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De choc en choc

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Les chocs se suivent mais ne se ressemblent pas...
Merci à Rodho

__On a d'abord connu le choc des images.

Mais aussi le choc des générations, celui desmémoires. 
Sans oublier le choc de sécurité. 

Puis vint le choc des civilisations, qui fut prétexte à des aventures douteuses. 

Voici venir le choc de la compétitivité, la nouvellequadrature du cercle.

Enfin, l’onde de choc provoquée par Cahuzac, surpris le doigt dans le pot de confiture. 

Suivi, pour simplifier, du choc de simplification. 

Et nous voilà au choc de transparence qui parfois atteint des sommets...  

Et de là au choc de moralisation, mettant les élus au pied du mur et faisant trembler les paradi$.  

Jusqu'où va aller notre Président de choc?
Merci à Micmac


L'état de choc nous guette...

  De tous ces chocs, allons-nous nous remettre?
Il est à craindre que l'on ait besoin d'un électrochic 
électrochoc.

Shocking!

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Tour d'horizon

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Sainte inquisition US: le dossier «torture» sur le bureau de Donald Trump 
                                             « La torture, ça marche », a soutenu Donald Trump, promettant de remplir Guantanamo et d’autoriser le pire. S’il a depuis novembre dernier fait marche arrière, le doute subsiste et les Nations unies comme les grandes ONG s’en inquiètent publiquement, car le scandale des tortures demeure d’une terrifiante actualité.
        La prison de Guantanamo « coûte cher, elle est inutile et n’est qu’un tract de recrutement pour nos ennemis », a répété mardi 10 janvier Barack Obama.  Il y a huit ans, le président américain promettait la fermeture rapide du camp. Guantanamo perdure. Au-delà des innombrables obstacles juridiques pour défaire le « monstre » créé par le gouvernement Bush, Obama n’a cessé de se heurter au Congrès, les parlementaires relayant l’ardeur des agences de renseignement et de l’armée à ne surtout pas ouvrir de nouvelles possibilités de poursuites et de scandales (lire notre précédent article ici). Et Barack Obama a dû leur céder. Il leur a également cédé en s’opposant à la déclassification de plusieurs rapports et documents (en particulier des milliers de photos) qui établissent comment les États-Unis, en violation de tous les traités internationaux et conventions, se sont avilis par un recours méthodique et systématique à la torture au nom de la « guerre globale contre le terrorisme ».
 
__ Le patronat  se soucie beaucoup des enseignants..
 
__ Les papys du franquisme font de la résistance:

__ Les banques vont bien, merci!.

__ Taxe robots, revenu universel : l'eurodéputée luxembourgeoise qui a inspiré Hamon.

__ L'empire Trump de par le monde.
__ Le musée du Louvre et l'argent du pétrole.
                                    Une opération marketing.

__ Drones : comment des milliers de personnes sont exécutées en dehors de tout cadre légal .           
                    Une guerre à distance.
   « La guerre devient un télétravail à horaires décalés », 
                         Les pilotes de drones savent très bien qu’ils tuent. Mais est-ce qu’ils savent ce que c’est que de tuer ? La guerre devient en partie un travail de bureau pour eux. Pères de famille le matin, tueurs le soir. Ces militaires décrivent des existences schizophrènes. Ils vivent la contradiction d’un État officiellement en paix et pourtant en guerre. Les psychologues de l’armée américaine leur préconisent de cloisonner, de ne pas faire de lien entre les deux formes de vie..."
            Des pilotes traumatisés.
 
