Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Mali: on sait comment ça commence...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Il y a trois ans..)

 
 ...On ne sait jamais quand et comment ça finit...comme toute guerre

 Un engagement discuté
____________________Certes, "il fallait y aller...", sous peine d'effondrement du pays, avec lequel nous avons tant de liens, et de déstabilisation de la région. [carte]
Cela semble faire consensus.
Le Président, qui disait que "la France ne doit plus jouer le rôle de gendarme en Afrique", a déclaré que l’intervention militaire français au Mali consistait « à préparer le déploiement d’une force d’intervention africaine pour permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale"
Il a insisté sur la nécessité de rester dans le cadre des Nations Unies et de ne pas l’outrepasser. « Je rappelle que la France dans cette opération ne poursuit aucun intérêt autre que la sauvegarde d’un pays ami" .
Aucun intérêt? Enfin, pas tout à fait...
Le business n'est pas absent en arrière-plan. Il y a des raisons françaises de la déstabilisation du Mali.
__Les choses étant ce qu'elles sont, le Mali, son régime actuel (*) et son économie fragile étant ce qu'ils sont, le passé focardien étant ce qu'il est, l'aventure libyienne ayant produit les résultats qu'on sait, il était assez aisé de prévoir que le vaste et ouvert territoire saharien aurait horreur du vide...que l'embryon d'un nouvel état islamique pouvait se constituer au Nord-Mali.
L'ancienne puissance coloniale, comme les USA, ont aussi une part de responsabilité dans le pourrissement de la situation au Mali.(1)
__ Rien n'est simple, c'est un pari risqué et les buts de guerre, aux contours incertains, sont confus et flous.
L'engagement sera peut être plus long que prévu et la France n'aura peut-être pas les moyens de ses objectifs. 
Saura-t-on distinguer les terroristes des indépendantistes touaregs? (1) Ceux-ci redoutent les amalgames. La vengeance contre Touaregs est un risque.
C'est essentiel pour l'avenir. Un vrai défi.
__Rares sont ceux qui pour l'instant ne soutiennent pas l'opération:
 G.Kepel, qui pointe l'isolement de la France.
Villepin,qui se souvient de l'Irak.
Noam Chomsky, qui sait ce que signifient les guerres menées par son pays contre un terrorisme parfois instrumentalisé, parfois stimulé dans la lutte elle-même.
N.Mamère, qui redoute un risque de  « cancérisation » de la région due au jeu trouble des grandes puissances et des groupes djihadistes.
___Mais maintenant que le vin est tiré, il faut le boire...
En gardant à l'esprit que "la première victime d'une guerre, c'est la vérité" (Kipling)...ou le flou

_____________________
(*)  "... Un président par intérim, réfugié plusieurs mois en France après avoir été gravement blessé à coups de marteau ; deux premiers ministres en huit mois ; une armée divisée et corrompue ; une faction militaire qui continue à se considérer maître du pouvoir politique : le chaos est complet. Et il est tel que les États-Unis qui, depuis des années, investissaient dans la formation des militaires maliens (ils ont même formé l'auteur du putsch !), ont pris acte de l'échec de cette stratégie. « J'ai été profondément déçu de voir qu'un militaire que nous avons entraîné participe au renversement d'un gouvernement élu. C'est tout à fait inacceptable », avait à l'époque noté le général Carter Ham, qui dirige les forces américaines en Afrique.
Depuis, les experts et la quasi-totalité des acteurs internationaux convenaient que l'urgence était d'abord à la stabilisation puis à la reconstruction d'un pouvoir malien. « L'usage de la force doit être impérativement précédé d'un travail politique et diplomatique », notait par exemple en septembre l'International crisis group (leurs rapports et communiqués ici). « Il faut remettre sur pied les fondements politiques, institutionnels, sécuritaires et militaires de l'État malien pour permettre une reprise de contrôle progressive des trois régions du Nord », poursuit ce centre d'études.
C'est cette étape préliminaire que François Hollande a choisi d'ignorer. Et ce choix est sans aucun doute la cause de l'isolement de la France. « La résolution finale du conflit malien ne pourra intervenir qu'au travers d'une solution politique qui inclut une remise en ordre dans tout le pays et la prise en compte des préoccupations justifiées du Nord », a ainsi noté le ministre allemand des affaires étrangères qui, comme lors de la guerre en Libye, a exclu toute participation de l'Allemagne.
En novembre, le secrétaire général de l'ONU ne disait guère autre chose lorsqu'il se disait convaincu « qu'une intervention militaire dans le Nord, mal conçue et mal exécutée, ne fera que faire empirer la situation humanitaire et favoriser les exactions et violations des droits de l'homme ». Un avertissement également ignoré par la France. Les Mirage et les Rafale français anéantiront certes sans difficulté quelques bases islamistes, camps et dépôts de munitions.
Mais ensuite, le problème demeurera entier : quel pouvoir fantoche soutenir à Bamako, comment garder le contrôle d'un territoire plus grand que la France ? Il est vrai qu'entre-temps, la guerre aura bouleversé la donne. Comme ce fut le cas en Libye. Cette guerre libyenne qui est aujourd'hui la cause directe de tous les malheurs et dangers du Mali et du Sahel...." (F.Bonnet _Mediapart-)
________________________
- Début d’une guerre d’usure?
- Chronique d'une faillite programmée au Mali
- Comment reconstruire une classe politique totalement discréditée? 
- Les zones d’ombres de l’intervention française au Mali 
- La guerre des islamismes
-De la colonisation à la "coopération"
______________________________________________

