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Pologne: histoire malmenée

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Pologne: histoire malmenée

Manipuler un passé qui ne passe pas.
------ Au moment où disparaît une grande figure du cinéma polonais, totalement et courageusement engagé dans son temps et l'histoire de son pays, on est en droit de se demander ce qui arrive au gouvernement actuel de cette nation, qui donne de la présentation d' une partie du passé récent de son pays une image détournée de son sens.
- A des fins de conditionnement partisan.
-- Cela n'étonne guère. Revisiter les faits significatifs du passé, pour leur donner le sens qui convient à la politique de l'heure, a toujours été la caractéristiques des régimes forts ou à tendance autoritaire. Rien à voir avec la méthode historienne qui ne peut progresser que par révisions constantes de ses interprétations précédentes pour les corriger ou les affiner.
--L'histoire, telle qu'elle est du point de vue des historiens du moment, peut être instrumentalisée par des élites pour conditionner les esprits avec une interprétation qui les sert, qui leur plaît ou qui les flatte. Bref, bidouiller le passé n'est pas très nouveau et s'insère dans un contexte politique et historique donné.
-- Le révisionnisme historique en Pologne est bel et bien en action.
--Mais ce n'est pas la première tentative. L'histoire idéologique est un vieux tropisme: le régime de Pétain en usait et en abusait, le Japon d'aujourd'hui fait silence sur un aspect de son passé militaire, Israël s'arrange avec une histoire souvent mythique...
--- Revisiter l'histoire, bidouiller le passé, l'idéaliser ou le diaboliser sont des tendances sur lesquelles il faut toujours veiller, car souvent la pure propagande n'est pas loin, au grand dam des historiens attachés à la vérité, même relative, même si elle dérange.
On peut se demander à bon droit où va la Pologne, au delà des dérives qu'elle connaît actuellement.
---- Le gouvernement polonais impose une relecture politique de son passé:
-Jacek Leociak ne décolère pas. Ce chercheur polonais, spécialisé dans la littérature de la Shoah et cofondateur du Centre polonais de recherches sur l’Holocauste à l’Académie des sciences, est « furieux » depuis que, le 16 août dernier, le ministre polonais de la justice, Zbigniew Ziobro, a présenté à la presse un projet de loi visant à protéger la « réputation » et la « dignité » de la nation polonaise.Adopté en conseil des ministres, soumis au vote du parlement la semaine prochaine, ce texte fait encourir une peine allant jusqu’à trois ans de prison et une amende à quiconque déclarerait publiquement que des Polonais – ou l’État polonais – seraient responsables de crimes commis par les nazis ou auraient collaboré avec eux.
Pour Jacek Leociak, cette tentative d’intervention dans le champ historique est inadmissible. « Je suis d’abord inquiet en tant que citoyen polonais. Ce projet de loi vise à empêcher le débat historique. Ce gouvernement n’est pas seulement en train d’essayer de contrôler la société actuelle, il vise également à contrôler son passé ! On se croirait dans le roman 1984, de George Orwell, où un ministère de la Vérité pouvait changer d’avis et réécrire ce qu’il voulait : “Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé.” C’est un mécanisme que l’on retrouve dans les régimes totalitaires. »
---- Espérons que l' opposition de masse contre les lois restrictives concernant l'IVG s'étende aussi à cette tentative de manipulation du passé.___________

-- L’inspirateur de cette régression – morale, intellectuelle et politique – s’appelle Jaroslaw Kaczynski. Il est le chef du parti PiS – Droit et justice – et, s’estimant volontiers directement en contact avec Dieu, il entendd gommer toute la complexité et les heures sombres de l’histoire de la Pologne pour en faire un parangon de bonté catholique, avec tout ce que cette obsession de la pureté comporte de dangerosité potentielle pour la démocratie.
Celle-ci passe, toujours, par la volonté de regarder le passé en face. La France en sait quelque chose : elle a parfois mis longtemps avant de s’y résoudre. La Pologne a été un pays doublement martyr, du nazisme et du communisme. Mais M. Kaczynski veut éradiquer la marque antisémite que recèle aussi son histoire. C’est une obsession chez lui. La semaine dernière, le gouvernement PiS a nommé Jaroslaw Szarek à la tête de l’Institut de la mémoire nationale. A l’encontre de tous ses pairs, cet historien nie la responsabilité de civils polonais dans le pogrom de Jedwabne, village de l’est du pays, dans lequel ont péri au moins 340 juifs en juillet 1941, dont 300 brûlés vifs dans une grange. Il s’agit de nier toute complicité, même indirecte, des Polonais dans la « solution finale...___________________

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Compétitivité à tout prix?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Compétitivité à tout prix?

La compétitivité, c'est maintenant...
_______________Une ardente obligation, comme le Plan, sous De Gaulle?

