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Reconversions lucratives

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Petits boulots

« Alors moi, en 2012, j’aurai 57 ans, je me représente pas. Et quand je vois les milliards que gagne Clinton, moi, je m’en mets plein les poches ! Je fais ça pendant cinq ans et ensuite je pars faire du fric comme Clinton. »
( Nicolas S.)
 

________Pas facile de retrouver un job quand on est soudain sans emploi ou que l'on doit se reconvertir dans la précipitation d'un départ programmé ou pas.
Du moins pour la majorité du commun des mortels.
On pourra dire qu'on  peut toujours rebondir si on a une bonne capacité d'adaptation ou de résilience.
Mais changer de boulot ne va pas toujours de soi, surtout dans les circonstances actuelles, où la précarité tend à devenir un mode d'existence.
_Pourtant, certains se sont bien débrouillés, profitant de relations privilégiées tissées par amitiés particulières ou par intérêt, de carnets d'adresses bien remplis.
Par exemple, Tony Blair ne s'est pas laissé aller à l'inaction, il fait de très bonnes affaires depuis son départ de 10 Downing Street: les cheikhs ne sont pas avares de chèques.
En Italie,  Romano Prodi a été engagé par Goldman Sachs en tant qu'international advisor. Rien que ça!  
Proche de la gauche chrétienne syndicale, l'ex-chef de gouvernement belge Jean-Luc Dehaene a longtemps présidé le conseil d'administration du canard boiteux Dexia.
__ A l’heure du déjeuner, le 11 octobre dernier, M. Nicolas Sarkozy a fait à New York son entrée dans le circuit très lucratif des conférenciers de prestige. Les propositions de prestations de ce type (rémunérées aux alentours de 100 000 euros) afflueraient déjà sur le bureau de l’ancien président de la République française : selon le magazine L’Express, il en aurait reçu « soixante-dix depuis son départ de l’Elysée, en mai dernier » (3 octobre 2012). Pourquoi alors se faire du souci pour l'avenir?
Lui qui avait tonné contre les paradis fiscaux a maintenant moins de scrupules.
__Beaucoup d'anciens gouvernants européens font vraiment de bonnes affaires, à croire que leur fonction politique n'était qu'un tremplin vers les hautes sphères de la finance, des affaires, de fructueux business.
Un cas d'école: depuis 2005, l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder représente la société russe Gazprom au conseil de surveillance du North-European Gas Pipeline, consortium russo- allemand chargé de la construction et de l'exploitation d'un gazoduc. Il a été placé à la tête de cette société dont il avait lui-même négocié la création comme chancelier. Il est fort, ce Gerhard, tout SPD qu'il était! Il fait de juteuses affaires, tout comme son ancien ministre J. Fischer.   
Clinton a montré la voie en se contentant de distribuer de temps en temps une parole en or, faisant des conférences hautement rémunérées pour le monde de l'entreprise.
Sans parler de Aznar et de Berlusconi...
Non, vraiment, au vu de ces édifiants exemples, chacun devrait se dire qu'il n'y a pas de fatalité.
Quand on veut , on peut...
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L'île mystérieuse

