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Problèmes allemands

Publié le par Jean-Etienne ZEN

  Mais pas seulement...
                                     La politique de développement politique et économie de Berlin, en tant que grande puissance montante, est de plus en plus clairement un problème majeur pour l'Union.
     L'Allemagne fait de plus en plus cavalier seul, à l'ordolibéralisme tourné surtout vers l'Est, la Chine, les marchés émergents. Elle préside, contre ses propres intérêts à long terme, à la reconstitution d'une l'Europe des puissances où les règles bruxelloises ne sembleront plus qu'un souvenir.
   L'axe franco-allemand a vécu.. Le modèle allemand est encore évoqué dans certaines sphères médiatiques, mais avec de moins en moins de conviction.
      Certains penseurs d'Outre-Rhin avaient déjà tiré la sonnette d'alarme depuis une dizaine d'années, comme Hans Peter Martin ou  l'ex-chancelier Smidt
    La conquête de l'Europe centrale,  son Hinterland, de sa main d'oeuvre abondante et bon marché, a été un puissant moyen de réduction des salaires donc des coûts de production. Les lois Haartz on fait le reste.
    Angela bouscule l'Europe, mais avec des conséquences discutables sur les relations avec ses partenaires, bénéficiant de leurs faiblesses, mais aussi d'une monnaie qui sert bien ses intérêts. Avec le Brexit, l'Allemagne va dominer encore plus l'UE. Mais ce ne sera pas sans créer des problèmes encore inédits.
      IL n'y a rien de "miraculeux" dans le développement de Berlin et son hégémonie de fait
, : "« L'Europe allemande est maintenant sur le point de prévaloir sur l'aspiration d'une Allemagne européenne. » [Romano Prodi, ex-président de la Commission de Bruxelles]_"
      Comme l'analyse Thomas Piketty, ce n'est pas par une productivité exceptionnelle que l'Allemagne développe comparativement spectaculairement son économie, mais pour d'autres raisons.
        Pour résumer: la France et l’Allemagne ont des productivités voisines, mais utilisent de façons très différentes leur haute productivité. A chaque fois que la France produit 100 unités de biens et services elle en consomme et en investit entre 101 et 102 unités sur son territoire ces dernières années. A l’inverse, à chaque fois que l’Allemagne produit 100 unités, elle n’en consomme et investit que 92 unités. L’écart peut sembler mince, mais dès lors qu’il se reproduit chaque année il engendre des déséquilibres financiers et sociaux d’une ampleur considérable, qui menacent aujourd’hui de faire exploser l’Europe.
    Le pays n'a jamais remboursé ses dettes, lui qui a sur le sujet adopté une position de fer vis à vis des autres.
             Non à l'Europe allemande, disait Ulrich Beck, récemment décédé, parlant de l’Allemagne comme d’un « empire accidentel ». « Il n’y a pas de plan stratégique, pas d’intention d’occuper l’Europe, pas de base militaire. La discussion sur un Quatrième Reich est donc déplacée. Mais cet empire a une base économique »...Il n’est pas le seul à l’avoir utilisée. George Soros ou Martin Wolf du Financial Times ont eux aussi parlé d’un empire. Mais c’est un terme à la fois très chargé et flou...
    Si l'on continue dans la direction prise en Europe ces cinq dernières années, le risque est grand d’aller vers une Europe très différente du projet des Pères fondateurs. Comme le souligne le penseur allemand Wolfgang Streeck [lire ici un entretien d’Antoine Perraud sur Mediapart], nous risquons d’aller vers une Europe plus brutale, technocratique, autoritaire, où la politique économique est de plus en plus isolée du contrôle démocratique. D'ailleurs, même si l'on parvenait à une union politique, rien ne dit qu’on pourrait changer les fondamentaux de la politique économique. Quand Wolfgang Schäuble parle d’un pas supplémentaire dans l’intégration, il parle en réalité d’une Europe qui suivrait les règles allemandes...

