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Bon à savoir

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Que serions-nous sans nos chers zémirs et leurs bons cheikhs?

                                                             Qui sont comme des Pères Noël.
        Des arroseurs appréciés.
                                                  Des partenaires intéress(é)ants.
                          Prêts à acheter  les bijoux de famille..
  La diplomatie grise à ses charmes, quel que soit le pays.
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__ Le prélèvement à la source est-il la meilleure solution fiscale?:



__ Les femmes ne sont pas à la noce en Pologne et en Hongrie..

__  Et après Mossoul?

__ L'effacement US est-il irréversible? 
                                      Est-ce la fin d'une époque?

__ Dette publique: la  Grèce n'est pas un cas isolé en Europe.

__ Ou l'on reparle des perturbateurs endocriniens..
                    Un bombe sanitaire
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Courte vue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
On n'est pas près de s'ennuyer...
____________________________Entre deux infinis, nous sommes comme des infirmes, des non voyants._______
Andromède (cliquez)
 ______Deux infinis, dont les dimensions peuvent sidérer ("effrayer" dit l'inventeur de la fameuse machine), l'imagination étant elle-même mise en défaut, comme le remarque Pascal, témoin d'une époque où la science copernicienne et galiléenne ouvre l'esprit à d'autres aspects jusque là insoupçonnés, Giordano Bruno osant déjà évoquer l'idée d'un univers infini...
...En attendant Hubble et SEM, pour des plongées autrement plus profondes dans les deux dimensions du réel qui nous entoure et dont nous faisons partie. Nous sommes nous-mêmes un monde infini de complexité (sans finalité) microbiologique, moléculaire et infra atomique.
Face à un monde devenu soudain énigmatique, non plus simple et rassurant, comme il pouvait l'être depuis Aristote, Pascal s'interroge, dans une problématique religieuse aujourd'hui absente des laboratoires et une poétique propre à réveiller les sens endormis, l' esprit sclérosé et l'imagination désarmée: Qu'est-ce que l'homme dans la nature...?
"...Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout. Infiniment éloigné de comprendre les extrêmes, la fin des choses et leur principe sont pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable, également incapable de voir le néant d'où il est tiré, et l'infini où il est englouti..."
Source: Maxiscience
___Nous vivons un peu comme des aveugles dans le champ clos de nos perceptions ordinaires, adaptées au monde qui nous entoure, s'imposant d'emblée à un esprit non critique comme simple et sans profondeur.
L'infini nous échappe, de par nos sens structurellement limités et en partie par notre intelligence naturellement infirme: que savons-nous finalement de la complexité de l'univers, et même d'une simple cellule? (Depuis Kant d'ailleurs, nous savons qu'un savoir englobant et fini, présupposant l'existence d'un super point de vue déjà constitué, ne peut avoir de sens. La recherche ouvre sans cesse de nouvelles portes en posant de nouvelles questions, toujours plus complexes.)
Nous ne voyons pas les ultraviolets, n'entendons pas les ultrasons, ne sentons pas certaines odeurs....
Nous sommes sensoriellement très démunis par rapport à certains animaux. Ces limites explicables peuvent être dépassées par l'intelligence, qui nous permet de "voir" plus loin, de concevoir partiellement la nature du réel et de nos cadres mentaux, d'abord ajustés à la vie pratique. L'étude du cerveau, cet univers lui tout seul, est un condensé d' hypercomplexité structurelle et fonctionnelle.
Igor Siwanowicz, 2010 Olympus BioScapes

_____Les outils d'observations, qui débloquent et stimulent nos savoirs, permettent l'ouverture sur un monde à la fois surprenant, fascinant, parfois presque inquiétant, mais aussi d'une beauté sans équivalent.
►Dans le monde de l'infiniment grand, la connaissance du plus lointain ne cesse de s'enrichir, de Galilée à Hubble, nous amenant à voir un monde toujours en gestation et à sonder des mutations révolues, dans l'immense forge cosmique (puisque plus on voit loin, plus on remonte le temps...) La splendeur de cette petite fraction d'univers accessible au télescope le plus puissant ne peut laisser insensible même le plus chevronné des astrophysiciens.
►Dans le monde de l'infiniment petit, nous sommes à même d'entrer dans le détail des cellules, des microbes: invisibles, mais innombrables, variés, essentiels à la vie et  étonnants. Le microscope ouvre nos yeux à la beauté du vivant. Déjà l'objectif macro nous révèle des détails insoupçonnés, offrant un spectacle parfois somptueux, insolite, baroque ou fantastique. (1)
La raison interrogative côtoie ici la poésie contemplative et peut déboucher sur le questionnement philosophique...
_____________________________________________Question en suspens: «...Toutes ces combinaisons infiniment fertiles de la matière, cette activité nucléaire des étoiles, ce bourdonnement électromagnétique des nébuleuses interstellaires, cette fièvre biochimique exubérante de l'océan primitif, tout n'aurait d'autre sens que de préparer l'holocauste nucléaire ? La conscience n'émergerait-elle - en quinze milliards d'années - que pour s'éliminer en quelques minutes ? L'univers engendre la complexité. La complexité engendre l'efficacité. Mais l'efficacité n'engendre pas nécessairement le sens. Elle peut aussi conduire au non-sens. Potentiellement, le conflit est inscrit depuis les temps les plus reculés, dans le développement de l'univers et l'édification de la complexité. Avec l'homme, il prend sa dimension tragique. Simultanément, une issue se dessine. Il revient à l'être humain de donner un sens à la réalité. Nous (notre génération) sommes les témoins et les acteurs de cette période de l'histoire où ce problème entre dans sa phase décisive. Si nous avons un rôle à jouer dans l'univers, c'est d'aider la nature à accoucher d'elle-même. L'être le plus menaçant est aussi le seul qui puisse faire réussir l'accouchement. L'intelligence n'est pas nécessairement un cadeau empoisonné. L'absurde est encore évitable. L'éveil de la jubilation est, peut-être, l'antidote le plus efficace. » (Hubert Reeves)