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Où va la psychiatrie?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Le  débat se durcit 
__________________Les dérives de la psychiatrie en France sont  dénoncées depuis de nombreuses années:
Réduction des budgets, déshumanisation, personnel moins formé, domination du modèle anglo-saxon, hausse irrationnelle de la prescription des psychotropes, augmentation insensée de la part du pathologique, pression des laboratoires pharmaceutiques déterminant l'information...
 Pour le psychiatre Allen Frances, la psychiatrie est en dérapage incontrôlé,dénonçant le marché des médicaments et la pression des laboratoires, toujours en embuscade.
 "...Nous avons analysé 93 suggestions de changement et n’en avons retenu que trois. Cependant, ces modifications que nous pensions mineures ont eu des conséquences inattendues. Ainsi le trouble bipolaire de type 2, que nous avons introduit, a permis aux entreprises pharmaceutiques, grâce à la publicité télévisée en particulier (les États-Unis sont le seul pays au monde à autoriser les laboratoires à faire de la publicité directe), de doubler le nombre de patients traités pour troubles bipolaires. 
De même, nous avons un peu élargi le diagnostic du trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention pour permettre de repérer davantage de filles. Et nous avons eu la surprise de voir les laboratoires s’engouffrer dans la brèche. Le marché des médicaments contre les troubles de l’attention est passé de 15 millions de dollars avant la publication du «DSM-IV» à 7 milliards aujourd’hui…
Dernier point: l’autisme. Constatant que de nombreux enfants ne présentaient qu’une partie des symptômes, nous avons introduit le syndrome d’Asperger. Nous pensions que cela triplerait ou quadruplerait le nombre de cas recensés. En fait, ça l’a multiplié par vingt. Cette inflation est due à un autre phénomène: la possibilité pour les parents de bénéficier de services spécifiques à l’école et ailleurs...
  D’abord, il faut faire très attention quand on pose un diagnostic, surtout sur un sujet jeune. Parce que, même s’il est faux ou abusif, ce jugement risque de rester attaché à la personne toute sa vie. Le diagnostic va changer à la fois la manière dont l’individu se voit et la manière dont les autres le voient. Or, même si les experts du «DSM-5» peuvent avoir parfois raison dans leur façon de modifier telle ou telle catégorie diagnostique, et si chacun d’eux peut avoir la compétence nécessaire pour l’appliquer de manière pertinente à ses patients, il n’en va pas de même des médecins généralistes qui, aux États-Unis comme en France, prescrivent 80% des psychotropes. Ils ne sont pas formés à la psychiatrie et sont particulièrement sensibles au marketing des laboratoires. Et pour ces derniers, comme je l’ai dit, toute modification de diagnostic est une aubaine, parce qu’elle permet de proposer de nouveaux médicaments ou de nouveaux usages pour des médicaments anciens. Ce qui accroît le coût pour la collectivité et les risques d’effets secondaires..."
-Comme dans d'autres domaines... 
 Ray Monihan (lire ici également), journaliste au British medical Journal dénonce depuis longtemps ces relations dangereuses entre médecins et labos, « en élargissant les critères des maladies on fait en sorte que les hauts et les bas de la vie quotidienne deviennent les symptômes d’une maladie dans le but de prescrire plus largement des médicaments ». 
Le rêve des labos, souligne-t-il : vendre des médicaments à tout le monde, pas juste aux malades. Car le marché des gens bien portants est bien plus large...
Des psys s'inquiètent...
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Commerce exemplaire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Transparence et Authenticité
                                                 Dans l'intérêt du consommateur.
       Super U l'a fait.
       On peut maintenant acheter sans crainte de certaines substances douteuses, voire nocives, dans l'univers éthique de la chaîne..Les yeux fermés.
     C'est courageux et admirable.
          Du moins, c'est ce qu'il disent, en laissant planer le doute
                   Il faut respecter le consommateur, quand même...
                                 Il a  droit au doute.
    La campagne des supermarchés U, promouvant leur chasse aux «substances controversées» dans les produits vendus dans leurs rayons. Admirez, et n'y voyez surtout pas un fantasme mercantile, mais plutôt la recherche créative, le délire de l'artiste qui, promis juré craché parterre, n'a que votre intérêt sanitaro-alimentaire (et celui de vos pitinenfants) en ligne de mire.
            Nul doute que les Auchan et Carrefour vont suivre ce vertueux chemin. On ne va pas laisser à un concurrent le monopoles de la tranparence....    
      Une nouvelle manière de faire du greenwashing, en quelques sortes.
                          C'est bon pour le business.
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Thatcher, un mythe s'efface

