques et des élus, les collectivités locales (villes, régions, départements, communautés de communes…) et les établissements publics locaux (hôpitaux, syndicats d’économie mixte…) ont dans leurs comptes des stocks d’emprunts toxiques, qui risquent de les couler totalement. Et du même coup, ce sont des dizaines de services publics qui risquent d’être affectés : crèches, écoles, collèges, voirie, ramassage des ordures… sont financés par les collectivités territoriales..."
L'irresponsabilité financière de certains élus locaux n'explique pas tout. Les engagements occultes de Daxia ont largement contribué à certaines dérives.

__Les «emprunts toxiques» touchent nombre de communes
Apparaissent ainsi les limites du libéralisme pour les collectivités locales : "Ces financements s'appuient sur des facteurs techniques risqués. Tout d'abord, une longue durée : généralement 25 ou 30 ans et des remboursements différés, souvent voisins de zéro les premières années, mais avec des clauses de déclenchement irréversible de la hausse des taux...
Ils comportent aussi des incertitudes graves dues à des taux d'intérêts variables car dépendants de paramètres boursiers aléatoires, impossibles à évaluer dans le futur."
__Pour en finir avec la folie financière qui a contaminé les collectivités locales, celles-ci veulent leur propre agence de financement "Ce type d'agences, pilotées par et pour les collectivités locales et opérant sur les marchés financiers aux meilleurs taux, existent déjà dans les pays nordiques (Suède, Finlande, Norvège, Pays-Bas, Danemark). "Elles n'ont pas connu de problèmes de liquidité pendant la crise financière de 2008 : leurs agences ont agi comme des filets de sécurité et ont accru leurs parts de marchés"
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La carte de France des emprunts toxiques fournis par Dexia__-Yvelines : première plainte pénale contre les «prêts toxiques» de Dexia
-La faillite de Dexia: la leçon et la nationalisation nécessaire_-Remettre les banques au service de l'économie__-Dexia: vers un deuxième Crédit lyonnais?

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Au fil du net

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Au fil du net

* Dans Tafta, il y a aussi des tribunaux

du diable

* Les contradictions de la lutte antiterroriste européenne

* EDF: l’énergie du désespoir?

* Il n'y a pas que la bulle étudiante, mais aussi une bulle automobile

* Mur du silence sur la glorification de la collaboration nazie en l’Europe de l’Est?

* Israël-Palestine: faux-semblants au Proche-Orient

* Intérêt réel ou calcul? François Bayrou à l'écoute.

* Pourquoi les billets en euro sont-ils sans visage humain?

* Qui veut tuer le service public de l'électricité?

* Du nouveau chez Ford?
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- Revue de presse
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Errances boursières

