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Points de vue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
__ Rififi au Vatican.
                                Le système fait de la résistance.

__ Accord de Paris: pas bon pour les Etats-Unis.
                   Retour au charbon...

__ Le microbe, ce mal qui nous fait du bien 
                   Ce sont le plus souvent d'excellents partenaires.

__ Etudiants mis en danger à l'hôpital.

__ Syrie: USA/Russie. Vrai/faux dialogue de sourds?
                 Beaucoup de poudre aux yeux.

__ Pauvre De Gaulle, mis à toutes les sauces, surtout en campagne électorale. Même par les pires.
                         Un peu comme Jeanne d'Arc.
                                                   Un gaullisme à géométrie variable.
      Il n'est point de grand homme pour son valet de chambre.

 


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Retraites: nouveau ravaudage

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(C'était il y a trois ans...)

 
La der des ders?...                                                                  [Questions sur une Nème réforme, depuis ses origines]
                              On ne nous dit pas tout…
                                                                              Cette nouvelle mouture (en attendant la suivante) ne relève pas un d'un problème purement technique et économique mais de choix de société, d'options politiques.
          Du ravaudage. Mais il fallait faire un signe en direction de Bruxelles et des marchés financiers 
 "...Nul ne nie l’augmentation du nombre de personnes de plus de 65 ans. Mais la vague grise n’a rien d’une déferlante : nous ne sommes ni en Allemagne ni au Japon. D’une part, la France a une démographie dynamique et disposera donc à l’avenir d’une population active en augmentation. D’autre part, elle connaît une productivité du travail parmi les plus élevées du monde. Si, comme on nous le répète souvent, il y avait effectivement 2,5 actifs pour 1 retraité en 1970 contre 1,5 actif d’ici 2020, ce dernier produit aujourd’hui plus que les 2,5 d’antan. Du point de vue des richesses disponibles pour les retraites, il n’y a donc pas de pénurie. Contrairement à ce que prétendent les apôtres de l’apocalypse, l’actif de demain ne sera pas pressuré par les vieux à venir.
En fait, si le président Hollande s’est ainsi précipité, ce n’est pas pour « sauver le système de retraite », menacé d’aucune faillite, mais pour répondre aux injonctions de Bruxelles et des agences de notations qui réclament une réduction des dépenses publiques et notamment des retraites par répartition. « Le projet de réforme comporte des points pouvant être vus comme en opposition avec ce que la commission avait suggéré », a déjà fait savoir M. Olli Rehn, commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires, sur le ton de l’instituteur mécontent face à un élève récalcitrant. Avec la même condescendance, l’agence de notation Fitch indique : « Les récentes annonces du gouvernement français sur sa réforme des retraites constituent une étape positive pour la signature de crédit (...) mais n’apparaissent pas suffisantes. » Pour les milieux financiers, ce n’est jamais assez..." 
  Depuis quelques années, il s'est agi d'abord de préparer les esprits, en dramatisant et en masquant la question de la  croissance,  de l'investissement productif, et en escamotant l'emprise de la finance dérégulée sur les choix politiques fondamentaux, qui stérilise l'emploi, sacrifié sur l'autel de la mondialisation sans règles et des délocalisations généralisées.
Il fut un temps d'ailleurs où  le PS trouvait "injuste" de relever l'âge légal de départ  
    Le vrai débat n'a pas eu lieu.
"Les difficultés de l’économie française ne sont pas dues au coût du travail mais au coût exorbitant que fait subir le capital à la société. En trente ans de néolibéralisme, la part dévolue aux dividendes a augmenté de 5 points de pourcentage de la valeur ajoutée des entreprises, aux dépens des salaires et de la protection sociale. Et malgré la crise, les dividendes continuent d’augmenter. En 2012, les entreprises ont distribué 230 milliards de profits, ce qui représente un « surcoût » du capital de 100 milliards par rapport aux « normes » des années 1970-1980..."
      Et si le but principal des réformes était de pousser les gens vers les « produits » d'épargne retraite,comme le suggère ouvertement le patronat français?
" Ce n’est même plus un sous-entendu dans le débat sur la réforme des retraites : pour nombre de représentants patronaux, le système par répartition, instauré depuis plus de soixante ans, n’est plus de mise. Sans même attendre les propositions du gouvernement sur le sujet, le nouveau président du Medef, Pierre Gattaz, a annoncé ses priorités : « Il convient de développer la retraite par capitalisation de manière complémentaire au système par répartition », a-t-il déclaré dès l’une de ses premières interventions. 
 