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 
 
Ils ont voté
                       Ces élections législatives anticipées font suite au départ du premier ministre, poussé à la démission après la révélation de son implication dans le scandale des Panama papers. Les Islandais avaient alors découvert les montages offshore de l’homme politique et de sa femme pour échapper à l’impôt. Mais au-delà du cas du premier ministre, c’est la classe politique dans son ensemble qui est remise en cause dans l’île, secouée par les crises et des difficultés économiques depuis l’effondrement de son système bancaire en 2008.
                Les pirates ont fait un tabac, mais ils n'ont pas vaincu.
                                        Mais les partis traditionnels sont érodés.
         La petite Islande ne cesse de nous étonner, pas seulement au football..
     Une île pour nous encore un peu énigmatique.
                                 Qui revient de loin...
        Effondrée économiquement il y huit ans par une crise qui l'a touchée au coeur, ruinée par des prédateurs financiers qui l'avaient mise à genoux, elle s'est révoltée de manière courageuse et originale, souvent citée en exemple. Elle avait tout compris.
   Elle a fait le ménage, autant qu'elle a pu, et s'est relevée sous l'action d'une intense vie démocratique
             __Une île a la possibilité de nous faire un peu rêver, jusqu'à devenir mythique.
Bien souvent elle  nous intrigue, pour les expériences qui peuvent y être tentées, comme en circuit fermé, loin des vieux continents, comme un espace des possibles.
Pour la Corse, la constitution audacieuse de Rousseau est restée célèbre, au XVIII) siècle.
Cuba fut envisagée au début comme un lieu de régénération révolutionnaire après la corruption de l'ère Batista et l'hégémonie américaine.__
                  Certes, l'Islande n'a rien de paradisiaque. Elles est plutôt austère et rude, dangereuse parfois...
        Mais elle est habitée par un étonnant petit peuple, qui pourrait encore nous apprendre beaucoup.
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Obama, faute de mieux

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(c'était en 2012...)

Points de vue américains____________


  Obama… par défaut ?

  __Obama a été traité injustement par ses adversaires, pendant cette campagne.
Mais un campagne présidentielle Outre-Atlantique n'est jamais un long fleuve tranquille. Elle peut être d'une violence inouïe où tous les coups sont permis.
Surtout en période de crise, d'incertitude, de doute de soi d'un peuple qui sent son hégémonie en péril, l'avenir lui échapper. Le rêve américain se brise, exaspérant les extrêmes. Surtout quand un président est de couleur, ce qui est encore mal accepté par l' électorat le plus conservateur. Il a été l'objet de nombreuses caricatures,  parfois racistes, avant et pendant cette campagne, surtout de la part de la droite républicaine la plus conservatrice, du soldat Ryan ou même de Clint Eastwood.
Le débat de fond a été plus que décevant, c'est un euphémisme, même sur la question de la dette , pourtant ancienne et cruciale. Le débat se ramenait le plus souvent à un pugilat à coups de millions de dollars. La campagne la plus chère qu'on ait connue.
__________Pourtant Obama n'est pas exempt de critiques légitimes
Au début de son mandat, il avait assez de latitude pour faire des réformes de fond et pas seulement marginales, dans le monde d'une finance dévoyé.
Il a fait marche-arrière sur certaines de ses promesses, souvent otage des lobbies, et n'a pas provoqué en temps opportun les ruptures nécessaires.
Ce qui fait dire au bon observateur de son pays qu'est John R MacArthur que finalement ce président aura été une belle fable...
Pour Benjamin Barber, ancien conseiller de Clinton, c'est un joli symbole
"Le plus gros problème d’Obama, c’est qu’en quatre ans, il n’a pas fait grand-chose, même si ce n’est pas complètement de sa faute. Je blâme surtout le système politique américain qui a été créé pour ne pas marcher. Sans une supermajorité au Sénat (100 élus) et au Congrès (435 représentants), n’importe quel Président aurait du mal à faire passer ses projets. Et encore. Il lui faut composer avec les intérêts régionaux qui obligent ses propres élus à prendre des positions contraires parfois aux intérêts de son parti. Ce système a été imaginé au XVIIIe siècle par des gens qui avaient peur d’un pouvoir central trop fort. Du coup, ils ont parié sur le fédéralisme, la décentralisation du pouvoir avec un Sénat très puissant où les petits Etats peuvent bloquer les plans du Président et des régions les plus peuplées ou une Cour suprême qui peut également tout arrêter...", dit-il
JR Mac Arthur estime que   "Le financement des campagnes américaines est corrompu" et que Obama, produit d'un système verrouillé, est largement une illusion.
____Fera-t-il mentir ces jugements sévères dans les quatre ans à venir et que deviendra le modèle américain?
 Obama 2.0” est prié de ne pas décevoir
 Le casse-tête commence...

