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Macronite aiguë?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Les risques existent
                         Il n'y a pas que la grippe qui répand la terreur...
         Un nouveau virus, assez imprévisible, fait son apparition dans le PMF (*)
  Non pas qu'il soit à haut risque, mais il n'est pas sans danger.
      D'autant qu'il évolue sans cesse, de manière parfois paradoxale et imprévisible.
      Certains  ont déjà été contaminés et se révèlent contagieux.
       Aux dires des spécialistes, personne ne mesure la composition chimique de l'intrus.
         Ce qui laisse perplexe le corps médical quant à l'évolution de ce nouvel objet encore mal identifié.
    Qui provoque des symptômes très particuliers sur un organisme affaibli.
         Les chercheurs se posent toujours des questions sur la nature exacte de ce virus d'un nouveau genre, .complètement atypique. et nocif.
  Des laboratoires spécialisés sont à la recherche d'un vaccin adapté, dans les plus brefs délais.
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(*) Paysage médiatique médical français
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A quand le prochain krach?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 A quand le prochain krach?
__________________________Ce ne serait qu'une question de temps...car rien n'a vraiment changé dans certaines pratiques bancaires qui ont produit les effets que l'on sait. 
Le Trading haute fréquence (ou haute folie) domine aujourd'hui une grande partie des transactions financières: un système qui fait problème, de l'avis même de certains experts... 
__La Bourse n'est plus ce qu'elle était.
Une mutation invisible a transformé le monde de la spéculation dans les trois dernières décennies : près de 70 % des transactions sont maintenant opérées par des ordinateurs, et la puissance boursière s'acquiert essentiellement par la maîtrise des meilleurs algorithmes. Ceux-ci doivent déjouer les pièges des adversaires, à  savoir  déceler dans la variation minime du cours d'un titre le moment pour l'acheter et surtout agir vite, à la vitesse du millionième de seconde. "Le fait de pouvoir montrer aux caméras de télévision des pantins devant des écrans est bien utile pour rassurer l'homme de la rue et masquer la réalité des choses : les marchés ne sont plus qu'un réseau de machines impénétrables"...Le système devient incontrôlable. Non seulement il ne sert plus l'économie dite réelle, mais il flirte en permanence avec les limites de l'écroulement, menaçant de chuter à tout moment, dès lors qu'une série fulgurante d'actions informatiques l'entraîneraient vers le précipice. Cette perspective inquiète les auteurs d'algorithmes eux-mêmes, modernes Frankenstein : l'un d'entre eux, Thomas Peterffy, secoua ainsi, en octobre 2010, le congrès annuel de la World Federation of Exchanges, en déclarant : "Les technologies, la structure des marchés et les nouveaux produits financiers ont évolué plus rapidement que notre capacité à les comprendre et à les contrôler. (...) Le système tout entier est désormais un jeu truqué."
La bourse est devenue un vaste casino géant, tandis que le pillage financier se poursuit. 
C'est la domination des algorithmes et des robots. C'est le règne des ordinateurs, fonctionnant à grandevitesse et une d'absurdité galopante.
Selon  Thomas Peterffy, un auteur d’algorithmes très élaborés, des programmes informatiques permettant de procéder à des achats, des ventes et des paris sur les marchés financiers à la vitesse de l’éclair : « Les vingt dernières années ont connu l’émergence des ordinateurs, des communications électroniques, des marchés électroniques, des dark pools, des flash orders, des marchés multiples, des systèmes de négociation alternatifs. Le trading à haute fréquence, Mifid en Europe, Reg NMS aux États-Unis… et ce que nous avons aujourd’hui est un vrai bordel. »... « Pour le grand public, les marchés financiers ressemblent de plus en plus à un casino, sauf qu’un casino est plus transparent et plus simple à comprendre. Si le public en vient à penser que les marchés financiers sont une escroquerie, alors les entreprises et les entrepreneurs n’obtiendront plus les fonds dont ils ont besoin pour développer notre économie, créer des emplois et améliorer le niveau de vie. » 
Les marchés financiers ne sont plus ce qu'ils étaient, déconnectés de l'économie réelle.
La technique a rendu les finances encore plus opaques
La question de F.Lordon ne reste-elle pas pertinente: et si on fermait la Bourse ? du moins la partie qui se livre à la prédation financière, déconnectée de l'économie réelle.
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Tour d'horizon

Publié le par Jean-Etienne ZEN

__ Ryanair est gâté en  Occitanie

__ Sales microbes? Non, pas du tout...

 


__ Beaucoup de chercheurs cherchent...un emploi

__ Propagande, quand tu nous tiens!

__ Les grands patrons ont déjà gagné plus que le salarié moyen en une année:

__ Littérature et eau de boudin

__ Défense: Allemagne au top

__ Que peut (encore) Podemos?

__  Zygmunt Bauman  est mort: un signaleur

__ L'ennui n'est pas mortel...
 


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Accord sur le travail

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(C'était hier..)