__La compétitivité est devenue un leitmotiv obsédant.

____La guerre est déclarée. La conquête des marchés est ouverte.
Guerre de mouvement ou de tranchées? Bridées par les contraintes imposées par ses institutions, ses règles et sa monnaie-carcan, l'Euroland risquent fort de faire du surplace, voire de perdre du terrain.
___Nouveau Graal? quadrature du cercle? ou mythe pour temps de crise qui s'approfondit, que le bon M.Trichet appelle gentiment "processus d’adaptation » (sic!)?
__►Madame Parisot affole le bon peuple: " L' angoisse des patrons est à son comble"! et annonce un "avis d'ouragan" et la nécessité d'un "choc de compétitivité", notion qui divise la majorité.
Diable! Certains pourtant voient l'avenir en rose et les rémunérations des PDG sont toujours plus élevées, malgré la crise.
__►De quoi parle-t-on? "Pour briser la spirale dépressive, il faudrait trouver de nouvelles recettes fiscales, faire supporter aux ménages les charges sociales qui leur reviennent, créer les conditions d'une croissance, tout en stoppant les délocalisations..."___Mais sans réforme fiscale profonde[Celle que Piketty avait élaborée], sans révision des règles du jeu européen et de leur carcan, sans remise en question du modèle de la mondialisation financière et commerciale débridée prônée par l'OMC, comment serait-ce possible? Ce ne serait que s'engager dans une nouvelle spirale dépressive. Et sur quels leviers de croissance pouvons-nous compter par les temps qui courent?
__►P.Moscovici veut mobiliser les énergies pour les futures batailles, en courtisant le Medef: " Le gouvernement est pleinement décidé à affronter le défi économique de la compétitivité, car ce n'est qu'en renforçant nos capacités de croissance que nous gagnerons la bataille de l'emploi". Mais il rassure en jouant sur les mots: "Ce que nous faisons en France ce n'est pas une politique d'austérité, c'est une politique de sérieux."
En tous cas, le gouvernement s'engage sur une voie étroite et dans la division, à contre-courant des promesses de campagne.
__►Jean-Paul Chifflet, le nouveau président de la Fédération bancaire française, renchérit dans l'incantation:« Il faut faire mieux, il faut faire plus, il faut faire plus fort »,
__►Mme Lagarde , qui n'a pas trop de soucis matériels (elle continuera, elle, à gagner 551 700 dollars par an (427 000 euros) — soit 11 % de plus que son prédécesseur), n'en est pas à une approximation près: "Un des signes avant-coureurs du succès de cette approche est la reprise des exportations. En faisant baisser les prix des facteurs de production, en particulier le prix du facteur travail, on espère rendre le pays plus compétitif et plus intéressant pour les investisseurs étrangers. On le voit déjà un peu au Portugal, en Espagne, et on commence à le voir un peu en Grèce" (sic!)
Suivons donc le modèle (?) grec ...et la logique imparable du FMI, même si elle est peu cohérente...
______"Comme l’euro est une monnaie qu’on ne dévalue pas, la relance des exportations doit passer avant tout par la baisse des prix. Celle-ci découlera principalement de la baisse des salaires, pas de celle des profits, laquelle serait sans doute moins « intéressante pour les investisseurs étrangers ». Et l’exemple de cette stratégie que recommande le FMI est déjà donné par les pays d’Europe du Sud. Ceux-là même dont une partie de la population plonge dans la précarité, voire la misère, du fait des politiques d’austérité recommandées par Mme Lagarde.
__Il y a peu, justement, le New York Times évoquait la situation de la Grèce. Et le quotidien américain insistait, presque surpris, sur le caractère intraitable du FMI, toujours demandeur de nouvelles baisses des salaires (et des pensions de retraite) à un gouvernement de droite, certes bien disposé à l’égard de l’institution financière et de la « troïka » (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI), mais un peu las de tailler à la hache dans les salaires, les emplois et les budgets sociaux d’un peuple déjà très éprouvé.
__« De nombreux Grecs parlent à présent de désordres civils quand le froid va s’installer et que beaucoup de gens ne pourront plus payer leur chauffage, indiquait le New York Times. Les prix de l’énergie, y compris de l’essence, ont augmenté, or les Grecs ne peuvent plus tirer sur leur épargne pour absorber ce genre de dépenses. Par ailleurs, on s’interroge sur la disposition de la police à maintenir l’ordre dès lors qu’elle aussi doit subir des baisses de salaires. La semaine dernière, des policiers qui manifestaient devant le bureau du premier ministre ont dû être repoussés par des brigades anti-émeutes. »
Sans sortir du modèle imposé par un euro fort, facteur de déséquilibre interne, sans avoir la volonté politique de sortir de la loi des marchés et sans instaurer une forme raisonnée et limitée de protectionnisme, comme le font les USA et la Chine, entre autres, il est sûr que la Bataille de la Marne n'aura pas lieu...
_______________________ ►Selon Gilles Ardinat, la compétition a été érigée abusivement comme norme au niveau des territoires:
"Ce ne sont plus seulement les économies qui doivent être en compétition. Le stratégie de lisbonne fixait en 2000 un "nouvel objectif" à l'Union européenne: "devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde".
__Les villes, les régions et plus seulement les nations devraient concentrer leurs énergies sur cet objectif prioritaire...selon les théories de management américaines: contrôle des couts de production, benchmarking, marketing territorial, recherche de capitaux ...Les territoires doivent se vendre. Ce que François Cusset appelle la foire aux fiefs: transposition d'une notion microéconomique dans la sphère politique; une analogie dénoncée par Paul Krugman:" La compétitivité est un mot vide de sens lorsqu'il est appliqué aux économies nationales." Un tertitoire ne se réduit pas à des données économiques, son action s'inscrit dans le temps long de l'histoire, pas dans l'immédiateté des marchés,dont la prospérité repose souvent sur un dumping généralisé, une réduction des salaires, etc...L'obsession d'une convergence des compétitivités sur le modèle allemand est une fable (1). Si tous les pays décidaient simultanément de contraindre leur demande, ils précipiteraient une grave dépression. Tout le monde ne peut pas dégager des éxcédents commerciaux en même temps..."
►___Pour Karine Berger, la réduction du prix du travail, presque toujours mise en avant, n'est pas une priorité: "La compétitivité française est un vrai défi dans les années à venir. Mais la compétitivité d'un pays, c'est d'abord sa capacité à produire de la richesse, à produire de la valeur ajoutée. Et la production de valeur ajoutée, c'est beaucoup plus des technologies, de l'innovation, de la productivité que des baisses de coût de production. Le vrai défi pour la France, c'est de relancer sa valeur ajoutée industrielle, et cela passe par des efforts d'investissements recherche lourds et risqués.__Par exemple, tout le secteur des énergies renouvelables est, à terme, un secteur à forte valeur ajoutée, mais qui implique des efforts de recherche, de développement, et c'est sur cela que la politique économique doit aussi faire des propositions. Par ailleurs, le paquet compétitivité du gouvernement essaiera de résoudre un autre problème de compétitivité de l'économie française qui est celui du financement de l'économie. Dans le contexte actuel, la compétitivité existe essentiellement par l'innovation technologique et la progression de la valeur ajoutée. Ce n'est pas moi que le dis, c'est Paul Krugman, prix Nobel d'économie."___Le choc de l'offre est une notion propre à fapper les esprit, mais sans grande consistance. ______________________________
- La compétitivité, ou la loi des multinationales__- Un choc de compétitivité pour les actionnaires ?
- Ce que serait un vrai « pacte de compétitivité »__- Le « choc de compétitivité », une idée paresseuse à enterrer __- Christophe Barbier, le petit soldat du « choc »