Très en pointe dans ce combat qu’il mène depuis des années, Henri  de Castries, président d’AXA, insistait à son tour dans un entretien au Figaro début août, sur la « bonne » méthode pour réformer les retraites. Allongement de la durée des cotisations, report de l’âge de la retraite, baisse des cotisations patronales, ses préconisations ne manquaient pas. À un moment où l’entrée sur le marché du travail est de plus en plus tardive, où les carrières sont de plus en plus hachées, tout est fait pour installer un climat anxiogène, destiné à  persuader chacun qu’il convient d’épargner pour soi..."
     Mais le capital et la finance sont  épargnés  (1) 
Les idées reçues sont reprises par une éditocratie conformiste, qui martèle les mêmes pseudo-évidences.
Pour l'économiste JM Haribey,  une alternative existe.
_______Pourquoi maintenant? Au plus mauvais moment. En voulant aller vite, le gouvernement prend donc le risque de faire l'impasse sur un débat majeur : croit-on vraiment qu'il est possible de rétablir l'équilibre des régimes de retraite dans un contexte de chômage historique? 
 Etait-il vraiment nécessaire d’annoncer immédiatement une hausse de la durée de cotisation requise dans 12 ans, sans savoir quels seront, en 2025, la situation du marché du travail, les besoins d’emplois, les désirs sociaux, les contraintes écologiques ? Cette annonce risque de désespérer les jeunes qui peuvent penser qu’ils n’auront jamais droit à une retraite. Les jeunes commencent aujourd’hui à valider des trimestres à 22 ans et peuvent faire le calcul : 22+43=65 ans. Les années manquantes sont fortement pénalisées actuellement : 2 ans de moins de cotisation font perdre 14,3% de pension. Aussi, faut-il rappeler que le système de retraite est réformable en permanence et que l’allongement de la durée requise de carrière pourra ne pas avoir lieu, s’il aboutit à une baisse trop importante des pensions. 
 Des propositions alternatives peuvent être proposées, pour une plus grande justice sociale.
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___ (1) Un problème de financement ? Non, de répartition de la richesse ! On oublie que  la fraude fiscale, c’est 80 milliards par an !
En 1990, il y avait 9,5 millions de retraités, en 2030, il y en aura 21 millions Oui, et alors ! C’est la spéculation financière qui est un poids mort pour l’économie, pas les retraites : les pensions sont réinvesties dans l’économie parce que les retraités consomment, comme tout salarié (alimentation, transport, tourisme…), générant une activité locale productive d’emplois, et contribuent à l’impôt (sur le revenu et TVA). Et si quatre actifs cotisaient pour un retraité en 1960, alors que seulement deux actifs cotisent pour un retraité en 2010…on ne nous dit pas tout ! Car entre-temps la productivité du travail a augmenté de l’ordre de 3% en moyenne par an, autrement dit un salarié produit 3% en moyenne de richesses supplémentaires chaque année. 
L'iniquité est donc manifeste. Les efforts ne seront pas partagés. 
___(2) Dans la réalité les séniors qui sont dans l’emploi y restent aujourd’hui jusqu’à soixante trois ans et demi. Ils paieraient donc un peu la note. Mais tous les autres paieraient beaucoup. Et qui sont-ils, ces autres : ils sont les plus pauvres, les plus faibles. Passé 55 ans, six hommes et femmes sur dix n’ont plus de travail. Décréter qu’ils devront patienter jusqu’à 65 ans pour avoir droit à une pension, même amputée, revient à exiger qu’ils exercent un travail qu’ils n’ont plus, donc à les renvoyer d’abord aux minimas sociaux, ensuite à des pensions rabotées par les années d’inactivité. 
       Tant que la question de l’emploi des seniors ne sera pas réglée, et ce n’est pas demain la veille, ce qu’on appelle pudiquement « le recul de l’âge légal » ne sera que la face présentable d’une politique imprésentable, qui programme l’appauvrissement d’une partie des français.
       En d’autre terme un cache-misère… (Hubert Huertas- Mediapart)
 On oublie aussi que si on vit plus longtemps, c'est -du moins en partie-grâce à la retraite à 60 ans__ 
___(3) L'Allemagne est divisée face au problème des retraités. Beaucoup sont dans la misère.
On y évoque maintenant  la retraite à 69 ans...
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On ne nous dit pas tout