Partager cet article

Repost 0

Ah! ces fonctionnaires...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 C'est une vielle chanson...
                         Mais elle prend de nouvelles paroles depuis un moment et elle change de musique par les temps électoraux qui courent.
      C'est bien connu, entend-on même dans les chaumières, surtout en période de précarité de plus en plus généralisée, au lieu de s'interroger sur les causes de celle-ci: les fonctionnaires sont trop nombreux, ils travaillent peu, quand ils servent à quelques chose, ils ont la stabilité de l'emploi, etc....
     Si on répète que les infirmières travaillent trop, que les policiers n'ont pas toujours la vie facile, que les juges sont en sous-effectifs constants, que le personnel des ehpads est débordé, qu'en psychiatrie, c'est la misère, que les professeurs des écoles sont sous-payés, etc...on ne se fait pas toujours entendre.
      Certains emplois, bien sûr, posent des problèmes de répartition, d'abus dans certains domaines, de pantouflage connu dans la haute fonction publique notamment, etc......
        Mais le programme de F.Fillon, déjà bien préparé par une gauche libéralisée, vise à les réduire drastiquement, à augmenter leur temps de travail et à remettre en question leur statut, à marche forcée, avec l'objectif-commando irréaliste de 100 milliards d'économie..
  (Sans évoquer les 60 milliards d'évasion fiscale annuelle qui manquent à la France, les aides à fonds perdus et à effets d'aubaine à de grosses entreprises, l'inégalité criante devant l'impôt, le montant astronomique de fortunes de plus en plus indécentes...)
   Non, il faut li-bé-ra-lis-er!
           C'est le leitmotiv. Sus donc sur les fonctionnaires, ces galeux dont nous vient tout le mal.
  Trop de fonctionnaires ?    il faudrait y regarder de plus près...
     Ce sont des nantis?: cette idée simpliste ne résiste pas à l'analyse. Il suffit de regarde les salaires à la Poste chez un personnel de plus en plus précaire.
   Le but du libéralisme financiarisé, dont l'Etat est le problème (comme disait Reagan), est de parvenir au plus vite à dé-fonctionnariser, désétatiser certaines tâches d'ordre d'intérêt public, comme on doit dire maintenant, selon la novlangue en cours.  Bruxelles défend ses fonctionnaires mais prône une ouverture libérale pour les autres, en la justifiant par les arguments en apparence de bon sens.
        Le journal Le Monde, pourtant peu révolutionnaires, c'est un euphémisme, s'est livré à une petite enquête qui dérange (un peu) bien des idées reçues:
        __Les fonctionnaires ne serviraient à rien
        __ Ils seraint trop nombreux:
   La France compte, en valeur absolue, le plus grand nombre de fonctionnaires en Europe. Mais, la France est également l’un des pays les plus peuplés d'Europe.. Ramené à la population, notre pays est donc loin d’avoir le plus grand nombre de fonctionnaires.
        __Ils auraient tous la sécurité de l'emploi
  Près d’un agent public sur six est un contractuel, soit une partie non négligeable des effectifs de la fonction publique. 20 % des contractuels n’ont pu occuper leur poste que trois mois en 2014.
        __Supprimer des postes dans le public en créerait dans le privé
  L'exemple du service des eaux en est un bon contre-exemple:  « La fourniture d’eau potable est l’exemple parfait du type de services que les collectivités locales ont privatisé et sur lequel elles sont en train de revenir. En privatisant ce service, les collectivités locales ont eu un vrai problème de suivi des coûts. Les entreprises privées leur facturaient des fuites d’eau àà réparer, des interventions préventives, etc. Impossible pour les collectivités locales de savoir ce qu’il en était vraiment. »
                    
         C'est bien connu, quand on veut tuer son chien...
_____________________

Partager cet article

Repost 0

Mon patrimoine, mon compte en banque

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Certains faits divers, qui font beaucoup de buzz, fonctionnent comme des paravents ou des masques

___L'affaire Depardieu,  celle d'Arnault et autres Mulliez ou Afflelou  sont finalement plutôt anecdotiques.
Ce sont des arbres qui cachent une vaste et sombre forêt.
Le problème est celui, crucial, de la convergence fiscale, souvent réclamée, jamais réalisée, malgré les voeux pieux, les petits livres verts, dans une Europe qui se voulait solidaire...
Elle débouche sur des régressions économiques et sociales et entretient la zizanie entre pays