               L'ex-chancelier Schmidt avait depuis longtemps souligné les dérives possibles de son pays.
... Il est nécessaire de mettre en garde, avec fermeté mais sans exagération, les hommes politiques allemands, les médias et l'opinion publique. Si nous, Allemands, nous laissons emporter par notre force économique et revendiquons le rôle politique central en Europe, ou pour le moins de jouer le primus inter pares, alors une majorité grandissante de nos voisins va se dresser contre nous. L'angoisse de la périphérie face à un centre surpuissant reviendrait au galop. Les conséquences probables d'une telle évolution pour l'Union européenne seraient terribles. Et l'Allemagne se retrouverait isolée.
   La grande et très productive République fédérale d'Allemagne a besoin - éventuellement pour se protéger d'elle-même - de l'intégration européenne. C'est pour cela que depuis Helmut Kohl, en 1992, l'article 23 de la loi fondamentale nous oblige à concourir " au développement de l'Union européenne ". L'article 23 nous impose, dans le cadre de cette participation, de respecter le principe de subsidiarité. La crise actuelle des institutions de l'Union ne modifie en rien ces principes.
  Au vu de notre position géopolitique centrale, de notre rôle malheureux dans l'histoire européenne jusqu'au milieu du XXe siècle et de notre performance économique actuelle, le gouvernement allemand doit porter la plus grande attention aux intérêts de nos partenaires européens. Cet altruisme est indispensable..
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Dis-moi ce que tu jettes..

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
L'homme consomme et jette: produits usagés ou reliefs divers.
Et ce, depuis la préhistoire, même si ce fut d'abord en petites quantités, en prélevant parfois ce qui pouvait encore être utile, en recyclage sommaire.?
Il arrive que ces traces modestes et a priori sans noblesse deviennennent une manne pour l'archéologue, qui n'a souvent que peu de choses à se mettre sous la truelle, dans ses fouilles sur sites.
La rudologie et ses trésors ont encore un bel avenir.
Elles peuvent l'aider à reconstituer, du moins partiellement, un mode de vie, des pratiques alimentaires, un milieu environnant (flore et faune), lieu de vie où les homme puisent leur subsistance. Les déchets sont nos miroirs, représentant La petite porte de la civilisation, a-t-on pu dire. 
"...Bertolini affirme combien nos déchets constituent une trace « en négatif » de notre identité. Il se positionne ici dans la filiation de William Rathje, initiateur de la « garbology », et du français Jean Gouhier, fondateur de la rudologie, appliquant l’un comme l’autre des méthodes archéologiques à l’étude des gisements de déchets2. Mais l’archéologie n’est-elle pas en soi déjà une « science des dépotoirs " ?... les traces de l’homme depuis ses origines sont des restes, des résidus d’un passé parfois lointain. Empreintes ou excrétas fossilisés, chutes d’artisanat ou d’industrie, silex taillés, rebuts de potiers, autant de traces qui constituent le matériau même de la recherche archéologique, autant de restes devenus les conditions de possibilité d’une histoire pour l’humanité..."
___Ouvrir aujourd'hui une poubelle du 16° arrondissement ne mène pas aux mêmes constats sociologiques que noter le contenu d'une autre dans le 93..
  Des mirois,  pour le meilleur et pour le pire.
Les ordures sont une véritable épopée... 
La prises de conscience des problèmes qu'elles généraient s'est faite assez tardivement, en gros avec les formes d'urbanisation récentes.
_Du Moyen-Age à nos jours, une politique de gestion des déchets se met en place peu à peu sous la pression des exigences de l'espace et de l'hygiène, comme on peut le suivre dans l'histoire de Paris depuis Philippe Auguste (*)
Pendant longtemps, il a paru suffisant et commode de jeter, d'éliminer. Cela ne pouvait durer..
 Les décharges sauvages ont vécu en France (enfin, presque), mais pas ailleurs, L' Afrique, l'Inde deviennent, par commodité, profit, corruption, les poubelles du monde.
__ Le  recyclage est la voie de l'avenir.
Dans le cadre d'une économie durable, au sein de sociétés hyperconsommatrices, où l'obsolescence programmée est souvent une règle, l'organisation rationnelle de la transformation rentable des déchets est le seul horizon qui nous reste.
__Les archélogues du futur risquent d'être perplexes devant la surabondance des traces de notre civilisation de jeteurs.
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(*) C'est dans le cours de l'année 1184 que Philippe Auguste fit paver les principales rues de la ville. Rigord s'exprime ainsi à ce sujet : "Le roi se trouvant à Paris pour les affaires de l'État, habitait le palais dans la Cité. S'étant mis à une fenêtre d'où il voyait les eaux du fleuve, par laquelle il aimait à regarder, pour se distraire, les chariots qui traversaient la Cité soulevèrent une odeur si fétide de la boue amassée dans les rues, que le roi ne put la supporter ; il jugea qu'il était nécessaire d'exécuter un projet auquel avaient pensé quelques-uns de ses prédécesseurs, mais qu'ils n'avaient pas exécuté à cause de la trop grande dépense. Ayant donc convoqué les principaux bourgeois de la ville et le prévôt, il donna l'ordre de garnir de fortes pierres les rues principales".
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Points de vue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
__ Une nouvelle à diffuser largement.
                                          Comme celle-ci d'ailleurs