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
On dit qu'elle a changé                            (Points de vue)
                                         Demain, peut-être...
                                   Mais le FN, même reloocké, reste au fond lui-même.
                                        L'avenir, même proche, ne peut se lire dans une boule de cristal.
              Bien des événements, des conjonctures et des impondérables peuvent déjouer nos prévisions. Des exemples récents le prouvent. 
    Mais il n'est pas interdit, à ses risques et périls, sur les bases de la configuration du présent connu, de tester certaines hypothèses, qui peuvent être plausibles, mais pas forcément toujours convaincantes. 
                   L'hypothèse Marine est-elle plausible?  (Certains le pensent, d'autres le contestent.   Les choses pourraient se révéler plus compliquées que les schémas en cours). Selon un internaute:
                               Marine Le Pen élue Présidente de la République en mai 2017, les électeurs du Front National en rêvent, persuadés que la patronne du FN saurait remettre le pays en ordre de marche sur le plan économique et rétablir une justice sociale mise à mal par des décennies de libéralisme.               Encore faudrait-il que la nouvelle Présidente ait les moyens de gouverner...
   Comme le suggère un internaute
          Incontestablement, la conjoncture politique est favorable à Marine Le Pen. Le Brexit, que ni l’establishment britannique ni les médias d’outre-Manche n’ont vu venir, a été une divine surprise pour la patronne du FN et son état-major. De même, l’élection de Donald Trump, que ni l’establishment étasunien ni les médias d’outre-Atlantique n’ont cru possible, est venue ajouter à la confusion des élites occidentales et renforcer les espoirs des caciques du Front National. Enfin, l’humiliation subie par l’ex-Président Nicolas Sarkozy au 1er tour de la « primaire de la droite et du centre » – au profit de celui qu’il nommait il n’y a pas si longtemps « Mr Nobody » ou « Durien » pour souligner son insignifiance –, a été perçue comme la cerise sur le gâteau électoral. Et pour cause, scrutin après scrutin, rien désormais ne se passe plus comme prévu par les politologues et les éditorialistes dès lors que les enjeux sont importants : les électeurs, de plus en plus décidés à être maîtres de leur destin, sont devenus frondeurs, au grand dam des faiseurs d’opinion infatués, réduits à l’état de spectateurs impuissants.
    De là à penser que le « plafond de verre » qui bride les ambitions de Marine Le Pen volera en éclats lors des élections présidentielles des 23 avril et 7 mai, il n’y a qu’un pas, allègrement franchi par les militants et les sympathisants du FN qui se voient déjà surfer sur cette vague. En l’occurrence, c’est aller un peu vite en besogne et très certainement prendre ses désirs pour des réalités. D’une part, parce qu’un candidat comme François Fillon, sorti renforcé de la « primaire », a de très bonnes chances de siphonner suffisamment de voix du Front National au 1er tour de la présidentielle pour créer une forte dynamique en sa faveur au 2e tour. D’autre part, parce que seront organisées les 11 et 18 juin 2017 des élections législatives qui, plus encore que la présidentielle, détermineront quel parti disposera des leviers du pouvoir durant la prochaine mandature.
    Dans l’hypothèse – la plus plausible – d’un 2e tour opposant François Fillon à Marine Le Pen, le premier nommé, bénéficiant de l’effondrement du Parti Socialiste et de l’éparpillement des voix de gauche, devrait pouvoir compter sur une majorité absolue à l’Assemblée Nationale. Associée à la majorité Les Républicains du Sénat, elle lui donnerait de facto les pleins pouvoirs et probablement la majorité des 3/5e au Congrès en cas de besoin dans l’optique de réformes constitutionnelles.
     Tel ne serait en revanche pas le cas pour Marine Le Pen, SI, déjouant tous les pronostics, elle parvenait à être élue Présidente de la république. Certes, une présidence Front National induirait une probable dynamique en faveur du FN lors du scrutin législatif. Mais, faute de moyens financiers, de structures logistiques, et du relais d’un solide réseau d’élus de terrain implantés dans les terroirs, cette dynamique serait de toute évidence insuffisante pour permettre l’émergence d’une majorité au service des ambitions de Marine Le Pen. Au mieux, le Front National passerait de ses 2 élus actuels à 80 ou 100 députés dans les hypothèses les plus favorables. Un effectif conséquent, assurément, mais très éloigné des 350 à 400 députés que peut espérer obtenir la coalition LR-UDI dans le contexte prévisible d’éparpillement des voix de gauche.
     Sans majorité parlementaire, Marine Le Pen se trouverait d’emblée en cohabitation, ce qui constituerait une première dans la Ve République et sèmerait les germes d’une crise de régime, l’esprit de la Constitution étant bafoué par le verdict des urnes. Nonobstant, Marine Le Pen pourrait assumer son rôle de chef de l’État, mais dans l’ombre d’un Premier ministre issu de la majorité législative, très probablement Les Républicains. Et pas question pour elle de dissoudre cette assemblée durant un an, sans certitude d’ailleurs d’obtenir un résultat très différent 12 mois plus tard.
     Qu’à cela ne tienne, affirment de nombreux électeurs du Front National, Marine Le Pen peut organiser des « référendums législatifs », notamment pour instaurer, en vue des prochaines législatives, un scrutin proportionnel nettement plus favorable au FN. De même peut-elle, croient ces mêmes électeurs et sympathisants, gouverner par « ordonnances », faute de majorité à l’Assemblée Nationale. Le problème pour la Présidente, c’est que rien de tel ne pourrait se passer...
      La Présidente Marine Le Pen pourrait-elle mettre sur pied des référendums destinés à modifier laConstitution et à servir les idées politiques qu’elle entend promouvoir ?
     L’une des prérogatives de la Présidence est, dans le cadre de l’article 11 de la Constitution de 1958 amendée en 1995 puis 2008, de pouvoir organiser un « référendum législatif » portant sur une question économique, sociale ou environnementale. Certes ! Mais cette prérogative est soumise à une proposition émanant, durant une session parlementaire, soit du gouvernement, soit d’une majorité des parlementaires des deux assemblées conjointement solidaires. Et cela sur un projet de loi, autrement dit un texte émanant du gouvernement.