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A en mourir?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 De la censure à la soumission
                                  On n'aura jamais fin d'apprendre auprès de ces deux visionnaires:
  __ Orwell a toujours à nous parler sur toutes les formes de novlangue et de soumission volontaire
___Huxley n'a rien perdu de son actualité
                     Il fonde sa dystopie sur l’aspect utopique d’une société-monde profondément anesthésiée par le progrès scientifique et technique de l’an 600 après Ford.
            La fabrique du consentement est de plus en plus sophistiquée et discrète...Le citoyen tend à s'effacer au profit du consommateur.

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             Se distraire à en mourir (par Neil Postman)

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[Merci à O.Berruyer]

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Eloge du service public

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Certains font de la résistance...______________________

__"Les entreprises nationalisées ont eu pour vocation de suppléer aux insuffisances du marché, d'être le fer de lance d'une politique économique démocratique, d'assurer des missions de service public, de favoriser l'égalité des citoyens, de jouer un rôle d'aiguillon social. Or aucun de ces objectifs ne constitue plus la priorité des gouvernants, une partie de l'opinion s'est mise à douter qu'ils restaient accessibles, et la vente des entreprises nationales a semblé constituer un gisement financier facilement exploitable. Pourtant, privatiser, c'est oublier ce que soixante ans au moins d'histoire économique ont enseigné." (S.Halimi)

___A l'heure où les services publics sont en danger, menacés de privatisation, parfois plus que rampante, de perdre leur spécificité, de se diluer dans le monde du profit à court terme et généralisé...
____A l'heure où l'ouverture à la politique générale de la Commission européenne est orientée vers une gestion purement libérale, marchande, des services, quel que soit le domaine: la Poste,  la SNCF,  la santé , (à l' hopital) ... ou tout semble se réduire « à l’aune des impératifs financiers et des suppressions de postes », car  "l’offensive actuelle sur les services publics, poussée par les lobby des transnationales, vise à repousser les frontières de l’échange marchand et à permettre ainsi aux actionnaires de mettre la main sur des gains et des rentes générés par des investissements publics que le privé n’aurait jamais pu, ni voulu, porter... dans la plupart des cas, les réformes permettent, souvent au nom du service public, de socialiser les pertes (les impôts payent les entreprises pour éviter les coupures d’eau et d’énergie) tout en privatisant les gains. Il s’agit d’un véritable hold-up sur la richesse collective ! Dans ce modèle, les services publics deviennent des entités économiques soumises aux lois du marché et de la rentabilité maximum à court terme. Ils doivent donc se débarrasser de toute activité de redistribution qui fausse nécessairement la concurrence.."
►_____A l'heure où l'on ne parle que de RGPP, de  New public management ou de lean management,  de retrait de l'Etat défaillant...
______________________________....Il existe heureusement encore un certain nombre de personnes qui ont compris l'importance sociale de leur fonction et qui trouvent, par choix, malgré les difficultés et les vents contraires, la force et la volonté de poursuivre leur activité de service du public, qui ont intégré l' idée que leur mission n'est pas d'être rentables, de gagner beaucoup d'argent, mais de fournir un service d'une certaine qualité à la collectivité, qui ne se mesure pas toujours avec les outils des technocrates. Le  souci des autres ne connaît pas la règle à calcul...
Des héros?...Non, des citoyens.

