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Marre d'être gentil!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

  Merdum! J'ai loupé la journée de la gentillesse!
                                                               Ça eût bien commencé. Mais je me suis réveillé de fort mauvaise humeur. 
La sonnerie du téléphone a interrompu brutalement un rêve qui m'avait plongé dans une atmosphère de béatitude érotico-surréaliste que j'aurais bien prolongé un peu.. Sur un petit nuage, j'étais l'objet de toutes les attentions, de toutes lesgentillesses. Heu-reux! 
 Un réveil frustrant.  Allo!! Une voix féminine enjôleuse, émergeant du brouhaha d'un centre d'appel sans doute marocain, m'annonce avec gentillesse que je suis l'heureux zélu d'un concours truc ou machin...à condition que...
Mais comment connaît-elle mon nom, cette c****? Marre de cette gentillessecommerciale! Je l'ai envoyée ch***  paître.
     J'étais d'emblée mal disposé à être gentil.
Ce fut pour la journée entière. Je décidai d'être méchant.
   Je crois que mon épouse s'en est rendu compte. Elle garda prudemment ses distances. Y'a des fois où elle me comprend.
Après un petit déjeuner morose, sonna un Xème vendeur de calendrier, qui, sourire au 
lèvres, vanta les besoins du Club de foot local. Je l'ai footu à la porte. Il est reparti moins gentil. gentil.  N'avait qu'à aller sonner chez Ribery!  C'est pas écrit Takasoné  sur ma porte et puis j'ai déjà trois calendriers. Priorité à la Poste et aux service de nettoiement, sinon ils seront moins gentils à mon égard. Pour les pompiers, je fus gentil, j'ai pensé à leur bal de fin d'année. Si y'a l'feu, faut pas les appeler ce jour-là.
                 Je fus ensuite très contrarié. J'avais prévu une sortie à vélo et la pluie s'est mise à tomber. Mais où a été formée la trop gentille météorologue météogirl qui, tout sourire, m'annonçait hier soir une amélioration pour aujourd'hui? . P***** de temps!

                  Dépité, j'ai ouvert la télé. J'ai survolé distraitement la pub où de gentils promoteurs annoncent avec gourmandise plaisir et bonheur à portée de petite bourse raplapla. Ces c*** qui nous prennent pour des gogos! Pas besoin d'un robot-aspirateur. Je le fais très bien. Je n'aspire à rien d'autre.
    Le soir je tombe sur qui vous savez, en tournée présidentielle je ne sais où.  Il annonce, tout sourire, d'un ton de notaire de province satisfait, pour qui la finance n'est plus l'ennemie, que la crise est finie et que patience et rigueur sortiront notre pays d'une mauvaise passe passagère. Fout****!
Il n'en fallait pas plus pour gâcher la fin de soirée et me mettre un peu plus en fureur.
  J'ai pris un lexomil (remboursé par la Sécu), lu quelques pages de Mme de Sévigné et de la comtesse de Ségur et regardé une vidéo de mon petit-fils qui traînait sur la table.
  J'ai trouvé ça trop c**, alors que je me suis repassé un vieux film de Jean Yanne, avant de m'endormir tardivement et énervé. Une journée de m****...
_________Pourtant, ils l'avaient bien dit dans le poste: c'est la journée de lagentillesse, na na nère...Tout le monde doit faire un effort, dans notre société où la méchanceté paie trop souvent, où la gentillesse est considérée comme une faiblesse. Il faut lubrifier des rapports humains devenus trop tendus, trop rugueux, trop agressifs. La gentillesse serait le supplément d'âme là où elle manque cruellement, qu'il disaient...gnan, gnan..
  J'ai remarqué que le Premier Sinistre Ministre et Mélenchon grognon n'ont pas suivi la consigne. Pas plus que moi, d'ailleurs. Ils auraient besoin d'un coach.
         Etre gentil au moins un jour, sans être c** pour autant, comme pour la journée de la femme, qui mérite bien 24 heures de gentillesse, ce doit être possible...
   Pour faire comme les Japonais, qui ont inventé le Le Small Kindness Movement, comme ils ont mis au point aujourd'hui des robot(e)s-assitant(e)s, qui peuvent vous sourire sur commande toute la journée, avec une gentillesse sans ombre ni arrière-pensée.
     L'année prochaine, promis, je ferai un effort.
Sauf si le téléphone...
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Difficile liberté