     En clair, cela veut dire que Marine Le Pen étant de facto entrée en cohabitation dès le lendemain des législatives du mois de juin serait placée dans l’incapacité d’organiser le moindre « référendum législatif » pour cause de gouvernement et d’assemblées hostiles à la gouvernance du Front National.
    Il y aurait bien une possibilité pour Marine Le Pen de tenter un passage en force, mais cela passerait par le maintien en place, après les élections législatives de juin 2017, du gouvernement FN nommé au lendemain de l’élection présidentielle. Un gouvernement en l’occurrence non représentatif du résultat des législatives, et de ce fait en violation de l’esprit de la Constitution, ce qui ouvrirait à coup sûr une grave crise de régime, potentiellement porteuse de chaos politique et social.
     Au demeurant, si l’on admet – cas éminemment improbable – que la Présidente tente un coup de force par ce biais, son gouvernement serait renversé par une motion de censure dès la première tentative de vote d’un projet de loi présenté par le gouvernement FN. Une motion de censure qui pourrait également intervenir dans le cadre d’une proposition gouvernementale de « référendum législatif », même si le projet de loi destiné à être soumis aux Français par voie référendaire ne nécessite légalement qu’un débat sans vote à l’Assemblée Nationale.
     Il resterait encore une arme à Marine Le Pen pour contourner ces difficultés : le « référendum d’initiative partagée », cette usine à gaz mise en place par Nicolas Sarkozy lors de la réforme constitutionnelle de 2008 en lieu et place du « référendum d’initiative citoyenne » espéré par le peuple français. Mais là encore, la Présidente verrait se dresser devant elle une montagne d’obstacles. Il lui faudrait en effet s’appuyer : d’une part, sur une demande émanant d’au moins 185 députés et sénateurs (1/5e des parlementaires) ; d’autre part, sur un vote des Français représentant au minimum 1/10e des électeurs inscrits sur les listes. Soit plus de 4,5 millions de nos compatriotes, autrement dit... 70 % du corps électoral de Marine Le Pen lors de la présidentielle de 2012 !
   Encore faut-il savoir que ni le « référendum législatif » ni le « référendum d’initiative partagée » – dont les champs sont encore plus limités – ne peuvent être utilisés pour une réforme constitutionnelle, visant par exemple à mettre en place aux futures élections législatives une proportionnelle nettement plus équitable que le système actuel. Pour modifier la Constitution, c’est l’article 89 de celle-ci qui est mis en œuvre et qui, sur un texte approuvé en termes identiques par les deux assemblées, débouche soit sur un vote du Congrès – les 3/5e des voix étant requis pour que le texte soit adopté –, soit sur un scrutin référendaire.
    En résumé, avec un soutien parlementaire limité à quelques dizaines de députés et en l’absence de larges alliances, Marine Le Pen serait impuissante à modifier la Constitution, et tout aussi impuissante à agir dans les domaines socioéconomiques et environnementaux. Elle ne garderait la main que sur ce qui relève du « domaine réservé », à savoir la politique étrangère, la défense relevant d’un « domaine partagé » avec le Premier ministre, exception faite de l’usage de... la force nucléaire.
     D’aucuns dans les rangs du Front National feront remarquer que des députés de l’aile droite du parti Les Républicains pourraient se joindre aux initiatives du FN. Mais cette hypothèse relève du fantasme, les élus LR n’ayant aucun intérêt à ouvrir une crise politique dans leurs rangs alors qu’ils disposeraient de Matignon et de la majorité dans les deux assemblées. Seul une Assemblée Nationale et un gouvernement de gauche pourraient rendre possible un tel scénario, mais ce n’est évidemment pas ce qui se dessine pour 2017 avec un Parti Socialiste en capilotade après 5 années de présidence Hollande.
     La Présidente Marine Le Pen pourrait-elle gouverner par ordonnances, à défaut de pouvoir faire voter des lois par l’Assemblée Nationale ?
      Là non plus, rien à attendre pour la Présidente issue du Front National. L’article 38 de la Constitution, qui définit les conditions de la mise en œuvre d’une gouvernance par ordonnances, est parfaitement limpide : ce processus doit impérativement être encadré par une... « loi d’habilitation » qui précise les domaines d’action – principalement des questions techniques – et la durée pendant laquelle le gouvernement peut avoir recours aux ordonances.
   En conclusion, faute de disposer d’une majorité Front National au parlement et d’un gouvernement issu de cette majorité, Marine Le Pen devrait faire une croix sur ses ambitions réformatrices et se contenter des pouvoirs limités que donne la Constitution au Président en période de cohabitation. Et cela pendant au minimum un an, jusqu’à la tenue de nouvelles élections législatives consécutives à une éventuelle dissolution à l’Assemblée Nationale, comme le permet l’article 12 de la Constitution. Encore faudrait-il, pour que la Présidente prenne cette initiative, que la conjoncture politique soit favorable à une entrée significative de nouveaux députés du FN dans l’enceinte du Palais-Bourbon. Or, cela ne pourrait se faire qu’en cas d’échec caractérisé de la majorité en place, sans pour autant que le Front National soit assuré de renforcer suffisamment ses effectifs au lendemain du scrutin.
   Dur d’être aux commandes sans pouvoir piloter !
             Il est vrai qu'une Marine peut en cacher une autre.
        Chasser le naturel..
        Marine reste masquée.
              Et on ne nous dit pas tout
   Les racines et les vieux liens sont toujours là, même si elle veut à tout prix rassurer, en en faisant trop parfois.
                            Si Marine Le Pen était présidente?...
   Elle ne serait pas libre comme elle le prétend. Le  GUD   veille et attend...
      L'argent noir reste un problème. Le terrain est miné. Les dérapages ne sont pas toujours contenus.
 Elle ne renonce pas aux «fake news» et sa critique de l'euro est assez simpliste.
   Un programme économique défaillant et assez incantatoire.