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Une dame très contestée
____________________ Maggie n'eut pas une famille modèle, mais de nombreux enfants spirituels, en continuant à inspirer  les règles économiques du pays de sa Gracieuse Majesté.
Tout inoxydable qu'elle fut, elle quitta la scène, laissant des héritiers et un l'héritage, un lourd héritage.
Son pouvoir hypnotique perdure, ambivalent
  Les  mythes aussi, sur cette personne hors du commun, un icône célébrée par ses proches en libéralisme, "à commencer par le  Premier ministre David Cameron, conservateur comme «Lady Thatcher», qui selon lui «n’a pas seulement dirigé» la Grande-Bretagne, mais «l’a sauvée». Le chef du gouvernement a d’ailleurs écourté un déplacement sur le continent pour regagner Londres."
Mais d'autres voix s'expriment: "la toile s’est aussi faite l’écho de la rancoeur de nombre de ses concitoyens, opposants, syndicalistes, responsables nord-irlandais ou victimes de sa politique, qui l’exécraient. «Je bois un verre en ce moment précis. C’est un jour merveilleux. Je suis ravi», a lancé David Hopper, responsable régional du syndicat des mineurs dans le nord-est de l’Angleterre ajoutant «elle a décimé l’industrie, détruit nos communautés».
Un mythe perdure, que certains s'emploient à déconstruire,  pour retrouver un rapport plus juste au passé: 
"... Les constructeurs du mythe Thatcher ont un objectif principal en tête : faire accepter au plus grand nombre que le thatchérisme fut un chaînon aussi inévitable que nécessaire dans l’histoire du pays. Déconstruisons quelques éléments principaux de cette mythologie thatchérienne. 
« Margaret Thatcher sauva le pays du déclin économique » : Il n’en est rien. Les résultats économiques des années 80 sont bien en deçà de ceux des années 50 et 60 ; décennies pendant lesquelles la croissance fut plus soutenue et durable. Quand finalement l’économie commença à croitre à la fin des années 80, elle reposa sur la bulle du crédit et l’activité financière. Au moment de son départ de Downing street, l’économie était de nouveau en récession. N’oublions pas non plus que Mme Thatcher bénéficia des revenus importants issus de l’extraction du pétrole dans la mer du nord.
« Margaret Thatcher allégea le fardeau de la fiscalité pour tous » : C’est faux. Entre  1979 et 1989, le niveau de taxation (en tant que pourcentage du PIB) passa de 39% à 43%. Le premier ministre allégea les impôts des plus riches : le taux d’impôt maximal était de 83% en 1979 et de 40% quand elle quitta le pouvoir. Inversement, la TVA – impôt indirect qui frappe davantage les catégories populaires – passa de 8% à 15% dès son arrivée au pouvoir.
« Sous Margaret Thatcher, les Britanniques se sont enrichis » : Nouvelle contre-vérité. En 1979, le 1/5ele plus pauvre de la population recueillait 10% des revenus nationaux après imposition contre 7% en 1989. Pendant la même période, la part du 1/5e le plus riche passait de 37% à 43%. Les riches se sont donc enrichis et les pauvres se sont appauvris. Corolaire de cet appauvrissement la criminalité a augmenté de 79% entre 1979 et 1989.
« Margaret Thatcher a restructuré et modernisé l’économie » : Pas du tout.Encore aurait-il fallu qu’elle ait un projet industriel, ce qui n’était pas le cas. Thatcher a détruit l’industrie britannique qui ne s’en est toujours pas remise à ce jour. Entre 1980 et 1983, la capacité de production de l’industrie a baissé de 24%. Avec les privatisations et la fermeture d’entreprises (dont les puits de mine dans le nord du pays), le pays a compté plus de 3 millions de chômeurs pendant la majeure partie des années 80. Margaret Thatcher fit le pari d’une économie nationale dépendante de la City et de la finance, avec les conséquences que l’on connait aujourd’hui.
