Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Grèce: potion mortelle

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
|Ça continue
                On croit rêver...
                                  C'est Ubu et Molière à la fois:
     Plus on saigne le malade, plus on croit à la guérison.
 Tout va assez bien pour le secteur touristique et très bien pour les privilégiés qu'on ne veut fâcher.
         C'est sans fin. De crise en crise, une autre se profile;
 "La Grèce ne s'en sortira jamais si une partie de sa dette n'est pas annulée, et dans ces conditions, le fonds monétaire ne peut être l'un de ses créanciers", ose-t-on même au FMI
     Comment décrire le chaos qui s'approfondit? La dette, en grande partie fruit d'une intégration irréfléchie et de spéculations étrangères sur le sol hellène, reste un point de fixation où l'obstination de Berlin et l'aveuglement de Bruxelles s'illustrent particulièrement. Angela oublie que la dette allemande a été plusieurs fois annulée dans son histoire.
   Un débat faussé sur fond de grande hypocrisie européenne.
 Pierre Moscovici, le roi de la logique comptable bruxelloise, énonce sentencieusement que  la croissance s’améliorera si l’austérité se durcit ! 
     Alors que même au FMI, certains voient un peu plus loin,  Emmanuel Macron s’est clairement déclaré en faveur d’une restructuration de la dette grecque – qui représentait 179% du PIB en 2016 – parce que « le système est intenable » et il a reconnu que « nous savons tous qu’il faudra en venir là » Mais il ne dit rien sur les modalités et le rôle de l'Allemagne de Merkel et Schaüble
     La détresse continue à régner dans de multiples secteurs, les plus vitaux.
   Pendant ce temps, les Grecs qui le peuvent, les moins résignés, continuent à manifester contre l'austérité.
     Les mythes sur la Grèce ont la vie dure et la crise risque de durer encore et même de s'approfondir:
       Dans les campagnes électorales en Europe (Hollande, France, Allemagne) on continue à asséner des contre-vérités avec aplomb. La dernière sortie du président (socialiste !) de l’Eurogroup sur « les gens du Sud qui ont dépensé leur argent pour se payer des femmes et de l’alcool et demandent au gens du Nord de payer les dettes qu’ils ont contracté pour cela » est le cas le plus scandaleux. (la tribune 21/03/2017)
    En France des candidats, moins violents, affirment qu’il faut tailler, en France, sur les dépenses sociales, les retraites, les salaires et les services publics pour ne pas se retrouver dans la situation de la Grèce, où les Grecs ont dilapidé leur pays.. la narration sur la Grèce est fausse et le remède, comme le révèle le cas grec, contre-indiqué.
    Comme membre de la Commission pour la Vérité sur la Dette et coordinateur du chapitre sur les origines de la dette j’affirme que le surendettement de la Grèce a une cause unique que tout le monde tait : des dépenses militaires excessives justifiées par les menaces d’un voisin menaçant, la Turquie, et le refus (malgré des demandes répétées de tous les gouvernements grecs depuis 1981) des pays européens de garantir les frontières de la Grèce. Si la Grèce avait dépensé autant que les autres pays européens pour sa défense ses dépenses publiques totales auraient été inférieures à la moyenne de tous les pays de la zone Euro, comme l’indique le graphique ci-dessous à gauche, qui figure dans le rapport de la Commission et n’aurait pas eu à se sur-endetter...
    Les marchands d’armes, principalement allemands, français et hollandais et les banques françaises et allemandes qui ont financé ces achats grecs. Et c’est pour subventionner tout cela que la Grèce a été soumise à un remède qui a eu pour résultat de diminuer de 27% son PIB et d’augmenter son chômage jusqu’à 27%.
     Malheureusement pour les Grecs la cure continue. De nouvelles diminutions des retraites, la soumission à l’impôt des revenus de moins de 800 euros/mois, la vente au rabais à une société publique allemande de leurs aéroports et la privatisation de l’EDF grecque sont parmi les dernières mesures qu’ils ont dû accepter. Et tout cela au nom d’une dette dont le montant – 300 milliards - n’a pas augmenté depuis 2012 mais du fait de l’appauvrissement infligé au pays atteint 180% du PIB : un niveau jugé par tous, sauf Mr Schaüble, comme insoutenable. Tant que cette dette pèsera sur ses épaules aucune perspective de rétablissement réel n’est possible pour la Grèce et le cercle vicieux de l’austérité lui sera appliqué, jusqu’au jour où la Grèce se révoltera, ou jusqu’au jour où l’Europe changera. Quand ? Le 15 juillet prochain (si la Grèce fait défaut) ? En Septembre (si l’Allemagne change de gouvernement) ? Nul ne sait....
    Mais il n'y a pas de cause unique à la dette grecque, qui n'est qu'une goutte d'eau par rapport à celle d'autres pays..mais l'Eurogroupe veut faire un exemple.