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Jusqu'où ira citizen Drahi?...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 ...Dans son irrésistible ascension médiatico-financière?
                                                                                          Il est (très) riche, il est discret, il est cosmopolite, il aime les affaires, en France ou à l'étranger, il veut agrandir sans cesse ses acquisitions
     Parti de rien, ce self-made man boulimique est un grand dégraisseur, ce qui fait plaisir aux banques, qui lui ouvre leurs coffres sans hésiter, même avec 50 milliards de dette.
   Il ne dédaigne pas les paradis fiscaux, habitant lui-même le paradis helvète. Pour des raisons qu'on devine.
   Il a appris les leçons de la crise financière: avec un peu d'audace, les banques peuvent être tenues par les c... Quand on contracte un petit emprunt, la banque nous tient, mais s’il s’agit d’un gros emprunt, c’est nous qui tenons la banque, parce qu'elle ne peut pas risquer de perdre une somme importante. 
     Too big to fall, comme on dit à Wall Street.

        A cheval sur l'écrit et le numérique, il rachète tout ce qu'il peut, même s'il ne connaît rien au métier de la presse, mais il peut ainsi imposer discrètement une censure efficace, surtout indirecte, car il détient le nerf de la guerre, comme le rappelle le journaliste Laurent Mauduit, qui a officié à Libération et au Monde, faisant le bilan de la concentration rapide et inquiétante et de la dépendance galopante de la plupart des grands medias, devenus marchandises.
     Pas forcément toujours très rentables, mais constituant un bon retour sur investissement, ne serait-ce qu'en terme d'image et d'influences...comme son partenaire V. Bolloré...et les autres. Une poignée de magnats se disputent la presse, sur les ruines de l'empire Hersant.
      Il bénéficie des aides de l'Etat et l'indépendance de la presse  semble  assez secondaire à notre docteur honoris causa de l'université hébraïque de Jérusalem, mais businessman d'abord.
      Des méchants le considèrent comme une poulpe médiatique à l'appétit sans limite.
Sa gourmandise semble ne pas avoir de limites, un peut comme JM Messier à une époque. Mais l'opacité est sa passion.
    Il a une vision très particulière de la gestion des ressources humaines, du rapport au pouvoir politique ..; et des lois de la gravitation: 
        Auditionné en en tant que président-directeur général du groupe Altice par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée Nationale, il défend implicitement pour la France une réduction du nombre de semaines de congés payés et une augmentation du temps de travail au nom de la compétitivité. « Les Chinois travaillent 24 heures sur 24 et les Américains ne prennent que deux semaines de vacances… », « C'est là, le problème pour nous… », affirme-t-il avant d'ajouter « Mon modèle, ce n’est pas les deux semaines de congés payés, mais par rapport à ceux qui travaillent plus, on avance moins vite : ce sont les lois de la gravitation, si vous le permettez… »
    On l'a décrit comme un magnat compulsif, qui semble faire du montage à la Ponzi.
      Tant que les banques font confiance!...Plus il emprunte, plus on lui prète..On ne prête qu'aux riches.
     Mais jusqu'où ira-t-il, notre financier aux montages financiers risqués?
           Les arbres, même géants, ne montent pas jusqu'au ciel.
                   Tout empire est mortel, surtout s'il est bâti sur du sable?
                        La voracité de l'appétit, la fuite en avant de Mister Drahi en inquiètent plus d'un, abstraction faite des blitzkriegs mortels pour l'information.
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Mastodontes financiers: danger