« Les privatisations de Mme Thatcher ont permis la création d’un marché libre et compétitif » : Il s’agit d’une affirmation tendancieuse et incorrecte. Les ventes d’entreprises nationalisées, sous-évaluées, ont essentiellement permis de renflouer les caisses du trésor. Les services privatisés se trouvent pour la plupart aujourd’hui dans une situation monopolistique, et remplissent des services d'une qualité médiocre à des coûts élevés (eau, gaz, électricité).
« Thatcher fit reculer l’emprise étatique sur le pays » : sur le plan économique, l’Etat s’est effectivement effacé, ce qui a accru les inégalités économiques entre individus, et les services financiers ont été dérégulés. Sur le plan des libertés civiles et des relations du travail, le thatchérisme fut très interventionniste : lois antisyndicales ; imposition d’une bureaucratie visant à surveiller les fonctionnaires et les enseignants, et crispation autoritaire sur le plan des mœurs.
« Thatcher, personne de conviction, combattit en faveur de la liberté et de la démocratie » : faut-il rappeler que Mme Thatcher s’opposa aux sanctions contre le régime d’Apartheid en Afrique du sud et traita Nelson Mandela de « terroriste » ? Thatcher apporta aussi un soutien indéfectible à Augusto Pinochet, à qui elle rendit visite en 1999 lorsqu’il fut brièvement retenu en Angleterre pour répondre aux charges de crimes contre l’humanité. Elle refusa le statut de prisonnier politique à Bobby Sands et à ses camarades de l’IRA, et n’eut pas l’ombre d’un remords quand ceux-ci moururent après une longue grève de la faim. L’intervention aux Malouines – contre l’avis de ses ministres et de la hiérarchie militaire – fut politiquement douteuse, économiquement coûteuse et humainement cruelle.
« Thatcher a vaincu la gauche et le thatchérisme a connu son apothéose sous Tony Blair » : C’est vrai et, ici, la mythologie rejoint le réel ; une réalité des plus inconfortables pour les directions travailliste et syndicale. Margaret Thatcher a mené de plein front une lutte des classes – pour le bénéfice de sa classe, les nantis - que les états-majors de la gauche britannique ont abandonnée à partir de 1979, pour le malheur de la classe ouvrière. Ce sont Tony Blair et Gordon Brown qui ont entrepris la réhabilitation d’une figure largement détestée dans les années 90 et jusqu’à sa mort. Blair a affirmé que Mme Thatcher avait inspiré son action et Brown la reçut à Downing street avec les honneurs dus à un chef d’Etat en exercice. Blair et Brown passeront à la postérité comme les grands bâtisseurs du mythe Thatcher.
A quoi bon manufacturer le mythe Thatcher, 23 ans après son départ de Downing street ? Le procédé permet à peu de frais de revivifier TINA - le mot d’ordre des néolibéraux de tout poil depuis trente ans : en vertu de celui-ci, rien n’est possible, rien n’est envisageable en dehors du cercle de la raison économique ; cette doxa qui préconise toujours plus d’austérité, le démantèlement de l’Etat social et le libre échange. TINA est de facto la Nouvelle Internationale ; celle qui regroupe aujourd'hui la droite populiste, les conservateurs, les néolibéraux et la social-démocratie blairisée. Il est compréhensible que le bilan politique de Margaret Thatcher soit acclamé par ceux qui soutiennent la barbarie économique actuelle, ou par ceux qui ont capitulé face à elle...." (Philippe Marlière)
___________________________- Sherlock Holmes, Miss Thatcher et l'empire du mal