 
La dette grecque, une tragédie européenne © CADTMD’autres articles et vidéos traitant du sujet :-Si la Grèce respire, c’est toute l’Europe qui ira mieux-Quelques vérités sur la dette grecque____________________________
Partager cet article
Repost0

Roms instrumentalisés

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Péril rom?
                       Ce(s) pelé(s), ce(s) galeux d'où venait tout le mal...
        Histoire d'errance..
   La nation est à nouveau en émoi, comme si Attila était à nos frontières.
 Une invasion? Une menace?...On se calme!...
Difficile d'en parler sereinement, en large partie à cause du climat politique ambiant et des idées reçues.
  Pourtant la question n'est pas nouvelle et l'hystérisation du discours politique prend des proportions démesurées et inquiétantes, révélatrices d'un mal bien français, où les problèmes de sécurité ont pris une place obsédante. 
Certes, la question est sérieuse: des riverains se plaignent parfois à juste titre, quoique à Croix ce sont souvent les bourgeois les plus éloignés et les plus protégés qui protestent le plus. Des élus ne se contrôlent plus. La peur et la caricature sont mauvaises conseillères. (1) Certaines communes on fait cependant un travail intelligent et exemplaire.
    L'errance interne et souvent l'insalubrité sont largement les effets de déplacements continuels imposés et des espaces de relégation souvent non équipés, même en eau courante.(2) La quasi clochardisation est un cercle vicieux. Il faut avoir vu Lille-Sud..
   ll y a bien un problème, mais il est surtout  révélateur de nos faiblesses, de l'incurie de l'Etat, de la politique européenne défaillante sur ce point et des pratiques des pays d'origine à l'égard des Roms, comme en Hongrie..
Le Rom devient objet de surenchère verbale et d'idées reçues.
    Le problème n'est pas celui des Roms, souvent victimes de pratiques mafieuses, qui profitent de la libre circulation européenne en fuyant les conditions qui leur sont faites dans leur pays d'origine, pourtant aidés par Bruxelles pour intégrer et fixer ces populations. La Roumanie, cependant, se déclare prête à plus d'efforts d'intégration. Beaucoup reviennent définitivement au pays d'origine.
   Le problème est européen, En France, il est, en ce moment surtout, électoraliste. 
Les fonds européens d'insertion (1,7 milliards pour la Fance) sont sous-utilisés. On ne sait trop ce que deviennent ceux dévolus à la Roumanie, notamment, pour traiter le problème à la source. [ La France a perçu une enveloppe de crédits européens de 14,3 milliards d’euros de la part du Fonds européen de développement régional (Feder) et du Fonds social européen (FSE) pour l’ensemble de la période 2007-2013, soit plus que la Roumanie et la Bulgarie réunies ? (Chiffres extraits du rapport téléchargeable ci-contre de la Cour des comptes intitulé « L’Utilisation des crédits du Fonds social européen : des améliorations mais toujours une grande dispersion des actions ».)]
                 Une population instrumentalisée à l'approche des municipales, qui devient une cible de  surenchères politiques.
     Même Patrick Devedjian s'en alarme... 
Depuis une vingtaine d'années, les chiffres semblent pourtant constants. 
       Ces nouvelles figures de l'infamie, objets de nombreux fantasmes  et de xénophobie, entretenus pas une certaine presse, qui se garde bien d'évoquer les ravages de la prédation financière dans la vie quotidienne du plus grand nombre. 