Un projet de loi contesté, que certains appellent social
__________________________________________Un pas dans la bonne direction ou une mise au pas néolibérale?

_En tous cas, Mme Parisot est tout à fait satisfaite: " « ce soir, les partenaires sociaux ont placé la France en haut des standards européens en matière de marché du travail et de relations sociales »,  c’est un« accord historique parce que son contenu est profondément innovant, parce qu’il couvre un champ très large de la vie du travail, de la vie sociale, parce qu’il va transformer la gestion des ressources humaines ».
Connaisseur en la matière, le Wall Street Journal salue 
une victoire : « Les employeurs français gagnent 
une nouvelle flexibilité. »
 _Le « chief economist » de Cheuvreux, une société de courtage qui conseille 1 200 « investisseurs institutionnels », des fonds de pension anglo-saxons, prédisait dans une note :
« La nécessité d’une libéralisation du marché du travail est le résultat direct d’une appartenance de la France à la zone euro, aussi ne peut-on avoir l’une sans avoir l’autre. Avec l’Allemagne qui a libéralisé son marché du travail récemment (et l’Espagne et l’Italie qui suivent maintenant), François Hollande n’aura guère de choix. »
« Aujourd’hui, le modèle français, le modèle du fameux CDI, est en train d’arriver en bout de course. Le CDI tel que nous l’avons connu, nous ne le connaîtrons plus, normalement. Le prochain président de la République, quel qu’il soit, va devoir faire ce travail », « permettre une plus grande flexibilité », « réduire substantiellement un grand nombre de garanties dont bénéficient les titulaires de CDI »
___Sarko  avait rêvé de ce nouveau détricotage du droit du travail, notamment en matière de licenciement où,  "au lieu d’empêcher les licenciements collectifs qui satisfont des intérêts purement financiers, cet accord organise, au contraire, la neutralisation du juge, conformément aux vœux du Medef, dont c’était l’une des toutes premières préoccupations. »
Une plus grande sécurité juridique pour le patronat grâce à la signature d'une minorité syndicale.
On cherche visiblement à museler les juges en matière de droit du travail.
Certains, au PS, s' inquiètent d'une nouvelle avancée de la précarité qui s'installe un peu plus, dont on peut se demander si elle sert  la cause de l’emploi.
 Un accord sans «bases logiques» et «biaisé» 
Bientôt une  flexibilité à l'américaine, génératrice de stress?
Une course lancée en France dès les années 86-88 
Pour plusieurs raisons, certains syndicats refusent certaines dispositions d'un accord Canada Dry qui passe le droit social à la moulinette.(1)
Un pas de plus vers un régime  néolibéral du travail  
"... Les nouveaux droits, en effet, sont soit de portée limitée et aisément contournables, ou encore assortis de multiples dérogations, soit masquent des reculs. Dire qu’ils conduisent à une sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels relève de la tromperie. Ainsi par exemple, la taxation des CDD courts ressemble à un couteau sans lame : d’ampleur limitée, on peut douter qu’elle dissuade bon nombre d’employeurs de continuer tout simplement leurs pratiques. Surtout, son contournement est aisé : soit en allongeant un peu la durée des contrats, ce qui dans bien des cas ne présentera pas d’inconvénients, soit tout simplement en ayant recours à des contrats d’intérim, non visés eux par la taxation. On est là dans l’affichage pur et simple. Tel n’est pas le cas pour développer d’autres formes de précarité comme le recours au travail intermittent ou encore la possibilité d’augmenter par avenant temporaire jusqu’à huit fois dans l’année la durée du travail des salariés à temps partiel, sans forcément garantir le droit au paiement d’heures complémentaires sur le complément d’heures..." 
...Salué par une certaine presse étrangère: 
"... La presse étrangère ne tarit pas d’éloge envers l’accord patronat-syndicats du vendredi 11 janvier 2013. Pour le Handelsblatt, quotidien allemand de l’économie, « La France commence enfin ses réformes structurelles ». Le très conservateur Wall Street Journal explique ouvertement que « les employeurs français gagnent une nouvelle flexibilité » tout en modérant son enthousiasme en soulignant qu’« il n’est pas certain que l’accord crée des emplois à court terme, alors que la croissance en France est tombée à pratiquement zéro l’année passée ». Il se demande même si les nouvelles règles, « ne pourraient pas avoir l’effet inverse dans l’immédiat, comme ont prévenu certains économistes ». Une franchise que l’on ne peut se permettre que de l’autre côté de l’Atlantique..."
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(1) - «En cas de démission du salarié au terme de la période de mobilité […] l’entreprise est exonérée, à l’égard du salarié concerné, de l’ensemble des obligations légales et conventionnelles qui auraient résulté d’un licenciement pour motif économique.»
_On voit ainsi que la période de mobilité est pensée comme s’inscrivant dans le cadre de la gestion des effectifs de l’entreprise, comme moyen de contourner les dispositions relatives aux licenciements économiques. 
Il ne s’agit de rien d’autre que d’une mesure de reclassement externe en cas de réduction des effectifs, ayant pour objet d’échapper à l’ensemble des règles protectrices des salariés, tant collectives (information du comité du comité d’entreprise, établissement d’un plan de sauvegarde de l’emploi), qu’individuelles (versement des indemnités de licenciement, etc.).
Et, parce que cette période se négocie avec chaque salarié·e, cette mesure ouvre la porte à un traitement différencié de ceux-ci, voire discriminatoire, sans contrôle possible des représentants du personnel.
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-Détricotage
Les femmes, grandes perdantes de la réforme du marché du travail