__________Pourtant "...la recherche d’une harmonisation fiscale figurait dans le Traité de Rome de 1957. La fiscalité indirecte, pour des impôts tels que la TVA, était la plus concernée_-("elle fait peser un risque sur l'équilibre des économies européennes, voire sur le sens du projet européen"). La fiscalité directe (impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés…) l’était beaucoup moins dans la mesure où la souveraineté des Etats était réaffirmée et où l’unanimité était la règle pour l’adoption de tout amendement. Autant dire qu’on figeait la situation.
Pourtant, on aurait pu espérer que les pays membres évoluent progressivement sur la voie de l’harmonisation. Car il n’existe pas de coordination économique possible en Europe sans rapprochement des politiques fiscales. Pour construire et approfondir l’Europe, il fallait en passer par la fiscalité.
Mais c’est tout le contraire qui se produisit. Un conseil des ministres des Finances (Ecofin) en 1992 décida notamment que  l’harmonisation des régimes fiscaux des Etats membres, et notamment de la fiscalité directe, n’était pas une condition nécessaire à l’achèvement du marché intérieur. On s’en tiendrait, dans le meilleur des cas, à la coordination.
Toutefois, dans la mesure où aucune contrainte juridique n’était imposée, c’est bien le principe de concurrence qui l’emportait. Il aurait fallu octroyer à la Commission européenne des compétences spécifiques qui auraient permis de passer outre la règle de l’unanimité pour faire converger les fiscalités en Europe. Mais pour conserver la maîtrise de leur politique budgétaire, les Etats s’y opposèrent, et la France ne fut d’ailleurs pas le dernier à poser son veto...
...le résultat est là: sans poursuite vers plus de convergence fiscale, la coordination des politiques économiques en Europe est effectivement en panne. Ainsi, les candidats à l’exil fiscal peuvent-ils applaudir à la construction européenne qui leur permet d’utiliser en toute légalité les différentiels de fiscalité des pays membres et les mettre en concurrence au nom de la liberté de circulation des hommes et des services à l’intérieur du Marché unique. Gérard Depardieu est de ceux-là, comme beaucoup d’autres grandes fortunes pour qui «leur patrie est leur compte en banque», selon les termes de Benoît Hamon, ministre en charge de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation.
Toutefois, l’exil fiscal des particuliers n’est rien face à «l’optimisation» pratiquée par les entreprises, à la limite de la légalité mais pas franchement hors-la-loi. Google, au cœur d’une polémique, ne fait rien d’autre que de très nombreuses entreprises, qui s’établissent dans un pays pratiquant le dumping fiscal –à l’exemple de l’Irlande qui n’applique qu’un taux de 12,5% d’impôt sur les sociétés.
Ensuite, le génie financier s’exprime dans les prix de transfert. Les filiales implantées dans les pays où la fiscalité est la plus basse ont tout intérêt à surfacturer leurs services aux consœurs du même groupe installées dans des pays où la fiscalité est élevée. Ainsi, les sociétés les moins imposées sont les plus bénéficiaires, et les plus imposées n’enregistrent que des déficits ou presque. Enfin, un passage par un paradis fiscal... et les administrations fiscales sont bernées..."
Nouvelle version des arroseurs arrosés...
L'Europe joue contre son propre camp.
"... L’histoire revient comme un boomerang à la tête de ceux qui l’ont faite. Et de «découvrir» que les décisions auxquelles ils ont largement contribué, contre toute critique, facilitent la fuite fiscale. Depardieu pas bien? Evidemment! Mais pourquoi s’en offusquer quand on a soi-même largement participé à cette construction politique qui depuis des années permet aux multinationales de priver les recettes publiques de centaines de milliards d’euros à l’échelle de l’Union et favorise les délocalisations? Pourquoi aujourd’hui froncent-ils les sourcils au JT de 20 heures, après avoir accepté dans les années 1980 et 1990 une Europe qui permet les holdings « boîtes aux lettres » au Luxembourg ou aux Pays-Bas?.."
_____________________Les paradis, ces enfers citoyens, que l'on a répété maintes fois vouloir supprimer, ne se sont jamais mieux portés.
Certaines banques se spécialisent dans la pêche aux grosses fortunes sans que s'offusquent beaucoup les instances bruxelloises.
La concurrence n'est pas seulement fiscale, elle est aussi salariale, favorisant les délocalisations et affaiblissant les économies.
L'OMC, le bras armé de la concurrence dérégulée sans frontières, n'y voit rien à redire.
____________________________