 "...Alors qu’ils représentent la plus grande minorité ethnique d’Europe(entre dix et douze millions dans l’UE), dont 80% de sédentaires, les membres de la communauté rom restent paradoxalement très méconnus. Tantôt assimilés à des «Gitans», à des «Manouches» ou à des «Tsiganes» ou encore qualifiés de «nomades» ou de «Gens duVoyage», ceux que l’on regroupe souvent, à tort, sous les mêmes vocables ne sont pourtant pas toujours issus des mêmes réalités culturelles et socio-historiques. Ainsi, sur base de cette confusion identitaire, mais aussi de la singularité de leur mode de vie,les Roms—terme générique utilisé parle Conseil de l’Europe—font encore l’objet de nombreux préjugés et stéréotypes inspirés principalement par la peur. Taxés de «voleurs»par les uns, de «mendiants» par les autres, ceux-ci sont, pour la plupart, venus chercher refuge en Europe occidentale, depuis le début des années90 (réunification européenne), pour fuir des conditions de vie précaires liées aux discriminations et persécutions dont ils sont victimes en Europe centrale et de l’Est.Or, malgré ces réalités complexes, voire tragiques, les Roms sont soumis à un acharnement de la part des gouvernements à l’Ouestcomme à l’Est. À l’heure où l’Europe érige en forteresse face aux flux migratoires et où la crise économique alimente les discours racistes et xénophobes, ceux-ci sont plus que jamais la cible de nouvelles mesures sécuritaires au sein de l’Union européenne. Et pourtant, cette dernière ne devrait-elle pas être garante de la démocratie et des Droits de l’Homme?.."
          Tous les Roms ne sont pas migrants, tous les migrants ne sont pas roms:
"Le voyage n’est pas une caractéristique constitutive de l’identité romani. Il y a plus de sédentaires  que de nomades parmi les Roms : 90% d’entre eux, en Europe, sont sédentaires. En France, un tiers l’est, un tiers est nomade et un tiers est semi-nomade. Comme l’a souligné l’ethnologue Alain Reyniers, nomadisme ou sédentarité sont des modes vie conjoncturels correspondant à des nécessités économiques..." 
         Une autre politique est possible. 
_________________________________
 (1Flaubert et les "bohémiens"
(2) "La situation se dégrade parce que toutes les conditions sont créées pour que les tensions s'exacerbent. Il ne reste aux familles roms que la possibilité d’habiter des campements, qui, lorsque qu’ils sont tolérés, le sont à minima, sans équipement, engendrant des conditions sanitaires déplorables. Lorsque les campements sont “évacués” en absence de solution de relogement, dans le mépris de la circulaire interministérielle du 26/08/2012, la situation des familles roms s’aggrave. Les travailleurs sociaux mobilisés pour la mise en oeuvre inaboutie de la circulaire en sont les témoins meurtris. 
Le droit au travail leur est refusé, compromettant toute chance d'autonomie.
Tantôt initiées par des plaintes de propriétaires, souvent institutionnels, tantôt argumentées par des "soucis" de salubrité, les décisions d'évacuation sèment l'angoisse, dispersent voire détruisent le maigre patrimoine, compromettent toute chance de stabilité constructive pour les enfants scolarisés.
Ces expulsions, par la dispersion qu'elles provoquent, rompent les fils ténus de solidarité familiale de la communauté, et brisent les actions sociales associatives.
Elles créent des tensions nouvelles dans les camps existants où tentent de trouver refuge des familles évacuées; ou elles les cantonnent en de nouveaux sites dans des conditions encore détériorées. Ces expulsions en appellent de nouvelles.
 On sent bien la logique à l'oeuvre place Beauvau : répondre aux élus locaux excédés, ne pas prendre de risque sanitaire ou sécuritaire, et surtout, ne pas donner de carburant à la montée de l'extrémisme droitier..."
_____________________________ 
      Pour approfondir: 
Les Roms : une nation sans territoire ?«Et si on cessait de voir les Roms comme des sous-hommes?»
_________________________________________________________
Partager cet article
Repost0

Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Les entreprises allemandes et le Reich
                                                 On connaît le phénomène de dépendance des grands groupes industriels allemands mis sous tutelle par le régime nazi, au service du Reich et de ses ambitions guerrières.
    On sait moins, ou trop vaguement, qu'un certain nombre, et non des moindres, favorisa en secret la montée au pouvoir de celui dont on attendait ordre et relance économique.
        Le 30 janvier, Hitler prend le pouvoir et le 1er février il déclare:  « Donnez-moi quatre ans et vous ne reconnaîtrez plus l'Allemagne ». Effectivement, ce fut un champ de ruines..
  Sa résistible ascension  a connu bien des complicités, des atermoiements et des réticences avant d'aboutir à l'accord fondamental des forces économiques qui comptaient. Mais, elle aurait pu être tuée dans l'oeuf.
.Dés1923, le patron sidérurgiste Stinnes disait à l’ambassadeur américain : « Il faut trouver un dictateur qui aurait le pouvoir de faire tout ce qui est nécessaire. Un tel homme doit parler la langue du peuple et être lui-même un civil ; nous avons un tel homme  . » Avec la crise économique de 1929, ces mêmes cercles ont décidé de miser sur le parti de Hitler qui a reçu de leur part un soutien accru. Sans leurs millions, Hitler ne serait jamais devenu aussi important....     
         Des études historiques récentes viennent conforter cette thèse, comme celle de Sebastian Brünger, qui rappelle que les grosses entreprises allemandes ont été plus que complices des crimes du IIIe Reich. Non seulement elles ont largement profité de la main d’œuvre gratuite et abondante constituée par les prisonniers des camps de concentration, mais elles ont encouragé de telles pratiques. Après la guerre, elles ont nié toute responsabilité et se sont présentées comme des victimes : elles n’auraient fait qu’obéir aux injonctions politiques et s’adapter à une situation de guerre.
    L’ouvrage de Sebastian Brünger retrace le long chemin jusqu’à la reconnaissance, par certaines d’entre elles, de leurs agissements pendant la Seconde Guerre mondiale. En fait, il a fallu quarante ans et le centenaire de Daimler-Benz en 1986 pour que le thème du travail forcé, après avoir été soigneusement enterré, ne revienne sur le devant de la scène. Non sans résistance : « En 1992 encore, Siemens refusa de verser des indemnisations sous prétexte que l’entreprise n’avait pas "employé volontairement" des travailleurs forcés », rappelle Nils Klawitter dans Der Spiegel.  
       Le complexe militaro-industriel se renforça et fonctionna à plein régime, surtout à partir de années 40, grâce à une main d'oeuvre étrangère réquisitionnée ou mise en état de servitude totale, souvent dans les pires conditions. La production pour le Reich fut organisée au delà des frontières, en France notamment.
   On n'en finirait pas d'énumérer les noms des entreprises, toujours bien vivantes, dont beaucoup se firent discrètes, qui se précipitèrent sur la manne offerte par le système, comme celle, moins attendue, de Hugo Boss ou du groupe américain Ford et de bien d'autres entreprises d'Outre-Atlantique, du moins jusqu'à un certain moment de la guerre.
    Après la guerre, la mémoire se fit sélective et les grands groupes impliqués n'ont pas ménagé leurs efforts pour s'innocenter, se présenter comme victimes.
   Il a fallu attendre les années 80 pour que les travaux d'historiens, pas seulement allemands, commencent à analyser les liens réciproques et les liaisons dangereuses entre les firmes allemandes er le pouvoir nazi.
    Il a fallu attendre les travaux de l'universitaire belgo-canadien JR Pauwells, pour mettre à jour les liens plus qu'ambigüs qu'entretinrent certaines firmes US avec le régime en place à Berlin.
____________________________

Partager cet article
Repost0

Il se veut "jupitérien"

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Rien que ça!
                     Jupiter, c'était quelqu'un!
                          Notre Président tout neuf ne veut pas être un président normal
     C'est normal.
       
Il est hors normejupitérien donc. 
           Quasi christique, comme disait Edouard.
 En voulant changer l'histoire, il construit déjà sa légende.
       Un homme neuf pour les temps nouveaux qui viennent.....
_________________________________________________________________________
Partager cet article
Repost0