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Postvérité, ou l'invention de l'eau chaude

Publié le par Jean-Etienne ZEN

  C'est comme une fureur sémantique
                   Elle a commencé Outre-Atlantique, toujours en mal de nouveaux concepts frappeurs.
   Après la post-modernité, la post- et la trans-humanité des rêveurs de la Silicon Valley, c'est maintenant le règne de la post-vérité, en attendant l'apparition de la post-ceci ou cela...
     Mais sans atteindre le niveau de la post-connerie...qui, elle; n'a pas d'âge.
            Comme si le problème du mensonge, de la désinformation, de la propagande, comme on le disait déjà en 14, en politique notamment, de l'enfumage des esprits, de la manipulation de hommes était un problème de notre temps, même si les moyens de transmissions et de pression sont aujourd'hui décuplés. 
   Il suffit de relire le Gorgias de Platon, Spinoza ou Machiaveln entre autres,  pour voir que le problème ne date pas d'aujourd'hui.
    Le mensonge est devenu une manière (jugée habile, et de fait efficace) de communiquer. Les hâbleurs, baratineurs, bonimenteurs, en s’y prenant bien, parviennent à faire tenir pour vrai n’importe quel mensonge ou calomnie. Le phénomène des « fake news » (fabrication et propagation de fausses nouvelles), prend le pas sur l’effort de « fact checking » (vérification des chiffres et des faits). Les fables sont plus appréciées que les faits. Un bon « bobard » vaut mieux que l’austère, ou dérangeante, vérité....
      Quid novi sub sole?
            Quoi de plus ancien, de plus courant et de plus "normal"?
    La vérité n'est jamais donnée, surtout dans le domaine médiatique. Elle est à (re)construire,à relatiser, à redresser,  contre la mauvaise foi, les partis-pris, les rumeurs, les approximations et les propagandes de toutes sortes.
   Voilà qui n'a rien de post-révolutionnaire, vu l'humaine condition....même à l'ère de la post-présidentielle macronienne ou trumpienne.
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L'étau des taux

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Dette d'hier et d'aujourd'hui 