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Larbin d'hier et d'aujourd'hui-
                                                  La servitude volontaire a encore de beaux jours devant elle
             "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux"(La Boétie)

[Larbin, nom masculin. Synonyme populaire de Domestique. Il s’emploie surtout au sens péjoratif.]
 
Sens 1 Domestique [Familier]Synonyme;serviteur Anglais flunkey, servant
Sens 2 Homme servile [Familier]Anglais yes-man
_________
      Homo larbinus:  une espèce plus courante qu'on ne le croit.
           Ce n'est pas seulement le courtisan ou celui celui qui faisait des courbettes devant not'bon maître pour marquer sa soumission ou conserver ses faveurs, souvent minimes.
   Ce ne sont pas tous les béni-oui-oui qui applaudissent toujours aux propos des autorités dites supérieures, quel que soit le contenu de leur propos.
   Ce n'est pas seulement la révérence de principe, la servitude volontaire, le renoncement ostensible à tout esprit critique qui dérange.
      C'est aussi le consentement tacite, qui est souvent une forme d'obéissance dénuée de tout libre examen.
    C'est souvent une attitude intérieure que l'on ne soupçonne pas toujours, fruit d'un certain type d'éducation, entraînant implicitement la recherche d'une certaine adhésion passive, le confort intérieur, parfois le simple intérêt.
    Comme disait Goethe, Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être. 
              ___Le syndrome du larbin se manifeste de bien des manières, pas toujours détectables de l'extérieur, parfois ignoré (ou dénié)de l'individu lui-même.
      Plus précisément, il désigne un comportement... visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent....
        __Questions qui dérangent:
       Pourquoi les plus pauvres votent-ils curieusement souvent contre leurs propres intérêts, ici ou ailleurs?
  Pourquoi s'extasie-t-on, parfois secrètement, devant le pouvoir en général, les fortunes indécentes des super-riches on être béatement admiratif devant ça...
  Comment expliquer en partie le succès de de D.Trump dans les classes les moins favorisées, quand le culte de l'argent est à ce point valorisé et que les pauvres sont désignés comme responsables de leur sort.
    Difficile de l'avouer, mais il y a toujours un petit larbin qui dort en nous.
        L'esprit critique est une tâche permanente. La liberté, toujours relative, est une conquête.
_____
-Pourquoi les pauvres votent à droite
-Rêve de droite
_______________-Servitude (in)volontaire ?____-Dissonances cognitives__- SOUMISSION: fragile humanité ___-Argent, ignorance et servitude____-Individualisme: positif ou négatif ?____-Consommateurs ou/et citoyens ?
-Democratie en lambeaux...

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Difficile liberté Larbin d'hier et d'aujourd'hui -                                                  ...

Publié le par Celmar Etienne

Difficile liberté
Larbin d'hier et d'aujourd'hui -                                                                 La servitude volontaire a encore de beaux jours devant elle              "I ls ne sont grands que parce que nous sommes à genoux " (La Boétie) [Larbin , nom mas...

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L'oeil, l'appareil et l'homme

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Le monde Depardon, un maître de l'approche
                                                                       De la ferme familiale à la quête créative._    Un oeil averti. 
 



