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Politique de gribouille Trump et la Syrie                               Il fut beaucoup reproché à Obama...

Publié le par Celmar Etienne

Politique de gribouille
Trump et la Syrie                               Il fut beaucoup reproché à Obama sa passivité ou tout du moins son ambiguïté dans le conflit syrien, par crainte de nouveaux revers au MO,  par révérence vis à vis des principaux donneurs d'ordres qui ont alim...

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Ton univers impitoyâ-âble...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
     Dallas n'était qu' une romance sentimentalo-affairiste à l'eau de rose pour ménagères désoeuvrées de plus de 40 ans..... 
                    Les méga-riches d'aujourd'hui ne sont pas forcément Texans, ils ont aussi Chinois, Mexicains, Français...avec leurs réussites flamboyantes et leurs pratiques léoniennes.
   Voici venu le temps des riches, des très riches, des toujours plus riches, des superhéritiers, des  immensément riches  décomplexés, au patrimoine autoreproducteur, à croissance géométrique.
 Ils vivent le plus souvent entre eux, hors sol, à mille lieues de la vie commune des simples mortels, dont ils n'ont qu' une idée distante et abstraite, presque irréelle
Rares sont ceux, qui, comme W.Buffet, déclarent (pour la forme?) ne pas payer suffisamment d'impôts et s'engagent (par mauvaise cosncience?) dans le  Charity business(même si un Américain sur cinq doit se battre pour manger à sa faim).
 La théorie Le fantasme du ruissellement de la richesse ne fonctionne à l'évidence pas bien.
        Mais, il ne faut pas croire, les très riches de l' oligarchie financière, ceux qui accumulent et spéculent plus qu'ils n'investissent, quand ils investissent, qui n'ont comme perspective que la jouissance immédiate et la transmission patrimoniale, ont tout de même bien des soucis...
Même si V. Hugo disait,  "C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches", beaucoup de ceux-ci ne connaissent pas la félicité promise aux z'heureux z'élus du business et de la Bourse... 
Ne disons pas qu'ils vivent un enfer, mais les contrariétés ne manquent pas. 
"Un jour, c'est la Jaguar vandalisée ou la villa sur la Côte cambriolée. Le lendemain, mini-krach à la Bourse. Plus de liquidités! Le stress...Harcelés toute leur vie par un Etat inquisiteur, un entourage qui peut vite devenir envieux, les riches n'ont qu'une idée: éviter à leurs enfants de revivre cette épreuve." 
 De plusils se disent  maltraités par  un Etat spoliateur, sauf au bord du Lac Léman, où les cieux fiscaux sont plus favorables. 
("Vous sentez le vent de la liberté sur le lac Léman...C'est un pays où l'absence de contrôle permet la créativité. Je suis venu ici pour cette liberté d'entreprendre et d'opérer des mouvements bancaires ou financiers sans qu'ils soient suspects, dit sur Arte Radio le millionnaire Eric Cormier, qui a fui l'Hexagone à cause de 'l'inquisition" anti-riches, se considérant comme "un justicier qui défend la causes des riches..."
[Il fut cependant un temps où Roosevelt ne ménageait pas les riches en temps de crise et ses mesures confiscatoires lui ont succédé un certain temps...]
Ils ne dorment pas toujours très bien,car, quo iqu'ils disent, ils savent que la situation sociale est explosive,du fait d'une situation qui les avantage,  d'une baisse généralisée des impôts pour les plus favorisés, d'une spéculation effrénée à l'échelle de la planète, d'une redistribution en panne..
                 Les superwiners, les prétendus self made men sont souvent rongés par de terribles et destructeurs enjeux de pouvoir. 
On l'a vu dans l'univers impitoyable de la famille Bettancourt.
La violence des riches, ce n'est pas seulement la fraude fiscale.
Ce sont aussi le luttes de pouvoir qu'on a pu voir chez Goldman Sachset ses gentils collaborateurs
Ce sont aussi les effets psychologiques d'un certain type d' éducation, dont Zorn nous parle dans son roman-confession. 
Alors, Bienheureux les pauvres? 
Non, bienvenues seront les règles qui sauveront les riches des pièges dorés mais mortels dans lesquels ils sont enfermés et remettront en valeur un minimum de redistribution pour un vrai progrès social et humain à l'échelle planétaire. Pour changer les règles d'un tel jeu pervers, unnouveau Roosevelt suffira-t-il?
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Derrière les 400 Américains les plus riches, les inégalités explosent
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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Il y a cent ans
                       Artois 1917: Offensive de Vimy-Arras: un tournant...pour le jeune Canada.
                                                                      Après Verdun et la Somme, la course au désastre se poursuitau début de 1917.
     