Partager cet article

Repost 0

Mais, qui va garder le château?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 
C'est beau, Beaucé!
                            Mais faut bosser pour entretenir les lieux.
     Un manoir de cette valeur, cela demande du soin, du pognon, de la présence.
      Pénélope seule ne pourra y pourvoir.
           C'est surtout le tissage qui l'occupe.
    Pendant que François tisse sa toile de son côté, depuis quarante ans. Une persévérance graduée, obstinée,à toute épreuve.
   Avec son programme innovant, notre pilote chevronné compte bien casser la baraque, pour rénover son domaine, .
     Mais c'est pas gagné
         Un accident , une sortie de route, c'est vite arrivé.
Comme dit l'autre:
 Fillon sait bien qu’il ne suffit pas de faire la course en tête pour l’emporter sur la ligne d’arrivée. Flaque d’huile, casse mécanique, météo capricieuse… Un rien peut faire sortir un as du volant de sa trajectoire
    
 Le Grand Prix de l'Elysée n'est pas encore à sa portée.
    Certains attendent, en spectateurs mi-sadiques, mi-inquiets, l'accident de parcours. 
        D'autres sont moins timorés au vu des épreuves exceptionnelles inhérentes à ce type de compétition hors-norme.
 
          Il est vrai que la vitesse, mal maîtrisée, ne pardonne pas. Mais notre Fangio aurait une bonne assurance-vie et les soins post-traumatiques seront (peut-être) remboursés pas la Sécu...
                De toutes manières,pronostiquent des experts, les dégâts pourraient être sévères... 
_________________________

Partager cet article

Repost 0

Devenir arriviste...pour les nuls.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
...Quelques modestes pistes
___________________________Il n'y a pas d'âge pour devenir arriviste, mais il y a une méthode.
Pour gravir plus  efficacement et rapidement les marches de la reconnaissance sociale, de l'influence et des hiérarchies, quelles qu'elles soient... 
Surtout dans le cadre du management d'aujourd'hui, nouveau mode de gestion des hommes et des luttes ouvertes ou feutrées pour le pouvoir, quel qu'il soit.
La méthode Rastignac est toujours bonne, pour l'ascension sociale. Les exemplesne manquent pas. Même les plus improbables. Dans tous les domaines.
Mais il ne suffit pas seulement de vouloir. L'obstination aveugle et  stupide peut être contre-productive..
Il y a des trucs à savoir, des stratégies à adopter, un langage à apprendre pour être conforme, mais pas trop, et avec originalité.
Les coachs en tous genres ne manquent pas, mais promettent plus qu'ils ne peuvent. 
__Pas besoin de petit manuel, quoique ça puisse toujours être utile.
On peut en méditer quelques extraits, notamment les considérations sur le Ouiouiland, pays du consensus mou et obligé, qu'on pourra trouver soit comme un peu cynique soit comme un bon révélateur des pratique actuelles dans l'entreprise et surtout le monde des affaires, où le savoir paraître, donc le savoir parler, prend une place prédominante,voire quasi exclusive.
L'apprentissage de la xyloglossie est indispensable pour coller à la réalité des affaires et être admis dans la communauté des happy few sans choquer.
Orwell  est un maître en la matière, lui qui a montré les secrets de la novlangue, où le sens des  mots est parfois inversé, subordonné aux rapports de force.
La novlangue libérale est tout à fait révélatrice des nouvelles formes de hiérarchies, de fonctionnement et de masquage d'une réalité sociale et économique souvent déniée, en vue d'une soumission plus efficace et moins douloureuse.
  "...Les mots tendent à perdre leur sens. Déjà, on parlait de « plans sociaux » pour dire licenciements ; désormais, « sécurisation de l’emploi » désigne la flexibilité. Si sécurisation il y a, c’est bien celle des profits — expression totalement bannie du texte. Qu’on en juge à l’aune des principales dispositions de l’accord.. Le maintien dans l’emploi. Dans la novlangue patronale, cela s’appelle : « trouver un nouvel équilibre dans l’arbitrage global temps de travail/ salaire/ emploi ». Traduit dans la vraie vie, cela devient : quand l’activité baisse, le temps de travail baisse et les salaires suivent. C’est le chômage partiel généralisé... sans indemnités chômage. Ainsi, le travailleur peut voir son temps de travail diminuer d’un quart ou de moitié et son salaire se réduire d’autant, quand le patron le décide..." 
Il est important de maîtriser le vocabulaire politiquement correct de notre temps et d'avoir par devers soi un petit dictionnaire de certains termes d'usage courant.
_____On peut aussi se référer à un dictionnaire plus élaboré  ou s'inspirer de cette instructive conférence. 
Il ne reste plus qu'à mettre en pratique... 
Bonne réussite!..☺
__________________