Le retour des blaireaux

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Il y a blaireaux et blaireaux... 
                                 A vrai dire, il n'ont jamais disparu. 
      Non, on ne parle pas des anciens fans de Tony Blair.
      Il ne s'agit pas non plus du fameux groupe musical lillois.
      Ni de cet instrument de rasage aujourd'hui désuet. 
      Ni du fameux breton quintuple vainqueur du Tour de France. 
       Pas plus de ce sympathique animal qui n'a pas toujours bonne réputation chez les agriculteurs et qui divise actuellement le pays  de Sa Gracieuse Majesté.
                              Mais d'une espèce bipède qui prolifère dans la société, qui se définit comme imbécile, vulgaire, parfois méchante...ce qui n'est pas gentil pour un animal qui ne mérite pas tant d'indignité.
  Il y a bien des catégories de blaireaux....
Les anthropologues s'emploient à faire des typologies, toutes plus élaborées les uns que les autres, sur cette faune qui hante les rues, les bars et les repas de famille. Mais elle est tellement diverse qu'aucune classification ne donne entièrement satisfaction.
  Il y a de gros blaireaux, des moyens et d'autres plus petits, plus communs. Il arrive que chacun d'entre nous entre parfois  dans cette dernière catégorie, sans même s'en rendre compte, victime que nous sommes de l'air du temps et des préjugés colportés. Difficile d'échapper à son époque, à ses conditionnements, ses préjugés, comme dans ce débat biaisé ou dans cette polémique qui frise l'hystérie aujourd'hui dans notre doulce France...
          Prenons le cas du blaireau de base.
Rien ne le distingue physiquement de ses semblables, mais il a unavis arrêté  sur tout, veut toujours avoir le dernier mot, répète à l'envi ce qu'il entend à la télé. ...Comme certains beaufs, une sous-espèce bien connue.
  Il incarne la connerie ordinaire. Assez proche souvent de l'homo larbinus.
     C'est dire qu'il y a du monde dans cette catégorie anthropologique...
    Eradiquer ce mal récidivant nuisible à la pensée?
 Vaste programme! disait le Général, qui connaissait bien le petit monde de l'armée et de la politique ordinaire...
_____________________ 
Partager cet article
Repost0

Bure; un dossier "radioactif"

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Dossier brûlant
                       Rien ne sera simple entre Macron et Hulot, c'est prévisible, à l'heure où les grandes questions tournant autour de l'avenir du nucléaire  et de l'urgente transition énergétique seront abordées. Et il y a urgence.

    Notamment en ce qui concerne le site controversé de stockage  nucléaire de Bure, dont le projet arrive à une étape décisive.
       ...Bure pourrait ainst devenir, pour le nouveau gouvernement, un foyer de contestation environnementale difficile àà gérer. Le « premier point de crispation du quinquennat d’Emmanuel Macron », avertissent les opposants. En janvier 2016, sur le plateau d’i-Télé, Nicolas Hulot déclarait : « Ces déchets, il faut bien en faire  quelque chose mais, en tout cas, on ne peut pas imposer comme ça [ce projet] à des populations locales, sous prétexte qu’[elles] sont dans des endroits un peu éloignés (…), sans concertation, sans transparence. » Il ajoutait : « Le temps de la concertation, de la démocratie participative, est nécessaire. ..»
    Tandis que EDF est dans une situation critique, le stockage des déchets nucléaires à Bure est toujours contesté, même par certains spécialises du nucléaire, à cause des nombreuses incertitudes géologiques et anthropologiques qui pèsent sur l'évolution des déchet hautement radioactifs qui seront entreposés dans des conditions dites sûres. Mais qui peut prévoir ce qu'il en sera dans plusieurs milliers d'années? Après nous le déluge?...C'est donc une décision historique qui est en suspens.
     La justice a contesté certains travaux d'extension du site, et les associations ont quant à elle qualifié la décision de justice de « rappel à l’ordre cinglant et historique ». Dans un communiqué commun, elles attaquent une nouvelle fois les méthodes de l'Andra. « Travaux illégaux, embauche de mercenaires pour “protéger” le mur : les manœuvres et manipulations […] pour imposer Cigéo sont maintenant exposées au grand jour. Cette décision marque également le bien-fondé et la légitimité de la mobilisation de plusieurs centaines de personnes et des habitants qui s’opposaient depuis plusieurs semaines aux travaux de l’Andra...
  Les débats continuent sur le coût du stockage des déchets nucléaires: près de près de 35 milliards d’euros.  Mais, comme toujours en matière nucléaire, la sous-estimation des coûts est certainement le règle. Mais là n'est pas le problème principal.
   La question des  déchets radioactifs en France reste un problème trop secret, trop réservé depuis des années et la contestation est restée vive autour de Bure et de son laboratoire, sur les questions d'insécurité qui  sont régulièrement mises en avant.
    Bure:un tombeau nucléaire pour l’éternité       La formule n'a pas se sens: l'histoire de la terre se poursuit avec ses bouleversements géologiques prévibles, les hommes du futur n'auront sans doute plus la langue et les clés pour prendre conscience de la gestion des risques...
   Certes, ce n'est pas comparable au complexe nucléaire de Hanford, la plus grande poubelle nucléaire américaine, mais les risques ne sont pas aussi nuls que le prétendent les communicants d'Andra aux visiteurs du site.
        Les échéances approchent. Il va falloir trancher.
________________________