                     Mais pendant les longs combats autour d'Arras, très coûteuse en vies humaines, la ville étant investie souterrainnement par les troupes anglaises, se déroula entre le 9 et le12 Avril 1917sur la crête proche du village de Vimy, une action décisive de l'armée canadienne, après de précédents assauts infructueux .
     Une folle bataille qui coûta beaucoup aux troupes d'Outre-atlantique, mais qui leur permit la maîtrise de ce point stratégique et qui valorisa beaucoup la jeune nation encore sous dépendance de la Couronne.
        Le Centenaire de la bataille de Vimy fut commémorée sur ce petit territoire canadien, à haute valeur symbolique, concédé à vie au pays par l'Etat français, qui n'oublia pas non plus l'action néo-zélandaise.
      L'événement fut vite oublié des Français, mais pas à Montréal ou à Toronto.
  Il faut dire que ceux-ci, moins concernés par ces actions que par ND de Lorette toute proche et par les opérations massives du Chemin des Dames  et par les Mutineries et les exécutions,  étaient lassés d'une tragédie dont on ne voyait pas la fin.
      
        Les affrontements de cette guerre industrielle d'un nouveau genre, cette folle marche desomnambules aboutissaient quasiment à du sur-place absurde et sanglant, comme le montre la ligne de front à travers les mois.

 
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Trop d'impôts?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Le fisc, voilà l'ennemi!
                                       Une antienne, une complainte, une colère parfois, vieille comme le monde...
Des souvenirs douloureux pèsent sur les consciences: l'Ancien Régime, qui ne vivait pas de peu, accablait d'impôts ses sujets, avec l'arbitraire que l'on sait..avant que l'impôt républicain ne s'impose comme, théoriquement, un prélèvement généralisé et  proportionnel, au service de l'intérêt général.en vue d'assurer des services collectifs, dans une exigence de solidarité.
______Dans son article 13, la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 fonde l’exigence de justice fiscale : la contribution doit être déterminée en fonction des « facultés » de chacun, ce qui implique une progressivité de l’impôt. C’est ce qui permet d’éviter de faire supporter le même taux d’effort à tous. Par exemple, dans le cas d’un impôt proportionnel, payer un impôt au taux uniforme de 15 % de son revenu est en réalité plus douloureux pour un revenu modeste qui servira pour l’essentiel à la satisfaction de besoins vitaux (manger, boire, se loger) que pour un haut revenu qui disposera d’une capacité d’épargne élevée. La progressivité permet de prendre en compte cette différence de facultés et d’aboutir à une situation où on réclamera, dans notre exemple, bien moins de 15% aux revenus modestes mais bien plus aux revenus élevés. Cette redistribution par l’impôt est essentielle pour corriger les inégalités de revenus ou de patrimoines._____
      Les principes sont admirables, mais ses applications ont connu  bien des vicissitudes et ont  rarement été adéquates à ces règles républicaines.
La  révolution fiscale promise, qui devait revoir complètement un système aussi complexe qu'illisible, n'a pas eu lieu.
                       Aujourd'hui, le ras le bol fical semble atteindre un sommet. 
En fait, la France ne détient pas le niveau le plus élevé de l'impôt sur le revenu. Si l'inégalité dans l'effort collectif est bien réel, si des réformes de fond n'ont pas eu lieu, si l'impôt indirect reste le plus injuste des impôts, il y a une certaine  démagogie à proclamer que l'impôt est confiscatoire par nature, d'autant plus que les voix les plus fortes, criant à la spoliation, viennent de ceux que le système fiscal épargne le plus, voire absout, de ceux qui échappent à l'impôt par l'exil fiscal, qui profitent de cadeaux fiscaux, qui ne sont pas pour rien dans la dette.  L'optimisation fiscale reste un des fléaux majeurs de notre temps.
 Il y a une part de matraquage médiatique, en cette période, qui s'inscrit dans cette critique généralisée de l'impôt, qui fait partie de la machine de guerre néolibérale depuis une quarantaine d'années, pour qui "l'Etat est le problème", alors que "L'impôt est la base matérielle de l'Etat(J.Schumpeter)
                                          Réhabiliter l'impôt est toujours nécessairemais l'acceptation de cette charge ne peut fonctionner que si le système, qui ne peut être parfait, se réforme sans cesse en se rééquilibrant. Le problème de l'égalité devant l'impôt reste entier, comme celui de la résolution de la crise, qui enrichit les plus grandes fortunes et dont les conséquences ont peu ou pas d'effets sur le train de vie des plus favorisés.  
Ce n'est pas parce que notre système est devenu brouillé et souvent injuste qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain. L'urgence de réformes de fond n'en est que plus forte et plus urgente, à l'heure où les plus favorisés le sont aussi par le système fiscal en vigueur.
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TVA : 32 milliards d'euros perdus par la France chaque année
Ce n'est pas d'une pause fiscale dont la France a besoin mais d'une véritable réforme de la fiscalité dans son ensemble
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Narure/culture