Partager cet article

Repost 0

Bien souvent courbes varient...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Ça va, ça vient...
                          Ça monte, ça descend.
    Chants de victoire ou de déploration..
           Curieusement plus souvent dans les périodes pré-électorales.
     Une courbe pas très nette, qui donne le tournis.
 Elle s'inverse claironne-t-on. Elle redescend, se lamente-t-on. Mais ce n'est que circonstanciel, se rassure-t-on. C'est comme la ligne bleue des Vosges, dans un combat incertain, plus long et plus rude que prévu.
     Mais tous n'ont pas les mêmes lunettes et oublient parfois que les petites ou grandes oscillations, saisonnières ou non, sectorielles ou pas, ne sont que l'expression d'un problème de fond rarement analysé depuis les années 70: essentiellement, la financiarisation de l'économie, la mondialisation prônée pas l' OMC et la mise en concurrence de la main d'oeuvre au niveau;planètaire.
       Tout le monde n'est pas également touché, mais beaucoup plus qu'on ne croit sont menacés, dans un état de précarité qui peut demain basculer, ou se trouvent hors statistiques. Missing. Perdus de vue.
     Au poste de vigie, l'Insee  scrute l'horizon, sur des données partielles et révisables et, comme Soeur Anne, ne voit rien venir. Des îlots, par ci par là. Mais de terre ferme, point. Les vents restent défavorables ou la bourrasque menace. Le ciel est toujours changeant, les données météo peu fiables, les vents s'inversent vite... Déjà en 2013, on nous annonçait la croissance pour Noël. Le Sapin serait beau. Mais on se ravisa peu après. La boule de cristal aurait perdu...la boule. 
    Car les chiffres sont aussi des faire-valoir politiques, instrumentalisés. 
Que valent-ils donc, eus qui donnent l'impression d'être sur une terre mouvante?
   Que sait-on des "vrais chiffres", ou des plus fiables, derrière toutes les approximations, les traficotages et les manipulations? Quelle part au chômage invisible, ici comme ailleurs
  Sans parler du nombre croissant de travailleurs pauvres et précarisés.
     Il est bon de regarder par-delà la courbe fluente et magique et de ne pas céder aux leurres    (*)
Et de dépasser les polémiques de surface.
..________________ 
           __(*)...Le chômage et les controverses relatives à l’évaluation de son ampleur et la véracité des données fournis sont des phénomènes planétaires. Les débats et polémiques ainsi engendrées présupposent qu’il existe un chiffre objectif du nombre de chômeurs, que le découpage statistique entre chômeurs, population active occupée et population inactive est facilement définissable et, surtout, que les hommes et femmes politiques jouent un rôle déterminant dans sa gestion et sa réduction. Au contraire, les économistes expliquent aujourd’hui que « l’essentiel du phénomène tient dans l’hétérogénéité de son contenu, dans l’indétermination de ses frontières, dans la diversité des statuts des chômeurs et de l’impact qu’exerce le passage par le chômage sur leur destin individuel. » Pourtant, d’aucuns s’accordent que son évaluation est cruciale pour l’analyse de la politique macroéconomique.
     Dans ces conditions, que penser des annonces des différents gouvernements ? En septembre 2016, les Etats-Unis disent avoir un taux de chômage de 5%, l’Allemagne 6.1%, la Grande-Bretagne 4.9%. Les chiffres français du mois dernier ne sont pas encore disponibles mais nous savons qu’en août, ils repassés au-dessus de la barre des 10% (10.3%), juste en-deca de la moyenne de l’Europe à 28 (10.1%). Selon l’agence Eurostat, les deux pays les moins affectés de l’Union Européenne (U.E.) en juillet étaient la République Tchèque (3.7%) et l’Allemagne (4.2%) alors que les deux pays les plus touchés étaient la Grèce (23.4%) et l’Espagne (19.5%). 1    
   Jusque-là, rien de bien nouveau. Ce sont les chiffres récités ad nauseam dans la presse, souvent sans aucune explication. Ces articles donnent cependant deux fausses impressions : ils laissent supposer que, premièrement, les chiffres fournis par les différents pays sont directement comparables et que, deuxièmement, les statistiques sont fiables et objectives. Il ne s’agit généralement pas d’un problème de fiabilité mais plutôt de l’imperfection des instruments de mesure et de la multiplication des définitions et des indicateurs, ce qui constitue inévitablement « une source de tentation pur les gouvernements...
   Les français les mieux informés savent bien que les statistiques nationales peuvent être manipulées ou, pour être plus précis, utilisées de manière malhonnête ou mystificatrice. L’économiste Jacques Sapir rappelle par exemple que les données hexagonales ne sont pas celles du « chômage » mais celles des « demandeurs d’emploi », c’est-à-dire la ‘’catégorie A’’ qui recense le nombre de « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi. » Manquent ainsi à l’appel les travailleurs à activité réduite plus ou moins longue ainsi que ceux non tenus de rechercher activement un emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie, d’un contrat aidé, etc.). Ainsi, si cette catégorie A peut en effet servir de référence, on ne peut que regretter qu’elle ne soit pas plus inclusive....
...La quasi-totalité des medias semble s’accorder sur un fait : l’économie américaine est repartie ! Un des indicateurs souvent cités est le chiffre du chômage qui, d’un point haut à quasiment 10% en 2009 est retombé à 4.9% en 2016. Comme en France, il faut regarder de plus près les méthodes de catégorisation des demandeurs d’emploi. Les chiffres ci-dessus ne comptent que les citoyens américains classés U3, c’est-à-dire les individus ayant activement recherché un emploi durant les quatre dernières semaines avant l’enquête gouvernementale. Le taux de chômage U3 est défini de manière relativement étroite et ne prend en compte ni les demandeurs d’emploi découragés, ni les travailleurs à temps partiels qui n’arrivent pas à trouver d’emploi à plein temps. C’est pourquoi le bureau américain des statistiques utilise aussi la catégorie U6, plus large, et qui, stable depuis la mi-2015, s’élevait le mois dernier à 9.7%.
     Cependant, cet indicateur a ses propres limites. D’abord, il n’intègre pas les découragés longue durée. Le site Shadowstats, géré par un consultant en économie publique, estime que si ces derniers étaient recensés, le taux de chômage américain serait depuis 2010 aux alentours de 23%. C’est d’ailleurs un chiffre parfois cité par Donald Trump pendant sa campagne présidentielle. 3  
    La raison principale est qu’aux Etats-Unis, l’assurance chômage est distribuée pendant une période de temps bien plus courte qu’en Europe : en général, 26 semaines (6 mois). Deux états seulement, le Montana (28 semaines) et le Massachussetts (30 semaines) se montrent plus généreux. Plusieurs états du sud-est, comme la Floride, la Géorgie ou la Caroline du Nord, limitent l’allocation à environ 3 mois. Ainsi, nombreux sont ceux qui, après l’expiration de leurs droits, ne se présentent plus mensuellement au bureau pour l’emploi local et se trouvent radiés de ses listes....  (Merci à A. de Saint-Denis)
__________________________________________________________