L'instant éternisé 
                               "Les  bonnes images... celles que j’ai eu du mal à faire entrer dans la boîte."
                            Au Grand Palais: la couleur en fête.
                                                     Un art à part entière, qui ne reproduit pas le réel mais l'humanise.
         Un rapport original au temps
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Philosophiquement non conforme

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Mais historiquement fondé:
                                             L’existence précède l’essence
                   Sartre avait raison.
-L'homme existait avant l'essence
-Il existera après
-Et il peut souvent s'en passer

   L'essence, c'était hier...
        Sa naissance est très récente à l'échelle de l'humanité.
            Demain, elle peut faire défaut.
                Après-demain, elle s'épuisera, inévitablement.
   Il faut s'y préparer.
       C'est bientôt le début de la fin.
          Le peak oil  approche, s'il n'est déjà là.
  La crise énergétique, il faut s'y préparer
      On n'est pas trop bien parti
            La transition ne sera pas facile.
                  Après l'essence, il y aura toujours des hommes...
                      Qui devront réinventer leur avenir.
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Germanomanie, germanophobie

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Deux extrêmes, deux non sens.
                                                    C'est le Spiegel qui le dit: il faut cesser de surévaluer l'Allemagne, de l'idolâtrer, de prêter toutes les vertus au supposé modèle qu'elle est censée représenter, selon un discours extrêmement convenu et simplificateur..
   Notre Alain Minc national, relayant ou inspirant le discours d'une partie de la classe politique et de la présidence précédente, continue à présenter notre voisine comme un modèle qui devrait nous mobiliser dans la crise qui nous affecte. 
     Ce sont des Allemands qui les rappellent à leur naïveté.
  D'autres personnalités, comme Wolfgang Münchau, journaliste aussi au Spiegel, très pessimiste sur l'avenir de l'Union européenne dans les conditions actuelles, va jusqu'à dire que  "La réunification allemande est notre péché originel"...L' Ostpolitik, que redoutait Mitterand à l'époque, est devenue une priorité pour la droite d'Outre-Rhin et explique largement l'avantage compétitif de notre partenaire, qui regarde surtout vers l'Est jusqu'à...Pékin.
   L'auteur dénonce toutes les approximations, les parti-pris, les ignorances historiques qui sous-tendent les germanomaniaques, qui ne rendent vraiment pas service à l'Allemagne et aux débats sur l'avenir d'une Europe, avec ou sans monnaie unique.
  En avril 2010, le philosophe Ulrich Beck estimait que Merkel « a utilisé le risque financier en Europe pour imposer au reste de l'UE la politique allemande de stabilité ».    L’écologiste Joschka Fischer, ancien ministre des Affaires étrangères (98-05), a, lui aussi, tiré la sonnette d’alarme en juin 2012 : « Nous, Allemands, comprenons-nous notre responsabilité paneuropéenne ? Cela ne semble vraiment pas être le cas. En fait, l’Allemagne a rarement été aussi isolée qu’aujourd’hui. Quasiment personne ne comprend notre politique d’austérité dogmatique, qui va à l’encontre des expériences passées, et nous sommes considérés comme faisant fausse route ou comme étant franchement à contre-courant ».
L'ex-Président Helmut Schmidt est aussi très critique concernant la ligne Merkel, jugée trop germanocentrée, et préparant un avenir qui pourrait déchanter, pour l'Europe, mise à mal par ses propres manques de solidarité, et pour elle-même.  
     Ce qui est nouveau, c'est que les institutions européennes, sans doute plus par opportunisme que par conviction, commencent à s'alerter et à pointer les risque des excédents allemands, dans une sorte de rappel à l'ordre.
  "... L’Allemagne et ses excédents d’un côté, le reste de l’Europe englué dans l’austérité et la stagnation économique de l’autre, ne sont que les deux faces d’une même médaille. L’union monétaire entre des pays avec des structures économiques différentes, sans mécanisme de compensation et de transferts, sans possibilité de dévaluer, aggravée par une politique non coopérative allemande, est en train de provoquer un déchirement dans l’ensemble du continent, provoquant des destructions massives chez les uns au profit  – sans doute momentané – d’un seul.