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Errances boursières

La bourse est devenue folle

"La Bourse est devenue un casino géant. Sauf que le fonctionnement d'un casino est plus transparent et plus facile à comprendre" ( Thomas Peterffy, fondateur de la sociétéInteractive Brokers)___________
_____Par nature sujette à des variations, l'irrationalité des acteurs étant une constante ("investing is more a matter of guts than intelligence"), l'activité boursière est actuellement engagée dans une spirale infernale potentiellement autodestructrice.
Principale raison: le High Frequency Trading, qui va tuer la bourse comme le spam tue les emails.
_L'économiste Frederic Lordon proposait dans les colonnes du Monde Diplomatique : "Et si on fermait la bourse ?". Récemment, l'économiste et anthropologue Paul Jorion a complété cette proposition. "Pas la peine, les ordinateurs s'en chargent !"
_____Cela se manifeste à Wall Street par un Trading haute folie
"Plus des deux-tiers des volumes de transactions à la Bourse de New York proviennent aujourd’hui non pas d’investisseurs prenant des décisions fondées sur la réalité économique mais de programmes informatiques branchés sur les systèmes de négociation de la Bourse. C’est le trading "haute fréquence", que les régulateurs – enfin ! – commencent (trop doucement comme toujours) à regarder comme de la "haute folie". Les entreprises de marché comme Nyse Euronext ou le London Stock Exchange réalisent une bonne part de leur profit grâce aux volumes générés par ces acteurs controversés. Les marchés boursiers investissent d’ailleurs massivement dans les infrastructures informatiques et de communication pour permettre à ces systèmes haute fréquence d’exploiter les moindres variations des marchés, au millionnième de seconde près. Les entreprises de trading haute fréquence installent d’ailleurs leurs machines au plus près des serveurs informatiques des marchés boursiers, de manière à ce que, très concrètement, les longueurs de câbles de fibre optique soient les plus courtes possibles afin de réduire les délais de transmission des ordres, clé du profit. Mais lorsque les deux-tiers des volumes d’un marché boursier sont réalisés de cette manière, il va sans dire que l’on perd un peu de vue la raison d’être de la Bourse elle-même. Les actions qui s’échangent sont un code répété des millions de fois par jour par un automate, à une vitesse excluant naturellement toute intervention humaine. Ce qui fait le volume, c’est la course entre ces machines. Mais cette bataille de calculateurs abreuvés real time de paquets de données, aussi fascinante soit-elle sur le plan de l’intelligence informatique, utilise pour munitions des actions, autrement dit des titres de propriété d’entreprises a priori venues en Bourse pour y rencontrer des investisseurs, pas des automates bourrés d’algorithmes. Car au fond, à quoi sert le trading haute fréquence ? Quand on pousse ses promoteurs dans leurs retranchements, ils expliquent que cela permet d’accroître la liquidité. Sauf que ces systèmes n’existaient pas il y a moins de dix ans.
Il est temps que les homo sapiens reprennent le dessus."
_____Il est temps de stopper l'extrême VOLATILITÉ DES COTATIONS et de revenir à un minimum de raison, de sortir du chaos, quand seulement moins de 10% des transactions financières mondiales concernent l'économie réelle.
Si on arrêtait la folie boursière, qui déstabilise les économies au lieu de stimuler le développement...
Hélas! il est à craindre (à souhaiter?) que l'écroulement du système soit seul capable de le forcer à ne plus marcher sur la tête. _Comme dit Galbraith,"Il n'y a aucune chance, tandis que la Bourse s'approche de l'abîme, que ceux qui sont concernés s'aperçoivent de la nature de leur illusion et ainsi se protègent eux-mêmes et leur système. Les fous peuvent communiquer leur folie ; ils ne peuvent la percevoir et décider d'être raisonnables."..
_Rassurer les marchés ?

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Tisa: on en reparle

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Tisa: on en reparle

Qui a entendu parler de TISA?
____ Peu de monde,en fait.
On connaît mieux Tafta, d'inspiration identique, qui suscite tant de réactions négatives, en Allemagne plus qu'en France, même si les négociations restent en partie marquées par une opacité.explicitement exigée.
____ Ce n'est pas étonnant. Les négociations devaient rester secrètes pour éviter les vagues devant les conséquences possibles
Surtout depuis 2014, c'est le black out total sur un sujet qui est loin d'être anodin.
____ C'est une petite grosse bombe, même si les oppositions de part et d'autre de l'Atlantique vont croissantes concernant Tafta. Obama fait le pompier...
___ Ce devait être tenu secret, mais Le 19 juin 2014, le site Wikileaks rend public l'annexe de l'Accord sur le commerce des services en le publiant sur Internet. La publication du document est accompagnée d'analyses critiquant fortement le projet d'accord sur plusieurs aspects : le déroulement opaque et antidémocratique de la négociation qui devait rester secrète, l'ultralibéralisme du traité qui empêcherait toute régulation de la part des États dans des secteurs relevant jusqu'à présent des services publics, la pression exercée par les membres de la négociation sur les pays économiquement moins puissants (notamment les pays en voie de développement) qui se verraient contraints de rejoindre le traité alors qu'il les défavorise largement, et les conséquences du traité qui risqueraient de reproduire des crises financières comme la crise financière mondiale ayant débuté en 2007.
Les service publics de l’eau, de l’éducation, de la santé, des transports, mais aussi l’échange sans restriction de données. Tout est sur la table du nouvel accord commercial que négocient dans le plus grand secret, les Etats-Unis, l’Union européenne et une vingtaine d’autres Etats depuis deux ans dans les locaux de l’ambassade d’Australie à Genève...
___La mondialisation financière est aussi concernée.