Partager cet article
Repost0

Honni soit qui Mali pense

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Il y va, de ce pas.
                             Sans tarder. Au Mali.

  Sur les pas de Hollande 

  Même si ça râle dans les rédactions.
     Notre nouveau chef des armées va sûrement nous sortir de ce bourbier.

Certains doutent que ce conflit  se règle vite.
       Et on ne nous dit pas tout...
_____________

Partager cet article
Repost0

La spirale du moins disant salarial

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Dans la série: on n'arrête pas le progrès...
                                                            Où nous mène la course au moins disant salarial en Europe?
              La compétitivité à tout prix est devenue l'unique antienne de la grand  messe ultralibérale mondialisée, où l'on prêche les vertus de la flexibilité, nouvelle morale sociale de notre temps.
   Les nouveaux dogmes doivent être respectés (1)! Certains estiment encore que l'on se dirige mécaniquement vers une baisse des écarts de salaires dans le monde. 
  The Economist est le nouvel Evangile de cette religion aux dogmes intangibles.
Or selon P.Jorion"parler de "réformes structurelles de compétitivité", c'est accepter le principe d'un moins-disant salarial au plan international : c'est admettre qu'il existe un pays où le niveau du salaire de subsistance est le plus bas, et que ce salaire de subsistance du travailleur le plus misérable de la planète doit jouer le rôle d'un "attracteur" pour l'ensemble des salaires à la surface du globe..."
    SI cette logique perdure, le scénario du pire semble se dessiner, pas seulement en France: 
"Le moins-disant juridique et fiscal a atteint le seuil de l’intolérable parce qu’il instaure en régime idéal la piraterie que les grosses entreprises – transnationales de fait – exercent sur l’économie mondiale : prédation par elles des entreprises plus petites, confinées quant à elles de par leur taille sur le territoire national et contribuant seules par le versement de l’impôt aux frais de maintien de l’ordre commercial, ordre dont les transnationales bénéficient sinon gratuitement, du moins avec un rabais considérable. Ces transnationales n’en voient pas moins le contribuable voler à leur secours en période de vaches maigres, pour régler non seulement leurs pertes économiques réelles mais également leurs paris spéculatifs perdus, illustration tragique du principe de « privatisation des profits, socialisation des pertes ».
Le moins-disant salarial des « réformes structurelles de compétitivité » relève de la même logique exactement que le moins-disant fiscal : il s’agit là aussi, par la baisse des salaires, de maximiser la part de la richesse créée qui passera en dividendes et en bonus extravagants que les dirigeants des plus grosses entreprises s’octroient à eux-mêmes..." (1)
         On en est arrivé à un stade où  la Chine délocalise des entreprises en Ethiopie pour réduire ses coûts... en attendant que celle-ci fasse de même en RDC (?)
Avec 40 dollars par mois, on peut (sur)vivre...
        La concurrence libre et "faussée" va-t-elle continuer à créer l'illusion?..
"Le droit de la concurrence est l'un des principaux “ vices de construction ” de l'Union européenne. Sur la base du faux présupposé qu’il n’y a qu’une seule politique de la concurrence possible, les Etats fondateurs l'ont abandonnée à la compétence exclusive de la Commission. Sans doute ont-ils ignoré qu'il pouvait être fait une utilisation idéologique du principe de la concurrence « libre et non faussée », qui rend toute intervention publique suspecte, tout en laissant fructifier de grands monopoles privés extra communautaires !
Cet abandon originel dans les mains d'une Commission européenne ultra libérale aboutit aujourd'hui à un double déni démocratique: la politique de concurrence, menée à l’insu des deux co-législateurs européens, voit une administration non élue imposer les cadres d’intervention à des exécutifs politiques démocratiquement désignés par les suffrages citoyens.
A l'aube d'élections européennes où la participation constituera un enjeu majeur, il est urgent d'octroyer au Parlement, voix des citoyens européens, un réel contrôle sur la politique de concurrence..."
_____________________________________ 
Partager cet article
Repost0

Points de vue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
__ A la Maison Blanche, rien va plus.
       C'était à prévoir. La crise  s'installe.
               C'est «foutu»  selon certains...
                  S'il y a destitution, cela risque d'être compliqué.