Jusqu’alors, Bruxelles n’avait jamais voulu s’attaquer aux déséquilibres provoqués par les excédents allemands, bien que ceux-ci dépassent depuis plusieurs années les 6 % du PIB allemand, chiffre magique institué comme un des critères dans le six pack, fixant les règles de la stabilité de l’Union depuis 2011. Elle n’aurait sans doute pas osé le faire encore cette année, si le Trésor américain n’avait durci ses critiques à l’égard de la politique allemande ces dernières semaines. « La croissance anémique de la demande intérieure de l'Allemagne et sa dépendance envers les exportations sont sources de déséquilibres au moment où d'autres pays de la zone euro ont été sous une sévère pression pour réduire leurs importations et faire des ajustements », avaient pointé les autorités américaines en insistant sur le risque que faisait porter l’Europe sur l’ensemble de la croissance mondiale..."
    Un excédent  qui, disent certains, ne récompense ni un travail acharné ni de bons produits, remettant ainsi en question une image trop idéalisée, trop lisse d'une l'Allemagne, devenue une sorte de référence idéologique et polémique.
Le miracle souvent vanté a un  prix
    Même si l'Allemagne peut sur certains points nous inspirer, la réalité économique des deux pays est l'expression de deux histoires et de deux culture différentes, qu'il est vain de vouloir faire converger.
  En fait , il y a bien des  raisons de ne pas être en adoration devant le prétendu modèle allemand ou de faire des complexes d'infériorité.
           Comme le reconnaît  Guillaume Duval, dans une étude saluée même Outre-Rhin, les options purement mercantiles de Berlin, assise sur un euro trop fort qui l'avantage outrageusement, contribue à déliter un projet européen fragile. Ce que souligne aussi l'économiste américain Krugman, visant notamment une politique antiinflationniste rigide et une austérité imposée absurde, aggravant la crise et les précarités
  Selon lui, les choix de Merkel, en bridant son marché intérieur, "assèche" la demande européenne, en forçant ses voisins à acheter chez elle plutôt que chez eux.
    Paradoxal: le pays est victime de son succès (sur certains points seulement).
             Le problèmes est d'abord économique et européen. Il ne peut se réduire à un aspect national, qu'il y a trop de risques à vouloir réveiller.
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L'incompréhensible incompréhension allemande
L'Allemagne va se doter d'un salaire minimum__Bien, mais à quel niveau?
La Commission rappelle l'Allemagne à la solidarité
-Tensions Bruxelles-Berlin 
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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Quelques notes sur les origines de l'intervention américaine en Afghanistan
                                                                                                 Cette sale guerre dans un pays, où les luttes d'influence se firent nombreuses depuis le XIX° siècle et qui laissa un pays invaincu, débouche sur une grande instabilité, une corruption renforcée et un retour des Talibans
   Le retrait des USA, sous Obama, se fit avec hésitation et seulement partiellement.
  L'invasion soviétique antérieure est présentée essentiellement comme une volonté d'ouverture stratégique vers les mers du sud.
        Le chef de la diplomatie sous Carter, Zbigniew Brzezinski , qui vient de mourir, est passé aux aveux, au sujet de l'engagement des services spéciaux US à l'origine de la guerre contre l'occupation soviétique.
   Il arrive que les conseillers spéciaux de la Maison Blanche passent aux aveux à la fin de leur vie, comme le fit tardivement Kissinger au sujet de l'implication des services secrets US dans le coup d'Etat au Chili contre le gouvernement élu de S.Allende.
           L'ancien conseiller de Jimmy Carter, est mort, mais non sans passer à des derniers aveux, Comme il le fit dans le Grand Echiquier.
         L'éminence grise met les pieds dans le plat sur une question longtemps passée sous silence.