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Too big, too greedy, to be trusted?
_____________________________A la faveur de la crise financière, les banques les plus prospères, celles qui sont trop importantes pour faire faillite (too big to fail), donc devenues intouchables (too big to jail), bien qu'ayant été aidées très généreusement (Plan Paulson) comme Goldman Sachs, fleuron de Wall Street, ont encore gagné en taille et en puissance, en profitant notamment de la faillite des autres...Big is beautifull!
Goldman Sachs Tower N.Y.
____Il y a sur ce sujet une grande convergence des constats: la concentration financière s'achemine vers la domination de quelques mégabanques, qui se trouvent de moins en moins entravées, malgré quelques dispositions marginales et formelles.
La libéralisation financières a ouvert une boite de Pandore: " ...Des mesures libéralisant l’exercice de l’activité bancaire (mise en place du « Riegle- Neal Act » aux Etats-Unis (1994) et de la deuxième directive bancaire en Europe (1989), préparation du passage à l’Union monétaire...) constituent des éléments d’explication de l’accélération observée. La libéralisation financière s’est traduite par la disparition des barrières géographiques et par l’accentuation de la concurrence sur des marchés de plus en plus vastes où les acteurs nationaux ne bénéficient plus d’un poids significatif..."
  Cette  concentration-globalisation financière, avec ses immenses zônes d'ombre actuelles, pose des problèmes qui risquent de mettre en péril toute tentative de revenir à une économie réelle normale, de compromettre un peu plus toute régulation politique possible et de préparer une crise de plus grande ampleur encore. Si ces puissants groupes bancaires avaient des règles claires et des pratiques relativement transparentes, ce ne serait qu'un moindre mal, mais c'est loin d'être le cas. Ils retombent dans les mêmes ornières.
____ Cela commence  à inquiéter même les penseurs économiques les plus classiques . Par exemple l'Express, dans une de ses dernières parutions, s'alarme:
Ton univers impitoyable...
"Après les subprimes,une autre crise du même genre se prépare et si les Européens ne mettent pas en place des lobbies aussi puissants que ceux des Anglo-Saxons,, nous la subirons de plein fouet."  600.000 milliards!
Oui, 600.000 milliards, soit l'équivalent de 10 fois le PIB de la planète!, si l'on en croit les chiffres donnés par Christine Kerdellant dans l'Express du 14 novembre, c'est ce que représente le montant des capitaux en jeu dans le marché des produits dérivés, dont 90% seraient opaques, échappant à une quelconque régulation. C'est le "shadow banking", un système bancaire parallèle évalué à 67.000 milliards de dollars. Même s'il n'y a pas toujours convergence sur les chiffres, ce qui s'explique par les pratiques occultes dans le milieu financiers, c'est considérable et c'est un risque énorme, non seulement un manque à investir, qui pése indirectement sur le train de vie des Etats, en manque de ressources...
 __Selon Michel Barnier , Commissaire Européen au Marché Intérieur et aux Services, "le Shadow banking représente « entre 25 et 30% des actifs gérés par l'ensemble du système financier » , soit officiellement environ 46.000 milliards d'euros."
                       ____Cette estimation officielle est largement sous-estimée et Marc Roche, expert financier au Monde, auteur de l’ouvrage « Le capitalisme hors la loi » estime dans une longue interview accordée au Monde que "… la place    de ce que j'appelle le "capitalisme hors la loi", c'est-à-dire non réglementé, est désormais supérieure au poids de la sphère financière régulée et transparente. La crise des crédits à risque,subprimes de 2008-2009 a accentué le poids de cette économie souterraine, puisque ses acteurs ont pu compenser leurs pertes et garder leurs profits grâce au recours à cette finance parallèle, légale, mais profondément immorale : conflits d'intérêts, évasion fiscale, risques systémiques, impunité et âpreté aux gains. ».

A cela Marc Roche rajoute clairement «  Le recours aux paradis fiscaux, aux hors-bilans, aux sociétés offshore, à l'optimisation fiscale, aux liens étroits tissés avec les politiques ont    contribué à la crise de 2008-2009 comme à celle de la dette souveraine de nos jours. ». C’est logique, le Shadow Banking siphonne en fait l’économie  réelle en détournant délibérément l’argent du circuit traditionnel qui, lui, est surveillé et taxé....
______On parle de " de hors bilan, paradis fiscaux, sociétés offshore,  du grand fourre-tout de l’optimisation fiscale. En fait derrière ces beaux mots se cache en fait l’argent détourné aux Etats par le biais de l‘évasion fiscale et autres savantes turpitudes  financiarisées, des mafias des drogues et du sexe, des dictatures déchues, les mallettes et pots-de-vin des politiques, industriels et autres corrompus alimentent ce Shadow Banking. On doit également y trouver une part des milliards d’euros injectés par la BCE pour sauver le système bancaire traditionnel sous couvert d‘aide aux Etats européens. Il est clair qu’il doit être plus fourni en cash, si je puis dire, que le système  traditionnel alimenté par le crédit, le travail et la sueur des hommes et des entreprises de l’économie réelle.
Le Medef a fait clairement état de sa position à la Direction du Marché Intérieur et des Services de la Commission Européenne le 31 mai dernier dans  un un rapport de 5 pages. Le MEDEF rejoint la Commission Européenne dans « l’objectif d’assurer l’inscription dans le cadre des secteurs d’activités de financements européens de réglementations adaptées ». En fait, le shadow banking est tellement développé qu’il ne reste plus qu’à le légitimer en lui taillant un costume législatif sur mesure.
Le MEDEF reconnait que sous le terme générique de shadow banking se cache en fait une multitude de pratiques et techniques financières. C’est également la      reconnaissance noir sur blanc d’une « finance de l’ombre » comme le stipule le MEDEF. C’est aussi reconnaître que le système bancaire actuel n’est plus en mesure d’assurer une garantie  des investissements."
___________Le shadow banking est aussi dénoncé verbalement, seulement pour la forme,  par A.Merkel et la Commission européenne.
Ce système parallèle, où une douzaine de grandes banques sont impliquées, notamment Goldan Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan, Merrill lynch, Deutsche Bank, possédant de puissants lobbies. 
Même Mme Lagarde s'en est émue: " Il est curieux d'ntendre certaines dénoncer le caractère trop contraignant des nouvelles réglementations et de les voir dépenser des centaines de millions de dollars pour que des groupes de pression puissent y mettre fin." en ajoutant: "..Aujourd'hui, les structures que nous jugions nuisibles (en 2008) sont encore présentes."
___________Au-dessus des lois, on ne soupçonne pas toujours la finance de l'ombre, la finance noire.
La finance prédatrice ne baisse pas la garde, créant les conditions d'une nouvelles crise.
Comment cette situation pourrait-elle changer rapidement, quand la Maison-Blanche est si proche de Wall-Street? Obama évoquait naguère les "requins de la finance", mais il semble aujourd'hui paralysé, impuissant, ligoté.
Il y a des raisons d'être pessimiste.
Mais selon Joseph Stiglitz, le Minotaure n'est pas invincible...