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Davos...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

...Ton univers impénétrâ-a-ble...♪♫♪
                                      Vous êtres invités
dans cette charmante petite station helvète.

             Si vous êtes introduits par un ami fortuné, si vous parlez anglais et réglez votre petit ticket d'entrée.
        Ils seront encore là, les boss de Favos..
    Tous les ans c'est la même chose...pour que rien ne change....
      L'élite économique mondiale a beaucoup à (se) dire.
      On avait oublié les pauvres, dans ce haut-lieu huppé du business mondial.
   Cette année, c'est promis, on va faire un effort, on va (un peu) en parler, non pour le scandale que cela représente, mais pour les dangers potentiels que les inégalités peuvent engendrer pour les intérêts des nantis. Il ne manquerait plus qu'ils se révoltent! Il ne manquerait plus qu'ils ne consomment plus!
           Les plus grosses fortunes de la planète – ou leurs représentants – seraient-elles devenues soucieuses des inégalités ? Elles les prennent au moins en compte comme facteur de risque. Le 11 janvier, les organisateurs du Forum de Davos ont ainsi publié leur tableau des principaux risques pour 2017. Et "les inégalités de revenus, les divisions sociales et le réchauffement climatique arrivent en tête", rapporte Le Figaro.
    Pour en souligner la teneur explosive, le compte Twitter du Forum économique mondial reprend même l'information principale du rapport publié le 16 janvier par l'ONG britannique Oxfam : "Huit personnes sur la planète détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards les plus pauvres. Il faut rééquilibrer cette société injuste." "
      Oui, huit personnes sont plus riches que la moitié la plus pauvre du monde...
            Et cette moitié ne mange même pas de la brioche, comme l'avait souhaité Marie-Antoinette..
La théorie du ruissellement ne marche donc pas.
      En France, , 21 milliardaires possèdent autant que les 40% les plus pauvres de la population en 2016...
    Il y a matière à réflexion. Nul doute que les doctes assemblées se pencheront gravement sur se problème en colloques savants, entre séances de ski et plantureux repas.
       ’Un monde à l’envers?
:             Heureusement, les grands patrons gardent le moral.
                    C'est rassurant.
     Et puis ce n'est pas si important. Comme disait Jacques Attali. "les gens se rencontrent là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères",
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Evasion fiscale: un tournant?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vers la chute d'un mur?
______________________La bombe Cahuzac et l'affaire chypriote ont créé un miniélectrochoc, libéré les langues et les medias et suscité certaines initiatives politiques.
L'ampleur et la nocivité des paradis fiscaux apparaissent mieux pour ce qu' elles sont, même si nous ne voyons que la partie émergée de l’iceberg. 
 Les experts cités par « The Guardian » estiment que l’argent placé dans les paradis fiscaux et qui échappe donc de cette façon au fisc estl’équivalent du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis et du Japon réunis !
En France, cela représenterait six fois le trou de la Sécu... 
Et on s'étonnera que les caisses soient vides!
Un élément non négligeable d'appauvrissement général, par manque à gagner fiscalement donc économiquement et socialement.
Une routine... "...quiconque fraude le fisc à travers les paradis fiscaux ou les places offshore ne planque pas simplement ses capitaux mais participe à la spirale de la dette et de ses bénéfices… "
Et on ne parle que de l'évasion fiscale, pas du recyclage de l'argent sale...
__Comment éradiquer l'opacité, qui constitue le mode de fonctionnement et la force de certains organismes financiers, couverts par les autorités de leurs pays, ayant souvent pignon vertueux sur rue?
En quelques années , on pourrait en France résorber le déficit.
Des mesures efficaces pourraient rapporter  30 à 50 milliards d'euros.
Il suffit de se référer du rapport officiel du Sénat pour en être convaincu. 
Mais serions-nous enfin à  un tournant, du moins en Europe? 
Un mur est-il tombé, comme l'estime Pascal Canfin, comme il a commencé à tomber, en partie aux USA, dans certains secteurs, ou n'est-ce pas plutôt qu'un coup de canif?
 Car la lutte contre l'évasion fiscale en Europe bute sur l'unanimité, même si certains pays, par intérêt, commence à lâcher du lest. "En Suisse, au Luxembourg et ailleurs, on se prépare désormais à l'inéluctable disparition du secret bancaire, ce paravent commode pour refuser de coopérer. Et comme l'affirme le ministre luxembourgeois Luc Frieden, "il sera difficile de refuser aux États européens ce que nous aurons accepté de faire avec les États-Unis" (ici) 
 Mais  des mesures beaucoup plus drastiques et courageuses devraient être prises, au niveau international, pour en finir avec la face cachée de la finance mondiale, enfer de l'économie réelle...
Un mur d'opacité et de pouvoirs occultes, qui est loin de s'écrouler.
Juste une brèche... 
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Donald à l'école

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Président, ça s'apprend
                                               Il ne lui reste plus que quelques jours pour rattraper son retard...

    Encore mal dégrossi, brut de décoffrage, le petit Donald a beaucoup à apprendre.
  S'il est imbattable en calcul, en additions et en multiplications affairistes, il lui reste bien des lacunes à combler..
   L'infatigable businessman twite  plus vite que son ombre, sans trop se soucier des contradictions. Il ne dit pas que des bêtises, c'est là le problème. De temps en temps, une vérité lui échappe, malgré lui.
    Mais on sent l'impréparation pour passer dans la classe supérieure.
   Président, ça s'apprend, comme le suggère John Brennan.
       Serait-ce que Donald serait le révélateur du déclin de l’école américaine?
         On n'ose croire qu'il représenterait à lui seul le triomphe de l'inculture..
    Mais peut-être pourra-t-il être un bon Président, quand il sera enfin bien formé.
            Le temps presse.
__________________________.