            A chacun de prendre ses responsabilités...
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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Israël: le mythe de l'exil 
                                         Une émission intéressante sur Arte vendredi soir, qui soulève une question débattue en Israël même, qui a été et reste au coeur du projet sioniste.
La notion de l'exil est la thématique dominante du monde juif croyant et préside à la fondation de l'Etat d'Israël, exil conditionnant celle du retour..[ L'an prochain à Jérusalemville chargée de  mythes et objet de conflits entre toutes.]
Mais s'agit d'un retour et y a-t-il eu véritablement exil? 
      Un chercheur israëlien indiquait que l'exil semble avoir été, si l'on en croit les textes,  toujours d'actualité: depuis Abraham, quittant Ur en Chaldée, les Hébreux fuyant l'Egypte, quittant plus tard Babylone...puis expulsés par les troupes romaines après le deuxième révolte...  si l'on en croit les mythes officiels et les récits bibliques, tels qu'une tradition religieuse les a livrés, contestés par nombre d''intellectuels israëliens eux-mêmes, souvent caricaturés, vu les réactions passionnelles que leurs analyses engendrent.
_Tout porte à croire que le thème du retour a été surtout forgé à Babylone, dans  certains groupes juifs et a servi rétrospectivement à interpréter l'histoire passée et comme de grille de lecture pour les présumées conséquences de l'épisode de l'occupation romaine.
     Or, il n'y aurait pas eu d'exil après la destruction du Temple et il y a de fortes probabilités, de nombreux indices archéologiques et culturels l'indiquent, que les Palestiniens d'aujourd'hui sont les descendants des Juifs d'hier, arabisés à partir du 7° siècle. De plus, il n'était pas dans les pratiques de la politique romaine de vider un pays occupé de ses habitants. Ils en ont certainement déplacé un certain nombre, notamment de Jérusalem, transférés certains à Rome comme signes de victoire, mis quelques-uns en esclavage, mais un transfert massif est de l'ordre de l'imaginaire. De plus, la diaspora juive existait déjà depuis longtemps tout autour de la Méditerranée.
         Cette thèse iconoclaste pour l'orthodoxie juive est confortée par les études historiques de l'historien israëlien Schlomo Sand et indirectement par les recherches archéologiques de l'équipe de Finkelstein.
"La Déclaration d’indépendance d’Israël dit que le peuple juif est né sur la terre d’Israël et a été exilé de son pays natal. Chaque écolier israélien apprend que cela s’est passé pendant la période de domination romaine, en 70 après J-C.. La nation est restée fidèle à sa terre, à laquelle elle a commencé à revenir après deux millénaires d’exil. Faux, dit l’historien Shlomo Sand, dans l’un des livres les plus fascinants et stimulants publiés ici depuis longtemps. Il n’y a jamais eu de peuple juif, seulement une religion juive, et l’exil non plus n’a jamais eu lieu - il n’y a donc pas eu de retour. Sand rejette la plupart des histoires de la formation de l’identité nationale dans la Bible, y compris l’exode d’Égypte et, de façon plus satisfaisante, les horreurs de la conquête sous Josué. Tout cela est de la fiction et un mythe qui a servi d’excuse à la création de l’État d’Israël" affirme Sand. 
 La notion de peuple juif est donc une invention, un mythe, forgé pour les besoins de la cause, à la suite des idées et du projet sioniste de T.Herzl.
                                    "D’après Sand, la description des Juifs comme un peuple d’exilés, errant et se tenant à l’écart, qui « ont erré sur mers et sur terres, sont arrivés au bout du monde et qui, finalement, avec la venue du sionisme, ont fait demi-tour pour revenir en masse sur leur terre orpheline », cette description ne relève que d’une « mythologie nationale ». Tout comme d’autres mouvements nationaux en Europe, qui ont revisité un somptueux âge d’or pour ensuite, grâce à lui, fabriquer leur passé héroïque – par exemple, la Grèce classique ou les tribus teutonnes – afin de prouver qu’ils existaient depuis fort longtemps, « de même, les premiers bourgeons du nationalisme juif se sont tournés vers cette lumière intense dont la source était le royaume mythologique de David » (p. 81).
Mais alors, quand le peuple juif a-t-il réellement été inventé, selon l’approche de Sand ? « Dans l’Allemagne du 19e siècle, à un certain moment, des intellectuels d’origine juive, influencés par le caractère ‘volkiste’ du nationalisme allemand, se sont donné pour mission de fabriquer un peuple « rétrospectivement », avec la soif de créer une nation juive moderne. A partir de l’historien Heinrich Graetz, des intellectuels juifs commencent à esquisser l’histoire du judaïsme comme l’histoire d’un peuple qui avait un caractère national, qui est devenu un peuple errant et qui a finalement fait demi-tour pour revenir dans sa patrie. »
                 La déconstruction du mythe national de l'Etat d'Israël ne va pas sans susciter des réactions parfois violentes, surtout dans le milieu des Juits ultra-orthodoxes et /ou nationalistes. Remettre en question une tradition et des convictions revendiquant la réappropriation de laterre sacralisée (aux contours imprécis) donc légitime ne peut aller pour l'instant sans vives contestations privées ou officielles.Nous avons eu, nous aussi nos mythes historiques.
  Les révélations du réalisateur israélien Ilan Ziv semblent plutôt libératrices. 
Selon   Uri Avnery, « Si nous, les Israéliens, voulons consolider notre nation, nous devons nous libérer des mythes qui appartiennent à une autre forme d’existence et redéfinir notre histoire nationale.L’histoire sur l’exode d’Egypte est bonne en tant que mythe et allégorie - elle célèbre la valeur de la liberté - mais nous devons reconnaitre la différence entre mythe et histoire, entre religion et nation, entre une diaspora et un Etat, afin de trouver notre place dans la région dans laquelle nous vivons et développer une relation normale avec les peuples voisins..."
Gush Shalom ajoute:If we, the Israelis, want to consolidate our nation, we have to free ourselves from the myths that belong to another form of existence and re-define our national history.
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Elections sous surveillance