      "...La fin de l’année est bien évidemment marquée par le début de la Guerre d’Afghanistan, où l’armée soviétique s’enlisera pendant dix ans et qui accélérera la décomposition de l’URSS. On a longtemps cru que les Soviétiques avaient été les initiateurs de ce conflit, pour soutenir le PDPA, le parti communiste au pouvoir qui rencontrait une forte opposition des tribus les plus islamisées. On sait maintenant que la CIA a commencé ses opérations de déstabilisation et de soutien aux tribus avant l’entrée en Afghanistan des troupes soviétiques. Le 3 juillet, le président Carter signe la première directive sur l’assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul, ce qui allait par contrecoup provoquer l’intervention militaire soviétique. Les Américains avaient l’occasion de « donner à l’URSS son Vietnam ». Ces tentatives de déstabilisation se font via le Pakistan où le général Zia a instauré, après le coup d’Etat de 1977, un régime militaro-islamiste et fait pendre, le 4 avril, le premier ministre démocratiquement élu Ali Bhutto. Le 14 septembre, le président afghan Mohamed Taraki, très favorable à Moscou, est assassiné par son concurrent communiste Hafizullah Amin, qui lui succède et prend ses distances avec Moscou. Comme si ça ne suffisait pas, l’Iran de Khomeiny, hostile au « grand satan » américain, est également très critique vis-à-vis du régime « athée » soviétique et suscite l’inquiétude de Moscou de voir s’étendre la contestation religieuse dans les Républiques soviétiques d’Asie centrale, pourtant sunnites. En mars, un mois seulement après la révolution iranienne, la ville iranophone d’Hérat s’était d’ailleurs soulevée contre le régime communiste de Kaboul et Moscou y avait vu la main de Téhéran. Toutes ces raisons poussent l’URSS à intervenir. Le 25 décembre, l’Armée Rouge entre en Afghanistan…
        On connaît la suite de l’histoire : les Soviétiques n’arriveront pas à soumettre les moudjahidines, soutenus par la coalition américano-pakistano-saoudienne, et cette défaite marquera le glas de l’URSS. Al Qaeda est créée par Ben Laden et les Talibans ne tarderont pas à apparaître. L’islamisme sera en plein essor au cours des années 90 : attentats du 11 septembre, terrorisme international, guerre dans les zones tribales du Pakistan… De ce point de vue, 1979 aura été le point de départ de thématiques encore très actuelles.
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Kennedy, entre mythe et histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 (Petit) point d'histoire
                                La lecture de La malédiction d'Edgar, remarquablement bien écrit, nous en apprend de belles sur les Kennedy.
L'adaptation télévisée est étonnante elle aussi.
"  Un éclairage à la fois subjectif, puisque imaginé par Dugain, et vraisemblable, car reposant sur un travail de recherche très important. Dans ce vrai-faux cadre, Hoover, en sa qualité de chef des renseignements, ne pouvait ignorer les menaces pesant sur les Kennedy, mais il n'a rien fait pour empêcher leurs assas­sinats..." 
    Bien sûr, il s'agit d'une fiction, mais on apprend beaucoup sur l'ambiance politique des USA et de leurs dessous durant les périodes où régna dangereusement le chef des services secrets.
       Mais quand on connaît les exploits de Hoover, 48 ans à la tête du BOI puis du FBI, on se dit que la fiction ne l'est pas tellement. Un homme qui ne s'embarassait pas de scrupules, maniaque des fichiers jusque dans la paranoïa du maccarthysme.
                Il ne donne pas une image très flatteuse de la lignée Kennedy. 
Le clan irlandais est l'objet de rares critiques, voire de mépris affiché.
Il est vrai que Joe, le fondateur, à l'ambition politique avorté, a joué de la finance à sa manière. Peu scrupuleuse.
Des relations dangereuses, qui viendront s'immiscer dans la présidence de John et le ministère de Bob. (*) 
   Malgré l'histoire tragique de la famille rudement frappée, John ambitionne la présidence, malgré ses maux et ses multiples aventures extraconjugales, connues de Hoover:  lancement paternel, victoire indécise, présidence courte,  image largement fabriquée, la télévision commençant à jouer un rôle décisif et... Dallas.
L'opacité demeure encore, malgré toutes les versions et les réinterprétations.
  Un document troublant donne à penser que l'extrême-droite de Dallas n'était pas étrangère à cette issue tragique.
       On retiendra l'énergie affichée, un certain charisme, certaines lois sociales, son action abolitionniste, la relance de l'objectif lune, son étonnant plaidoyer pour la paix du 18 juin 1963 contre le lobby militaro-industriel (1), comme Eisenhower avant lui, son bras de fer avec la Fed (**), mais aussi les ambiguïtés, le fiasco cubain, les liaisons dangereuses,l'interventionnisme au Vietnam....Suivra l'ère Johnson, au bilan très controversé.
  Avec le recul, le symbole est effrité, mais le mythe perdure.
           Malgré les aléas, la machine à rêves continue à fonctionner.

