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Nouveau voyage en Amazonie

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Un explorateur très (trop?)curieux
________________________Le regretté C.Levi-Strauss fut un des premiers ethnologues à entrer et à séjourner dans le bassin amazonien, alors très redouté, pour y découvrir les moeurs d'ethnies méconnues: les Bororos, notamment...
Il fut fasciné par un monde humain aussi varié que culturellement riche, qu'il s'efforça de comprendre de son mieux en recueillant une abondante moisson d'observations et de réflexions relatées dans des études restées célèbres. 
__L'explorateur-journaliste JB Malet a osé pénétrer lui aussi dans l'univers amazonien jugé géant, obscur et impitoyable...
Il fut d'abord heureusement frappé par une apparence très engageante des lieux, puis surpris par des moeurs assez sauvages sous un vernis de civilisation.
Il croyait être entré dans le meilleur des mondes, tel un conquistador cherchant l'eldorado,  une sorte defamille....
Mais la vie amazonienne s'est finalement révélée pleine de périls et de pièges dissimulés.
Il y a découvert un monde étrange, qui, malgré ses dangers, se révèle très favorisé et surprotégé, un univers à part
___________Il ne faut pas toujours se laisser séduire par l'Amazonie...
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Tour d'horizon

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
__ Du côté de la Maison Blanche:
               Donald Trump cultive le flou.
                   Ainsi qu'une nouvelle race de faits, les alternatifs
                          Un scénario possible de la présidence Trump.

__ Israël et ses juifs ultra-orthodoxes.

__ La Chine a pris le contrôle du marché des terres rares:
                                                             des ressources stratégiques.
 
__ Robotisation : vers la fin du "temps de travail" (mais peut-être pas du travail )):

__ Etre parent, cela peut conduire au burn-out:
                    :                                          «Depuis les années 1980, de nouvelles formes de management, qui mettent les salariés sous tension; se sont généralisées. Pour résumer tous passe par des objectifs, le plus souvent chiffrés, à réaliser en un temps donné. Les conséquences, on les connaît tous, elle sont aujourd’hui désignée comme ça: maladies psychologiques ou sociales, épuisement professionnel ou… burn out.»
Une manière de penser qui s’est peu à peu imposée partout:
   «Cela fait trente ans que je travaille sur l’épuisement professionnel et je constate aujourd’hui que les normes managériales ont pénétrée la famille. C’est en vérité un modèle social qui s’impose dans toute les sphères de la société: il faudrait être performant dans tous les domaines. C’est la nouvelle norme.»
    Or, quelles sont les exigences attachées à la fonction de parent dans notre type de société en 2017? Ce n’est pas (plus) seulement de faire en sorte que son enfant soit en bonne santé grâce (à mon sens) à une alimentation correcte, une hygiène convenable et un suivi médical régulier ou que votre enfant soit scolarisé ou mette le nez dehors régulièrement. Non, il faudrait en plus absolument qu’il/elle obtienne de bons résultats scolaires, «c’est une source de stress, une pression qui a envahi l’école et donc la famille».
     Et, ajoute, Vincent de Gaulejac la pression ne s’arrête pas là, les objectifs sont multiples:
«Le mercredi devient le jour le plus horrible de la semaine: il faut assurer l’accompagnement aux activités extra scolaires (sport, musique, activités artistiques, les cours particuliers, le soutien scolaire). Mais pourquoi court-on autant sinon pour satisfaire une exigence sociale? Car on se sent coupable dès que l’enfant ne réussit pas – ou de ne pas tout faire pour qu’il réussisse et ce dans tous les domaines. Et donc les parents deviennent comme ces employés soumis au management par objectif et à l’évaluation standardisés… il perdent le sens de leur éducation!»
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S'en laisser conter

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 __N'est pas conteur qui veut...
Ils ne sont pas si nombreux ceux qui savent, selon un longue tradition, trouver les mots qu'il faut, le souffle qui convient, le ton adéquat pour vous intéresser, vous emporter, vous séduire, même quand le geste n'accompagne pas la parole.
Même par la seule écriture.
La plume fait parfois des merveilles. 
Rendez-vous contes!...Savoir prendre les esprits dans ses filets: un art qui confine au mystère.
 Traditionnels ou contemporains, solitaires ou associés, ils sont portés par une force communicative qui peut parfois engendrer la fascination.
__________Nabum, bonimenteur de Loire, est de ceux-là.
Ses histoires, tantôt engagées, tantôt descriptives, douces ou amères, côtoient souvent la poésie, passant de la sérénité à l'ironie (1), de la rêverie à l'amertume parfois désespérée (2), de la contemplation à la critique, voire à la colère, la révolte.
Elles forcent presque toujours à se laisser emporter ou à réagir.
On tombe souvent sous le charme.
On le trouvera aussi ICI
A vous de juger... 
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Perturbateurs endocriniens