 ____Le problème de la dette publique , au centre de l'Europe, fait  rarement l'objet d'une analyse sérieuse et historique
_"L'endettement public et la dette publique proprement dite ont un passé très riche, très haut en couleurs, et qui pourrait être plein d’enseignements. Ils sont étudiés, certes, mais pour eux-mêmes, de façon érudite, ce qui est légitime ..., mais sans beaucoup d’efforts comparatifs..".
_Le débat est dans une large mesure confisqué ou dénaturé, réduisant souvent  l’État social à un fardeau improductif reporté de génération en génération...
La dette est devenue un épouvantail commode.   
En ces temps actuels de crise, le passé du continent s'estompe, de même que les raisons qui avaient conduit Jean Monnet ou Alcide de Gasperi à créer l'Europe. Les responsables semblent ne réagir qu'en financiers préoccupés de leur pré carré, soucieux de gagner du temps, alors qu'on les attend en politiques, visionnaires et Européens..."
Les problèmes économiques qui en découlent dans les pays subissant unétranglement monétaire, selon M.Wolfpourrait briser les sociétés, les gouvernements, voire les Etats.
."Le recours à l’emprunt ou, plus précisément, à l’argent extérieur aux circuits de dépôts monétaires contrôlés par l’administration française des Finances, n’est qu’une option parmi d’autres au sortir du second conflit mondial. Les marchés financiers internationaux et la compétition entre États pour s’y financer sont (à une époque) inexistants. La notion même « d’endettement » de l’État ne s’est ré-explicitée en France qu’avec la réémergence, à partir des années 1970, des marchés obligataires. Si la dette est faible en volume à l’époque, ce n’est pas exclusivement à cause des faibles déficits mais c’est aussi parce que le Trésor dispose d’une palette d’instruments variés qui rendent marginal l’appel à l’emprunt, au demeurant techniquement peu développé. Les dispositifs de trésorerie de la reconstruction sont tournés avant toute chose vers la garantie d’un financement sécurisé et régulier des dépenses publiques considérées comme nécessaires à l’expansion économique et à l’objectif de « plein emploi ». L’État finance ses découverts passagers en drainant de l’épargne et en collectant les ressources monétaires de son propre réseau, à la fois des particuliers mais aussi des institutions bancaires..."
___De Mirabeau aux Trente Glorieuses, le problème de la dette est récurrent, résolu de manières souvent très différentes (1), ce qui montre qu'il n'est pas du domaine de l'inéluctable, qu'il n'a rien à voir avec un phénomène naturel.
____Aujourd'hui, on peut se  référer au deux extrêmes, l'Allemagne et la Grèce, où semble jouer le principe deux poids, deux mesures, si on se réfère à l’annulation de la dette d'une Allemagne ruinée , il y a à peine 60 ans...
"... Après la seconde guerre mondiale, de multiples conditions ont été réunies pour permettre à l’Allemagne de l’Ouest de se développer rapidement en permettant la reconstruction de son appareil industriel. Non seulement la dette contractée par l’Allemagne en-dehors des deux guerres mondiales a été réduite de plus de 60%, mais le règlement des dettes de guerre et le paiement des réparations aux victimes civiles et aux Etats ont été reportés à une date indéterminée : de fait, à la réunification allemande qui est intervenue en 1990 et au traité de paix qui a été signé à Moscou la même année entre les autorités des deux Allemagnes en cours d’unification, les Etats-Unis, l’URSS, le Royaume-Uni et la France. Le poids des réparations sur l’économie allemande a donc été longtemps différé. Et dans le cas des réparations dues à la Grèce, celles-ci n’ont pas représenté le moindre effort de la part de l’Allemagne puisque les autorités allemandes refusent de donner suite aux demandes grecques. 
A la différence de ce qui s’était passé à l’issue de la première guerre mondiale, les puissances occidentales ont voulu après la seconde guerre mondiale éviter de faire peser sur l’Allemagne le poids de remboursements insoutenables car elles ont considéré qu’ils avaient favorisé l’accession du régime nazi au pouvoir. Les puissances occidentales voulaient également une Allemagne de l’Ouest forte économiquement (mais désarmée et occupée militairement) face à l’Union soviétique et ses alliés. Rien de tel n’est de mise avec la Grèce et les autres pays de la Périphérie au sein de l’Union européenne.
Pour atteindre cet objectif, non seulement le fardeau de la dette a été très fortement allégé et des aides économiques sous forme de dons ont été octroyées à l’Allemagne, mais surtout on lui a permis d’appliquer une politique économique tout à fait favorable à son redéploiement. Les grands groupes industriels privés ont pu se consolider, ceux-là mêmes qui avaient joué un rôle clé dans l’aventure militaire de la première guerre mondiale, dans le soutien aux nazis, dans le génocide des peuples juifs, tsiganes…, dans la spoliation des pays occupés ou annexés, dans la production militaire et l’effort logistique gigantesque de la seconde guerre mondiale. L’Allemagne a pu développer d’impressionnantes infrastructures publiques, elle a pu soutenir ses industries afin de satisfaire la demande locale et de conquérir des marchés extérieurs. L’Allemagne a même été autorisée à rembourser une grande partie de sa dette dans sa monnaie nationale. Pour rendre cela concret, il suffit de réfléchir à la situation qui a suivi l’accord de Londres de 1953. L’Allemagne rembourse par exemple à la Belgique et à la France une partie de ses dettes de l’entre deux guerres en deutsche marks. Ces deutsche marks qui n’avaient pas d’intérêt dans les échanges avec le reste du monde, Belges et Français ont essayé de s’en débarrasser rapidement en achetant des marchandises et des équipements fournis par l’économie allemande et contribué à refaire de l’Allemagne une grande puissance exportatrice.
De leur côté, la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, l’Estonie, la Slovénie et les autres pays périphériques de la zone euro doivent rembourser leurs dettes publiques en euros alors qu’ils en manquent vu leur déficit commercial face aux pays les plus forts de la zone euro. Dans le même temps, les puissances qui dominent la zone euro les obligent, via la Commission européenne et les traités adoptés, à mener des politiques qui les empêchent tant de satisfaire la demande de leur marché que d’exporter. S’ils veulent quand même réussir à exporter, ils sont poussés à réduire encore plus les salaires, ce qui comprime un peu plus la demande intérieure et accentue la récession. Le programme de privatisation achève de porter des coups à leur appareil industriel, à leurs infrastructures et à leur patrimoine en général..."
[-Texte original-]