(*)Après le mort de John, Bob prit ses distances par rapport à l' establishment et se distingua par des interventions fortes. 
(**) John, se référant parfois à Lincoln, l'autre président assassiné, a dû se rappeler certains de ses avertissements.
                   Le 4 juin 1963 un décret présidentiel peu connu : « Executive Order 11110 » , a été signé par JFK avec l’autorité de dépouiller fondamentalement la Banque Fédérale de Réserve (FED) de son pouvoir de prêter de l’argent au gouvernement fédéral des Etats-Unis avec intérêt.Son père l’avait sermonné dans le salon ovale « Si tu fais cela, ils te tueront ! »
________________ 
-Son entrée à Harvard
-Une image glamour
-Le mythe paternel 
-Qu'a-t-il vraiment fait? 
-Nostalgie d'un "paradis perdu"? 
-Des Présidents doutent.
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LU

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
__ Le vélo, c'est bien, mais  pas trop...
 
__ Le naufrage grec continue.
               Le capitaine du bateau a lâché la barre
                               A Berlin, on regarde...

__ Il était une fois, Madoff. 
                                             Les victimes attendront...

__ Merkel: une leçon  de diplomatie?
                                 Mais où est donc passée l' Europe commune?
 
__ Quand l'ancien Président du Mexique vire Donald Trump:

__ Quand les riches parlent aux super-riches
                                  Le premier budget de Trump : "La Maison-Blanche comptabilise non pas une mais deux fois le bénéfice de 2.000 milliards de baisses d'impôts sur dix ans : une première fois, en proclamant que ces milliards doperont la croissance économique, une seconde, en affirmant qu'ils équilibreront le budget. C'est quand même énorme !
   Mais cela n'a rien d'une erreur comptable, ils savaient parfaitement ce qu'ils faisaient. "

__ Baisse annoncée des retraites au programme de Monsieur Macron.
                Les cotisations salariales maladie et famille (0,75 point et 2,4 points) seraient supprimées et remplacées par une hausse de la CSG (de 1,7 point, sauf pour les petites retraites, nous dit Mr Macron).
Cela est incohérent, les allocations de remplacement (maladie ou chômage) doivent être financées par les personnes couvertes. La hausse de la CSG ne pèsera pas sur les revenus du capital, mais uniquement sur les retraités.
Ce sera donc un petit transfert au profit des salariés du privé, payé par les retraités (et par les salariés du public).....
Ce transfert ne fournira aucun gain global de pouvoir d’achat. ......
La hausse de 1,7% du salaire net des salariés du privé sera payée par une baisse de 1.7 % des retraites .....Rappel pour 14 millions de retraités :
- Pas de revalorisation des retraites supérieur a 1200 euros depuis avril 2013 (1.3%) ....
- 2013 Creation de  la Contribution additionnelle de solidarité de 0,3% payée uniquement par les retraités (au seuil 2 ) .....
- 2014  La suppression de la "demi-part des veuves"
- 2017 baisse des retraites de 1.7 % (CSG) au programme de Mr Macron
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Tous des singes