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Y revenir encore...
                       D'autant plus que, sur la question, le silence dure
   Un dossier déjà très lourd
                                    «  La plupart des scientifiques pensent qu’exprimer publiquement leur point de vue sur des questions politiques et participer aux débats de société pourrait compromettre leur objectivité et leur neutralité ». (…) « Nous considérons qu’il n’est plus acceptable de nous taire. » Dans une tribune publiée le 29 novembre dernier dans Le Monde, un collectif international d’une centaine de scientifiques sort de son silence et prend la plume, acérée, pour dénoncer la stratégie déployée par certains industriels. La manip ? Déformer « délibérément des preuves scientifiques afin de créer une fausse impression de controverse ». Tel est le sort réservé, selon eux, auxperturbateurs endocriniens comme ce fut le cas pour le changement climatique ou les dangers du tabac. La raison qui les pousse à sortir de leur réserve est double. D’un côté, il existe bien un consensus des sociétés savantes sur le fait que « les perturbateurs endocriniens constituent une menace mondiale pour la santé » – nulle controverse en vue ; de l’autre, la seule voie possible et efficace pour s’en prémunir passe par la réglementation. Les mesures individuelles ne peuvent en effet suffire pour réduire l’exposition, précisent-ils.
         Sur le  dioxyde de titane, il faut encore informer et alerter les pouvoirs publics
                                                 C’est une nouvelle mise en garde sur les risques associés aux nanoparticules, ces particules lilliputiennes présentes dans de multiples produits de consommation courante, notamment alimentaires. Une étude sur des rats conduite par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), publiée vendredi 20 janvier dans Scientific Reports, met en évidence un effet non seulement délétère pour le système immunitaire, mais aussi possiblement cancérogène du dioxyde de titane (TiO2), un additif très courant, utilisé par les industriels en Europe sous l’appellation E171. Même si les scientifiques soulignent que leurs résultats ne sont pas directement transposables à l’homme, il n’en s’agit pas moins d’une sérieuse alerte sanitaire à l’adresse des consommateurs et des pouvoirs publics.
          Sous forme nanoparticulaire, le TiO2 est incorporé à de nombreux produits de la vie quotidienne, comme les cosmétiques, les dentifrices, les crèmes solaires et diverses formulations pharmaceutiques, mais aussi les peintures ou les matériaux de construction. Dans le secteur agroalimentaire, on trouve du E171, notamment dans les bonbons, les biscuits, les produits chocolatés ou les gommes à mâcher. En juin 2016, l’association Agir pour l’environnement avait révélé sa présence dans des biscuits LU, des chewing-gums Malabar et de la blanquette de veau William Saurin. Tout récemment, le 19 janvier, elle a montré qu’il y en avait également dans les bonbons Têtes brûlées et les chewing-gums NEW’R de Leclerc.
              Les perturbateurs endocriniens ne perturbent pas trop les firmes.
                    C'est plus rentable de nier le problème ou de semer le doute.
                         ...C’est un paragraphe qui n’a l’air de rien, ajouté tout en bas du document à la dernière minute. Il évoque, dans une formulation aussi tortueuse qu’impénétrable, une dérogation pour les produits agissant sur « la mue et/ou la croissance des organismes nuisibles ». Mais, reformulé en langage commun, il s’agit ni plus ni moins d’une concession de la Commission européenne au lobby des pesticides.
      Quelques jours avant Noël, mercredi 21 décembre, avec trois ans de retard, la Commission doit soumettre  au vote sa proposition de réglementation sur les perturbateurs endocriniens, ces produits chimiques omniprésents, capables d’interférer avec le système hormonal des êtres vivants à des doses parfois infimes. Cette proposition est censée appliquer une disposition très stricte du règlement européen sur les pesticides : l’interdiction des pesticides qui seront reconnus comme perturbateurs endocriniens.
     Ce sont donc les critères qui permettent de les identifier que la Commission a élaborés et que les représentants des Etats membres doivent adopter ou rejeter Le vote se tiendra au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la sécurité animale après six mois de tractations.
Si le diable se cache dans les détails, le paragraphe inséré par la Commission à la dernière minute n’a, lui, rien d’anecdotique. Alors que le « règlement pesticides » exige de retirer les perturbateurs endocriniens du marché, il crée une dérogation pour tout un groupe de pesticides qui ont justement la particularité… d’être des perturbateurs endocriniens. Certains pesticides, en effet, anéantissent les insectes ou les plantes dits « nuisibles » aux cultures en agissant sur leur système hormonal pour bloquer leur mue ou leur croissance. En d’autres termes, ce sont des pesticides qui ont été conçus pour être des perturbateurs endocriniens. Or, plutôt que de se servir de cette connaissance pour les identifier et les interdire, la Commission propose qu’ils soient épargnés...
      Le lobbying bruxellois ne faiblit pas. 
                                                            Une bombe sanitaire
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Le retour des châteaux-forts