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Prédispositions et accomplissement                         
                                                  Le débat concernant le rapport entre nature et culture en l'homme est toujours en cours
       La tendance est grande d'opposer les deux dimensions qui nous constituent: la nature et la culture, l'inné et l'acquis, le biologique et le social.
      Le préjugé est encore tenace selon lequel  l'homme pourrait accomplir son humanité hors-société, comme la plante qui se développe dans le sol.
     Or le terreau social, culturel, est tout à fait essentiel pour initier et accomplir ce qui ne constitue que des germes, des possibilités, des dispositions à être humain, dans un sens ou dans un autre, à une époque ou dans une autre..
    Pas d'humanité véritable sans environnement social, sans incitations culturelles, dés la naissance.
  La culture nous fait devenir humains, pour le meilleur ou pour le pire, à partir de prédispositions spécifiques qui doivent être éveillées, stimulées.
       Le cas des "enfant-sauvages", cas encore beaucoup discutés, le montre avec éclat. Ces enfants retrouvés, quelle que soit l'origine de leur isolement, constituent des illustrations rares, mais déterminantes, du caractère vital de l'apport socio-culturel.
      Le cas bien connu de l'enfant sauvage de l'Aveyron, pris en charge et décrit pas Jean Itard, un pionnier dans le domaine est assez révélateur.
    Truffaut adapta avec talent cette histoire à l'écran.
       Certes une part de mythe, liée à la fascination et parfois à l'effroi, entoure souvent ces découvertes d'enfants, trouvés en  Sibérie et plus récemment en Inde..
      Handicapés de naissance ou abandonnés, des cas, rares, existent encore, qui ramènent toujours à la question du caractère essentiel, fondateur, de l'éducation primordiale, du langage fondateur.
    Ce que confirme largement la psychologie sociale, la psychanalyse et l'ethnologie.
     Tout est culturel chez l'homme, même ce qui est le plus privé, ce qui paraît le plus intime.
         Ce qui ne remet pas en question une part de liberté, sur la base de ces acquis.
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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Olympe de Gouges au Panthéon?
                                                     Pourquoi pas?.. s'il reste de la place dans ce temple républicain jusqu'ici exclusivement masculin...
 Il a fallu du temps pour que Olympe de Gouges soit considérée comme une femme exceptionnelle, une personne de premier plan concernant la  cause des femmes.
Un esprit audacieux, dans des circonstances très particulières, au sein de la tourmente révolutionnaire.
Dans la lutte toujours continuée des femmes pour se libérer, elle fait figure de personnalité d'exception. 
  Elle est actuellement l'objet d'une série d'émissions matinales sur France Culture.
En avance sur son époque?
Certainement, à beaucoup d'égards. Mais pas sur tous les plans, malgré sa lucidité et son courage. 
       Selon Florence Gauthier, la figure de  Olympe de Gouges, toute exceptionnelle qu'elle fût, a subi quelques travestissements historiques.
Myriam Perfetti, par idéalisation et simplification historique, en fait une icône dont le rôle de pionnière féministe démocrate est assez discutable. 
Club patriotique de femmes 1792
"En avance sur son temps"? Pas toujours et pas sur tout, si l'on en croit certaines études récentes...
Il reste encore sans doute bien des éclaircissements à apporter pour faire la part de lumière et d'ombre d'une femme de toutes façons extraordinairement novatrice, notamment par sa Déclaration des droits de la femme.
   Difficile de reconstituer le passé avec la bonne distance, avecobjectivité, sans idéalisation ou dépréciation, surtout en matière politique toujours sensible.
Toujours surgit le  risque de la simplification et de la caricature, comme à l'égard de son contemporain, souvent bouc-émissaire,Robespierre, qui considérait le fait que les femmes soient tenues à l’écart des sociétés savantes comme « le scandale d’un siècle éclairé ». Il estimait que les êtres humains des deux sexes étaient doués des mêmes facultés et avaient donc le droit de les cultiver ensemble.
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Elle est encore là...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