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Points du jour

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__  Monsanto dans le box
                               Le géant n'est pas hors la loi
                                          Des citoyens se réveillent. Un lobbying en difficulté.
           La firme parle toujours de transparence...


__  Patrick Drahi: un appétit vorace 
                                                     La fuite en avant
                                        Un empire sur du sable?

__ L’Arabie saouditeberceau du wahhabisme et son prosélytisme politico-religieux

__ Alep: une autre vision

__  Grèce: le monde sans pitié de l'Eurogroupe

__ Une boîte noire à Bruxelles: les trilogues
                              Pour contourner les débats démocratiques.
....De la directive sur le secret des affaires à la réforme sur la protection des données personnelles, en passant par la fixation des frais d’itinérance pour les téléphones mobiles, le PNR européen (l’échange des données sur les passagers aériens) ou encore le « six pack » (ces textes qui ont renforcé la discipline budgétaire au sein de la zone euro)… Tous ces accords ont été sculptés au fil de ces trilogues opaques, parfois des nuits entières. C’est là, dans cette boîte noire inconnue du grand public, que les vrais deals politiques se font dans la capitale belge, ceux qui donneront la couleur politique du texte, pour le faire pencher un peu plus à gauche ou un peu plus à droite. En l’occurrence, souvent plus à droite....Ce rituel est informel. Son existence ne figure même pas dans les traités européens. Dans ces réunions, hébergées dans des salles du parlement, se côtoient quelques députés – en général les plus influents –, mais aussi des diplomates du conseil (l’institution qui représente les capitales à Bruxelles) et des fonctionnaires de la commission, entourés de leur batterie d’experts et de conseillers. Ils travaillent à élaborer, à l’abri des regards, des compromis pour finaliser un texte de loi. La durée de ces panels est variable selon l’ampleur des désaccords, de quelques minutes à de longues heures. En moyenne, quatre trilogues sont nécessaires pour qu’un texte débouche. Parfois, il en faut beaucoup plus.    La pratique connaît un succès foudroyant. Près de 400 trilogues ont déjà eu lieu depuis le début du mandat de l’actuel parlement, à l’été 2014. Il y en a eu plus de 1 500 durant le mandat précédent. Mais elle est aussi de plus en plus critiquée. « Les trilogues sont devenus une manière, pour les institutions de l’UE, de contourner les bonnes pratiques démocratiques et d’empêcher la participation du public. Ils contredisent les principes de transparence et de responsabilité définis dans les traités », s’agaçaient, dans une lettre publiée fin 2015, des dizaines d’associations, dont La Quadrature du Net en France, l’espagnole Xnet ou encore la plateforme bruxelloise Corporate Europe Observatory (CEO). « On est dans un régime bâtard entre la démocratie et la négociation commerciale », tacle aujourd’hui l’eurodéputé écologiste Pascal Durand, en référence à l’opacité des réunions...

__ La  BNP mise en cause

 __DD DD  Plus de 50% des hauts fonctionnaires de la justice allemande étaient d'anciens nazis durant des décennies

__ Statines toujours en question
                                                  De nombreux médicaments ne sont efficaces que chez une minorité de patients._____Dans Worried Sick, le professeur Nortin Hadler souligne l’impact de la présentation des résultats des études pharmaceutiques sur les effets attendus par les patients et même leurs médecins. Exemple : si les labos annoncent que les statines, molécules reines contre le cholestérol, réduisent de 36 % le risque d’attaque cardiaque, une manière plus concrète de présenter les résultats souligne que les patients n’ont qu’une chance sur cent de bénéficier de la prise quotidienne pendant plusieurs années de ces médicaments. Arte diffuse mardi un documentaire intitulé « Cholestérol, le grand bluff », un thème traité par Books dans son dossier de février 2013.___Cholestérol, de sérieux doutes, Books, février 2013.
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And the Loser is...democracy

Publié le par Jean-Etienne ZEN

-(C'était hier)

 
 
Le député boulangiste Déroulède et le député radical Clemenceau.

Que dire de cette parenthèse tragi-comique?...
___________Sous nos yeux incrédules et affligés (ou amusés), se déroule un duel qui pourrait être mortel s'il se déroulait au Bois de Boulogne.
Mais il est maintenant interdit.
Tout est donc symbolique, mais d'une rare violence, au sein de l'Union des Mauvais Perdants, et cela va sans doute durer et laisser des traces profondes.
____Si on veut être optimiste, on peut voir ce psychodrame, qui représente sans doute un tournant dans l'histoire de la droite française, comme le début d'une recomposition salutaire, un nouvel épisode depuis le départ du Général fédérateur, et l'interpréter:
►Soit comme un nouveau retour aux antiques querelles gauloises ataviques(1)
Il était une fois, en Gaule hollandaise, dans Lutèce déchirée par les luttes de factions, des combats fratricides pour la direction d'un clan.
Après la défaite de Sarkozix, chef de tribu ayant réussi à faire taire artificiellement de très anciennes divisions, la zizanie retrouva ses meilleurs jours.
 La bande n'en était pas au premier assassinat.
Les Romains, au loin, regardaient amusés, se réjouissant de ces luttes intestines, qui consternaient le bon peuple mais ouvraient un boulevard à leur appétit conquérant.