Les négociateurs veulent mettre en place une totale libéralisation des finances. Unpremier vote parlementaire a eu lieu en faveur de cette disposition dans l'ignorance souvent de son véritable contenu et de ses enjeux.
__Nous assistons à un risque de dangereux dynamitage des services publics, que la privatisation a déjà affectés.ici ou là.
L'AGSC veut faciliter à outrance l’installation de filiales et autres succursales (les multinationales gèrent leurs cadres au niveau planétaire, sans s’encombrer de visas), une ouverture des appels d’offre (ce qui va à l’encontre de la relocalisation de l’économie), une baisse des droits de douanes (nouvelles pertes pour les budgets nationaux), la libéralisation des marchés financiers (c’est écrit en toutes lettres). Pour les pro-TISA, les services publics sont des services (économiques) d’intérêt général. Ce tour de passe-passe sémantique permet d’imposer la concurrence entre des acteurs privés : la Poste face à des groupes privés comme TNT par exemple. L’OMC considère en effet que, lorsqu’il a des acteurs privés dans un secteur (télécommunication, santé, transport, éducation etc…), il ne s’agit plus d’un service public, mais d’un cadre exclusivement marchand. À ce rythme là, même la police pourrait être privatisée puisque la France fait déjà appel à des entreprises de sécurité pour suppléer au manque de policiers. Il y a donc menace d’un dynamitage de la totalité des services publics.
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_Un processus qui deviendrait irréversible avec des clauses à effet de cliquet.
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Palestine: le défi

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Palestine: le défi

_Le 20 septembre, les Palestiniens lancent le défi de leur Etat.
Dans un contexte inédit.
Sur de nouvelles bases.
__Succès non garanti cependant.
Une naissance aux forceps.
Mais le train est en route...
_Il y a quelques mois, on pouvait noter un sérieux pas en avant dans l'interminable conflit du M.O., où la puissance israëlienne menait le jeu, en fonction de ses intérêts internes et géostratégiques, sous l'égide des USA.
Etions-nous victimes une nouvelle fois d'un leurre, d'effets d'annonce souvent réitérés, d'espérances trompeuses destinées à gagner du temps?
Il semble que non, aujourd'hui.
Un processus est en marche. Une déjà (trop) longue marche semée d'embûches...
Une perspective qui effraie la Maison Blanche _-Obama tenant des propos contradictoires_(« la tentative palestinienne à l’ONU est une erreur »)-et qui ambarasse l'Europe, divisée sur le sujet et manquant de courage, malgré sa contributionfinancière.
_Israël n'est toujours pas disposé à ouvrir des négociations sérieuses...bien que "ce qu'oublie de dire Benyamin Nétanyahou c'est que l'accord entre les deux organisations palestiniennes prévoit la mise en place d'un gouvernement de techniciens au sein duquel ne siègera aucun parti, que le même accord ne s'oppose pas à la perspective de pourparlers que pourrait mener le président Mahmoud Abbas et qu'un hypothétique accord de paix pourrait ainsi engager la totalité des Palestiniens, donc aussi le Hamas."
___" Mais Il arrive simplement que les intérêts des uns et des autres divergent. Et, comme le souligne Alain Juppé, « le statu quo au Proche-Orient n’est plus tenable. Il l’est d’autant moins que le contexte régional s’est profondément modifié du fait de la révolution égyptienne et des événements dramatiques qui se déroulent en Syrie. » Il ajoute qu’« il faut reprendre le dialogue (...) sur la base de paramètres clairs », avec « le retour aux frontières de 1967 avec des échanges agréés de territoires, des garanties de sécurité et d’intégration régionales pour Israël (et) Jérusalem capitale des deux États ». Rien d’autre en somme que ce qui a déjà été approuvé et signé mais qui n’a jamais été mis en place. Ce qui se produit actuellement éclaire les responsabilités des uns et des autres. Car on ne peut, dans un même geste, blâmer l’occupant et l’occupé. Pour le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, c’en est trop ! « Une recherche sérieuse de la paix ne peut intervenir que par la négociation, par la négociation entre Israël et les Palestiniens, pas à travers un diktat de l’ONU »
On notera l'estime du chef actuel du Likoud à l'égard de cette instance, certes imparfaite, mais pour l'instant encore nécessaire.
__________"...« Nous remplissons les critères qui définissent un Etat. La Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l’Union européenne ont déclaré que nous étions prêts pour être un Etat. Enfin toutes nos tentatives de négociations basées sur les accords d’Oslo avec Israël ont échoué. Le temps est donc venu d’emprunter la voie légale pour une pleine reconnaissance en tant qu’Etat membre de l’ONU dans les frontières de 1967 », expliqueIbrahim Kraishi, l’ambassadeur palestinien auprès des organisations internationales à Genève. « Le train palestinien est désormais en route pour New York », expliquait il y a peu à ses partenaires arabes le négociateur palestinien Saëb Erakat. Pour ceux qui en douteraient encore, le président de l’AP, Mahmoud Abbas, répète depuis des mois qu’il ne s’agit « pas d’une manœuvre » pour renforcer sa position face au gouvernement israélien. Cette fois-ci les Palestiniens sont sérieux.
___Le problème est que Washington a déjà annoncé son intention d’opposer son veto au Conseil de sécurité à une telle demande décrite comme « unilatérale ». A un an de l’élection présidentielle, l’administration démocrate ne peut pas se permettre une confrontation avec le puissant lobbyy pro-Israélien au sein du Congrès..." (1)
se trouve un des principaux risques d'échec._____________________
-L'Etat de Palestine à l'ONU : beaucoup de bruit pour rien ?
-L’Etat palestinien en septembre, les Israéliens n'en ont cure