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
L'oeil était à Berlin et regardait Macron..
                                                        Le bon Herr Doktor Schaüble est plein de sollicitude à notre égard.
C'est tout à fait flatteur pour nous et il a le droit, en tant que personne même étrangère, d'avoir son avis sur le présidentiable de son coeur.
Adoré par les Grecs...
  Mais voilà, il n'est pas une personne privée, il est même une des grandes figures de l'Allemagne conservatrice d'aujourd'hui, celle de Mme Merkel, dont les préoccupations sociales ne sont pas l'obsession et qui semble avoir oublié les intérêts d'une Europe fidèle à ses principes fondateurs  Et on connaît le poids de Berlin dans les orientations et les décisions communautaires. Dans une large mesure, de fait, Bruxelles est à Berlin. Kommerz zuerst....
    Comme le dit un observateur, qui évite la langue de bois en vigueur en mettant les pieds dans le plat:
    Le peuple européen dont certains se gargarisent n’est qu’une fiction, un tour de passe-passe, une illusion. Ce qui fait peuple, c’est un passé, une culture, une histoire, une langue, un destin, un ensemble de valeurs, et une volonté commune. Autant il existe des peuples européens qui peuvent coopérer et créer une nouvelle histoire - voire une identité partagée - à partir de leurs nations et de leurs Etats respectifs, autant il est abusif – et même dangereux – de prétendre en conclure qu’il existe un « citoyen européen » au sens plein et entier du terme.A la vérité, la notion de « citoyenneté européenne » n’est que l’aboutissement ultime d’un ovni bureaucratique – l’Union Européenne et ses différents pouvoirs – utilisé pour enlever encore un peu plus de droits à des citoyens qui en étaient déjà privés dans leurs pays concernés. Faute de construire « l’Europe des peuples » dont rêvait Fernand Braudel, auteur de « L’Identité de la France », on a bâti l’Europe contre les peuples, en instaurant le pouvoir conjoint des oligarques et des Eurocrates... 
    Les Traités n'avaient pas prévu que les responsables d'un pays s'immiscent officiellement dans les affaire d'un autre, surtout à ce niveau, allant jusqu'à fiaire savoir que. "La France serait contente que quelqu'un force" son Parlement à réformer 
      Notre politique devrait-elle être dictée de Berlin, avec la même désinvolture démocratique que Mr Juncker, qui préfère la rigueur des décisions de Bruxelles aux résultats des urnes. Wolfgang n' hésite pas à s'adresser indirectement au peuple français, en se lâchant un peu, assez peu soucieux de solidarité européenne, pour utiliser un euphémisme.
      Serait-il minuit, Docteur Schäuble? (*)
    Certes, tous les responsables allemands ne s'alignent pas sur le pape de la finance de Berlin. notamment Martin Schulz, qui semble vouvoir adopter un tournant, une position plus souple et moins rigidement ordolibérale. Du moins est-ce ce qu'il prétend à l'approche des élections...Helmut Schmidt est plus critique.
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(*) C’est le sociologue allemand Ulrich Beck, décédé le 1er janvier 2015, qui, dans son dernier essai traduit en français sous le titre : « Non à l’Europe allemande » (Ed. Autrement, Paris, 2015), a analysé ce processus. Il écrit : « La nouvelle puissance allemande en Europe ne repose pas comme jadis sur l'emploi de la violence en dernier recours. Elle n'a pas besoin d'armes pour imposer sa propre volonté à d'autres États. (…) Cette nouvelle puissance qui se fonde sur l'économie a beaucoup plus de marge de manœuvre ; nul besoin d'envahir le pays, elle y est omniprésente. »...
...Cette « “Europe allemande” n'est pas le résultat d'un plan élaboré en secret au moyen de la tactique et de la ruse. Elle s'est réalisée plutôt – en tout cas au début – de façon involontaire et planifiée ». Mais les conséquences sont énormes : « elle universalise la précarité » et l'absence de solidarité sur le continent, imposant des « plans de rééducation » aux pays du Sud, en matière « d'épargne et de responsabilité ». « On a adopté de façon irréfléchie envers les pays endettés et leur mauvaise gestion économique la même arrogance et le même air de supériorité qu'avaient eu les Wessis (Allemands de l'Ouest) envers les Allemands de l'Est. »
    ...Beck oublie le rôle de Wolfgang Schäuble. Merkel est une femme politique animée par le pragmatisme et tout en voulant assurer le leadership de l’Allemagne, tente le compromis jusqu’à une certaine limite. Schäuble est un idéologue, pur produit de l’école ordolibérale allemande de Fribourg. Mais, il est vrai que ce plan n’a rien de secret, comme l’a d’ailleurs rapporté Varoufakis : l’argentier allemand lui avait clairement exposé sa volonté.
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Elections sous surveillance L'oeil était à Berlin et regardaitMacron                                ...