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 ____________ Le ghetto nous guette...

___On se demande encore pourquoi un riche n'aurait pas le droit d'aller vivre à La Courneuve s' il le souhaite....
___La France, à l'instar des USA, est-elle en voie de ghettoïsation urbaine?
Il fut un temps à Paris où les classes sociales se côtoyaient dans les mêmes quartiers et même parfois dans les mêmes immeubles, malgré les clivages bien visibles et les distances bien marquées.
Depuis le 19° siècle surtout, l'espace urbain s'est davantage clivé enbeaux quartiers et quartiers populaires défavorisés.
Un pas de plus est en train d'être franchi avec le développement desrésidences sécurisées, où se développe un entre-soi narcissique, même là où le danger n'est là qu'à titre de fantasme. Auteuil-Passy n'est pas Mexico, Le Cap ou Rio...
Les espaces publics privatisés semblent avoir la cote un peu partout, de Montpellier à Strasbourg, même  pour les classes moyennes supérieures et les retraités aisés.
La banalisation  de l'entre-soi  déborde maintenant le cadre des seules classes dites supérieures privilégiées.
On n'en n'est pas encore à villes privées comme aux USA, mais à des quartiers homogénéisés, où se bunkérisent certaines  classes sociales et même, dans certains de ces quartiers, à des îlots superprotégés comme la villa Montmorency, appelée parfois le « ghetto du Gotha »...
La ségrégation urbaine , visant à s'affranchir des zônes sensibles, est  en route, comme les replis identitaires économico-sociaux, dont les mécanismes économiques sont mouvants 
"...Cette auto-ségrégation des classes supérieures est celle qui, du point de vue des mécanismes de production de la ville et de définition de l’accès aux localisations résidentielles pour les différents groupes sociaux, est de loin la plus structurante pour la hiérarchisation des inégalités urbaines. D’une part, l’appropriation par ces classes des meilleurs espaces urbains pour leur résidence comme pour les sièges sociaux de leurs entreprises, y entraîne, selon la logique de la rente foncière, les prix fonciers et immobiliers les plus élevés. Prix élevés qui ne peuvent que rendre ces espaces rapidement inaccessibles aux catégories sociales moins huppées. Pas besoin d’être activement raciste anti-pauvre ou raciste tout court pour éviter la présence des classes populaires, la logique du marché y suffit – il faut seulement prendre garde à empêcher les décisions politiques qui pourraient conduire à l’implantation de logements sociaux. Prix élevés qui, en contribuant de proche en proche à l’établissement de ceux des localisations un peu moins désirables, puis les suivants etc. constituent, comme les économistes du marché foncier l’ont montré, le principe de hiérarchisation des prix et de diffusion des mouvements de hausse, donc de la sélectivité sociale des localisations résidentielles ainsi hiérarchisées. Si les plus pauvres se trouvent (statistiquement et en l’absence de politiques publiques venant modifier cette logique) relégués dans les localisations les moins désirables, c’est au terme d’une chaîne de sélections sociales successives des populations résidentes dont le premier maillon s’origine au cœur des beaux quartiers..." 
La discrimination spatiale est le reflet  d'un  retranchement social et politique et aboutit à une sorte delibanisation de l'espace urbain.
Certes, les barrières peuvent être symboliques, mais leur développement est à la fois un effet, un symptôme et renforce la ségrégation économique, sociale, physique et morale.
Une pathologie de la vie sociale, expression d'un individualisme-consumériste montant.