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Duel au sommet

Publié le par Jean-Etienne ZEN

...Pour la Maison Blanche

                                                       Le processus électoral aux USA est comme une alchimie complexe et anachronique: 
       Les élections sont devenues catastrophiques, désolantes.
                                                                            Pas très Hillarantes.
              Qui en dit long sur la dégradation de l'état politique des USA, en crise profonde.
                   Un processus peu démocratique, où aucun problème de fond n'est analysé et soumis au peuple, reproduisant l'hégémonie d'une caste américaine.
     Du spectacle. Mais du spectacle triste.  
           C'est un grand barnum, où l'inattendu est ordinaire. 
    On a les mêmes à la maison, ou presque.... 
Mais  Il y a eu des antécédents: Les élections américaines de 2016 ont surpris avec l'irruption de candidats « anti-système », le démocrate Bernie Sanders et l'inclassable Donald Trump. Mais rien à voir avec la surprise Roosevelt, effet de la désastreuse politique de Hoover, dans une crise autrement plus profonde et dévastatrice. Faut-il croire que l'Oncle Sam soit au bord du gouffre pour se donner des hommes à la hauteur?
    Il faut remonter à 1828 pour observer une séquence comparable.
C'est la victoire d'Andrew Jackson, que l'on qualifierait aujourd'hui de « populiste », au demeurant l'un des principaux présidents du XIXe siècle avec Jefferson et Lincoln.
     Dans la longue liste des présidents américains,  certains furent  bizarrement élus, notamment le self made-man  Jackson.
                       Une élection complexe
                                              Désireux de garder la mainmise sur le choix du président et de limiter son pouvoir de nuisance, méfiants également à l'égard du vote populaire, les délégués de la Convention de Philadelphie ont imaginé une élection très complexe à deux niveaux :
  1– les citoyens élisent dans chaque État des electors (« grands électeurs ») en nombre égal au nombre de sénateurs et de représentants de l'État au Congrès (aujourd'hui, cela fait un total de 538 personnes, y compris les trois electors du district fédéral de Washington. La majorité absolue est de 270 voix).    L'élection a lieu traditionnellement le mardi qui suit le premier lundi de novembre (désir d'éviter la Toussaint catholique, de faciliter les déplacements des fermiers éloignés du lieu de vote, qui entament leur voyage jusqu'au lieu de vote le dimanche...).
  2– les grands électeurs n'ont mandat que pour une élection. Ils se réunissent à leur tour le lundi qui suit le deuxième vendredi de décembre pour choisir le futur président.__Dans les premiers temps, les grands électeurs étaient libres de leur choix : le candidat qui recueillait la majorité de leurs suffrages devenait président et le second vice-président. Ainsi, en 1796, s'impose une cohabitation difficile entre le fédéraliste John Adams et son vice-président républicain-démocrate Thomas Jefferson. 
  À l'élection suivante, pour éviter la multiplication des candidats, les élus fédéraux des deux partis constituent un caucus (une réunion informelle) et choisissent chacun leur candidat, en invitant les grands électeurs à suivre leur choix.
   Il n'empêche que l'élection de 1800 se solde par une mauvaise surprise : Thomas Jefferson arrive ex-aequo avec le médiocre sénateur de New York Aaron Burr en nombre de grands électeurs ! Il appartient à la Chambre des représentants de les départager. Après 36 tours de scrutin, Alexander Hamilton convainc les représentants de donner la primeur au plus intègre, soit Jefferson. Il paiera de sa vie son intervention : le vice-président Burr le tuera plus tard en duel.
Duel entre Alexander Hamilton et Aaron Burr le 11 juillet 1804, d’après une peinture de J. Mund.
    En conséquence de quoi les candidats à la présidence ne tardent pas à prévenir de qui sera leur vice-président en cas de succès : ainsi peuvent-ils ratisser plus large en formant un « ticket » avec une personnalité d'une région ou d'une sensibilité différente de la leur (par exemple, Ronald Reagan, ancien acteur établi en Californie, choisit un patricien de l'Est, George Bush, comme vice-président).
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Course au moins disant salarial

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Mauvais diagnostic, erreur politique ou dérive libérale?_____________


« Les gens se demandent où je vais, où je les mène. C’est légitime. » (F.Hollande)