Partager cet article

Repost 0

Avant qu'il ne soit trop tard

Publié le par Jean-Etienne ZEN

A trop se goinfrer, les grandes banques sont menacées d'apoplexie et l'économie, de ruine.__________________

___________Et pourtant, elles "sont désormais censées évoluer dans un cadre réglementaire beaucoup plus strict (les fameuses lois Volcker et Dodd-Franck). Des contraintes dont elles n’ont d’ailleurs cessé de se plaindre. Il faut croire, à l’évidence, qu’elles ont l’effet du mercurochrome sur une jambe de bois..."  
Il est vrai que  2012 a été une année  faste pour les banques, mais cette nouvelle n'est pas rassurante.
___"La menace d'une crise plus grave n'a pas disparuprécise, non pas un agitateur illuminé gauchiste américain , mais M.Fischer lui-même, président de l'antenne de la Fed de Dallas (sud des Etats-Unis), dans un discours dont le texte a été transmis à la presse, qui précise que «La Fed en a déjà fait assez» et que:
"Les banques géantes doivent être démantelées "avant qu'il ne soit trop tard" faute de quoi la prochaine crise financière risque d'être encore plus terrible que l'actuelle, a affirmé mercredi Richard Fisher, un des dirigeants de la banque centrale américaine (Fed).
"Nous recommandons que les établissements financiers jugés trop gros pour pouvoir faire faillite soient restructurés en une multitude d'entités opérationnelles", "Seules les entités vouées aux activités de banque commerciale résultant de cette opération de diminution (...) bénéficieraient de la garantie fédérale d'assurance des dépôts et pourraient accéder au guichet d'escompte de la Fed"
_____Richard Fisher, qui appelle depuis plus de deux ans à démanteler les plus grandes banques, a tenu ces propos avant la publication d'un rapport de la Fed de Dallas détaillant les mesures à prendre pour faire disparaître les risques posés par ces établissements.
Pour lui, la loi de réforme de Wall Street n'a pas fait disparaître la menace que font peser les plus grandes banques sur le système financier tout entier."
Il sait aussi que l'embellie américaine est fragile et de façade, que la Fed ne sait plus quoi faire, sinon fabriquer du papier ...opération lourde de menaces inflationnistes. Bernanke, qui fait dans l'euphémisme, reconnaît que l'économie est "de toute évidence loin d'être satisfaisante", et la stagnation de l'emploi, source de "grande inquiétude".
__Il est reconnu que les banques n'ont guère modifié leurs anciennes pratiques et habitudes.
En se renforçant, après avoir éliminé les plus faibles, elles sont encore devenues plus puissantes, donc plus incontournables, donc too big to fail...
_Pas d'autres solutions que de ramener ces mastodontes devenus malfaisants à des dimensions plus réduites, de briser l'oligopole qu'elles représentent, donc de les rendre plus contrôlables.
" La prochaine crise financière pourrait coûter le produit économique national de plus de deux années, coût qui serait supporté par des millions de contribuables américains", a encore affirmé M. Fisher, rappelant que les plus grandes banques américaines avaient dû être renflouées par l'Etat en 2008.
"Il convient de mettre dans la balance ce coût affreux et les avantages supposés qu'il y a à maintenir le statu quo pour les groupes jugés trop gros pour pouvoir faire faillite", a-t-il ajouté.
M. Fisher a fait remarquer que 12 établissement détenaient aujourd'hui aux Etats-Unis à eux seuls 69% des actifs bancaires du pays
"