_________________

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Armer les enfants

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Armer les enfants

On n'arrête pas le progrès...

Il n'est jamais trop tôt pour bien faire.
__ C'est bien connu: plus l'apprentissage est précoce, meilleure est l'expérience future.
On trouve toutes sortes de joujoux éducatifs dans les supermarchés aux USA, pour la formation des gamins. Garçons et filles.
__ Pédagogie précoce. On ne sait jamais...
Après mon premier nounours en peluche ou ma première poupée Barbie,voici my first Rifle...Des heures de loisirs et plus, si nécessaire.
__ Les affaires marchent du feu de Dieu et on tient salon.
Même s'il y a quelques bavures...
____ Par ci ou, par là
Equipés jusqu'aux dents, du berceau à la tombe. Certains y pourvoient.
__ L'ami ennemi intime fait partie de la vie...
__________ Que disait Obama déjà?

A en pleurer! De chagrin ou de rage?...
____________________________

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Gare à la sécu

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Gare à la sécu

_Où va-t-on?
______Ce qui n'était jusqu'ici qu'une rumeur ou une supposition tend maintenant à se confirmer.
La santé sera-t-elle bientôt un luxe?
_____Ce n'est qu'un projet, mais en phase avec une politique générale favorable à un libéralisme généralisé dans tous les secteurs.
________________Bruxelles veut ouvrir la Sécurité sociale au privé