► Soit comme une version modernisée d'un drame shakespearien, avec ses tensions  et ses rebondissements tragiques.
 Un théâtre cathartique...
Nous serions à l' acte III
Nihil novi sub sole?
L'histoire souvent bégaie... 

_____ On se trouve désarmé face à tant d'irrationnel. Il est des moments où l'analyse politique classique est impuissante à expliquer certains débordements irrationnels, où les protagonistes, ci-devant alliés-ennemis, sont à la fois acteurs et victimes, creusant leur propre tombe en croyant sculpter leur statue. Lutte d'ego(s), qui ne restaure pas l'image ternie d'une politique qui devrait être au service de l'intérêt général.
On aurait besoin de psys au chevet de l'UMP...
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(1) Nos ancêtres n'étaient pas ceux que l'on croit... 
_____En attendant l'armistice, on peut toujours aller manifester pour exiger l'abandon de ces consternantes moeurs politiques, dignes du paléolithique, en espérant qu'une nouvelle constitution rende impossible ce type d'affrontement pré-présidentiel !
 Rendez-vous Rue de L'Avenir...
(Ici)__Ne pas confondre avec l'impasse de l'avenir...
 "Rien n'est aussi désespérant que de ne pas trouver une nouvelle raison d'espérer.' (Machiavel)

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C'est du propre!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

                                                        [Notes de lecture]
            La notion de propreté est présente dans notre langage quotidien de manière très fréquente, quoique souvent inconsciente.  
            Elle hante aussi nos valeurs et s'est installée dans nos jugements moraux, qu'on en soit conscient ou non. La métaphore de la tache s'est inscrite aussi dans les valeurs morales et religieuses. La pureté n'a pas qu'une connotation physique. Antithèse de la faute, du péché, elle peut prendre des expressions extrêmes, mythiques, quasi obsessionnelles, comme dans certains courants religieux.. La hantise de la pureté morale, sociale, raciale et politique peut parfois pousser au pire. L'obsession cathariste n'est jamais définitivement passée.
     Pour ce qui est de la propreté physique, corporelle et environnementale, on voit, à la lumière de certains historiens des moeurs, qu' elle varie beaucoup selon les époques et les cultures. Vigarello est un de ceux qui ont poussé le plus loin sur ce sujet des analyses souvent passionnantes, sur notre rapport au corps en particulier, et des représentations culturelles et morales qui y sont intimement liées, notamment le rapport à l'eau, qui n'a pas toujours été ce qu'il est aujourd'hui, dans sa fonction purificatrice.. Il souligne que:
 Dans l'éventail des conduites de soins, la prise en charge de la propreté et de la saleté corporelle constitue un ensemble de pratiques culturellement et socialement situées. Cette prise en charge s'ancre dans l'histoire du rapport de l'individu à son corps et à celui des autres. Elle sous-tend actuellement l'idée d'une intimité à protéger, à respecter, à dévoiler, à partager. L'appréciation du propre et du sale est une activité cognitive et émotionnelle visant à opposer, ordonner et hiérarchiser des perceptions d'objets ou de personnes. Les larmes, la transpiration, les excréments n'ont pas le même degré de saleté : la hiérarchisation des saletés corporelles repose sur les significations sociales qui leur sont attribuées. Chaque culture, en définissant ce qui est pur ou impur, contrôle les fonctions corporelles de l'individu 
    On peut faire l'histoire de l'hygiène du corps.
       Dans la  Rome antique, l'hygiène avait déjà sa place, sous des formes qu'on ne retrouvera plus au Haut Moyen-Age, malgré les efforts urbains commencés sous Philippe Auguste, qui voyait l'urgence de l'organisation d'une certaine propreté des rues.
   Plus tard, à Versailles, l'hygiène n'était que relative.
         Le rapport à l'eau varie étonnamment d'une période à l'autre, jusqu'à la généralisation et la banalisation de son usage domestique.
    L'hygiène du corps a connu bien des formes et des évolutions, jusqu'aux formes d hygiènisme  d'hier et d'aujourd'hui, dans ses aspects individuels et collectifs.
      Dans cette évolution, tous les sens sont concernés, jusqu'au jugement esthétiques moraux. Le sens olfactif, le  nez ,  est lui aussi subtilement impliqué..
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La faute à Robespierre...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 ...Retour de l'Incorruptible... sur la scène médiatique française
___________ Maximilien convoqué dans les débats d'aujourd'hui...
________________Au risque d'instrumentalisation et de caricature. 