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Mourez, nous ferons le reste.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Ceci est mon e-testament!
  ________________________Pourrez-vous dire demain.
 Le plus tard possible, bien sûr..
__Pour ceux qui n'en étaient pas convaincus, Google est vraiment plein de sollicitude à votre égard..
 Non content de vous suivre pas à pas, dans la vie, il vous accompagne jusqu'au tombeau. 
Mais pas au-delà.
Après, c'est votre affaire...
Soucieux de votre personne, il prend en charge quelques menus problèmes, dont la gestion ne vous est plus nécessaire dans l'au-delà, et efface tout sur simple demande...avant que la nature se charge de le faire pour votre corps mortel. 
Il ne va pas tout de même pas jusqu'à vous remettre post mortem en main inerte une clé USB contenant toutes vos traces laissées sur le web, que vous pourriez réutiliser peut-être plus tard sur quelque méga-ordinateur céleste, mais il peut garantir que vos e-oeuvres seront à tout jamais à l'abri de toute indiscrétion et réutilisation futures. Vous ne laisserez plus vos productions  dans les poubelles du net, à la merci de médiocres ou malhonnêtes usagers. Place nette!
__Même s'il n'y a  pas de vie virtuelle après la mort (mais qui sait?), pour Google, il y a au moins une façon de l'organiser. Le géant américain vient de lancer son nouveau service "Inactive Account Manager", qui permet de prévoir et d'organiser ce qu'adviendront les données personnelles du titulaire d'un compte Google, avec tous ses services associés, après sa mort... 
Celui-ci pourra en premier lieu décider de la date de mise en inactivité de son compte (trois, six, neuf ou douze mois après sa mort), ainsi que de ce qu'il adviendra de ses photos sur Picassa, de ses vidéos publiées sur Youtube ou de ses Google Docs. Le titulaire du compte peut ainsi décider du transfert de l'ensemble de ses données vers une personne de son choix..."
 "Inactivité" , c'est bien le mot....
__Sympa, non? Et tout cela gratuitement! 
Si vous le désirez, vos héritiers et amis pourront même en profiter,gardant ainsi de vous un e-souvenir impérissable.
Un simple clic remplacera une visite fastidieuse à une cimetière peut-être lointain. 
Des pages de commémorations seront prévues..
 "Nous espérons que cette nouvelle fonction vous permettra de préparer votre vie numérique après la mort, d'une manière qui protège votre vie privée et votre sécurité", a commenté le géant de l'internet.
 Sur Facebook non plus, on ne meurt jamais...Sur Memorial on line non plus...
Merci qui? 
Alleluia!
_________________