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Primaires

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Des primaires bien primaires
                                          Dans le système électoral américain, les primaires ont leur,place institutionnelle, malgré leur complexité et leurs défauts souvent soulignés.
Mais en France la primaire, à gauche notamment, s'est imposée du fait même de la faiblesse et des divisions du PS, qui ne datent pas que du Congrès de Rennes.
   Pour certains, et non des moindres, étant donné la situation, la primaire est indispensable
    Peut-être, en un sens.
Pour d'autres, ces primaires aggravent la maladie du système politique français et dénotent les dysfonctionnements d'une Cinquième République à bout de souffle.
 Un coup de grâce à la démocratie? Sans aller jusque là, c'est le symptôme d'un mal qui vient de loin.
       Ça ne tourne pas rond 
              C'est souvent le désarroi.
                                          Les partis sont mortels...
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Histoire de garde

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Quelle histoire enseigner quand la nation faiblit?
____________Il y a l'histoire objective, le cours des choses, le déroulement des événements majeurs qui scandent la vie des hommes depuis son origine...

Histoire et propagande

Il y a l'histoire écrite, celle des historiens, le récit de ces événements, la conscience que les hommes en ont après-coup, la reconstitution, toujours partielle et parfois partiale, de ce passé que l'on sort peu à peu de l'ombre, à partir des traces laissées, écrites ou non.
Et il y a celle que les Etats officialisent à des fins d'enseignement, de formation, par choix idéologique, pas intérêt ou orgueil national. Celle qui a longtemps servi à soutenir et promouvoir une certaine morale et une certaine citoyenneté..non sans tronquer, sélectionner, enjoliver le passé. Des pratiques officielles déjà en vigueur sous Lavisse , même si de profonds changements se sont produits depuis, après les terribles guerres européennes.
Chaque pays, depuis le 19° Siècle, essaye de reconstruire son passé national, une histoire officielle, à ses risques et périls.
____A l'heure où la mondialisation fait passer la France au rang d'une puissance moyenne et où l'intégration européenne tend à mettre l'accent  sur la provincialisation de notre pays, l'effacement de l'Etat-nation, certains, aujourd'hui comme à une certaine époque, ont tendance à tirer l'histoire de leur côté, par exécration de la Révolution française ou idéalisation de la monarchie comme Deutsch, Ferrand, Buisson, Zemmour, Bern, qui ont pignon sur rue à la télévision, qu'on peut appeler les historiens de garde, politiquement non neutres, qui ne sont pas seulement des critiques de la mondialisation et des partisans d'une défense d'une histoire plus centrée sur les événements et d'une réhabilitation d'une histoire recentrée sur les valeurs nationales.Souvent des nostalgiques de valeurs identitaires recyclées...
Il est sûr que l'enseignement de l'histoire doit être repensée et réhabilitée

Histoire en période de crise?

Mais le débat est vif entre historiens, à la recherche d'un nouvel équilibre, où l'histoire nationale aurait toute sa place, tout en renonçant à une ambitiondémesurée dans les programmes.
Les critiques abondent à l'égard d'un type d'enseignement qui entraînait cette réaction d'un Président «  Je suis angoissé devant les carences de l’enseignement de l’histoire qui conduisent à la perte de la mémoire collective des nouvelles générations ».(Mitterand)
Peut-on retrouver en nouvel équilibre, consistant à apprendre la nation et l'UE, selon l'idée que: "Non seulement apprendre l’histoire de la nation et apprendre l’histoire de l’Europe sont deux choses compatibles, mais on peut apprendre l’histoire de la nation pour mieux apprendre celle de l’Europe. C’est avec une telle approche pragmatique qu’il est possible d’espérer préparer progressivement les jeunes européens des différents pays à se sentir concitoyens. La finalité civique et la procédure de vérité seraient ainsi conciliées dans un enseignement qui ne pourrait pas prêter le flanc à une accusation de manipulation. Un tel enseignement aiderait les élèves à comprendre que l’on peut emboîter des identités multiples, que la quête de la vérité historique et la construction d’une citoyenneté européenne sont non seulement compatibles mais se renforcent mutuellement..."
___Contre l'histoire étroitement identitaire, politiquement orientée ou revisitée, l'enseignement de l'histoire reste à refonder ou à rééquilibrer, pour une  renaissance de notre mémoire commune...sans naïvetés.