_____"Michel Barnier a présenté, en décembre 2011, sa proposition de directive sur la « passation des marchés publics, qui à l'époque n'a pas été remarqué
L'exécutif dirigé par José Manuel Barroso propose d'appliquer aux « services de sécurité sociale obligatoire » certaines règles propres aux marchés publics. En clair, introduire des mécanismes de concurrence au sein d'un secteur jusqu'à présent régi par le seul principe de solidarité.
Si ces dispositions étaient adoptées, ce serait un bouleversement complet. La sécurité sociale obligatoire (qui, en France, prend par exemple en charge les maladies les plus graves et les plus coûteuses) devrait faire l'objet d'un « avis de marché », chaque année, au terme duquel les pouvoirs publics choisiraient le meilleur des candidats. Aux côtés de l'opérateur historique (en France, des caisses d'assurance santé), pourraient s'inviter des opérateurs privés, par exemple des géants de l'assurance, comme Axa ou Allianz, pronostiquent certains des observateurs les plus inquiets à Bruxelles.
____Le texte est encore en négociation, mais la bataille n'est pas gagnée:
. D'après plusieurs sources proches du dossier, il est peu probable que le texte, vu l'ampleur des enjeux et la quantité d'amendements déposés, soit adopté à Strasbourg avant le début d'année prochaine.
Au-delà des allers-retours bruxellois, la proposition de la Commission entre en contradiction avec des pans de traités et autres jurisprudences, qui rappellent que la sécurité sociale est par essence un secteur « non économique ». En 1993, un arrêt de la Cour de justice européenne explique que les services obligatoires de la sécurité sociale, parce qu'ils mettent en place la solidarité à l'échelle de l'État, ne peuvent être considérés comme une activité économique (à télécharger ici). La Commission elle-même, par exemple dans une « communication » de 2007, estime que la sécurité sociale ne peut être « soumise aux règles du traité relatives au marché intérieur et à la concurrence » (lire page 5).
Bref, en toute discrétion, la commission, via cette fameuse « annexe 16 », opérerait une rupture radicale et contraire à l'esprit des traités." (1)
____Un peu gros, mais pas étonnant, après tant de tentatives de privatisations des services de la part d'une institution qui ne fait que suivre la volonté des marchés et les intérêts des lobbies pharmaceutiques et desassureurs privés, qui pullulent à Bruxelles. . La déconstruction est à l'oeuvre. Denis Kessler en est unartisan actif, sachant que la santé a un prix...La privatisation fait son chemin dans les faits et dans les esprits, insidieusement. Et le tendance est européenne, inscrite dans les dogmes de Lisbonne.
___Le libéralisme économique et son lean management produisent déjà des effets bien visibles, creusant les inégalités en matière d'accès aux soins.
__La menace existe bel et bien. Le vers est même dans le fruit. Le systeme marchand s'installe peu à peu. La privatisation des soins et de sa gestion est à à nos portes. comme la médecine à deux vitesses, son corollaire.
___La stratégie du pire a produit ses effets (que note la Cour des Comptes): " Si le gouvernement s'accommode de déficits à ce point abyssaux, c'est qu'ils servent un dessein même s'il n'est pas encore publiquement assumé : celui du basculement vers le privé d'un immense système solidaire qui, depuis la Libération, a échappé au lobby de l'assurance privée et que celui-ci cherche à grignoter progressivement, dans l'espoir, pour finir, d'un gigantesque « big bang » social.'
_____________Espérons que le projet Barnier ne verra pas le jour, malgré la TSCG, et que sera retrouvé le bon sens, qui veut que la santé, le "bien" le plus précieux, ne soit pas un bien marchand, même si la santé a un coût, pour éviter les dérives anglo-saxonnes, aux USA comme en UK.
________________________________________________________
___(i) Cet article a suscité de nombreuses réactions, comme celles-ci:
_-De kalimette: Je vis les "bienfaits" de l'assurance privée qui gère la santé tous les jours en Suisse. Cela donne des cotisations qui augmentent chaque année, pas de remboursements même avec une ordonnance du médecin, une franchise de 2200€ par an avec une cotisation mensuelle de 300€. La "saine" concurrence fait que leurs budgets sont plus consacrés au recrutement de nouveaux gogos (brochures luxueuses, mailing etc..) qu'à la santé elle-même. C'est cela que veulent les européens ? Je pense que si la commission européenne continue dans son libéralisme à tout crin, les peuples ne voudront plus de cette Europe ! Moi la première.

_-De POJ: Les textes ouvrant la sécurité sociale à la concurrence sont déjà en place dans le code français de la mutualité.

Article L.111-1 du code de la mutualié
Ces dispositions libéralisant le marché de la sécurité soociale en matière de maladie, vieillesse et chômage ont été prises par voie d'ordonnance par Lionel Jospin le 19 avril 2001. Elles n'ont donc pas donné lieu à un débat parlementaire.
Ordonnance n° 2001-350 du 19 avril 2001 relative au code de la mutualité et transposant les directives 92/49/ CEE et 92/96/ CEE du Conseil des 18 juin et 10 novembre 1992
Le groupe Malakoff Médéric met en oeuvre l'article L.111-1 du code de la mutualité et à Lionel Jospin et au PS qui ont voté la loi d"habilitation à légiférer par ordonnances.
Cette loi d'habilitation a permis au gouvernement de transposer 22 directives sans débat parlementaire.
Le texte de l'Ordonnance n° 2001-350 du 19 avril 2001 relative au code de la mutualité et transposant les directives 92/49/ CEE et 92/96/ CEE du Conseil des 18 juin et 10 novembre 1992 montre que tous les syndicats ont été consultés, en tant que gestionnaires des caisses de sécurité sociale.
__________________

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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Point d'histoire