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Enquête à Ménard-ville

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Enquête à Ménard-ville

Visitez Béziers
______ Ses atouts, son patrimoine...
Son maire dynamique et innovant.
____ L'ancien responsable de Reporter sans Frontière ne cesse de surprendre ses concitoyens zeureux.
__Sauf les toutous de la ville, qui vont être victimes de mesures discriminatoires.
Le fichage les guette
___ Ostraciser les étrangers, passe encore. Mais les chiens!
La police scientifique veille. Un projet pour l'analyse génétique des pipis humains sur les murs de certains lieux est en cours d'étude.
_____ Crotte! alors...
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Abolition des privilèges ou enfumage?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Abolition des privilèges ou enfumage?

Quand Buffet bluffe
____Les indignés du ghetto du Gotha vont finir par nous arracher des larmes..
.
____________Il est des hyperriches, américains et depuis peu français, comme Bergé ou Lévy, sauf au sein du Fouquet's Club, qui ne manquent pas d'audace verbale. Ou de culot?
___La crise financière et économique ne contribue pas seulement à appauvrir les moins favorisés. Elle commence à inquièter les hyperriches et à leur susciter quelques craintes, car ils redoutent sans doute qu'elle finisse par jouer contre leurs propres intérêts à long terme ou seulement par réduire leurs profits faramineux. Un vent de panique...
__Après avoir beaucoup joué cyniquement dans les secteurs les plus juteux et sur la scène financière, avoir aussi bien aidé Goldman Sachs, à une certaine époque, Buffet envisage maintenant un possible retour de bâton, une certaine fin de l'âge d'or.__- [« Nous sommes au sein d’un cauchemar, disait aux siens Warren Buffet. Retournons par la pensée vers l’Âge d’Or où tout allait encore bien et… tout redeviendra comme avant ! »]
__...Lui qui disait naguère, au début de la crise financière,"'C'est quand la mer se retire que l'on voit ceux qui nageaient tout nus" (Autrement dit: avec la crise des subprimes, cette prédiction prend tout son sens. Les grands groupes bancaires américains, qui semblaient extrêmement solides, se sont révélés largement exposées aux défauts massifs de remboursements des emprunts à risques..)
Le voilà maintenant qui se couvre de cendres, qui fait don de sa personne, tel un héros sacrificiel. Sale temps pour les riches !
Sentent-ils les dangers de la situation actuelle?
__Sous le feu de critiques de plus en plus vives et nombreuses à l'encontre de la richesse scandaleusement provocatrice autant qu'illégitimement accumulée, lui et les siens commencent à être saisis par une certaineculpabilité (crainte?), et allument des contre-feux, en continuant à soigner leur image, comme ils le font à travers leurs actions de charity business, de philanthrocapitalisme, quand la bonté privée prend le pas sur la simple justice...
_Comme dit JL Morlie, "Warren Buffett veut plus d'impôts pour les riches, cette information est reprise partout; Paul Jorion – lui-même – porte Buffet au rang des initiateurs de l’abolition des privilèges : les Aiguillons, Noailles, et Beauharnais. Jorion utilise toutefois le mot « initiateur ».
___Le psychodrame n’était donc pas complet ? Comme le rappelait Vingtras, sur son blog Mediapart, la nuit du 4 août fut un enfumage. Naturellement, ici, nous penserons que Jorion considère l’affaire Buffet comme une priseélégante, à utiliser dans le but de faire "valdinguer" ce système bien au-delà du tapis, tout évitant de nous laisser réduire en bouillie dans l’inévitable écrasement de ses forces brutales. Dans le but d’entrainer un effet de bord , examinons la manœuvre y appliquant l’algorithme de Debord : Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images..."
Du bluff donc, du grand spectacle... "S'il y a d'abord une opération de bluff que veut monter Buffet, c'est bien celle-ci, à savoir qu'après avoir voulu se persuader que sa classe avait gagné la guerre et que ça y était, il pouvait à présent dormir sur ses deux oreilles de Mickey, le voici à jouer les "débonnaires", les "papa gâteaux". Comme dirait Soros, un autre "débonnaire" .."Warren est rusé" : il sait que s'il ne lâche pas un peu la corde, elle risque de casser et alors, Adieu la terre ! la classe d'en haut s'envolera à tout jamais." (PIM) _________________ -Des riches veulent passer à la caisse __-Rusés richards
-Taxer les riches : cosmétique libérale ou justice sociale ?
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L'heure des leurres