...Bien là
              Dame bêtise se porte toujours  bien.
                              Mais on ne la voit guère, surtout la sienne.
                                              Nul n'est assez intelligent pour comprendre sa propre bêtise...
                                                     ...Comme disait un certain Mattus, cité par René de Obaldia,  auteur de certaines perles...
                                                  En voilà une remarque intelligente!
       
     Mais ne désespérons pas. Un surcroît d'intelligence, cela peut se gagner, petit à petit. Pas de limite assignable à ce progrès, seulement possible.
             Mais y'a du boulot...Vaste programme! comme disait le Général.
  On peut dire aussi avec Jean Lorrain:
                   Il n'y a que la bêtise humaine pour me donner une image de l'infini. 
Car:
     L'homme est comme dieu l'a fait et bien souvent pire (Cervantès)
Et 
          Le vrai bonheur serait de se souvenir du présent (Jules Renard)


                 De la bêtise à la connerie, la distance n'est pas bien grande.

    Celle-ci est aussi, dit-on, insondableselon l'avis de Albert, qui s'y connaissait en intelligence.
           Ce ne sont pas les gars de la Silicon Valley qui vont nous montrer le chemin...
                   L'homme augmenté risque fort de l'être aussi en matière de bêtise.                                  Comme le transhumanisme..
       Une psychanalyse comme remède?
              Non, ça ne marche pas, selon Lacan:
                  La psychanalyse est un remède contre l'ignorance. Elle est sans effet sur la connerie.

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Elle est encore là... . ..Bien là                Dame bêtise se porte toujours  bien.               ...

Publié le par Celmar Etienne

Elle est encore là...
. ..Bien là                Dame bêtise se porte toujours  bien.                               Mais on ne la voit guère, surtout la sienne.                                               Nul n'est assez intelligent pour comprendre sa propre bêtise...         ...