__ On n'arrête pas le progrès...comme ici, ou bien là!

__ La Chine,  toujours ses rails.

__ Quand la religion est instrumentalisée.

__ Déserts médicaux : quelles solutions?

__ Quand l'hôpital se moque de la charité.
           "Qu'il soit vrai ou faux - nous nous étions posé la question en juillet -, ce "hackage" est bénin en comparaison des multiples coups d'Etat, changements de régime et autres révolutions de couleur perpétrés par Washington. Comment dit-on l'hôpital se fout de la charité en anglais ?"
        L’équipe Trump s’en moque:

__  Ça ne roule pas fort pour Bibi 

__ Israël-Palestine: l''Etat binational, un concept fourre-tout.
 
__ Un Président frappeur
                              Mais c'est tabou.
        ... Au titre du droit international humanitaire (DIH, ou droit de la guerre), l’usage de la force doit être justifié, discriminé entre civils et combattants, et proportionné. Dans le cadre des conflits internationaux qui opposent des Etats sont des combattants tous les membres des forces armées d’une partie au conflit sauf les personnels sanitaires et religieux. Tout combattant peut être ciblé, sa nationalité n’est pas une protection.
    Le sujet est plus débattu dans le cadre des conflits non internationaux qui opposent des groupes armés. Dans cette zone grise, le débat porte sur la participation au combat : pour tous ceux qui ont rejoint les rangs de l’EI, est-elle « active » et « continue » comme le demande le Comité international de la Croix-Rouge ? Les lois françaises antiterroristes disent que tout Français ayant rejoint une katiba (brigade) djihadiste est un combattant. Les tribunaux seront amenés à juger des cas litigieux. Cela vaut aussi pour les prisonniers éventuels. Dans ce cadre, aucune règle absolue ne s’impose, les belligérants doivent s’entendre. La France n’a pas rendu publiques ses décisions...
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Des insectes et des hommes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Des petites bêtes qui montent...
____________________________Petits ou grands, volants ou rampants, solitaires ou grouillants, les insectes n'ont généralement pas bonne presse.
Mais, la puce à l'oreille, on peut juger cet a priori infondé... 

__Dans certaines cultures et certains types de populations, surtout urbaines, ils peuvent parfois engendrer de redoutables phobies.
On a tendance à voir en eux des gêneurs incommodes ou des êtres inutiles et souvent agressifs.
Pire, certains fantasmes (littéraires ou non), peuvent en faire l'incarnation de l'horreur et du rejet. 
__Mais en y regardant de plus près, ils peuvent nous apparaître comme surprenants 
L'objectif photographique ou le microscope peut en révéler la complexité et parfois la surréaliste beauté.
 Jusqu'à la fascination. 
______Mis à part l'aspect esthétique, à quoi servent ces petites bêtes-là?
Dans son finalisme poético-naïf préscientifique, Bernardin de St Pierre reprenait à sa manière la vieille thèse de l'utilité providentielle des êtres naturels, qu'ils nous paraissent les plus nuisibles ou les plus inutiles.
Il n'est pas toujours aisé aujourd'hui de déterminer la fonctionnalité de ce monde complexe qui nous entoure (comme de celui qui nous habite), mais l'observation progresse ainsi que la connaissance de leurs activités souvent utiles pour la nature en général, les sols, l'homme lui-même.
On approfondit la connaissance de ceux qui parfois nous soignent.
Le rôle important des fourmis a été reconnu déjà par Darwin et il n'est plus utile d'évoquer l'importance des abeilles dans le phénomène si fondamental de pollinisation.
__La nourriture du futur pourrait bien être aussi constituée d'insectes, riches en protéines.
 Manger des insectes est déjà une caractéristique de nombreux peuples.
D'ennemis intimes, ils deviendraient nos plus sûrs alliés.