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Histoire d'eau

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'eau, un bien commun, pas une marchandise
                                                 A l'origine était l'eau, selon la cosmologie du vieux Thalès, selon aussi de nombreux mythes.
   Ce que la science moderne ne peut que confirmer, non plus comme un postulat, mais comme une donnée essentielle vérifiée, celle de l'importance de la vie en nous et hors de nous. De l'eau des océans naquit la vie, sous ses formes les plus primitives..
      Quoi de plus vital, fondamental que l'air et l'eau?
     L'air est encore gratuite, merci!
                Même si à Pékin pollué de petits malin proposent de l'air en boîte
     L'eau n'est pas un bien commun comme les autres 

           L'eau, à la différence des autres, demeure en quantité fixe sur terre : si localement peuvent survenir des déficits, en réalité, il n’y a pas moins d’eau sur la planète, mais des prélèvements croissants dans des ressources qui, elles, ne croissent pas.  L’eau, les forêts, les pêcheries, la biodiversité, tous ces biens communs affrontent des défis similaires : la surexploitation et la pollution. Le premier de ces défis renvoie à la «tragédie des communs» : en l’absence d’intervention publique fixant les conditions et les limites d’usage d’une ressource libre d’accès, celle-ci est inévitablement surexploitée.
        Nous avons perdu la valeur de l'eau, banalisée, gaspillée, souvent polluée, comme à Flint. Son recyclage, trop partiel et limité s'impose comme une nécessité pour le présent et l'avenir. Le problème ne se pose pas de façon aiguë dans le monde que dans le Colorado. Sans le Nil, disputé par plusieurs pays traversé, que serait l'Egypte? L'eau en Israël est un des éléments de conflit avec ses voisins.
    L'eau doit être mise à la portée de chacun, qu'elles que soient ses ressources.  Couper l'eau par défaut de paiement, ce n'est pas comme couper l'électricité.
  Les scandales parfois engendrés par les concessionnaires privés, montrent bien la nécessité d'une gestion publique responsable de la ressource en eau.
    En France , le texte voté par plusieurs instances,  permettra l’amélioration de la vie de plus d’un million de ménages qui ont actuellement du mal à payer leur facture d’eau et de près de 150 000 personnes qui sont privées d’un accès direct et matériel à l’eau et à l’assainissement.
- Cette PPL «ne coûte que» 50 millions d’euros, un budget modeste en comparaison par exemple avec le chèque énergie qui coûterait entre 600 millions et 1 milliard d’euros).
         La rationalisation de l'eau devient un impératif de plus en plus urgent..
                  Mais les enjeux du problème sont mondiaux.