__  Sabotage numérique: force et faiblesse de la toile.
                              On n'est pas à l'abri du pire.
                                          Les cyberattaques pourraient être graves.

__ Contre les délocalisations, Macron sur la mauvaise voie

__ L'empire Bolloré s'étend  encore dans le domaine de la communication.
                                      Mais où s'arrêtera-t-il?

__ Technologie et démocratie: des relations ambiguës.

__ Faut-il rompre avec la France atlantiste ?

__ Zone euro : les questions auxquelles Emmanuel Macron devra répondre.

__ Thelonious Monk, un sursaut dans le temps .

__ 10 choses à savoir sur Ismaël Emelien, l'intrigant stratège de Macron .
 

__ Bonne et moins bonne recherche.
_________________________________
Partager cet article
Repost0

Jeunes talents d'Artois

Publié le par Jean-Etienne ZEN

    Ils sont deux. Deux frères: Samuel et Jérémie.  
                 Pianistes et compositeurs. 
                                                                              Sans être jumeaux, ils portent des prénoms de grandes figures bibliques,  mais, contrairement à ce que prétend le dicton, ils sont prophètes en leur pays... et au-delà!
  Très différents l'un de l'autre, suivant chacun son propre chemin sur le même terrain musical, ils ont cependant certaines qualités en commun: la passion, le travail, la modestie. 
   Ils ont l'habitude de ne pas faire de bruit, mais de travailler avec constance et méthode leur instrument préféré, sans ambition particulière, sinon d'enchanter nos oreilles et nos coeurs, avec talent et générosité, parfois de nous surprendre, par des oeuvres et des interprétations très originales, explorant de manière ludique des voies sonores inédites.
   Pour ma part, les suivant de loin depuis leur première jeunesse, je ne cesse d'être étonné par leur carrière (terme inapproprié), leur singulière trajectoire vers des formes d'expressions pianistiques de plus en plus abouties. 
  La salle Pleyel n'est pas leur objectif. Ils aiment se produire devant un public souvent peu initié, comme à Isbergues, ou à Faches-Thumesnil, loin des hauts-lieux consacrés, des mondanités et des succès bruyants. 
    Le piano, ils sont tombés dedans quand ils étaient petits, dès leur enfance lilléroise.
Dans une famille ordinaire, quoiqu'exigeante sur le plan de certains principes (On y ignorait, paraît-il, l'existence de la  télévision, ce qui eut sans doute l'heur de susciter l'envol vers une créativité que ne favorise pas l'étrange lucarne. Allez savoir...)
 ___________Samuel, efficace et modeste, explore des genres très variés dans le domaine du classique mais est aussi engagé occasionnellement dans l'univers du jazz.
Il s'est frotté avec brio à Chopin, à Rachmaninov et à beaucoup d'autres auteurs consacrés, connus ou moins connus, comme Jacques Ibert..  
Il a tenté avec succès d'enregistrer pour la première fois l'oeuvre pianistique de Emile Goué, peu connue du grand public, entre autres ces deux nocturnes.
Il a à coeur aussi de transmettre sa passion à de jeunes pousses en puissance.
____________Son frère Jérémie , au parcours déjà étonnant, s'est fait explorateur dans le domaine du son.
   Moins porté sur la classique pur, il parcourt, influencé par le jazz (MCoy Tyner et Bill Evans en particulier), le monde immense des musiques les plus variées. Il trace son sillon personnel dans des voies parfois inédites, sinon déconcertantes pour des oreilles non prévenues.
  Intégrant et animant plusieurs groupes, notamment un trio justement remarqué, il est connu à Roubaix, Paris, Vienne comme à Marciac.
A l'occasion, allez l'écouter. Vous jugerez.  
    Nul doute que l'on entendra encore parler de lui, comme de son frère...♪♫♪♪♫
_____________

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 > >>