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Questions de l'heure

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Histoire contemporaine et géopolitique

             Pourquoi la diplomatie semble-t-elle aujourd’hui si impuissante? 
                           Afghanistan, Libye, Syrie, Yémen, conflit israélo-palestinien, Crimée... Entre des guerres qui s’éternisent et la politique du fait accompli, la diplomatie semble aujourd’hui terriblement impuissante. Pourquoi, depuis une quinzaine d’années, les dirigeants politiques ont-ils tendance à privilégier la solution militaire ? Faut-il revoir le fonctionnement du Conseil de sécurité de l’ONU ? Réformer le droit de veto ?..

           Les opinions européenne et française dans la guerre hybride
                          Le monde change, et il change vite. Le public découvre avec stupeur que la mondialisation heureuse, celle des plages de l’île Maurice, a aussi sa face noire. Cette prise de conscience est spécialement pénible pour les Européens, qui ont la malchance stratégique d’être entourés de deux zones où la modernisation est particulièrement laborieuse...
    Depuis en fait le début des printemps arabes en 2011, les habitants de notre continent sont quotidiennement confrontés à des crises qui les concernent mais se déroulent dans des pays qu’ils connaissent mal, dont il faut apprendre à toute vitesse la géographie, la composition ethnique et la culture...

            Vers un monde fragmenté. 
                          La mondialisation, l’intégration par les échanges, la circulation des personnes, des services et des biens, les tendances à l’uniformisation culturelle ont pu faire croire à une convergence vers l’unité du monde et à la construction d’une "communauté internationale". Certains avaient théorisé la fin de l’histoire, d’autres encore entrevoyaient que la planète deviendrait plate grâce à l’abolition des barrières physiques et mentales que devait permettre la diffusion universelle des technologies d’information et de communication. L’Europe, construite sur le droit et sur la culture du compromis, apparaissait comme la pointe avancée de ce mouvement. Elle avait aboli la violence comme instrument de règlement des différends entre Etats et au sein des Etats, montrant ainsi l’exemple au reste du monde. Mais l’Union européenne se trouve désormais confrontée à la remise en cause de sa propre cohésion interne, sous l’effet de la crise économique, de la fatigue des opinions vis-à-vis des ambitions intégratrices, et des menaces, dans la suite des crises migratoires, sur ce qui est l’une des manifestations les plus fortes d’unité, Schengen et la libre circulation des personnes...
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Internet bifrons