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Surdité bruxelloises

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
___L'Europe, telle qu'elle fonctionne (mal) aujourd'hui, est-elle sans avenir?
________________________Sans nul doute, sauf remises en question profondes, si on se réfère à des analystes habituellement modérés et même parfois europhiles.
Le sujet, jusqu'ici encore tabou, commence à envahir les medias et la blogosphère.
« C'est l’escalade vers la catastrophe",  va  jusqu'à dire X.Timbeau de l'OFCE, qui est  une organisation plutôt sérieuse et responsable.. 
Même le très européiste Quatremer, en vient à fustiger le scandale antidémocratique  qu'est devenue la zone euro.
Edwin Le Héron exprime aussi, comme économiste, de nombreuses critiques sur l'euroalignement  
____Mais la musique de Bruxelles est toujours la même:austérité! leitmotiv d'une administration hors-sol:
"Mais les indicateurs économiques des derniers jours semblent confirmer le sombre scénario d'une Europe qui, selon l'expression du prix Nobel américain Paul Krugman, « s'auto-détruit ». Dans ses prévisions de printemps, la commission anticipe désormais une récession pour la zone euro tout entière (–0,3 %) cette année. Quant au chômage, son taux a atteint, en janvier, un sommet historique, à 11,9 % dans la zone. « Il faut s'attendre à des tensions sociales et politiques d'une rare intensité. Les peuples européens vont faire face à une situation sans précédent », avait prédit l'économiste André Orléan, directeur de recherche à l'EHESS..."
L'eurozone est peut-être condamnée à exploser, les divergences n' ayant cessé de s'accentuer.
Le temps de la nostalgie semble se terminer.
Va-t-on vers un Verdun économique et social ?
De plus en plus de voix s’alarment devant la dégradation sociale de l’Europe et son chômage insoutenable, perçus comme les nouveaux risques de la zone euro. 
 « Comme le montrent les prévisions atroces de croissance et d’emploi publiées aujourd’hui, l’Europe poursuit une stratégie, qui est économiquement obscurantiste, politiquement irresponsable, socialement indéfendable et finalement auto-destructrice, même s’il advient que les objectifs de réduction de déficit recherchés sont atteints », tonne le groupe de réflexion Re-define, regroupant des banquiers, des hauts fonctionnaires. « Comme il devient manifeste que les programmes d’austérité conduisent des souffrances non justifiées spécialement pour des millions de personnes qui ont été jetées dans le chômage et la pauvreté, la résistance contre ces programmes ne peut que s’accroître. Une résistance qui peut amener des millions de personnes à souhaiter se libérer de ce qu’ils percoivent être les chaînes imposées par l’euro », concluent de leur côté les économistes Paul de Grauwe et Yumei Ji, au terme d’une très longue étude sur les erreurs de la politique européenne, cherchant à complaire des marchés financiers qui ne réagissent qu’en mode euphorie-panique.
 Sourde à tous les avertissements, la Commission européenne n’en démord pas : il convient à tout prix de maintenir cette politique.  « La consolidation budgétaire est nécessaire et devrait améliorer les perspectives économiques à moyen et long terme, même si elle peut peser sur la croissance à court terme », dit le rapport, sans s’inquiéter outre mesure. Un siècle après avoir mené, en version militaire, un carnage sans raison ni fondement, l’Europe institue le Verdun économique..".
Cette logique infernale semblait inscrite dans les gènes du projet, biaisé depuis le début,  reconnaît J.Attali lui-même.
Sur le modèle de l'Islande, il serait temps de reconsidérer le problème de la dette, d'inverser la logique conduite jusqu'ici: 
"...Ce sont deux juristes américains qui ont été les architectes de la restructuration de la dette de la Grèce.Contrairement à ce que les dirigeants européens ont promis, Mitu Gulati et Lee Buchheit -qui a conseillé quasiment tous les Etats en faillite au cours des trente dernières années-, sont persuadés que la Grèce ne restera pas un « cas unique et exceptionnel ». Selon eux, il faut restructurer les dettes d'autres Etats, c'est à dire imposer des pertes aux créanciers, plutôt que de laisser les contribuables de la zone euro payer la facture.  « La principale raison qui a poussé les Européens à utiliser l'argent public pour rembourser intégralement les investisseurs privés qui détenaient la dette des Etats en difficulté est qu'ils redoutaient de faire face à une situation du type de celle de l'Argentine, qui s'est retrouvée piégée par des créanciers récalcitrants (« hold-outs ») », concluent-ils dans l'article qu'ils ont présenté lors d'une conférence à Chypre. C'est donc ce problème des « hold-outs » qui doit être traité. Les spécialistes préconisent d'amender le Traité qui instaure le Mécanisme de stabilité européen (MES) afin d'empêcher qu'un créancier floué ne puisse saisir les actifs d'un Etat membre qui bénéficie d'un programme d'assistance financière européen (et qui restructure sa dette). Il s'agit en somme d'immuniser temporairement les biens et les revenus des pays aidés. « En mettant des bâtons dans les roues des investisseurs prêts à traîner les Etats devant les tribunaux, cet amendement réduira l'espoir qu'ils ont de gagner de l'argent en ne participant pas à la restructuration ». Une proposition qui intervient, ce n'est pas un hasard, après la saisie rocambolesque d'un navire argentin par le fonds Elliott, qui a toujours refusé de participer au plan de réduction de la dette de l'Argentine. Au passage, les auteurs fustigent la manière dont les dirigeants ont géré la crise. Notamment Nicolas Sarkozy, qui avait affirmé que « les Européens payaient toujours leurs dettes ». « C'est bien mal connaître l'histoire de l'Europe », assènent-ils. Ils accusent surtout la Banque centrale européenne d'avoir plaidé pour qu'on n'inflige pas de pertes aux investisseurs. Leur proposition d'amendement a circulé dans les cercles officiels, mais le sujet est trop explosif pour être débattu publiquement. (* « The problem of holdout creditors in Eurozone sovereign debt restructurings », Lee Buchheit, Mitu Gulati, Ignacio Tirado, 22 janvier 2013)"
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Histoire de chaises