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Histoire de tuyaux

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Quand ça gaze et quand ça ne gaze pas...     
                                                     « Contrôle les ressources de ton rival et tu contrôles ton rival »,
 


      Les gazoducs se développent en Eurasie comme une toile d'araignée.
  Dans le contrôle des ressources énergétiques,  les puissances productrices de pétrole et de gaz, tissent des liens d'échange de plus en plus étroits. Les transits maritimes deviennent de plus en plus coûteux, longs et aléatoires. 
     Dans le même temps, de nouvelles sources de tension ou de conflits potentiels ou réels naissent au coeur ou à la périphérie de ce tissu d'échanges souvent vitalement nécessaire pour des puissances montantes comme la Chine
    Des rapprochements inattendus ou des renversements d'alliance se produisent régulièrement, au gré des accords, fragiles ou plus durables, qui s'établissent sur la logique de ces échanges, le gaz prenant une place de plus en plus grande, les gazoducs étant un enjeu stratégique autant qu'économique, en Europe  comme en Asie
    Une grande part du grand jeu des puissances mondiales relèvent de cette collaboration/compétition.
       Entre la Russie et la Chine, un des plus grand  projet au monde  est en train de se mettre en place.
Entre le Turkménistan et la Chine, on construit un gazoduc  de plus de 8000 k de long, le premier pays se donnant de grandes ambitionsdu fait de sa richesse soudaine..
   Echanges pacifiques et collaboratifs, mais aussi guerre des tuyaux, comme on le voit avec l'Ukraine,  au fur et à mesure que se dessinent de nouvelles routes énergétiques.
     Des conflits qui ne disent pas toujours leur véritable nom, comme en Irak, ou plus récemment aux origines du conflit syrienConflits sur le transit du gaz, le plus souvent, nécessitant des accords durables.
     A ce sujet, rares sont ceux qui, comme Robert Kennedy ont essayé d'aller au delà de l'écume des événements tragiques.
                 La Syrie fut, entre autres causes (aussi) l'otage d'une bataille pour l'énergie, et notamment du gaz. 
 " On comprend mieux l’intérêt du Qatar à un changement de régime à Damas, affirme ainsi David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Insitut français d’analyse stratégique (Ifas). Il est évident que si le régime de Bachar el-Assad tombe et qu’il est remplacé par un gouvernement de Frères musulmans, ce dernier sera sensible aux demandes de ceux qui les ont aidés à accéder au pouvoir. » Des enjeux qui peuvent expliquer en partie le soutien étonnamment massif offert par le Qatar à la rébellion syrienne. Selon le Financial Times, l’émirat a dépensé 3 milliards de dollars pour financer l’armement des rebelles. Un montant qui dépasse de loin les aides des pays occidentaux – fin novembre 2012, Paris a donné 1,2 million d’euros à la nouvelle coalition formée par l’opposition syrienne. « Mais, ces dernières semaines, avec l’avancée des troupes syriennes, il est évident que seule une intervention occidentale pourrait aider l’opposition syrienne, et donc le Qatar, à arriver à ses fins », poursuit Roland Lombardi."