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Petite chute de tension

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Santé précaire
                    Ce n'est pas encore les grands froids..
           Seulement un hiver jusqu'ici normal.
       Pas encore -30° comme en Pologne.
  Et pourtant, le France a une petite mine et accuse la faiblesse 
     Si le grand froid s'installe, on redoute le pire, car nous sommes paradoxalement le pays européen le plus sensible à ce grand froid, en raison de l’importance du chauffage électrique, qui équipe un tiers des résidences principales (contre 5 % en Allemagne). Ce suréquipement entraîne des pointes de consommation très élevées. Un degré de moins par rapport à la normale saisonnière nécessite la mobilisation de 2 400 MW supplémentaires, soit 2,5 réacteurs nucléaires et l’équivalent de la consommation de Paris intra-muros."
             Des ratés malencontreux 
;;;La question de l'énergie devient cruciale.
                              Difficile de trouver un ouvrage court, clair et abordable sur l'épineuse question de l'énergie, à l'heure où les enjeux se brouillent, l' avenir est plein d'incertitudes, notamment sur la question de la commercialisation/financiarisation, souvent discutée et discutable.
    Ce petit livre de trois auteurs peut y aider beaucoup, malgré certains questionnements problématiques, des approfondissements incomplets. Mais c'est une bonne boussole.
     Notamment sur le problème de la privatisation, voie sur laquelle l'Europe s'est engagée avec plus ou moins de bonheur. S'il est un domaine où elle n'a guère de sens, c'est bien dans ce domaine, étant donnée la particularité de la matière produite et consommée.
     Certains et non des moindres annonçaient depuis longtemps que dans ce domaine, la privatisation/déréglementation. mènerait à des impasses, à des surcoûts, voire à des absurdités
  Le dogme européen en la matière a été contesté très tôt même par ceux qui voulaient introduire un peu de souplesse dans l'héritage de l'après-guerre.
       Si les auteurs ne contestent pas la légitimité du marché concurrentiel dans la production en général, le domaine de l'énergie, notamment de l'électricité, est un domaine particulier, spécifique, où la concurrence ne peut être que factice et sans portée positive pour le consommateur, au contraire. A l'encontre des petits pois ou des voitures, les prix de fourniture des gaz et d' électricité suivent une tendance haussière dans de nombreux pays européens, que la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables ne fait qu'accentuer (surtout en Allemagne: en 2013, les consommateurs allemands ont payé 20 milliards d'euro pour subventionner les énergies renouvelables). C'est un choix, mais aucun lien avec un processus de libéralisation mal conçu ou une régulation trop permissive des marchés de détail...Un examen rigoureux du marché britannique, considéré comme un modèle à suivre par Bruxelles, révèle que ce marché est dominé par un oligopole de six entreprises verticalement intégrées qui détiennent une part de marché de 95%. Elles exercent collectivement un pouvoir de marché dans la mesure où elles se partagent le marché en l'absence de toute menace concurrentielle crédible....On évoque des ententes sur les prix, dans une demande qui demeure "captive". Les consommateurs sont face à des offres commerciales complexes dont le coût final n'est pas lisible...la concurrence est ineffective..A la rente de monopole s'est substituée une rente de l'oligopole....Cet oligopole énergétique n'était pas prévu par les réformes....
         _______  La financiarisation à outrance doublée d'aventures extérieures aventureuses a conduit EDF à une situation aujourd'hui très problématique et à des perspectives assez sombres.
      Le ciel n'est pas dégagé pour notre fournisseur, qui est dans une situation périlleuse, en essayant de faire la part des variations conjoncturelles, des erreurs stratégiques et des défaillances éventuelles du politique, du régulateur et de l’actionnaire.
              Certains vont jusqu'à parler de possible faillite:
Sombres perspectives pour EDF,
                                                           Le ciel n'est pas dégagé pour notre fournisseur, qui est dans une situation périlleuse, en essayant de faire la part des variations conjoncturelles, des erreurs stratégiques et des défaillances éventuelles du politique, du régulateur et de l’actionnaire.
              Certains vont jusqu'à parler de possible faillite:
  Le fournisseur affiche un bénéfice net d'1,18 milliard d’euros, en baisse de 68 % par rapport à l’année dernière. Tous les problèmes se sont cumulés en même temps, pour EDF comme pour tous les électriciens européens. En vrac : un effondrement historique du prix du gaz et du pétrole,  entraînant tous les prix en chute libre ; la montée en puissance des énergies renouvelables ; une transition énergétique qui conduit à des économies d’énergie doublée d’une désindustrialisation qui se traduit par une baisse de la consommation ; sans compter un hiver des plus doux. Résultat ? L’Europe de l’énergie, fondée sur la seule concurrence, est en train de boire le bouillon. Les surcapacités de production sont devenues structurelles. Plus aucun producteur ne peut envisager d’investissement ou rentabiliser son exploitation, alors que les prix de marché se sont effondrés.