Quand le Reich marchait à la pervitin.
___ Un Reich junkie.
____ Une Allemagne sous drogue dure.
__ Les grognards napoléoniens marchaient au mauvais rhum, les poilus de 14 tenaient grâce aupinard, de préférence bromuré, jugé fondamental par l'Etat-Major pour le moral des armées.
___ Avec les progrès de la chimie, grâce aux services de Bayer, Hoechst et les autres, toutes entreprises passées sous le joug du pouvoir, les troupes du Reich furent abondamment pourvues enamphétamines et ses dérivés (*), surtout quand il fallait rester éveillés plusieurs jours de suite, ardents dans les combats décisifs, résistants dans le froid sibérien.... La Blitzkrieg aurait-elle été la percée foudroyante que l'on sait, sans adjuvants chimiques?
__Conditionnés, fanatisés par un chef et une propagande souvent hystériques, pour les combattants les plus exposés, il fallait souvent ne pas dormir, ne pas souffrir, être performants. Les béquilles chimiques firent vite sentir leur nécessité, surtout aux moments les plus décisifs.
__ Le Reich était sous influence de produits commandés en masse par les autorités nazies, Göring étant lui-même pionnier en la matière.
__ Le Führer, lui aussi, usait et abusait de produits divers, sur les conseils du bon dealer "docteur" Morell, qui fit fortune, surtout à partir des premiers revers de 1941 en URSS et surtout après l'attentat manqué de 1944, jusqu'à la déchéance morale et physique finale. Hitler fustigeait les drogues en public, mais paradoxalement savait y recourir, lorsque sa santé déclina, s'enfermant dans le cercle vicieux de la chute.
__Un processus historique est engendré par des causes multiples. En deçà des décisions humaines existent des mécanismes qui ne sont pas toujours mis en évidence. On commence à mieux comprendre, grâce à l'étude de Norman Ohler, l'importance que l'industrie chimique-pharmaceutique a eu dans l'ascension, mais aussi dans le déclin du Reich, les décisions militaires aberrantes de Hitler, surtout dans la dernière année. L'auteur a fait une recherche très longue et quasiment inédite, amassant une quantité impressionnante de documents, sans pouvoir être exhaustif.
__ Les drogues de combat ont donc souvent eu un rôle décisif dans certaines opérations d'envergure, comme dans l'Afrika Korps, grâce à la perverse pervitine, à l'usage encouragé. Mais elles ne furent d'aucun secour pour éviter les désastres finaux, sinon pour atténuer les souffrances.
__Les adjuvants chimiques ont donc constitué une part des succès initiaux des armées du Reich.
___Ce fut la monstrueuse continuation de la politique d'expansion par d'autres moyens, une manière debooster des avancées euphorisantes, mais vite devenues des pièges mortels.
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Quand le Reich marchait à la pervitin.
Un Reich junkie.
Une Allemagne sous drogue dure.
Les grognards napoléoniens marchaient au mauvais rhum, les poilus de 14 tenaient grâce aupinard, de préférence bromuré, jugé fondamental par l'Etat-Major pour le moral des armées.
Avec les progrès de la chimie, grâce aux services de Bayer, Hoechst et les autres, toutes entreprises passées sous le joug du pouvoir, les troupes du Reich furent abondamment pourvues enamphétamines et ses dérivés (*), surtout quand il fallait rester éveillés plusieurs jours de suite, ardents dans les combats décisifs, résistants dans le froid sibérien.... La Blitzkrieg aurait-elle été la percée foudroyante que l'on sait, sans adjuvants chimiques?
Conditionnés, fanatisés par un chef et une propagande souvent hystériques, pour les combattants les plus exposés, il fallait souvent ne pas dormir, ne pas souffrir, être performants. Les béquilles chimiques firent vite sentir leur nécessité, surtout aux moments les plus décisifs.
Le Reich était sous influence de produits commandés en masse par les autorités nazies, Göring étant lui-même pionnier en la matière.
Le Führer, lui aussi, usait et abusait de produits divers, sur les conseils du bon dealer "docteur" Morell, qui fit fortune, surtout à partir des premiers revers de 1941 en URSS et surtout après l'attentat manqué de 1944, jusqu'à la déchéance morale et physique finale. Hitler fustigeait les drogues en public, mais paradoxalement savait y recourir, lorsque sa santé déclina, s'enfermant dans le cercle vicieux de la chute.
Un processus historique est engendré par des causes multiples. En deçà des décisions humaines existent des mécanismes qui ne sont pas toujours mis en évidence. On commence à mieux comprendre, grâce à l'étude de Norman Ohler, l'importance que l'industrie chimique-pharmaceutique a eu dans l'ascension, mais aussi dans le déclin du Reich, les décisions militaires aberrantes de Hitler, surtout dans la dernière année. L'auteur a fait une recherche très longue et quasiment inédite, amassant une quantité impressionnante de documents, sans pouvoir être exhaustif.
Les drogues de combat ont donc souvent eu un rôle décisif dans certaines opérations d'envergure, comme dans l'Afrika Korps, grâce à la perverse pervitine, à l'usage encouragé. Mais elles ne furent d'aucun secour pour éviter les désastres finaux, sinon pour atténuer les souffrances.
Les adjuvants chimiques ont donc constitué une part des succès initiaux des armées du Reich.
Ce fut la monstrueuse continuation de la politique d'expansion par d'autres moyens, une manière debooster des avancées euphorisantes, mais vite devenues des pièges mortels.
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Biobusiness

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Biobusiness
Gare au bio!