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Point d'histoire. Opération Barbarossa.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Une guerre encore mal connue
______________________[Certitudes et hypothèses]_
_________________________L'offensive hitlérienne contre la Russie soviétique et le déroulement de l'Opération Barbarossa suscitent encore beaucoup de recherches, d'interrogations et de débats.
Notamment du fait que les études sur le sujet ont été chez nous singulièrement défaillantes. 
Autant les opérations occidentales on été assez bien couvertes, autant nous avons ignoré pendant longtemps ce qui s'était passé à l' Est, à part quelques hauts fait marquants (Moscou, Stalingrad, Koursk...Berlin)
La chape de plomb de la Guerre froide n'a pas été pour rien dans le désintérêt pour cette question.
__Tout débat idéologique mis à part, malgré les erreurs de Staline (purges dans les cadres de l'armée, pacte germano-soviétique_sans doute tactique_, mésestimation des annonces sérieuses d'intervention imminente de la Wehrmart avant l'agression) et malgré les répressions d'après-conflit vis à vis des prisonnier rapatriés, on peut le dire:
 La guerre s'est jouée à l'Est
Le  Front de l'Est fut le théâtre d'opérations longues, complexes, terriblement meurtrières, nationales plus qu'idéologiques.
Les victoires de l'armée allemande, dopée par ses conquêtes antérieures, ne durent pas.
La blitzkrieg ne se répète pas.Les plans du Führer, échouent les uns après les autres, comme l'avaient craint certains officiers supérieurs du Reich.
 Le 111° Reich a été vaincu dans les plaines russes
        — C'est devant Moscou, durant l'hiver 41-42, que l'armée hitlérienne a été arrêtée pour la première fois.(1) 
          — C'est à Stalingrad , durant l'hiver 42-43, qu'elle a subi sa plus lourde défaite historique. (1)
          — C'est à Koursk, en juillet 43, que le noyau dur de sa puissance de feu — les divisions de Pantzers — a été définitivement brisé (500 000 tués et 1000 chars détruits en dix jours de combat !).
         .   Stalingrad  fut un tournant majeur, mais la  bataille décisive fut l'affrontement de Koursk
Déjà présente lors du siège de Brest-Litovsk, en juin 1941, qui étonna l'état-major allemand, la résistance d’un peuple s'organisa peu à peu, au point de mobiliser à elle seule plusieurs divisions ennemies.
Dès 1942, l'armée des Partisans (1) pris une place significative, les femmes y tenant une place de plus en plus importante, comme snipeuse ou pilotes de l'air.
Le cinéma russe, a produit une grand nombre de films, de valeur inégale sur cette épopée nationale si meurtrière. 