_________Profitons donc de cet espace de légitimité...
La politique étant l'art du possible, le passif étant si lourd, on pouvait s'attendre à ce que les dernières élections ne nous fassent pas entrer comme par enchantement dans des lendemains qui chantent.
 Mais, cédant au chant(age) des pigeons, le rétropédalage actuel, décrété provisoire, laisse perplexe.
___Une seul leitmotiv prévaut maintenant, revenant comme une incantation sans clarté: la com-pé-ti-ti-vi-té
La nouvelle religion impose "un transfert de fiscalité des entreprises vers les contribuables et la puissance publique, longtemps demandé par le patronat, auquel se résout la gauche." Comme si toutes les entreprises était logées à la même enseigne, comme si depuis vingt ans, la France ne diminuait pas les charges des entreprises, dans le cadre d'une concurrence européenne qui, par défaut de solidarité et de concertation attendues, pousse au  dumping  sous toutes ses formes.
__En Europe, chacun importe l'austérité de l'autre.
  Le Bureau international du travail insiste sur le fait que les "réformes" allemandes ne peuvent pas être généralisées à toute l'Europe. Il explique que l'Allemagne est même en grande partie responsable de la crise actuelle dans la zone euro ! « Comme les coûts unitaires de main-d’oeuvre en Allemagne ont baissé par rapport à ceux des concurrents durant la décennie écoulée, il en est résulté des pressions sur la croissance dans ces économies, avec des conséquences néfastes pour la viabilité des finances publiques. Et, surtout, les pays en crise ne pouvaient pas recourir aux exportations pour pallier l’insuffisance de la demande intérieure car leur secteur manufacturier ne pouvait pas bénéficier de la hausse de la demande globale en Allemagne ».
____Il ne faut pas être grand clerc pour estimer que "cette spirale de baisse des salaires ne peut guère que prolonger et aggraver la crise européenne en nourrissant la dépression qui entraîne déjà la zone euro vers le fond."
 Comme le remarque un lecteur de Alternatives Economiques, " ...Il est faux et archi-faux de dire que les marges des entreprises se sont effondrées. Il y a éventuellement un problème dans le secteur manufacturier (encore que la ventilation des données de branche dans la comptabilité nationale soit sujette à caution. Si l’on regarde en terme de VA l’industrie ne représenterait que 12 % alors qu’en terme d’emploi - où la ventilation sectorielle est plus fiable - on est à 20 % et encore sans tenir compte de l’intérim). Mais les mesures prises par le gouvernement n’est pas centrée sur ce secteur manufacturier. Elle créera un gigantesque effet d’aubaine pour toutes les entreprises de services qui n’en avaient pas besoin et sera tellement diluée pour les entreprises industrielles qui en auraient eu éventuellement besoin qu’elle n’aura aucun effet" (Fred 31)
______Et si, plutôt que de se focaliser sur le coût du travail, on s'intéressait à celui du capital, comme le reconnaissent aussi certains socialistes?
« En l'espace de douze ans, la part des revenus distribués par les sociétés non financières a pratiquement doublé par rapport à leur excédent brut d'exploitation (EBE), et presque doublé par rapport à leur valeur ajoutée brute (VAB), déjouant donc la coupure avant/après la crise, au point d'absorber plus des 4/5 de leur EBE ... Crise ou pas crise, la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires du capital affaiblit leur capacité à faire face à tous les aspects de la compétitivité ». 
  En 2010, les entreprises ont dépensé plus d'argent en dividendes qu'en investissement productif. Les dividendes se sont élevés à 210 milliards d'euros. Mais il n’a été consacré que 182 milliards d'euros aux investissements. La marge de financement est large.
__Le problème est donc plus complexe que ce que nous disent les économistes appointés par nos chaînes nationales et les journalistes perroquets.
______________La "baisse des charges" ( le vocabulaire n'est pas neutre: les charges sont une partie du salaire) ne serait-il pas que le sous-produit de la pensée libérale? 
A l'heure où des économistes modérés de pays anglo-saxons sonnent le tocsin, ne serait-il pas tant de revenir à un peu de raison?
Beaucoup s'interrogent: le socialisme ne serait-il plus qu'une doctrine morte?
_____________
-Un ouvrier français coûte cinq fois plus cher qu'un roumain
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Du grec, ma soeur...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 
Du passé faisons table rase!
                                                         Foin du latin et du grec, ces vieilleries...
-____On n'arrête pas le progrès.. Nos zélées zélites en sont convaincues, qui ne jurent plus que par les maths et les sciences... 
       Comme si les uns excluaient les autres.
   Pourquoi passer du temps à  cette lanque donnée à la naissance?
Il faut rendre l'école prag-ma-tique! Des savoirs faire, pas des savoirs. Et le passé ne compte plus.Peu importe qu'on ne sache plus beaucoup écrire et que l'usage des mots laisse à désirer...
    Supprimons les vieilleries! les apprentissages morts...
_____Il faut en finir avec le latin et le grec
    Et  puis, il y a facebook..tout ça..C'est plus cool.