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Banques: trop peu, trop tard?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Le problème des banques, toujours d'actualité...
                                                                           Too big too fail, mais aussi too big to change?
                       "Cinq ans après le tsunami financier planétaire déclenché par la faillite de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers, l’Europe reste plombée par la situation calamiteuse de son système bancaire. La facture économique, sociale et humaine de son incapacité politique et institutionnelle à reconnaître et affronter le problème est devenue astronomique. Le seul signal positif, à en juger par les propos tenus lors de la récente assemblée annuelle à Bruxelles du think tank européenBruegel, est que la parole officielle soit aujourd'hui, dans certaines enceintes, plus libre et plus lucide. Quant à savoir si les actes suivront, c’est une autre affaire...
 Cinq ans après la faillite de Lehman, l’économie européenne reste plombée par un système bancaire à la fois omniprésent et fragile, qui ne remplit pas sa fonction mais s’accroche à sa position dominante et aux rentes qui en découlent. Le cadre de réforme promis permettra, à la marge, une amélioration comportementale (pour combien de temps ?) des banquiers sans toucher à la structure du système bancaire. Le temps gagné par l’intervention des banques centrales a été largement gaspillé et la facture qu’il faudra acquitter un jour ou l’autre pèse comme une épée de Damoclès sur l’avenir des économies européennes..."
     La régulation bancaire n'aura été finalement jusqu'ici qu'un amuse-gueule
Un système opaque: "Plus l’on descend dans les profondeurs de la planète finance, plus la régulation s’avère difficile à concevoir et à mettre en œuvre"
   Le hold up sur l'Europe continue de la part des banques toujours choyées.
Les véritables bénéficiaires des plans de sauvetage bancaires ne sont pas ceux que l'on croit, comme le montre le Tagesspiegel.. On sait qui sont ceux qui vont payer, selon  le principe, toujours dénié, "privatisation des gains, socialisation des pertes".
      Les banquiers peuvent aller se rhabiller: 
"...Les lobbies bancaires ont un bouclier magique qui n’est autre que la mystique qui entoure l’activité bancaire et financière. Le sujet est spécial, complexe, alors on craint de ne pas comprendre et cela rend d’autant plus crédule et malléable face à ceux qui ont l’expérience quotidienne de cette activité et en revendiquent l’expertise...
 Les réformes financières entreprises jusqu’à présent pour répondre à la crise (accords de Bâle III signés en 2010, loi Dodd-Frank promulguée en 2010 aux États-Unis, etc.) ne changeront pas grand chose au fonctionnement du secteur bancaire et financier et ne nous mettent donc pas à l’abri d’une prochaine crise. La bonne nouvelle est qu’il est pourtant possible d’agir. À la différence des tremblements de terre dont on ne peut que réparer les dégâts après coup, on peut prévenir les crises financières. Celles-ci ne sont pas inévitables...
  La société a tout à gagner d’une plus grande stabilité financière et tant pis si l’industrie financière a un peu à y perdre, elle y perdra son embonpoint et l’économie réelle ne s’en portera finalement que mieux. Après avoir été nombreux à considérer la finance comme un moteur de la croissance, les économistes se ravisent aujourd’hui : les études récentes sur le sujet montrent qu’au-delà d’un certain seuil, le développement financier ne profite plus à la croissance et qu’il engendre au contraire de l’instabilité dont l’économie réelle pâtit.."
         Sous peine de crise encore plus sévère, l'emprise des banques doit cesser, elles qui se prétendent victime du fisc (sic!)
Il est temps de rendre le métier de banquier, pourtant nécessaire, un peu plus ennuyeux...comme lereconnaissent certains d'entre eux, rares il est vrai.
      «Qui est coupable ? En arrière-fond, c'est un modèle idéologique, libéral et anglo-saxon qui a failli. On ne peut impunément se préoccuper exclusivement du profit à court terme écrivait naguère Matthieu Pigasse et Gilles Finchelstein L'un est vice-président de la banque Lazard, l'autre directeur de la Fondation Jean-Jaurès, qui demandent la réglementation de la sphère financière pour mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, aux mouvements erratiques de capitaux, facteurs d'instabilité économique.....
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-Un système bloqué 
"...Payer les intérêts sur la dette est un poste plus important en France que le budget de la Défense nationale. Juste après celui de l’Education Nationale ! Quand il le dépassera, j’espère que les gens se demanderont où va cet argent… Il va partiellement aux banques elles-mêmes, mais  surtout aux gens qui prêtent de l’argent aux banques. C’est cela qui mène à une concentration inexorable, inéluctable de la richesse. 
Madame Lagarde elle-même, la directrice du FMI, dit que un demi % de la population possède plus du tiers de la richesse mondiale.  Il n’y a plus de pouvoir d’achat dans le reste de la population. Une moitié de la population américaine, la partie la plus pauvre, se partage 2% de la richesse nationale !
Et pourtant c’est sur ces gens-là que l’on compte pour consommer ! Comme ils n’ont pas les moyens de le faire, on leur prête de l’argent. Mais dès qu’il y un pépin, on l’a vu avec la crise des subprimes, ils ne peuvent pas rembourser. Le système est donc complètement bloqué..."
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Pour JP Morgan, la justice a un prix 
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Retour sur le protectionnisme