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Addict or not addict?
_______________Ce n'est pas encore la grande dépendance, mais ça pourrait s'en approcher parfois.
Sans être atteint de cybercondrie, il est des jours ou l'ennui, le ciel gris, les trop longues soirées  amènent à rester devant l'écran plus que de raison.
Et l'hameçon fonctionne bien. La pêche est infinie, ouvrant à chaque recherche un butin sans limite, dans l'immense hypertexte que constitue le net, cette toile ouverte sans boussole ni GPS, dans laquelle on  peut se perdre aisément et vetigineusement.
Certains, gravement atteints, ont déconnecté totalement. 
____Et pourtant, avec le désir intarissable de vrai savoir, la vigilance vis à vis des sources, l'oeil toujours critique à l'égard des contenus livrés en vrac,  le web a changé la vie de beaucoup, spécialistes ou non, offrant un accès inédit à des informations riches et abondantes, à des archives autrefois inaccessibles dans tous les domaines, de l'histoire à la biologie, de la connaissance du rat des champs à celle de ses lointains ancêtres...
Internet, c'est d'abord ce qu'on en fait, à partir de ses motivations et de sa culture.
__Cependant, en dehors des dangers bien connus, des pièges facebookiens _(1)_et du risque degoogelisation, _(1)_ la chronophagie guette, le désintérêt, le désinvestissement pour le reste, par polarisation excessive, comme toute passion s'exerçant aux dépens des autres, même si on ne se perd pas dans une twitteromanie sans fin.
_____C'est toute l'ambiguïté d' internet: comme la langue d'Esope, la meilleure et la pire des choses.  Internet a deux visages:
Regrettant son cerveau d'avant, Mona Chollet décrit avec humour et autodérision sa tendance à se comporter parfois en  "zébulonne en surchauffe perpétuelle, incapable de ne faire qu’une chose à la fois, qui consulte à tout bout de champ ses multiples comptes (mail, RSS, Facebook, Twitter), qui abandonne les livres au bout de cinquante pages et qui ne sait plus où donner de la tête entre tous les objets dignes de son attention.
 Mon cerveau est devenu une passoire. J’envisage d’essayer la technique Pomodoro, qui consiste à installer un minuteur pour s’obliger à se consacrer à une seule tâche pendant vingt-cinq minutes : gros challenge en perspective. Dans Féerie générale... Emmanuelle Pireyre écrit : « J’ai noté quelques subtilités récentes de la technologie pour nous rendre dépendants, augmenter indéfiniment les surfaces d’échanges, j’ai noté le recul des possibilités d’autarcie. »
____Outre une compulsivité  fréquente par pratique intensive, on peut remarquer une modification presque imperceptible des facultés (attention, mémoire).
Internet nous rendrait-il bêtes, à l'insu de notre plein gré?
« Ces dernières années, dit Sophie, j'ai eu la désagréable impression que quelqu'un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Je ne pense plus de la même façon qu'avant. C'est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. [...] Désormais, ma concentration commence à s'effilocher au bout de deux ou trois pages. [...] Mon esprit attend désormais les informations de la façon dont le Net les distribue : comme un flux de particules s'écoulant rapidement. Auparavant, j'étais un plongeur dans une mer de mots. Désormais, je fends la surface comme un pilote de jet-ski....»
C'est sans doute la dose qui fait le poison. 

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La bible et le Président

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
God bless America
                                Dieu est forcément américain,  et impose au pays une Destinée manifeste
             Cela vient de loin.
        Prêt à défendre toutes les causes, surtout pour les évangélistes de combat
    Le Président ne peut se passer de ses services...
"Dieu a posé sa main sur Donald Trump ...:

      Trump a prêté serment sur la Bible lors de son inauguration, honorant ainsi la tradition mise en place par George Washington. La religion a toujours été importante dans la république américaine. Mais jusqu’aux années 1950, elle était largement séparée de l’Etat, soutient l’historien de Princeton Kevin Kruse dans One Nation Under God. L’adoption de la devise nationale « In God we trust » date ainsi de 1956. Deux ans plus tôt, le Congrès avait fait ajouter au serment d’allégeance l’expression « one Nation under God » (une nation sous l’autorité de Dieu).
« Ce ne sont pas les Pères fondateurs, mais nos grands-pères qui ont forgé les cérémonies et les formules qui viennent à l’esprit lorsqu’on interroge la nature chrétienne des États-Unis », souligne Kruse. L’idée que les Etats-Unis sont une nation chrétienne a été promue dans les années 1930 et 1940 par des lobbies industriels et commerciaux opposés au New Deal. Ceux-ci considèrent la religion comme une arme puissante dans la guerre contre les promoteurs de l’Etat providence et les communistes. Ils recrutent et financent un clergé conservateur prêchant, non la charité, mais l’enseignement individualiste de Jésus. Ce mélange de chrétienté et de capitalisme s’installe au centre de l’arène politique dans les années 1950 avec l’arrivée d’Eisenhower à la Maison Blanche. Quelques mois avant sa prise de fonction, celui–ci déclare : « Notre façon de gouverner n’a aucun sens si elle n’est pas fondée sur une foi profondément ressentie, peu importe laquelle. » Il acte ainsi la fin de « l’Etat païen » et ouvre la voie à de nouvelles traditions.
Dans ce contexte de renouveau religieux, la formule « une nation sous l’autorité de Dieu » saisit l’imaginaire national. La formule « In God we trust », empruntée à l’hymne national The Star-Spangled Banner, apparaissait déjà par intermittence, sur les pièces de monnaie depuis le Guerre civile. Elle s’y installe définitivement, ainsi que sur les timbres et les billets de banque, avant de devenir la devise officielle du pays. Quant au célèbre « God Bless America », il est un peu plus récent. Il est popularisé par Ronald Reagan et marque tellement les esprits qu’aujourd’hui aucun homme politique n’envisage plus de terminer un discours sans lui. 
[ Books, octobre 2015]
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