Publié le par Celmar Etienne

Elections sous surveillance
L'oeil était à Berlin et regardaitMacron                                                         Le bon Herr Doktor Schaüble est plein de sollicitude à notre égard C'est tout à fait flatteur pour nous et il a le droit, entant que personne même étrangère, d'...

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monvillage.fr

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
__Raon aux Bois__
 __Ils sont plus de 36000 en France.
          Tous ne sont pas classés officiellement comme les plus beaux.
     Mais ils sont encore nombreux, loin des villes qui grignotent l'espace rural, a avoir conservé leur identité et leur charme, malgré les mutations démographiques et les transformations de l'espace, comme celui-ci oucelui-là.
    Longtemps, le village fut déprécié, lieu d'un passé qu'on ne voulait plus voir dans la fièvre urbaine et industrielle des Trente Glorieuses, au coeur d'une modernité qui tournait le dos aux traditions ancestrales, au temps quasi immobile de la vie rurale. Signe des temps, on en recherche aujourd'hui le calme et l'authenticité, loin de la ville qui a cessé d'exercer ses charmes.
__Le retour aux sources, la quête des racines se fait aujourd'hui évident et massif, soit physiquement soit intellectuellement, par l'intérêt et la recherche. Nous sommes tous des enfants des enfants de la campagne.
  Les villages de France reviennent au premier plan, l'histoire locale attire de plus en plus, pas seulement les spécialistes
  Le goût du passé reprend vigueur. La recherche des origines hante nos esprits en pleine crise d'identité.
Georges Duby, avec son Histoire de la France rurale, éleva la   recherche, de la préhistoire à nos jours, à un niveau encore jamais atteint. 
  Jacque Legoff fut un éclaireur, décrivant notamment la Fin du village, ou plutôt d'un certain type de village, ses transformations jusque dans les années 80. La naissance des villes a changé beaucoup de choses. 
Robert Fossier a contribué à des recherches pointues sur l'origine de nos villages.
   On la situe généralement en France aux alentours de l'an mille, avec sa nouvelle organisation de l'espace, ses transformations des moeurs et des structures sociales, avec l'accentuation de l'emprise ecclesiastique,  mais des études récentes, à la lumière de l'archéologie, montrent que certains se sont constitués beaucoup plus tôt.
   Les débats entre historiens sont toujours en cours:
"Définir le village comme un fait de peuplement spécifiquement médiéval, irréductible à la comparaison, c’est voir une forme émerger dans sa perfection rassurante, c’est s’interdire d’en comprendre la genèse. C’est aussi s’enfermer dans une tautologie : le village présente la quintessenc de la société rurale médiévale, car il n’y a de village que médiéval. De la campagne à la ville, de la ferme à l’agglomération, de la périphérie au centre, s’entrecroisent des liens d’une complexité infinie que le modèle du système de peuplement peut aider à comprendre en éclairant certaines lignes directrices..." 
Les villages français ont encore de beaux jours devant eux... 
 Il était une fois... mon village
 Naissance et grandeur du village médiéval 
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monvillage.fr __ Raon aux Bois __   __Ils sont plus de 36000 en France.           Tous ne sont pas classés...

Publié le par Celmar Etienne

monvillage.fr
__ Raon aux Bois __   __Ils sont plus de 36000 en France.           Tous ne sont pas classés officiellement comme  les plus beaux .      Mais ils sont encore  nombreux , loin des villes qui grignotent l'espace rural, a avoir conservé leur identité et leur c...

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De foire en foire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Tout foire!
                     Non, il n'est pas question de la politique économique du moment.
Ni des  aventures syriennes de notre Président.
Pissaro: foire de Dieppe
Mais de  pratiques commerciales qui reviennent de manière saisonnière avec plus ou moins de succès.
 C'est la saison des foires à gogo(ls), qui se répandent comme une épidémie. 
  L'incontournable foire aux vins pour commencer, où chaque enseigne se met en quatre pour attirer le chaland pour une consommation avec modération. 
  Le plus modeste village y va de sa foire pour se faire connaître et promouvoir son image: le cresson, la mirabelle, la tarte aux pommes, l'andouille, le rognon blanc...tout y passe !
On ne sait où donner de la tête.
 Lefoireux marchands-exposants sont partout.
Heureusement, il n'y a plus de foire aux esclaves ou de foire aux filles...quoique... 
La foire aux cancres, elle, connaît un succès constant... 
Certains produits tiennent aussi salon de façon saisonnière: le cochon, le vélo....  et même l'érotisme, occasion de vendre sous-vêtement affriolants, jacuzzi et autres gadgets.  Pas cons, les marchands!   
                  Les foires du  Moyen-Age était d'une autre importance, comme celles de Champagne qui 
rayonnaient au13° siècle ou le marché de St Denis, qui attirait dès le 7° siècle des marchands frisons et saxons

 Une des plus grandes foires de France se tenait deux semaines en juin, dans la périphérie parisienne : la foire de Saint-Denis, dite foire du Lendit. On y vient de toute l’Europe, et même de Byzance. Elle mélange, trait signifiant de l’attraction de la ville au Moyen Âge, l’événement commercial, le divertissement, et le rite religieux : on y exhibait tous les ans aux Parisiens les reliques du trésor d’Aix-la-Chapelle. Ainsi la foire conjugue-t-elle destinée d’échange et divertissement local… L’accueil d’hôtes de marque, à la venue parfois liée au transit des marchands, est l’occasion de « triomphes et entrées », très prisés des habitants et des badauds avertis venus de la campagne.
   Faites la foire, mais pas trop... 