 

____Personnage contesté, souvent idéalisé-sanctifié ou objet de détestation-diabolisation, notre Arrageois mérite mieux que cet excès d'honneur ou ces caricatures, si on relit l'histoire de la Révolution avec de bonnes lunettes, un distance correcte, pour sortir des images d'Epinal, des mythes et des reconstructions
Il revient ces temps-ci dans nos débats franco-français, en cette période de crise et de débats idéologique aigüs.
 "Il est de bon ton aujourd'hui, ce qui n'est pas chose nouvelle, de décontextualiser les événements, ou les idées, ou les actions des hommes, pour porter des jugements à l'emporte-pièce qui permettent à certains de se donner bonne conscience à peu de frais. Ou même tout simplement, commes vous le dîtes, de porter des jugements définitifs sur des choses que l'on ignore. Soboul rappelait que Robespierre était le seul homme politique français qui ait jamais été surnommé "l'Incorruptible", ce qui n'est quand même pas rien" dit un internaute 
Le premier qui sort ses griffes est notre incontournable-philosophe-médiatique, qui, depuis peu, déboulonne à tout va (après Freud et d'autres... Mais n'est pas Nietzsche qui veut...) .
Onfray, souvent excellent par ailleurs, se paie maintenant Robespierre, sans grand souci de nuances et de contextualisation. Un tyran, dit-il, tout comme Mélenchon, ou vice-versa...car celui-ci se réfère à celui-là.Et alors?
_____Robespierre, saint et martyr? non, mais tyran, voilà une image qu'on croyait révolue...
 Plutôt un homme complexe, certes, mais révolutionnaire cohérent, prenant à la lettre le Contrat Social de Rousseau, qui "croit tout ce qu'il dit", comme disait Danton (ou Mirabeau?) en forme de critique (ou d'hommage?)
L'homme de la Terreur? Une erreur...en tout cas une vision simpliste. Sans être le modèle de pureté parfois imaginé, son rôle a en tous cas été amplifié.
Ni ange, ni démon, mais seulement vertueux , passionné de justice (abolition de l'esclavage), soucieux de mettre en cohérence les principes et les faits, jusqu'à une certaine rigidité, contrairement au vénal Danton.
 L'enfant vertueux d'Arras , l'Incorruptible, comme on disait, "fut d’abord consterné que la révolution de 1789 n’eut été qu’une bagarre pour le pouvoir entre la bourgeoisie d’affaire et la noblesse en place, sur le dos du peuple manipulé, ce tiers exclu qu’il entendait défendre. Il fut seul à dénoncer l’hypocrisie de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, qui reconnaissait la liberté et l’égalité en droits de tous les citoyens tout en divisant les dits citoyens en catégories selon leur argent. Le concept de liberté se limitant quant à lui aux blancs non-ouvriers puisque les noirs étaient esclaves et que les ouvriers se voyaient interdits de coalition" (loi Le Chapelier)
____Onfray est justement contesté pour ses approximations et ses amalgames polémiques.
Le rôle de Robespierre pendant la Terreur a été diabolisé. L'histoire a  largement repris les caricatures diffusées, jusque dans l'enseignement scolaire.
Etienne Chouard apporte une  clarification nécessaire.
 Henri Guillemin donne sur Maximilien un éclairage inédit (et ICI)
Emporté dans le  maelstrom des événements exceptionnels qui se précipitaient, partiellement victime de rapports de force et de la tempête qui lui échappaient, il se défendra jusqu'à sa chute des accusations dont il était l'objet. ___________________________ 
- Parcours et discours (1)__-Actualité de Robespierre __- Robespierre, le mal aimé 
- Robespierre, un moralisateur incompris____________________________
Le débat est ouvert:
http://www.xn—lecanardrpublicain-jwb.net/spip.php?rubrique58 
http://www.xn—lecanardrpublicain-jwb.net/spip.php?article378
http://www.xn—lecanardrpublicain-jwb.net/spip.php ?article523
 http://www.xn—lecanardrpublicain-jwb.net/spip.php ?article543
http://revolution-francaise.net/2011/09/11/448-une-revolution-paysanne

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Merci pour ce moment...de confidences

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Le capitaine de pédalo aurait-il perdu les pédales?
                                                                                     Un Président devrait dire ça:
         "... Non, je ne me livrerai pas en pâture à l'opinion publique, je ne céderai pas à la pression médiatique,  à l'obscène curiosité publique, au désir de paraître, à l'auto-justification politique. Je préserverai soigneusement des indiscrétions mes problèmes personnels, qui ne doivent en rien interférer avec ma fonction républicaine.....Je ne ferai pas étalage de mes goûts personnels et de mes avis subjectifs et donnerai la priorité au dialogue politique avec le peuple qui m'a élu pour l'éclairer sur mes choix et préparer l'avenir...."
       On attendait peut-être un livre sur le bilan lucide  du quinquennat finissant, sur les leçons à tirer de l'action gouvernementale, sur la difficulté et le courage de gouverner, sur le sens, les succès, les échecs et les limites de l'action politique...
              Consternation (même) au palais.! Il a parlé, cédant à des caprices monarchiques:.
                               « J’aurai vécu cinq ans de pouvoir relativement absolu, finalement, puisque c’est aussi ça la Ve République. J’impose à mon camp, qui n’y aurait sans doute pas consenti naturellement, des politiques que je considère comme justes. »
      Un aveu. Le palais est devenu un piège, l' exercice de la fonction présidentielle, trop solitaire et inadaptée pour nos temps complexes. Il est temps de repenser une constitutions nouvelle. 
         On peut concevoir qu'un chef d'Etat puisse écrire (ou dicter) ses mémoires, à ses risques et périls. On peut y apprendre un peu..beaucoup. Chez  De Gaulle, Churchill...même dans les écrits de César...à condition de les confronter aux faits réels et d'avoir un oeil critique sur ces tentatives partielles d'auto-justification, donc de distorsions des faits et de partialité fatale.. On peut admettre qu'un chef d'Etat puisse écrire pour faire état aux citoyens, mieux qu'il pourrait le faire dans un discours officiel factice ou une conférence de presse convenue, de la situation qu'il affronte, pour en présenter les données et les problèmes, dans une perspective strictement politique.
      Mais de là à se livrer intimement, qui plus est dans l'exercice de son mandat, qui plus est de manière informelle à des journalistes peu contrôlés...il y a un monde. On ne gouverne pas avec des états d'âme. Un exercice forcément périlleux, mal perçu.et contre-performant. Le jeu de la confidence est toujours problématique. L'espace privé ne se livre pas impunément aux masses. 
     On s'interroge...Fatigue? Crise de narcissisme exacerbé? Ultime appel au secours?
    Il a perdu les pédales sur son pédalo, qui n'a plus de boussole ou qui navigue à contre-courant.
       Un naufrage, diront les plus sévères. Ou:indigne de la fonction. Ou alors affligeant...Ou un constat indirect d'impuissance, faute d'un projet volontariste.
        Il pédale dans la choucroute. 