Entre le vrai et le faux
________________________Le bio est à la mode. Il gagne toujours plus les faveurs des consommateurs les plus aisés.
Avec excès parfois: on met le bio, notion équivoque, à toutes les sauces.
Avec raison aussi, car on sait mieux aujourd'hui que manger peut nuire à notre santé.
_____Mais il ne faut pas toujours s'y fier. La bio-étiquette ne fait pas le moine...
Devenue souvent niche commerciale, la filière bio-business connaît des dérives. Comme la bio-intensive.
Le marché du bio étant de plus en plus porteur, certains, peu scrupuleux, jouant sur les tendances et les angoisses, y ont vu une occasion de faire d'excellentes affaires, pas toujours très claires.
Mais il y a plus insidieux:
__"La vraie menace qui pèse sur le bio, ce n’est pas la fraude mais une entourloupe parfaitement légale, et même encouragée par l’Europe : le bio « industriel ». Un oxymore inventé par des puissantes coopératives agricoles liées aux géants de l’agroalimentaire.Une nouvelle réglementation, pondue par Bruxelles, a rendu possible cette dérive. Quand vous achetez votre poulet bio, vous n’imaginez pas un instant qu’il ait pu être élevé dans un poulailler de 25 600 places. C’est pourtant ce qu’autorise, depuis 2009, le logo « AB » revu par la commission européenne. Et du côté des pondeuses bio, il n’existe aucune limite de taille pour les ateliers...".
__De même " La grande distribution propose des produits bio importés de l’autre bout du monde, à l’empreinte écologique catastrophique, cultivés par des ouvriers sous-payés et revendus entre cinq et dix fois leurs prix d’achat."
_Il ne suffit pas de faire de la bio
"Le projet de la bio n’a de sens que dans le cadre d’une nouvelle politique agricole et alimentaire, ayant pour objectif de sortir toute l’agriculture de la pétrochimie, de garantir l’accès de tous à des produits alimentaires sains et diversifiés et de réconcilier les villes avec les campagnes environnantes."

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Au coeur des labos

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Au coeur des labos
Des paroles et des faits [Notes de lecture]

______ Dans la grande 'industrie, les dysfonctionnement et les conflits d'intérêts ne manquent pas.
L'industrie pharmaceutique n'échappe pas à la règle.
__ D'autant plus qu'elle est florissante et qu'elle jouit d'une clientèle quasiment captive, dans le cadre de la politique des Etats en matière de santé.
__ On a déjà beaucoup évoqué les pratiques peu orthodoxes de certains labos pharmaceutiques et, régulièrement, depuis la fin de la guerre, des scandales éclatent de l'affaire de la thalidomide à celle du Médiator
__ La puissance du lobby des labos a déjà souvent été mise en cause, par des institutions, même gouvernementales ou médicales, mais aussi par des particuliers. Tout le monde est malade en puissance et peut être confronté à des prescriptions de médicaments peu fiables, franchement inutiles ou défectueux, voire dangereux.
__ L'industrie pharmaceutique n'est pas une industrie comme une autre et devrait être mieux encadrée par la puissance publique, comme il est souvent rappelé, souvent en vain.
____________ Le sociologue Q. Ravelli vient de remettre à jour cette nécessité en analysant, de l'intérieur, le fonctionnement des dessous de l’industrie pharmaceutique , tel qu'il a pu l'observer sur le terrain, pointant l'abîme existant entre le discours, au nom de la santé et la pratique, qu'il peut noter.
_Il s'attache surtout à la question si discutée aujourd'hui des antibiotiques et notamment de la Pyostacine. D'où le titre de son ouvrage: La stratégie de la bactérie.
_Malgré ses manques, ses imperfections, ce voyage au cœur de l’industrie pharmaceutique est d'un grand intérêt et devrait réveiller les instances officielles qui souvent s'assoupissent...
_ Les conflits d'intérts sont si nombreux et souvent si masqués que ce contrôle est une tâche de tous les instants. De plus les labos ont des stratégies très élaborées et savent résister
_ De plus, dans cette industrie aux profits parfois exorbitants, quoi qu'elle dise, les prix sont fixés manière obscure.
___Alors qu'on nous répète régulièrement que les pratiques des labos sont contrôlées, on est encore loin du compte, d'énormes progrès restent à faire, leur intrusion subtile dans la formation et la pratique médicale reste à dénoncer encore. Même si c'est pire ailleurs...
_ Le malade n'est pas un consommateur comme un autre.
___________