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Black is (not) beautiful
En entrant dans la salle, la voix de Johnny nous saisit.
Pourtant, on avait l'habitude. Paul, le propriétaire du bar-tabac Le Black and White, en est resté à son amour de jeunesse et repassait en boucle le CD, parfois la journée entière:
Noir, c'est noir...Y a-t-il un espoir?...
Après une journée de travail entre copains de chantier, on a commandé des bières. Des blanches, comme d'habitude.
Dopée par la victoire de la veille, la discussion démarra comme presque toujours sur les grandeurs et décadences des Bleus.
__________Maurice lance, comme pour expliquer les déconfitures passées:
Il y a trop de noirs dans l'équipe de France...Pourtant je n'ai rien contre les noirs, j'ai même un ami Martiniquais. Il m'accueille quand je vais là-bas..Un rhum! j'te dis pas
_____ Trop de noirs? surtout quand on perd! lui rétorque Raymond
____ Bernard, narquois, lui rappelle Muriel Robin:
"j’en parlais encore à midi avec ton père, et je lui disais :
« Chéri, y a beaucoup trop de blancs dans la famille... ». Des blancs, toujours des blancs, moi, j’en ai marre..
."

_____ Pourtant y a un problème avec les noirs, rétorque Jean-Louis: Ils y vont fort avec Taubira-banania, d'accord, mais le noir n'est tout de même pas une couleur terrible. Mais il n'y a pas de racisme en France. Peut-être en Italie, oui...
On n'est pas des sauvages!
Mais on a bien le droit d'avoir des opinions, de se poser la question: comment peut-on être noir? Ça étonne quand même.
Les asiatiques, c'est pas pareil, ils nous ressemblent tant et ils sont civilisés
Obama, c'est pas pareil non plus, il n'est pas tout à fait noir, quoique...
_____ Déconne pas, rétorque Bernard, ce ne sont pas des singes tout de même!
Et puis, nous sommes tous venus d'Afrique.
Claudine Declerck a certainement parlé sans réfléchir. Et puis, elle aime les animaux..
Finie l'époque des cocotiers, le bon temps de la coloniale.
_____ François, qui n'en était qu'à sa deuxième bière, se réveille: Y a un problème avec la la peau?
_______Bernard, sans s'énerver: La peau, c'est rien, juste une enveloppe. Chacun a son sauvage. Moi la sauvagerie, je la vois du côté des Banksters de la noire finance, ces sauvages, qui nous ont amenés à nous haïr les uns les autres. Ils doivent se réjouir de voir les pauvres se déchirer entre eux... Il y a des racistes occasionnels, éclopés de la crise, mais surtout de vrais manipulateurs de masse, qui sont tapis dans l'ombre, surtout soucieux de leur fond de commerce. Des exploiteurs de colères...Goebbels avait tout compris.
Les cages, elles sont aujourd'hui surtout morales, culturelles,économiques, politiques.
Et puis, le blanc-rose, c'est pas aussi une couleur, non?
___Ouais, mais noir!...murmura Maurice, songeur, l'oeil mi-clos, après sa troisième bière.

_____Là-dessus, pour éviter l'enlisement, et pour en finir avant de se retrouver, toujours bons copains, pour le petit noir du lendemain matin, je risquai cette double question pour nos champions:
Qui a dit! "On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir."?
Et qui a répondu plus tard?
« Imaginez un seul instant que Dieu soit noir ; comment pourrions-nous répondre, une fois arrivés là-haut, en ayant traité toute notre vie les Noirs comme des êtres inférieurs ? "
On sentit comme un silence un peu pesant tomber dans la salle , tandis que Johnny, indifférent, continuait: Noir, c'est noir...♪♫♪
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