       Il nous avait prévenu: je ne suis pas unPrésident socialiste.

          Le virage attendu n'a pas eu lieu.
                    Moi, Président, promesses tenues?.. 
                                   Décidément, rien ne s'est passé comme prévu, ....La météo ne fut pas bonne dès le départ. Rain man n'a pas eu de chance. Les dieux l'ont abandonné...
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Lire le Traité

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(C'était hier...)

 
 Simples notes sur le TSCG (suite)

▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬  __ « Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre ». (F.Hollande_Discours du Bourget)
 __« Les deux partis conviennent que le traité européen tel qu’il a été convenu par le sommet du 30 janvier 2012 et signé le 2 mars dernier est inacceptable. La vision purement budgétaire et disciplinaire qui est celle du traité déboucherait sur une austérité et une récession généralisée ». (Accord signé le 9 mars 2012 entre le MRC et le Parti Socialiste.Martine Aubry a signé au nom du parti)
__ "J'entends encore : mais qu'est-ce qui a changé depuis le mois de juin, puisque le texte du traité est identique ? Mais tout. C'est l'économie générale de la réponse à la crise qui a été bouleversée", ( M. Ayrault, invoquant les nouvelles dispositions avancées par la Banque centrale européenne (BCE) et son président, Mario Draghi.)
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►Dans le petit monde des économistes sociaux-démocrates modérés et au sein de la gauche elle-même, le débat se poursuit sur ce Traité, objet de discorde, sans doute pas explicable en quelques minutes.
 __________Il faut lire le TSCG, conseille Lordon, " pour se faire une idée assez exacte d’où en est la politique en Europe et de ce qu’elle n’hésite pas à faire prétendument en notre nom", en mettant en exergue la langue de bois et en soulignant les enjeux essentiels qu'on s'acharne à masquer. Quand on ne s'attaque pas aux causes de la crise, on a peu de chances de guérir le mal et la potion peut l'aggraver .  L'Europe libérale du libre-échange s'est toujours appliquée à jeter un voile sur ses dysfonctionnements:
"... La prémisse réside dans le constat que nous vivons une de ces époques historiques de surendettement généralisé – et passons sur le fait que ce surendettement de tous les agents (ménages, institutions financières, Etats) est le produit même du néolibéralisme… – : les ménages se surendettent sous l’effet de la compression salariale ; les banques se surendettent pour tirer, par « effet de levier », le meilleur parti des opportunités de profit de la déréglementation financière ; les Etats se surendettent par abandon de recettes fiscales sous le dogme de la réduction des impôts (pour les plus riches). De cet énorme stock de dette, il va bien falloir se débarrasser. Or la chose ne peut se faire que selon deux options : soit en préservant les droits des créanciers – l’austérité jusqu’à l’acquittement du dernier sou –, soit en allégeant le fardeau des débiteurs – par l’inflation ou le défaut. Nous vivons à l’évidence en une époque qui a choisi de tout accorder aux créanciers. Que pour leur donner satisfaction il faille mettre des populations entières à genoux, la chose leur est indifférente. C’est à cette époque qu’il faut mettre un terme.
Changer d’époque suppose en premier lieu d’affirmer le droit des « débiteurs » à vivre dignement contre celui des créanciers à l’exaction sans limite. Seuls les fétichistes du droit des créanciers pourront s’insurger qu’on y attente, en tout cas qu’on lui en oppose un autre, pas moins légitime, et même beaucoup plus si l’on se souvient des origines de la dette. Où le parti pris acharné des créanciers nous conduit, nous ne le savons maintenant que trop. L’alternative est donc simplissime : ou bien nous poursuivons dans cette voie, par ailleurs exposée à la perspective d’un échec macroéconomique très probable, ou bien nous choisissons le parti inverse, celui des corps sociaux."
►__Le débat serait-il interdit  quand "rien ne ressemble plus à l’ancien traité que le nouveau. Il s’agit bel et bien du même document auquel a été rajouté un « pacte de croissance » sans engagement précis"?
► ____Au PS, il n'est pas toujours occulté, mais les positions ne sont pas concordantes: M.N.Lienmann ne veut pas renoncer à une "certaine Europe", mais elle considère que ce  traité est à renégocier:
 "... La crise trouve ses racines dans un constat plus fondamental : il ne peut y avoir une monnaie commune avec des écarts économiques et sociaux aussi considérables entre pays, et qui, de surcroît, s’accroissent de plus en plus. Mais là, ce sont bel et bien les fondements libéraux de l’actuelle construction européenne qui sont en cause.
 Le système libéral met les peuples en concurrence et non en coopération solidaire, il renforce le fort et écrase le faible, il accroît les inégalités entre et au sein des pays et il affaiblit la puissance publique, les outils de redistribution et les capacités d’arbitrage démocratique des citoyens. Voilà ce qui s’est passé et s’opère encore sous nos yeux, voilà ce qui a guidé les choix européens depuis plus de vingt ans et qu’il faut résolument changer.
 __On doit, dès à présent, faire de nouvelles propositions :
 - faire converger progressivement les politiques sociales : instauration partout de Smic nationaux, qui année après année, devront être augmentés en vue d’atteindre, à une date butoir, un Smic européen ; des règles communes antidumping social.
 -  harmonisation fiscale et véritable lutte contre les paradis fiscaux et autres méthodes d’évasion fiscale en Europe.
 - taxer les transactions financières, les transports poids lourds… pour constituer une ressource propre de l’UE afin de financer des politiques d’investissements de modernisation des régions européennes.
 - instaurer des politiques industrielles communes, par exemple dans le secteur des énergies renouvelables, des technologies du vivant et rétablir les aides publiques pour soutenir les filières industrielles, la recherche..."
►___Pour  Jérôme Guedj, ce traité " est une mauvaise réponse à la crise que traverse l'Europe. Le TSCG tourne le dos à l'origine des maux. Il dit que le seul mal dont nous souffrons est l'endettement trop important des Etats, et la mauvaise gestion des dépenses publiques. Il ne dit pas un mot sur la responsabilité des marchés financiers dans cette crise et sur l'absence de régulation. Il ne dit pas un mot non plus sur le rôle de la BCE qui doit soutenir les Etats, et sur la gouvernance au service de la croissance que doit adopter l'UE."
►__Pour d'autres,  il y a nécessité de créer " un pôle public financier (qui) permettra à la France comme aux Etats Européen de se libérer de la rapacité des marchés financiers  qui n’ont que trop parasité l’économie réelle. La France n’a jamais été aussi riche mais ses richesses n’ont jamais été aussi mal partagées. La priorité absolue devrait être d’éradiquer la pauvreté, la précarité et de relancer l’économie par le partage, et de mettre fin à ce pillage éhonté au seul profit des actionnaires-rentiers des grandes banques internationales. La captation et la confiscation des richesses produites, par un petit nombre de prédateurs au détriment des peuples deviennent la règle. Faut-il rappeler que les services publics sont la seule alternative à la monétisation et à la marchandisation de la santé et de l’éducation. Pour le secteur privé, un secteur public fort est une source de croissance, capable de fournir des services indispensables ainsi que de garantir les investissements d’avenir."