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Le piège chinois

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Le piège chinois


_____________________Richesse privée et misère publique

___Le piège, ce n'est pas seulement la dépendance des USA par rapport à l'Empire du Milieu et vice-versa: d'étroits rapports économiques et financiers. La Chine finance une bonne partie de la dette de l' Oncle Sam, tant que le dollar est hégémonique, et lui vend quantité de produits bon marché permettant de réguler au plus bas la masse salariale des consommateurs américains les moins favorisés.
La Chine et les USA se tiennent par la barbichette. Malgré les tensions, les deux pays sont pour l'instant condamnés à vivre ensemble de manière dialectique, sinon conflictuelle. Le Tigre a su dompter l' Aigle.
______________Mais un piège existe aussi dans le fonctionnement interne de l'économie libérale-autoritaire chinoise, s'efforçant d'être toujours en pointe dans de nombreux domaines, condamnée à exporter, à développer une croissance ininterrompue générant de grandes inégalités, elles-mêmes facteurs de croissance. Les dirigeants chinois connaissent les fragilités structurelles du pays, qui entre dans une période difficile, mais ne savent trop comment sortir du piège pourtant sciemment construit.. La corruption continue, le progrès social est au point mort, malgré quelques ouvertures, suscitées par la crainte de révoltes fréquentes.
__ "Selon Robin Munro, le gouvernement chinois pourrait (même) se faire à l'idée de syndicats indépendants, pourvu que ces derniers s'abstiennent de contester le pouvoir politique. C'est précisément ce à quoi s'efforce le CLB, et ce qui explique peut-être que ses membres aient les coudées étonnamment franches sur le terrain. Reste à savoir si la corruption galopante et la montée en flèche des abus qu'elle génère ne sont pas en passe de déclencher un rejet massif - dont on ne voit pas comment il pourrait éviter d'être politique. "
__ Les débats en Chine, puissance fragile, sur les choix futurs, l'avenir du pays, filtrent à peine.
_____________________"...La direction chinoise s'est durant une génération attachée à la croissance économique aux dépens du reste. Deuxièmement, l'inégalité s'est généralisée à mesure que la Chine socialiste a brisé le "bol de riz d'acier" de la protection sociale. Troisièmement, la forte hausse d'une consommation privée ostentatoire s'est opérée aux dépens de l'investissement dans des biens communs tels que les retraites, la santé à coût raisonnable ou l'éducation publique. Quatrièmement enfin, les dépenses consacrées au surdéveloppement et aux projets futiles n'ont cessé de croître, tandis que les investissements nécessaires au bien-être général ont baissé.
La capacité chinoise d'exporter à bas coût a été rendue possible par une réserve inépuisable de main-d'oeuvre migrante. Résultat, une ville comme Guangzhou (l'ex-Canton), la plus grande du Guangdong, ressemble aujourd'hui à l'Arabie saoudite : elle présente un PIB par tête comparable à celui d'un pays à revenu moyen, mais les chercheurs estiment que 3 millions seulement des 15 millions de personnes qui travaillent chaque jour à Guangzhou en sont des habitants officiellement enregistrés.
Les autres n'ont aucun droit au logement, à l'éducation ou aux soins de santé, et vivent sur des salaires de subsistance. En Arabie saoudite, les travailleurs immigrés sous-payés sont attirés par la richesse pétrolière, alors que dans le Guangdong les travailleurs sont à la fois la source et le sous-produit de la richesse.
__Cette absence de protection pour la plupart des travailleurs contribue à renforcer l'autre jambe sur laquelle marche la croissance chinoise : le capital bon marché permettant d'investir dans les infrastructures nationales. Ne disposant pas de retraite, de soins de santé ni d'éducation assurés par l'Etat, les citoyens épargnent la moitié de leurs revenus pour se garantir en cas de coup dur.
Mais les banques publiques leur versent un taux d'intérêt artificiellement bas. Cela permet d'amasser de vastes quantités de capitaux que les entrepreneurs peuvent emprunter à faible coût pour ces investissements spéculatifs qui ont gonflé le PIB et parsemé le paysage chinois d'inutiles folies telles que bâtiments municipaux luxueux comme des palais, usines qui ne tournent pas et hôtels vides. D'après plusieurs études officielles, le nombre d'"incidents de masse" (manifestations violentes impliquant plus de 500 personnes) enregistrés par les autorités est passé de 8 700 en 1993 à 87 000 en 2005 et à 180 000 en 2011.
__Depuis quelques années s'est ouvert en Chine un débat sur la façon dont le pays pourrait échapper au piège de sa richesse. Beaucoup de ceux qui se revendiquent de la nouvelle gauche demandent des mesures capables de stimuler la demande intérieure afin d'éliminer les causes du mécontentement social. En tête de leur liste figurent l'augmentation des salaires, la fin des subventions artificielles aux exportations, l'accès aux services sociaux, la réforme du système hukou (permis de résidence) et la fin de la "répression financière" qui maintient des taux d'intérêt artificiellement bas.
Augmenter les salaires et laisser peu à peu le yuan s'apprécier seront déjà des opérations difficiles, mais mettre un terme à la répression financière des taux d'intérêt artificiellement bas touchera au coeur même des intérêts privés les plus puissants de Chine.
De surcroît, ces mesures ralentiront la croissance. C'est pourquoi nombreux à droite sont ceux qui cherchent une façon de rendre la richesse chinoise plus acceptable. Ils veulent privatiser les entreprises étatiques, inciter l'industrie à améliorer sa chaîne de valeur et développer des politiques à même de légitimer l'inégalité, qu'ils considèrent comme un élément essentiel pour aiguillonner le progrès.
Beaucoup applaudissent ce que l'universitaire chinois Xiao Bin vante sous le nom de "modèle du Guangdong", à savoir un autoritarisme souple qui permet une plus grande expression citoyenne sur Internet et autorise la société civile et les ONG à faire état de leurs préoccupations.
Wang Shaoguang, pour sa part, craint que, sans une tentative de grande ampleur de s'attaquer aux causes des désordres, tous ces problèmes ne fassent qu'empirer. "Les conseils de Galbraith n'ont eu aucun effet aux Etats-Unis, notait-il dans un essai publié en 2011, aussi la Chine socialiste devrait-elle faire mieux."
La crise financière a déclenché une crise dans le modèle de développement de la Chine. Les régions prospères comme le Guangdong ont été plongées dans le chaos sitôt que la demande occidentale pour les importations chinoises s'est tarie. Le phénomène a coïncidé avec le sentiment grandissant que les fondations traditionnelles de la croissance s'érodaient en raison de la hausse simultanée du coût du travail, du prix des terrains et des taux de change.
Les mesures massives de relance adoptées par la Chine ont été bénéfiques sur le court terme, mais ont exacerbé les déséquilibres à plus long terme. Certains intellectuels affirment que la "société du Xiaokang" évoquée par Deng a atteint ses limites naturelles avec des travailleurs migrants qui descendent dans la rue dont le nombre est sans précédent et des autorités qui émettent des opinions divergentes sur les politiques à adopter.
__Alors que leurs prédécesseurs devaient affronter les problèmes de la pauvreté et de l'héritage du socialisme, la nouvelle génération de dirigeants chinois qui accédera au pouvoir cet automne devra éviter le piège d'un marché qui produit - selon la formule de Galbraith - richesse privée et misère publique..." (Mark Leonard)