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Quel protectionnisme?
                                      Le bon sens à notre portée?
        En ces temps électoraux, la question, souvent mal posée, rebondit.
          Les débats sur le sujet sont rarement nuancés. Entre Sapir et Gréau, le fossé est apparent.
    Il ne s'agit pas, comme disait quelqu'un, d'opposer le Web et le Mur, l'ouverture tous azimuts et la fermeture soit disant protectrice, le grand large et repli, l'isolationnisme, mais de sortir d'abord du faux dilemme: protectionnisme ou pas.
     Il importe de mieux poser le problème, qui n'est pas qu'économique, dans une période historique donnée, dans un contexte précis d'échanges commerciaux. Le problème ne se posait pas sous A.Smith comme il se pose aujourd'hui.
     La mondialisation des échanges étant devenue ce qu'elle est, sous les directives de l'OMC, inspirées par'un libéralisme politiquement irréfléchi et les exigences des firmes transnationales, et est devenue objet de critique et de remise en question
     Certains pays semblent avoir compris la nécessité de renégocier des règles équitables pour éviter l'absurde struggle of live darwinienne planétaire souvent destructrice.
    L'idée d'un certain ou d'un «bon» protectionnisme fait son chemin, pour contrecarrer certains dogmes simplistes, éviter une désindustrialisation fatale dans certains secteurs et la baisse tendancielle des salaires et le développement rapide de la précarité, effets de dumping variés, ainsi que sa conséquence: la montée de revendications nationalistes exigeant une  fermeture des frontières, qui ne pourrait être que prémisse de déclin.
     Quel protectionnisme? Uprotectionisùe raisonné en quelque sorte, et si possible négocié, nonobstant le bon Mr Lamyqui a quelques difficultés à passer des paroles aux actes..
    Tout est question de dosage et d'opportunité
        Un peu sur le modèle de la Suisse, ou de la Norvège, mais en y intégrant la dimension européenne, revue et corrigée dans sa politique économique, fidèle à ses principes initiaux.
     Ce qui supposerait une certaine souveraineté retrouvée et des institutions politique de poids.
         Un protectionnisme européen assumé, qui fait son chemin. Trop lentement.
  Les Etats-Unis n'ont pas attendu Donald Trump pour en faire, malgré leurs déclarations et les croyances à ce sujet.
   Un protectionnisme raisonnable et pacifié, car la concurrence sans freins n'est pas la meilleure voie pour générer l'absence de conflits, comme on le voit aujourd'hui. .
     Le protectionisme est en train de redevenir une idée neuve, comme l'avait vu feu Maurice Allais.
      "Certains prétendent expliquer la cassure de 1974 par le choc pétrolier, ou par les incidences des Accords de Grenelle en mai 1968, ou par le remplacement du SMIG par le SMIC. Mais en fait, une seule cause peut et doit être considérée comme le facteur majeur et déterminant des différences constatées entre avant 1974 et après 1974 : la libéralisation des échanges extérieurs par l’Organisation de Bruxelles.   Dans un tel contexte, plus les minima de salaires sont élevés, et plus les importations en provenance des pays à bas salaires sont favorisées. Or, ces pays représentent aujourd’hui des milliards d’hommes. Leur compétition dans un monde de libre-échange ne peut qu’entraîner, inexorablement, dans les pays développés, un nivellement des salaires vers le bas et une explosion du sous-emploi.   Cette opinion relève du sens commun, et elle apparaîtra aux lecteurs comme une banalité. Mais il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Et tel semble bien, aujourd’hui, le comportement des dirigeants – politiques, économiques, médiatiques : ils ne veulent ni voir ni entendre."
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