    "...Le latin et le grec, disent-ils, ne font que renforcer les inégalités sociales et bloquent l’intégration républicaine. Ils perpétuent des aristocraties académiques indignes de la démocratie du savoir, et empêchent les collégiens d’accéder aux matières utiles à la vie comme la conduite automobile, l’éducation civique et sexuelle. Litterae non dant panem. Ces langues misogynes réduisent la femme à une harpie ou à une ancillaire. Kakon anankaoion gunè ! Et qui, sur Facebook et Twitter parle latin ? Il n’y a même pas de mot pour désigner Internet en latin. Même les catholiques n’ont plus la messe en latin. Veut-on conserver le privilège ultramontain ? Quant au grec, ses locuteurs ne vont-ils pas sortir de l’Europe, et n’ont-ils d’ailleurs pas abandonné le grec ancien il y a des siècles ? Quod periit, periit !.."
_____Vive le français approximatif et empirique, le globisch et la programmation! 

                             Mais pourquoi renoncer à notre ADN?
 
Pourquoi donc continuer à enseigner le latin et le grec, se demandent Alain Rey et Gilles Siouffi ?

Vanessa Moley voit dans leur petit livre une contribution originale au débat, instructive mais aussi, ce qui est plus rare, utile.

Les auteurs revisitent les liens parfois inattendus entre le français, le grec et le latin. Ils rappellent que les langues sont aussi le résultat de choix délibérés...

De la nécessité du latin et du grec

  Aux origines de notre langue

 

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Guerre 14-18: on peut encore en mourir

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 
« Contre la guerre. À ses victimes

À la fraternité des peuples. » (Dardilly)__

Si on connaît le premier mort de la Grande Guerre, cette dévoreuse d'hommes, qui s'annonçait courte et (forcément) victorieuse, comme la dernière victime civile supposée, beaucoup d'autres resteront à tout jamais inconnus.

 Le dernier soldat  tombé n'est pas célébré, comme la masse des  autres, qui, au bord de l'Yser, dans l'Artois, la Somme, les Vosges ou l'Argonne, ne furent même pas identifiés, corps mêlés à une terre qu'on leur avait demandé de défendre pied à pied, pulvérisés dans cette guerre industrielle où l'artillerie fauchait aveuglément. ..Les  Fusillés pour l'exemple, français (comme Chapelant) ou non français restent une tache dans ce désastre à l'échelle européenne ... [On peut retrouver des traces documentaires de beaucoup de poilus disparus, avec le plus souvent un mention laconique signalant "mort de ses blessures"]
Les archives s'étoffent, générales ou plus précises, sur des faits de guerre connus ou moins connus.
___Les musées ne manquent pas, le plus connu étant celui de Péronne. 


___Cette guerre a laissé des traces, des séquelles marquent encore l'environnement et les sols. 
Des démineurs, parfois "volontaires de la mort" ont laissé leur vie, les munitions abandonnées ont fait des victimes civiles, agriculteurs, promeneurs, ou chercheurs imprudents...
_Les vestiges de guerre continuent à tuer
La pollution induite par les munitions abandonnées ou déposées sans précaution, à haute toxicité, est un problème, dans le Nord de la France.  
_____La Grande Guerre  pollue toujours, dans le Nord, la Picardieet ailleurs...
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Pour un rattachement de la France

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
...A la Wallonie.
                                   Un dernier pays résistait...
                                                                    Non! pas les Bretons, les Wallons.
                        
  On n'aime bien les Canadiens, mais.c'est à revoir.
                          
       Les empêcheurs de mondialiser en rond font parler d'eux. Déjà depuis César...
  
     Paul a parlé, sans peur et sans pression.
             
           Mais pourquoi donc?
     
       Le traité est cousu de fil blanc,

Magnette président?
                                
                     Wallons enfants!...♪♫
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Pour un rattachement de la France

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