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Points du jour

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Points du jour

__ Maux de la malbouffe.
Manger autrement.
, En retrouvant le chemin de la bonne bouffe.

__ Allemagne: une transition énergètique discutée.
Un défi problématique.

__ Internet sous surveillance?...

__ Brexit : la City se prépare au pire
Rien n'est sûr.

__ La France plus gros distributeur de dividendes en Europe, loin devant l'Allemagne

__ Déserts commerciaux: une fatalité?
Le petit commerce est mort, vive le commerce de proximité...
Vers la généralisation du e-commerce?
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Obama: un bilan américain

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Obama: un bilan américain

(C'était en 2012)

Obama's Race

___________________Dernière ligne droite
_________Pascal Boniface a raison: Obama promettait beaucoup, mais est resté l'homme du verbe. C'est peu de dire qu'il a déçu.
Il a laissé passer le moment favorable pour mettre de l'ordre dans une finance dévoyée quand c'était encore possible et s'est montré, selon une longue tradition, trop faible avec Israël.
____La désillusion est vite venue.
Wall Street a eu le dessus en introduisant les hommes de la haute finance là où et quand il fallait pour neutraliser toute velléité de changement profond.
Il a tué l'espoir, estiment beaucoup d'Américains, malgré les annonces de campagne: “We don’t turn back. We leave no one behind. We pull each other up”
__Certains vont plus loin dans la critique.
La campagne réactive des dérives idéologiques jusqu'au ridicule et la mise en avant de la First Lady
renoue avec la politique spectacle la plus affligeante.

____Mais celui qui le remplacerait au Bureau Ovale ne laisse pas d'inquiéter...et W.St. se range à ses côtés.

La tentation du pire guette les USA. Romney, l'illusionniste, laisse entrevoir un possible cauchemar américain:
" Il est le visage d'une Amérique qui fait peur : farouchement conservatrice, obsédée par Dieu, fanatiquement contre l'État, fermée au monde et traversée de pulsions racistes."
______Alors, qu'est condamnée à choisir une petite partie du peuple américain, dans un système verrouillé? La (gentillle) peste ou le (terrible) choléra?
___ Ainsi que le souligne David Sirota, analyste politique de tendance libérale, sur le site Salon.com: "Ce débat prétendument titanesque ne porte pas tant sur la question de savoir s’il s’agit de punir ou d’enrichir encore plus les ménages des 1% les plus riches de la société (les deux propositions [des démocrates et des républicains] réalisent le second). Il s’agit plutôt d’une controverse minuscule afin de savoir si le code des impôts attribue à chacun de ces ménages [les plus riches] l’équivalent de un (le plan Obama) ou de trois (le plan de Romney) salaires de majordomes. Pour l’ensemble des autres classes de revenus, les deux propositions sont identiques…
Les deux partis proposent d’enrichir ceux qui sont déjà riches. Cela signifie donc que toute cette affaire n’est qu’une nouvelle tentative de cacher le monstre à deux t
êtes [les deux partis participant d’un même ensemble] derrière un masque faussement conflictuel.»
La démocratie américaine ne serait-il qu'un mirage, comme l'avait diagnostiqué John R.Mac
Arthur? ____________________________
- Barack Obama ou l'honneur perdu des Démocrates américains
-Impuissance d'un Président

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