____________________Les polémiques sur les rapports entre les alliés et les forces soviétiques continuent, au fur et à mesure que l'accès aux archives est facilité.
Pendant deux années, Staline a appelé les anglo-américains à ouvrir un deuxième front. En vain. 
          — Lorsqu'enfin l'Allemagne est (presque) vaincue, que les soviétiques foncent vers l'Oder, que la Résistance — souvent communiste — engage des révoltes insurrectionnelles un peu partout en Europe, la bannière étoilée débarque soudain en Normandie...

L'historien J.R Pauwels,  sur la base d'une impressionnante documentationmontre que l'aide économique indirecte à la puissance nazie, par le bais de certaines multinationales, s'est prolongée bien après le début des hostilités en Europe et l'engagement tardif des USA dans le conflit n'a pas été dépourvu d'intérêts industriels et d'arrière-pensées politiques. 
Les USA ne voulaient initialement pas être des belligérants actifs. Ils finirent par accepter que l’URSS, nouvel ennemi des Allemands, soulage l’effort de guerre des Britanniques, qui rapportait beaucoup, même si l’on ne croyait pas à un possible succès de l’Armée rouge. On commença donc à fournir à Moscou les premières armes, moyennant paiement comptant... "Un triomphe nazi sur les Soviétiques n’était plus souhaité parce que cela se serait traduit par une mauvaise opération économique. Une telle victoire hitlérienne aurait en effet asséché l’abondante source de bénéfices que générait le prêt-bail." (p.77) (*)
Truman, au début de l’opération Barbarossa, s’exprimait ainsi cyniquement : "Si nous voyons l’Allemagne gagner, nous devrions aider la Russie et, si la Russie est en train de gagner, nous devrions aider l’Allemagne, pour que le plus grand nombre possible périsse des deux côtés."
______Selon certains historiens (mais on ne peut refaire l'histoire...), la Seconde Guerre mondiale aurait pu prendre fin en 1943
" Quand l'Allemagne a subi devant Moscou son premier revers stratégiques dans la Seconde Guerre mondiale, les points de vue ont brusquement changé. En Occident, d'aucuns ont commencé à redouter e voir l'Union soviétique sortir trop forte de la guerre. Car si effectivement elle était trop forte, c 'est elle qui déterminerait le visage de la future Europe. Ainsi parlait Adolph Berle, le sous-secrétaire d'État États-unien chargé de l coordination des services de renseignement US. C'est ce que pensait aussi l'entourage de Churchill, dont des gens fort compétents qui avant et pendant la guerre avaient élaboré la doctrine des actions des forces armées britanniques et de toute la politique britannique. 
Cela explique dan une grande mesure l'obstination de Churchill à ne pas vouloir ouvrir le deuxième front en 1942. Et ce alors que Beaverbrook et Cripps au sein de la direction britannique et, surtout, Eisenhower et d'autres concepteurs des plans militaires états-uniens estimaient que des possibilités matérielles et autres existaient pour infliger aux Allemands une défaite dès 1942. Selon eux il fallait profiter que le gros des forces armées allemandes se trouvait sur le front oriental et que 2.000 kilomètres de littoral français, néerlandais, belge, norvégien et aussi allemand étaient ouverts aux armées alliées. A cette date les nazis ne possédaient aucuns ouvrages défensifs permanents le long du littoral atlantique.
Qui plus est, les militaires états-uniens s'employaient à convaincre Roosevelt (Eisenhower avait adressé plusieurs mémorandums à ce sujet au président états-unien) que l'ouverture u deuxième front raccourcirait de beaucoup la guerre en Europe et obligerait l'Allemagne à capituler. En 1943 au plus tard. Cependant, de tels calculs n'étaient pas faits pour convenir à la Grande-Bretagne et aux conservateurs qui ne manquaient pas aux États-Unis..."
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*)__À partir du 22 juin 1941, l’URSS, attaquée par l’Allemagne, se retrouve dans le camp des Alliés. Elle bénéficie du prêt-bail américain en échange des réserves en or de la Banque d'État d’URSS. À défaut de pouvoir ouvrir avant 1944 le second front instamment réclamé par Moscou, les Alliés fournissent à l’URSS une aide importante, qui transite notamment par la dangereuse voie arctique.
Selon Raymond Cartier et John Keegan, entre octobre 1941 et juin 1942, les États-Unis livrent 1 285 avions, 2 249 chars, 81 287 mitrailleuses, 56 500 téléphones de campagne, 380 000 mille international de fil téléphonique. En 1943, 427 000 des 665 000 camions de l’Armée rouge viennent d’outre-Pacifique. L’Amérique fournit aussi 13 millions de bottes, 5 millions de tonnes de vivres ou encore 2 000 locomotives, 11 000 wagons, 54 000 tonnes de rail. Trois quarts du cuivre soviétique viennent des États-Unis, mais aussi une grande partie du pétrole de haute teneur sans lequel il est impossible de fabriquer du carburant pour avion.
La défaite allemande est impensable sans l’Armée rouge, qui fixe en juin 1944 les deux tiers de la Wehrmacht – en général les troupes les plus jeunes et les mieux équipées – et met hors de combat 85 % de ses soldats. (wiki)___________________________
-Problèmes oubliés   -Crimes de guerre en URSS 