Publié le par Jean-Etienne ZEN

..De chaises bancales bancaires
                              On ne vole (presque) plus de coffres dans les banques.
             Mais on peut encore voler des chaises.
          C'est scandaleux!
,,Un outrage aux clients en attente.
       Qui vole une chaise, vole du pèze
  Non, ce n'est pas à la Cha(i)se Manahattan Bank que cela arriverait,quoique...(*)
         Mais le délit affecta la BNP  (*)
                Victime de la fauche
     Des trublions accomplirent l'incroyable, sans respect pour la digne institution...qui se permet juste quelques incartades mineures.et quelques cachotteries.
    Pas de quoi fouetter un banquier;..
      Et ce n'était qu'un emprunt...
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_______(*) la Chase Manhattan Bank a passé en 1936 une convention avec le IIIe Reich pour contourner le boycott monétaire de l'Allemagne en achetant et en changeant en dollars contre une forte commission des Reichsmark, les Rückwanderer (Marks restitués) qu'on croit être le produit de confiscation aux Juifs d'Allemagne.
__Entre 1936 et 1941, le gouvernement allemand dispose ainsi de devises pour un montant de 20 millions de dollars qui a servi à acheter du matériel et du pétrole à d'autres entreprises américaines. Les commissions se sont élevées à 1,2 million de dollars dont 500 000 ont été conservées par la banque.
_En 1999, Lionel Jospin, Premier ministre et Claire Andrieu, professeur à la Sorbonne, déclarent que, pendant l'occupation allemande de la France, les banques françaises recevaient la visite des autorités allemandes pour connaître le montant des avoirs juifs, mais pas les banques américaines. Ainsi, le dirigeant de la branche française de la Chase national Bank, Carlos Niedermann, protégé par l'ambassadeur américain de l'époque n'avait pas à rendre des comptes sur les avoirs juifs détenus."
________(*)  ...L'économiste et co-président d’Attac Thomas Coutrot a rappelé que tous les ans, 60 à 80 milliards manquent à la France en raison de l’évasion fiscale, auxquels il faut ajouter 40 à 60 milliards dus à l’optimisation fiscale des multinationales (dont certaines sont françaises, comme le cas Engie l’a démontré tout récemment). « L’argent pour financer la transition sociale et écologique existe, il faut aller le chercher », a résumé Coutrot. Des termes qui ont été repris sur tous les tons durant toute la journée.__Le représentant d'Attac a reconnu que des avancées ont été obtenues ces dernières années, dont « il faut se féliciter » : l’échange automatique d’informations fiscales entre gouvernement est désormais une réalité pour une centaine de pays (la Suisse et le Luxembourg l’ont déclenché le 1er janvier), ainsi que l’obligation faite aux banques européennes de détailler toutes leurs filiales dans le monde, avec leur activité, leur bénéfice et les impôts qu’elles payent. Et l’ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac a été condamné en première instance pour fraude fiscale. « Les États n’ont fait que réagir sous la pression de l’opinion publique face à des scandales inacceptables, révélés par les médias ou par des lanceurs d’alerte », a pourtant souligné Coutrot. Il a rappelé dans la foulée qu’en France, le Conseil constitutionnel vient d’annuler deux dispositions de lutte contre l’évasion fiscale, au nom de la liberté d’entreprise.