__Sachant que ces grandes banques feront de la résistance, il propose d'internationaliser la mesure, pour casser leur hégémonie et leur entente.
Mais la mesure, pour être réalisable,  ne peut être que politique et bénéficier d'un large consensus.
De ce fait on peut douter que les Etats, soumis aux lois du marché, acceptent de briser des liens pervers.
Un retournement semble peu vraisemblable dans un proche avenir, hélas!, d'autant que le mur de la dette menace et paralyse. L'Inside Job n'a pas fini de produire ses effets...
______________________________

"Si vous voulez rester esclaves des banquiers et payer le coût de votre propre esclavage, laissez-les continuer à créer de l'argent et contrôler le crédit de la nation" (Sir Josiah Stamp, directeur de la Banque d'Angleterre de 1928 à 1941).

_“Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence; leur unique objectif est le gain.(Napléon Ier)
_________________
- Les dangers du pouvoir de la haute finance
- « Banquiers, rendez des comptes ! »
_______________________________________________

Partager cet article

Repost 0

Au fil du net

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__  Comme Guy Degrenne, l'élève Fillon:a été Admis en classe supérieure avec justesse..    Et ça veut devenir chirurgien...

                Mais le Sens Commun,  ça aide

__ Des start-up en  Palestinie, ça existe. Malgré les contraintes et les obstacles.

 


__ D'après la fille de Brest, Servier ne fait pas que des serials killers, il biberonne toujours le corps médical français.
      Toujours un temps de retard.
              Les médecins sont sous influence.

__ La question des fonctionnaires pour Juppé et Fillon:  peut-on les croire ? 
                 Un problème complexe à nuancer...

__ Mais pourquoi donc les politiques ne vont jamais en prison ?
               Des lenteurs, des connivences, des promotions  coupables et dommageables pour la démocratie

__ Enfin une agence européenne pour stopper le dumping social?
               Une pratique ruineuse pour l'Europe, comme celle des travailleurs détachés.

__ Vers la glaciation de la zône euro?
_____________

Partager cet article

Repost 0

France-Allemagne: un couple malade

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une communauté de destin qui s'effiloche...

__Célèbre-t-on un mythe ou un partenariat encore en construction, au coeur de relations parfois tumultueuses de Charlemagne à Frau Merkel?
L'Elysée-Vertag est fêté comme il se doit, le dernier conflit mondial ayant tellement traumatisé les esprits.
Un acte symbolique, qui inaugura une nouvelle ère, mais qui fut aussi une manoeuvre gaullienne vis à vis d'une Allemagne alors sous influence, De Gaulle qui estimait alors qu’entre deux États, « il ne peut y avoir d’amitié, il n’y a que des intérêts »
La réconciliation sur des ruines fut un tournant paraissant à l'époque d'une évidence manifeste, pour tisser des liens  irréversibles, sur la base d'une union européenne alors en gestation.
Mais l'idéal s'est éteint, l'évidence n’est plus:
" ...L’Allemagne était notre horizon car l’Europe était notre idéal. Que cette Europe s’enferme dans une furie néolibérale, technocratique et a-démocratique, et l’Allemagne n’est dès lors plus considérée comme un partenaire mais regardée avec méfiance comme un rival.
Nous en sommes là, donc très loin du discours du général de Gaulle tenu, en allemand, devant la jeunesse allemande, le 9 septembre 1962 : «Cette solidarité désormais toute naturelle il nous faut, certes, l'organiser. C'est là la tâche des gouvernements. Mais il nous faut aussi la faire vivre et ce doit être avant tout l'œuvre de la jeunesse (…) Puissiez-vous pour votre part, puissent les jeunes Français pour la leur, faire en sorte que tous les milieux de chez vous et de chez nous se rapprochent toujours davantage, se connaissent mieux, se lient plus étroitement !»...
 Comment demander à deux sociétés de construire ensemble sans idéal ni programme ? Les gesticulations du quinquennat Sarkozy, les égoïsmes d’Angela Merkel transformée en une nouvelle Mrs Thatcher n’auront fait que mettre en avant les intérêts de chacun dans une Europe devenue synonyme de crise totale. Au «Construisons ensemble» a succédé le «Sauvons-nous tout seul». Tant que ce discours mortifère se poursuivra, la flamme franco-allemande ne sera qu’une veilleuse sur la table de chevet d’un mourant : l’Europe."
__C'est bien ce qu'est devenu le cadre européen: un simple marché sans solidarité, ouvert au libre-échange mondialiste, qui fait problème actuellement, qui crée le choc des modèles, en partie résultat de deux histoires différentes, mais renforcé par les règles bruxelloises, dont la crise montre les effets pervers.
 "..L’Allemagne a conduit une adaptation particulière à la globalisation. Elle a délocalisé une partie de la fabrication de ses composants en Europe de l’Est, hors zone Euro, pour profiter du très bas coût du travail. Elle a pratiqué en interne une politique de désinflation compétitive en comprimant sa masse salariale. Le salaire moyen allemand a baissé de 4,2% en dix ans. L’Allemagne a obtenu un avantage compétitif, non sur la Chine – dont les taux de salaire sont vingt fois inférieurs, et le  déficit commercial de l'Allemagne avec ce pays est d'ailleurs comparable à celui de la France, autour de 20 milliards d’euros –, mais sur les autres pays de la zone euro dans lesquels une politique de compression salariale n’est pas concevable pour des raisons culturelles. L'euro, qui empêche structurellement l’Espagne, la France, l’Italie et les autres pays de l’Union de dévaluer, a fait de la zone euro un espace d’exportation allemande privilégiée. C’est ainsi que sont apparus des déséquilibres commerciaux entre l’Allemagne et ses partenaires depuis la création de l’euro. En fait, ce sont ces déficits commerciaux internes à la zone euro qui sont la réalité du problème européen et non les déficits budgétaires qui n’en sont qu’une conséquence lointaine..."
___La critique du modèle allemand, qui a tendance à faire cavalier seul, et de la BCE se développe en Europe, surtout de la part des pays qui subissent les contre-coups de ses effets monétaires et commerciaux. 
La diplomatie allemande a changé peu à peu d'orientation, depuis la fin de la Guerre Froide, imposant son "hégémonie douce".Elle regarde surtout vers l'Est.
 Ce modèle est plus fragile qu'on ne le croit. Le problème n'est pas la Chancelière, souvent prise pour cible, mais la politique générale qu'elle représente, oublieuse parfois de l' histoire.
L'Allemagne est entre deux eaux, La France se cherche. L'Europe patine, pratiquant la politique du fait accompli.
 Projet sans fin, elle est devenue sans projet...
 Delors et Schmidt vont-ils contribuer à le réveiller.?
____________________
- Les arrière-pensées de la réconciliation franco-allemande
- "Méfiez-vous du modèle allemand !" Steffen Lehndorff
_____________________________