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Il y a des fessées qui se perdent...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

  Bon, c'est décidé, depuis le premier janvier.  
                                      Définitivement.
      Porter atteinte aux parties les plus charnues de sa progéniture, même modérément, est désormais un crime de lèse-enfant-roi.
    Il y a longtemps que beaucoup de parents avaient compris que, en matière de pédagogie, on peut faire mieux..
  Sauf Outre-Manche, ô my Lord, où une vieille tradition de punition corporelle perdure.
       Il a raison, André, ou du moins le problème est souvent mal posé: la violence n'est pas toujours là où l'on croit, dans l'hypocrisie et le moralisme ambiant.
   Et, comme dit Genevièveil est des mots pires que des claques, des sanctions plus traumatisantes qu’une fessée. 
          Le problème de la fessée reste tout de même posé.
       Par ex. que va-t-on faire en 2017 avec certains prétendants prétentieux?
    De simples remontrances ne suffiront pas.
        Michèle parle aussi pour elle-même.
   Qu'elle soit individuelle ou collective, chinoise ou classique, la fessée a vécu.
           Mais qu'en penserait ma grand mère?
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Chypre: pourquoi se gêner?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(C'était en 2013)

 
  _____________Le problème de l'euro est derrière nousdisaient-ils...
On le voit...
Mais il y a juste un petit grain de sable...dans une grande cacophonie. 
___On assiste tout simplement au casse du siècle,  à un racket général . 
 ____La troïka fait les poches des citoyens de Chypre.
___La population, pas les oligarques russes, est  en colère, une colère contre cette Europe-là, inféodée à la finance mondiale prédatrice., qui continue à imposer son diktat. Colère et panique.
Une panique qui peut avoir des effets cataclysmiques dans toute l'eurozône, et au-delà...
Il s'agit d'une extorsion inédite:
"...Jamais dans l'histoire des crises financières, personne n'a eu l'idée de taxer les dépôts, et, pire encore, de provoquer une panique en déconnectant les distributeurs de billets.
En acceptant une taxe entre 6,75 et 9,9 % sur les dépôts chypriotes, l'Europe a franchi une étape dont les conséquences seront dramatiques. Dans un système qui, en théorie, protège jusqu'à 100 000 euros de dépôts, on s'attaque ici de manière indiscriminée aux dépôts des particuliers quel que soit le montant. Les pensionnés et les ménages sont directement atteints. 
La course sur les banques, depuis des mois, inquiète : les banques espagnoles ont vu plusieurs centaines de milliards d'euros quitter les frontières de la péninsule ibérique pour des cieux plus cléments, ou plus solides.
Risquer qu'en ce lundi matin, les déposants des pays en difficulté que sont le Portugal, l'Irlande, l'Italie ou l'Espagne, décident de transférer leurs avoirs pourrait aggraver la crise existante..."
_______" Après l’Irlande, la Grèce, le Portugal et l’Espagne, Chypre est le cinquième pays de la zone  à bénéficier d’un plan de sauvetage . Il est aussi le premier à mettre à contribution directement ses déposants. 
C’est fin juin que Chypre avait sollicité l’aide de l’Europe, deux de ses banques les plus importantes menaçant de couler à pic après avoir perdu 4,5 Mds€ à la suite de la dépréciation d’obligations grecques. Depuis, son secteur bancaire — qui pèse huit fois son produit intérieur brut — annonce perte sur perte, menaçant d’asphyxier l’économie tout entière..." (En comparaison, les banques françaises, bien plus importantes en taille, représentent en 2011 environ 3% du PIB )
___Chypre a pris de plein fouet la crise grecque.
En tout cas, c'est un dangereux précédentaccompagné d'une sorte de chantage issu d'un système bancaire hypertrophié 
"...Le plan de sauvetage de Chypre doit être 'socialement acceptable' et ne pas toucher les petits épargnants, a déclaré dimanche le président du parlement européen Martin Schulz, Tout en jugeant qu'il était 'normal de faire participer les clients des banques' il a notamment suggéré dans l'édition en ligne de Welt am Soontag que 'le plan doit être modifié, par exemple avec une exemption de taxe', pour les comptes inférieurs à 25.000 euros.
Les Chypriotes attendent désormais d'entendre leur président qui doit s'adresser à eux dans la soirée même si, dès samedi, il a par voie de communiqué justifié ce plan de sauvetage. « Nous avions le choix entre le scénario catastrophe d'une défaillance non contrôlée et une gestion douloureuse mais contrôlée de la crise qui mette un terme définitif à l'incertitude », a insisté le président dans un communiqué. Et d'ajouter qu'à défaut d'un accord avec les bailleurs de fonds « tout le système bancaire se serait effondré .»

______L'argent russe est bien sûr un cadeau empoisonné, suscitant des interrogations.
Mais la situation de l’île aux Russesmalgré une économie qui représente à peine celle d'un département français (0,15 % du produit intérieur brut de la zone euro),était connue de tous depuis longtemps et particulièrement àBruxelles. Ce paradis fiscal notoire était-il pire que la City ou le Luxembourg?
 Si les Russes vont perdre gros,  (enfin, pas trop...), les gens modestes vont se serrer la ceinture.
_____Encore une fois, merci les banques!
Les Français sont réputés pour épargner beaucoup : de quoi donner des idées aux requins...
Ne vous baignez pas en cette saison! 
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Une bombe pour l'Europe
« l'Union Européenne a laissé ses banques faire n'importe quoi »
La crise chypriote, l’Allemagne et la Russie
Ces autres Chypre qui menacent l'Europe