____En un an, les prix de marché ont chuté de plus de 30 %. Aujourd’hui, ils sont autour de 28 euros le MWh, quand le groupe a bâti son budget autour d’un prix de marché autour de 35 euros, et que le prix du MWh nucléaire est autour de 42 euros. Ouvert au grand vent de la concurrence, EDF voit désormais 70 % de ses ventes exposées au prix de marché. 1 euro de différence sur le prix de marché a un impact de 300 millions d’euros dans ses comptes. C’est dire l’ampleur des enjeux.
Si tous les électriciens européens se trouvent confrontés aux mêmes problèmes, EDF a un avenir encore plus assombri. En réponse à ses impératifs propres, liés à la production et aux demandes en tous sens de l’État, le groupe public a inscrit un programme d’investissement pharaonique, alors que son endettement est déjà de plus de 40 milliards d’euros – l’équivalent de ses fonds propres.
_____Sa participation au sauvetage dAreva et la reprise de l’activité conception des réacteurs nucléaires – Areva NP – va lui coûter au moins 2,5 milliards d’euros. Le chantier de l’EPR de Flamanville, dont la mise en fonction est sans cesse reculée – on parle désormais de 2018 –, est chiffré à 10,5 milliards d’euros. Mais il faut ajouter la participation d’EDF au programme d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse), estimé à 25 milliards d’euros, le projet d’EDF de construire deux EPR en Grande-Bretagne, évalué en l’état à 25 milliards d’euros. Sans parler du programme baptisé « grand carénage », consistant à assurer la maintenance et la remise à niveau du parc nucléaire français. La Cour des comptes, dans son dernier rapport annuel publié début février, chiffre le coût de ce programme destiné à s’étaler jusqu’en 2030 à 100 milliards d’euros. Sans parler des coûts futurs de démantèlement des centrales, jugés notoirement sous-estimés.
_____Dans le même temps, la Commission européenne attaque les concessions hydrauliques détenues par EDF, au nom de la concurrence, alors qu’il s’agit de l’essentiel de son activité dans les énergies renouvelables, son activité la plus rentable aussi. De son côté, le président d’EDF, Jean-Bernard Lévy, pousse, avec l’assentiment d’une partie de l’État, à l’ouverture du capital de RTE, le réseau de transport et de distribution électrique, colonne vertébrale de tout le système électrique en France, afin de dégager des ressources financières. Si ces deux opérations sont menées jusqu’au bout, EDF se verrait privé d’une partie de ses recettes les plus sûres...
___ Le 22 octobre 2015, les élus du comité central d’entreprise d’EDF, représentant l’ensemble des organisations syndicales, a lancé une première alarme pour dénoncer les menaces qui pèsent sur EDF.Début décembre, ils sont allés plus loin en introduisant une procédure d’alerte auprès de la direction d’EDF, dénonçant la situation critique du groupe. Fin janvier, jugeant que les explications de la direction étaient notoirement insuffisantes, ils ont prolongé leur droit d’alerte et engagé une expertise économique. « Les perspectives de Bruxelles, de l’État français mais aussi celles de la direction d’EDF obèrent à court terme l’avenir de l’entreprise », accusent-ils dans un communiqué. Du jamais vu dans l’histoire d’EDF...
._____ La valse des présidents qui se succèdent à la tête de l’entreprise publique tous les cinq ans, les changements de direction opérationnelle qui s’ensuivent et qui s’apparentent à des mouvements de cabinets ministériels, ont fini par user les meilleures volontés. « Depuis Alphandéry [président d’EDF en 1994], l’État utilise EDF. Il n’y a aucune continuité, aucune transmission de savoir et d’expertise. Les promotions internes n’existent plus. L’aspect social de l’entreprise n’intéresse plus personne. Ce ne sont plus que des jeux de [grands] corps et de cour », résume un cadre dirigeant qui a plus de vingt ans de carrière dans la maison....
 ______Dans son rapport annuel, la Cour des comptes reprend exactement la même analyse que les syndicats d’EDF : « À hypothèses constantes de consommation et d’exportation d’électricité à cet horizon, l’objectif fixé par la loi aurait pour conséquence de réduire d’environ un tiers la production nucléaire, soit l’équivalent de la production de 17 à 20 réacteurs. Seule une augmentation très significative de la consommation électrique ou des exportations serait de nature à limiter le nombre des fermetures. Or, à l’horizon 2030, l’hypothèse d’une telle augmentation n’est pas retenue par les experts. Au contraire, le rapport Énergies 2050 confirme les équilibres actuels. En effet, sur les 21 scénarios de sources diverses qui ont été analysés, 15 considèrent que la demande d’électricité en France se situera, à cette date, entre 500 et 600 TWh, deux seulement considèrent qu’elle sera supérieure », écrit le rapport qui considère qu’EDF doit revoir son programme « grand carénage » pour l’adapter à des critères de production et financiers plus réalistes.... (Merci à Mediapart)
       ____EDF: panique sur l'EPR britannique?
                                        Hinkley point c’est l’aventure internationale de trop, celle qui pourrait être fatale à l’entreprise publique. « Hinkley Point, c’est un cauchemar. Il faut à tout prix sortir de ce bourbier le plus vite possible. EDF risque d’en mourir, avec leurs conneries », dit un ancien directeur d’EDF. « Il y a urgence de tout arrêter. L’affaire est trop mal engagée. Il n’y a que des coups à prendre », renchérit un cadre dirigeant. « Quand je vois Macron dire qu’il est pour le projet [Emmanuel Macron a apporté son soutien au projet d’Hinkley Point], je me dis qu’il ferait mieux de se taire. Il est irresponsable », surenchérit un proche du dossier. « C’est la première fois dans l’histoire d’EDF qu’un projet industriel fait l’unanimité contre lui parmi les syndicats. Tous sont opposés à Hinkley Point. Même la CGT, qui pourtant soutient traditionnellement ce type de programme, est vent debout contre le projet », relève un autre cadre dirigeant.
    -  Le courant ne passe plus. 
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