__À l’applaudimètre, le public a salué la sortie de Jadot appelant à traduire « les banques devant les tribunaux, pour incivisme caractérisé et pour fraude fiscale » et dénonçant les allers-retours des membres des cabinets ministériels et de la haute administration entre les banques et les services de l’État. Poutou s'est aussi taillé aussi un franc succès en réclamant « l’expropriation des banques 
_____________A propos de chaises: Le militant altermondialiste Jon Palais a été jugé le 9 janvier pour avoir volé une douzaine de chaises dans une agence bancaire… Il entendait ainsi « dénoncer l'impunité des banques qui organisent l'évasion fiscale ». Ces chaises symboliques sont moins banales qu’elles en ont l’air. Cet objet a révolutionné non seulement la façon de se reposer mais aussi transformé la société toute entière, assure le professeur d’architecture Witold Rybczynski dans Now Sit Me Down.S’asseoir sur un siège n’est pas du tout naturel. La première attestation historique de cette pratique tient dans une sculpture découverte dans les Cyclades et datant de 2800 à 2 700 avant notre ère. Elle représente un musicien jouant de la harpe et assis sur ce qui ressemblerait aujourd’hui à une chaise de cuisine (dos droit, quatre pieds). Dès l’Egypte antique, le siège n’est pas qu’un objet commode, il est aussi lié au statut social. Muni d’un dossier ou d’accoudoirs, il est réservé à l’élite. Chez les Grecs par contre, il est démocratique. Au Moyen-âge, il ne l’est plus. Les chaises sont chères. Le commun s’assoit sur ce qu’il trouve, au mieux un banc.Mais l’histoire de la chaise est moins celle d’une évolution que d’une culture, précise le professeur Rybczynski. Aujourd’hui encore le monde est divisé entre ceux qui s’assoient sur une chaise et ceux qui préfèrent le sol. En Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Afrique, les gens aiment mieux être accroupis ou en tailleur ; au Japon et en Corée, la position à genoux est la plus commune. L’anthropologue Gordon W. Hewes a ainsi dénombré plus de cent façons de s’asseoir. Se reposer directement sur le sol a des conséquences sociales et physiques. Les gens portent alors des vêtements plus larges pour être à l’aise une fois assis, les sandales sont préférés aux chaussures car plus compliquées à ôter, le mobilier est moins nombreux et moins haut, et les maisons sont aménagées avec des rangements au niveau du sol. Dans les cultures favorisant la chaise, au contraire s’asseoir sur le sol est un moyen de bousculer l’ordre établi. « Ce qui explique pourquoi les adolescents aiment tant ça » ajoute Rybczynski.
__________________».

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Taylor à l'hopital

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Changement de cap?

 ____________________Un récent rapport semble l'indiquer. 
La situation actuelle ne satisfait personne et met à  mal le personnel soignant et les malades.
Le premier malade, c'est l'hôpital.
 Malade de l’administration.
Pour des raisons de rentabilité à courte vue et des exigences bureaucratiques de rationalité inadaptée aux soins, la stratégie du pire semble avoir été la règle depuis plusieurs années.
On le dit, on le sait.
Passant d'un excès à l'autre, les réformes Bachelot, par leur nouvelle gouvernance, ont mis en péril la fonction essentielle de l'hôpital.
Le coeur du dispositif, le système T2A, a abouti à des dérives, des gaspillages et  une standardisation maintenant critiquée, souvent ubuesque. 
______Va-t-on assister enfin à un changement de logique, celle de l'hopital-entreprise, mise en place peu à peu?
Le diagnostic de la Commission nationale sera-t-il suivi d'effets? 
 La révolution numérique  ne suffira pas à guérir l'hôpital de son mal, à l'heure où les compétences, la motivation, l’humanité s’en vont... 
___La question de fond, pour l'ensemble du système de santé reste toujours: solidarité ou business...

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