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C'était Alep

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Des points de vue non conventionnels                              [ quelques jalons en attendant une vérité qui dérange]
                                       L'heure des bilans n'a pas encore sonné.
     IL faudra du temps pour reconstruire la partie Est de la ville où la destruction est quasi-totale.      
      Reconstruire l'Etat sera une autre paire de manches. Il faudra aussi du temps pour que la vérité se mette en place sur les causes et le déroulement des événements. Ainsi que sur l'assaut final.
       Alep représente un tournant dans le conflit, mais les combats se déplacent..
      Certes, il faut être prudent. La vérité sur cette tragédie ne sera pas facile à établir, dans toute sa complexité.
      Les larmes sur les victimes d'Alep furent-elles toujours sans ambiguïtés? C'est une question que l'on peut se poser.
  Les images sont tragiquement éloquentes, mais encore faut-il leur donner un sens.Leur déferlement sur les écrans a souvent anesthésié la pensée, par leur effet de sidération.
         La guerre là-bas est aussi celle de l'information,  qui n'évite pas les raccourcis et le manichéisme
: Eric Denécé dénonce sur LCI la falsification de certains faits par les médias.
:   L'attidude des USA ne fut pas exempte d'ambiguïtés. Celle de l'Elysée encore plus, pendant trop longtemps.
   Comme certaines voix le disent plus clairement aujourd'hui: les dirigeants ont perdu pied avec la réalité sur la Syrieoù luttes et intérêts divers s'affrontèrent comme si on avait affaire à des affrontement analogues à ceux de l'Irak, de la Libye...
   Ce qui reste de l'opposition dite modérée est en pleine déroute 
               Et certaines alliances méritent d'être dénoncées
   Malgré la complexité souvent mouvante des forces sur le terrain, le droit à l'analyse s'impose, pour éviter les langues de bois de toute nature, trop souvent reprises pas une presse paresseuse ou trop conforme.
   La confiance a priori ne peut être accordée à toutes les sources, mais certaines méritent qu'on les examine, avec l'esprit critique qu'il faut.
     Surtout quand on sait que les fausses nouvelles n'ont pas manqué d'intoxiquer la relation des faits.
      On n'oubliera pas le rôle initial qu'ont joué les intérêts et les rivalités régionales au sujet du pétrole, et de ses enjeux locaux.
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Allocs: bricolage ou réforme de fond?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

_Si elle se fait, la réforme annoncée, qui s'impose pourtant, va être très difficile à mettre en oeuvre dans les conditions les moins inéquitables.

__Le compromis auquel elle aboutira fera forcément des insatisfaits.
Déjà pointent des arguments fallacieux du côté des héritiers de Passy: "Un enfant de riche coûte plus cher qu’un enfant de pauvre", diront ceux qui ont intérêt à ce que perdure en l'état un système d'aide qui les avantage plus que d'autres, par le cumul de prestations et de réductions d'impôt. 
Une "évidence", qui reflète un rapport social, où les plus aisés dépensent naturellement plus pour leurs enfants, pour leur entretien comme pour leur formation scolaire, afin de maintenir leur rang et assurer la reproduction des privilèges, alors que les allocations représentent pour eux l'équivalent d'une sorte d'argent de poche.
__Les allocations familiales ont déjà une longue histoire
Depuis la fin de la guerre de 14, l'idée a fait son chemin, constituant un progès social indéniable, pas seulement du point de vue de ses effets sur la .fécondité.
Cependant, la France n'est pas en pointe en Europe. 
Le système allemand est un peu différent
 ___La politique familiale unique, héritière de notre histoire, est devenue assez labyrinthique, avec ses qualités et ses défauts.
La réforme d'un système, qui apparaît comme inéquitable, est un vieux champ de mines politique  quidivise à droite comme à gauche. 
Les mesures à prendre se révèlent donc difficiles et risquent d'accoucher d'une souris.

 Il va falloir réformer, certes, mais avec doigté et intelligence.
Quelle répartition envisager pour que le système soit le moins injuste possible?
Un rééquilibrage est en voie de discussion, des solutions envisagées, dont certaines sont jugées  schizophrènes, comme celle suggérée parB.Bapt, car "on voudrait que les allocations familiales profitent d’abord aux familles pauvres et moyennes ; mais, d’un autre côté, le bénéfice du quotient familial augmente avec le revenu des parents.»
T.Piketty prône"une politique familiale vraiment universelle, qui concerne tous les enfants quel que soit le revenu, et un crédit d’impôt universel, qui rapporte à tous les parents le même crédit d’impôt par enfant. Comme à l’école, où la dépense par enfant est la même, quels que soient les revenus des parents. Raboter les allocations, cela n’a pas de sens. Le gouvernement renonce aux principes simples, aux visions d’ensemble, pour faire les fonds de tiroirs. C’est dangereux, car il prend le risque de ne pas être compris...commençons par essayer de mettre de la logique dans le système actuel, si morcelé. Si ce n’est pas suffisant, on en débattra ensuite. Là, on rajoute une couche de complexité dans un système socialo-fiscal qui en compte déjà beaucoup trop, comme dans l’histoire des Pigeons. Sans compter qu’on génère des effets de seuils : vous ne pouvez pas perdre plusieurs centaines d’euros d’allocations dès que vous dépassez d’un euro le seuil de revenu. Il va donc falloir trouver un moyen de lisser l’échelle..".
On n'est pas sorti de l'auberge, comme on dit...

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