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Politique de gribouille

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Trump et la Syrie
                              Il fut beaucoup reproché à Obama sa passivité ou tout du moins son ambiguïté dans le conflit syrien, par crainte de nouveaux revers au MO,  par révérence vis à vis des principaux donneurs d'ordres qui ont alimenté les extrémisme islamiques, par refus de collaborer avec une politique russe jugée trop favorable à Damas.
   Le premier Donald Trump semblait vouloir inverser le cours des choses et, en se rapprochant de Moscou, faire une autre place à la politique syrienne.Mais le nouveau gendarme, qui voulait renverser la table, se révèle être sans doctrine.
  Le Hard Power trumpien semble ne pas savoir où il va.
    On nous avait prévenu, l'homme est imprévisible. Ce qui n'est pas fait pour rassurer...
  Suit-il une impulsion momentanée, au gré des circonstances, quitte à se dédire un peu plus tard,  comme il l'a déjà fait, ou finit-il par se ranger, par ignorance des dossiers, à l'avis du dernier de ses conseillers militaires qui s'exprime?
   Emotion soudaine à la mort d'enfants, qui suscite la révolte? Maintenant? Seulement maintenant?
        Bien malin qui dira où il va. Beaucoup d'Américains s'inquiètent de ce bateau ivre à la tête de Maison Blanche.
    De plus, la voix élevée contre Moscou apparaît comme un artifice  et les menaces au large de Séoul ne manquent pas d'inquiéter.
     On peut se poser beaucoup de questions sur la nature et les circonstances de ce nouveau bombardement russe jugé criminel.. Il y a eu tellement de bruits et de propagande depuis le début du conflit syrien.
          IL semblerait , si on en croit certains analystes, que les frappes du nouveau locataire de la Maison Blanche furent un coup préparé, aux conséquences parfaitement symboliques et à portée surtout interne, pour se concilier une opposition, surtout démocrate, toujours en opposition, voire en révolte sporadique...
        Une frappe qui aurait été une soupape permettant de relâcher la pression du Deep State. Sa cote de popularité chez les Démocrates est remontée d'un coup, la MSN qui l'avait si souvent insulté est à ses pieds, les néo-cons ne trouvent plus rien à redire. Nous nous demandions hier : " joue-t-il un périlleux coup de poker pour se distinguer publiquement des Russes au moment où il marque des points contre la clique néo-con autour d'Obama ?...
                Une petite frappe tweeten quelque sorte.
...Pendant que les alliés occidentaux de Washington (les éternels idiots utiles), à l’exception de la Suède, applaudissent des deux mains ces frappes salvatrices, Vladimir Poutine dénonce « l’agression contre un pays souverain » tout en réclamant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. De son côté, Téhéran « condamne vigoureusement » cette frappe que « soutient complètement » Ryad comme Tel Aviv.   
      Pour sa part, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault déclare le 4 avril 2017 : « L’utilisation des armes chimiques constitue une violation de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC) et un nouveau témoignage de la barbarie, dont le peuple syrien est victime depuis tant d’années ». Le 7 avril 2017, il se félicite des frappes américaines et du « signal et de l’avertissement qui avait été envoyé et d’une forme de condamnation du régime criminel de Bachar Al-Assad ». Cette déclaration est à mettre au regard du bilan de son action diplomatique présenté le 23 mars 2017 dans lequel il souligne les principes sur lesquels se fonde l’action de la France : principes de paix, de prééminence de l’action collective et du multilatéralisme, de construction d’une gouvernance mondiale… 9. Pour le cartésien que nous sommes, c’est tout le contraire ! Hier zélateur inconditionnel du multilatéralisme, notre pays en est aujourd’hui son meilleur fossoyeur....
       ... Au Proche et au Moyen-Orient ne risque-t-on pas de contribuer à enclencher une spirale de la violence dont on ne sait où elle peut nous conduire (Cf. Libye) ? Ensuite, est-il opportun d’ajouter de la méfiance à la méfiance dans la relation américano-russe au moment où il est essentiel de dialoguer avec tous et de faire baisser la tension en Europe ?13 Enfin, que pourrait faire Donald Trump en Corée du nord au moment où il presse la Chine de modérer les élans de Pyongyang sous peine d’aller mettre, manu militari, de l’ordre sur place ?14 Toutes ces questions ont-elles été sérieusement envisagées dans les chancelleries occidentales avant d’applaudir des deux mains, dans la plus grande précipitation, à ce coup de semonce américain, à cette frappe « diplomatique » et « médiatique » ?
« Elle aussi avait ses phrases types
Et me parlait de ses grands principes
Puis n’agissait n’importe comment
En vertu des grands sentiments »,
...chantait déjà en 1999 Guy Béart. C’est bien ce que font tous nos sympathiques dirigeants politiques tant est grand le décalage entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font (ou ne font pas) sur le dramatique dossier syrien....
                                 Un dossier sur lequel l'information ne brille pas par sa qualité
   Le simplisme le parti-pris et le manichéisme prévalent surtout dans le traitement de ce dossier complexe.___________________________________
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