►__Pour J.Sapir,  les choix de François Hollande relèveraient d'un pari stupide
►___Contrairement à  Michel Rocard,  J.P. Chevènement dit « non » au traité budgétaire européen
►__Le débat est parfois vif _comme ICI_
"Le traité qu’on nous demande de ratifier est le même que celui que nous dénoncions pendant la campagne. Le rapport de force actuel en Europe est tel, les ultra-conservateurs étant ultra-majoritaires, que je m’étonne d’une telle confiance et d’un tel enthousiasme sur la suite des événements. Après Maastricht, on avait dit que ce serait l’Europe sociale. Après Amsterdam, on avait dit que ce serait l’Europe politique. À chaque fois, on avait des rapports de force bien plus favorables qu’aujourd’hui, et on n’a pas été en mesure de tenir ces promesses...."
►__Certains vont jusqu'à appeler le pacte budgétaire  arme de destruction massive de la souveraineté populaire et de la démocratie représentative
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___Les citoyens européens sont silencieusement privés de leurs droits par les institutions anonymes, explique l'écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger, _observateur critique d'une certaine eurocratie_dans un commentaire publié par le quotidien espagnol El País quotidien (27 septembre 2012) : _ "Apparemment, très peu de gens ont remarqué que depuis quelque temps maintenant, l'Europe n'est pas gouverné sur la base d'une légitimité démocratique de ses institutions, mais par une panoplie d'abréviations qui les ont supplantés. Aujourd'hui, ce sont le FESF, le MES, la BCE, l'ABE et le FMI qui devraient attirer les coups. Seuls les experts sont capables de décoder ces acronymes. Seuls les initiés sont conscients de qui décide quoi et comment à la Commission européenne et à l'Eurogroupe. Une caractéristique commune de toutes ces institutions est qu'elles ne figurent dans aucune des Constitutions existantes dans le monde, et qu'aucun électeur n'a son mot à dire dans leurs décisions. Le seul agent qu'ils écoutent est ceux que l'on est appelle "les marchés", dont le pouvoir se traduit par la fluctuation des cours des actions et les évaluations des agences de notation américaines. Le calme avec lequel les peuples de notre petit continent ont accepté la privation de leurs droits politiques est presque effrayant " conclut Enzensberger._____________
-Briser l'étau des marchés financiers __- Par quels moyens espèrent-ils sauver l'euro ?

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