Partager cet article

Repost 0

Filons chez Fillon!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Mais, attention! intervention à haut risque....

                                                  On se rallie à sa blouse blanche.

                                L'effet de groupe joue à fond...pour l'instant.

                   A part quelques "passéistes"jupéens, fidèles ou timorés.

       Au sein d'une droite divisée, mais qui joue sa survie dans l'apparence de l'unité et qui a trouvé son sauveur, qui d'un coup joue à l'homme neuf.

            Pourvou qué ça doure...comme disait Letizia.

                                         Le Professeur de la Sarthe est bien connu dans les milieux hospitaliers, mais il n'a pas fait montre, dans ses multiples stages et exercices précédents, notamment à la clinique réputée du Quai d'Orsay, d'une capacité remarquée et remarquable de chirurgien hors pair, émérite.

      Le malade qu'il se propose audacieusement d'opérer est plutôt mal en point, frappé depuis assez longtemps d'un mal qui ronge beaucoup de ses voisins, et que certains nomment crise aiguë structurelle, conséquence d'affects anciens et sciemment négligés. Il  réclame des soins attentifs, appropriés et une expertise d'équipe. 

     Mais le diagnostic est discutable, s'en tenant aux conséquences et négligeant les causes, anciennes et profondes. Et certaines pathologies graves n'ont pas été diagnostiquées, dénotant un manque certain de professionnalisme.

    Le traitement de choc est donc inapproprié et pourrait bien être fatal pour une partie des membres du grand corps malade. 

  Il faut parfois se méfier des patrons ayant réputation sur rue, souvent surfaite par une sondagite aiguë, ce mal qui ronge nos sociétés. 

     Pour l'instant, c'est l'euphorie. La famille est aux anges, le malade, sans grand recul, est aussi un peu euphorisé par certaines substances  pré-opératoires déjà administrées, oubliant d'autres maux plus graves et anciens et vaguement confiant en la compétence déclarée du Herr Professor.

   Mais le futur staff du bloc est composé d'un personnel hétéroclite, mal formé, trop nouveau ou de qualité douteuse, parfois ayant dépassé la limite d'âge. Et aussi beaucoup de soutiens discutés et discutables, dangereux pour l'intervention.

   Trop d'allégeances aveugles et de dernière heure pour notre chirurgien libéral, ce qui n'est pas sans inquiéter.       Et certains appuis posent vraiment problème.

      Les coups de bistouri du Dr Fillon, malgré l'endormissement de rigueur (confiance!), risquent de faire très mal, s'ils découpent des zônes qui peuvent nécroser l'ensemble du malade.

     Notre homme en blanc risque bien de reproduire les erreurs de certains de ses confrères, qui, mal conseillés, peu formés ou étroitement dogmatiques, ont opéré presque à vif  et ont contribué à dégrader l'état de leurs patients.

                 C'est à craindre, la Maggie magie opératoire risque de ne pas s'exercer comme il l'entend.

                    Plus d'un confrère averti alertent sur les conséquences pour le moins douloureuses pour un patient déjà en état de choc.

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 6 > >>