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'heure des leurres

Des statistiques problématiques
________ Une aubaine! le chômage baisse un an avant la présidentielle
Ça tombe bien. Mais pour combien de temps, dans ce yo-yo permanent?
___ On connait la chanson, qui revient périodiquement
Re-la-ti-vi-sons!
____ Il y a tout lieu de penser à un certain et subtil camouflage dans ce nouvel effet d'annonce.
Il importe d'être prudent et de chausser ses lunettes critiques.
Quels sont et que valent les vrais chiffres du chômage?
____ Difficile à dire. Même les économistes ne sont pas d'accord. Les chiffres présentés officiellement ne sont que partiellement fiables, sont loin de rendre compte d'une réalité beaucoup plus complexe et beaucoup plus brouillée que celle qui nous est présentée dans les communiqués, même commentés. On ne compte pas les jeunes non indemnisés, les "vieux" dispensés de recherche d'emploi, les RMistes non inscrits ou encore ceux qui, par lassitude, abandonnent le pointage : un bon million de personnes en plus, selon Fabienne Brutus à une époque. Total estimé : 5 millions de chômeurs en France. 19 % de la population active.
. ___ Le non emploi ou la précarité généralisée tend à devenir de plus en plus le régime normal, surtout chez nombre de femmes,.
__ Est-ce un virage ou une stabilisation?

Les chiffres du chômage font le yo-yo. Du mieux en novembre 2015, du moins bien en décembre et, finalement, une baisse de 0,8% du nombre de demandeurs d’emploi en janvier 2016. Les chiffres ont été dévoilés ce mercredi par le ministère du Travail. Sur un an, la tendance reste tout de même à la hausse, avec 1,8% de chômeurs en plus.Il est bien trop tôt pour parler d'une inversion de la courbe du chômage. Il s’agit plutôt d'une stabilisation. Et cette embellie du mois de janvier pourrait être trompeuse : la Dares – la direction des statistiques de l'emploi, un organisme indépendant – indique dans son état des lieux à fin janvier 2016 qu’un nombre important d’inscrits à Pôle Emploi est sorti des statistiques pour défaut d’actualisation. En clair, des données pas à jour qui pourraient fausser partiellement ces bons résultats...
_Ces chiffres clai
ronnés sont parfois le résultat d' obscurs calculs, d' un bazar statistique, dont l'instrumentalisation politique, électoraliste n'est pas absente..
____Si l'on en croit un observateur attentif, les prétendus vrais chiffres chômage, ce serait 7600 chômeurs de moins, mais 323400 radiations.

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Publié par Celmar

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