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Une France plus fidèle?...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

...Ou plus soumise?

                                    Nach Deutschland
  Ouf! on a eu chaud... pense-t-on à Berlin
Nous avons enfin un ami à Paris
  Un ami cher
   JA, aber...Il peut nous coûter cher 
                 Berlin aime Macron. Un peu...
  Des réformes, oui, mais à la marge. Pas question de remettre en question l'hégémonie allemande de fait et sa ligne ordolibérale..
   Pas question de mutualiser les dettes par exemple. Angela est claire. Rien ne changera de fondamental: Compte tenu de la situation actuelle en Allemagne, je ne pense pas que nous devrions donner la priorité à un changement de politique, annonce la Käntzlerincornaquée par Herr Dr Schaüble.

 Sa constance dans la continuité se reflète également dans « l’opinion négative du gouvernement allemand à l’égard des euro-obligations », auxquels elle a promis, il y a cinq ans, de résister « aussi longtemps qu’[elle] vivrait .........Qu'on se le dise!
     Pas de lune de miel, donc. La séduction macronienne a ses limites..

    Pour un new deal européen, on repassera, quitte à alimenter la montée des forces nationalistes.
        Sauver l'Europe ou changer d'Europe? La question ne se pose pas.
          On attendra.
    Le ministre des Finances bavarois Markus Söder, spécimen de cette droite « austéritaire », n’a guère perdu de temps pour enclencher le refrain bien connu de « la France doit s’en sortir seule » ou encore : « En Europe, les dettes ne se partagent pas, elles doivent être remboursées». De son côté, le secrétaire d’État aux Finances Jens Spahn a souligné que « de l’argent à investir en Europe, il y a en a déjà beaucoup. Nous n’avons pas besoin de plus d’investissements ». Personne ne s'interroge sur l'origine de ces dettes. et lsur les effets desexcédents commerciaux.
   Pas question de réduire l'exédent budgétaire allemand.  La France dépense trop, dit-on à Berlin. L'Allemagne ne dépense pas assez, commence à dire le  FMI  lui-même, qui alerte sur la hausse du risque de pauvreté en Allemagne:
   L’Allemagne est la cible de critiques récurrentes des institutions internationales ou de ses partenaires commerciaux qui l’accusent de ne pas suffisamment importer et investir afin d’en faire profiter par ricochet d’autres pays, notamment européens.
Le Fonds suggère aussi une politique incitant les Allemands à travailler plus longtemps, ce qui pourrait encourager la population vieillissante à consommer plus au lieu d’épargner pour la retraite."

    Le "pragmatisme" et le charme de Macron auront peu de prise sur la volonté d'une chancelière dopée par les défaites électorales de Martin Schulz, le timide réformateur potentiel.
     Bref, Macron risque fort d'échouer en Europe.
Il ne suffit pas de parler couramment la langue de Goethe....
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Une France plus fidèle? .... Ou plus soumise? umise?                                      Nach Deutschland...

Publié le par Celmar Etienne

Une France plus fidèle?
.... Ou plus soumise? umise?                                      Nach Deutschland   Ouf! on a eu chaud...  pense-t-on à Berlin Nous avons enfin un ami à Paris   Un ami cher    JA, aber .. . Il peut nous coûter cher                    Berlin aime Macron . U...

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Diderot, en bref

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Il y a trois ans...

 Il aurait 300 ans
                               Il fut un homme d'exception, un penseur audacieux, un écrivain attachant, un touche-à-tout de génie.
                                          Un esprit libre.
        Denis Diderot n'aurait pas aimé les commémorations officielles dans sa ville natale, mais il est difficile de ne pas évoquer au moins l'artisan du premier projet encyclopédique et le penseur conséquent et prolifique, dans tous les domaines.
      Selon le mot de Térence, rien de ce qui était humain ne lui était étranger. De la pensée à l'art, de la morale à la technique, tout l'intéressait.
  Par delà une langue qui peut paraître datée, l'évocation de problèmes apparemment d'un autre temps, on peut relire avec profit Diderot, profondément moderne, féministe  (1) et anti-colonialiste (2) athée sans haine (3).  
Relire La ReligieuseJacques le Fataliste, le Neveu de Rameau, le Supplément au voyage de Bougainville...crée toujours la surprise et l'enchantement.
  Un authentique philosophe, qui sut aborder tous les problèmes de son époque en pleine mutation, le Siècle des Lumières, où il s'agissait pour lui de "Philosopher, agrandir l'espace des possibles  par la connaissance, le bouillonnement intellectuel et l'expérimentation..."
  Une oeuvre considérable  (1) -  (2), qu' on peut écouter ici. 
L'artisan de l'Encyclopédie, une oeuvre inédite, qu'on peut parcourir ici (1)  
 Il y écrivait à l'article «Encyclopédie» : 
"Le but d'une Encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de la transmettre aux hommes qui viendront après nous ; afin que les travaux des siècles passés n'aient pas été des travaux inutiles pour les siècles qui succèderont ; que nos neveux, devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux et plus heureux, et que nous ne mourrions pas sans avoir mérité du genre humain (…).
Une considération, surtout, qu'il ne faut point perdre de vue, c'est que si l'on bannit l'homme ou l'être pensant et contemplateur de dessus la surface de la terre, ce spectaclde pathétique et sublime de la nature n'est plus qu'une scène triste et muette. L'univers se tait, le silence et la nuit s'en emparent (…). C'est la présence de l'homme qui rend l'existence des êtres intéressante..."

    Sans lui, l'Encyclopaedia Britannica, son enfant, L'EU, et Wikipedia n'auraient sans doute pas existé.
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_______________(1)"...Dans presque toutes les contrées, la cruauté des lois civiles s'est réunie contre les femmes à la cruauté de la nature. Elles ont été traitées comme des enfants imbéciles. Nulle sorte de vexation que, chez les peuples policés, l'homme ne puisse exercer impunément contre la femme. La seule représaille qui dépende d'elle est suivie du trouble domestique, et punie d'un mépris plus ou marqué, selon que la nation a plus ou moins de mœurs.. […] Femmes que je vous plains !...

Les femmes assujetties comme nous aux infirmités de l'enfance [sont] plus contraintes et plus négligées dans leur éducation, abandonnées aux mêmes caprices du sort, avec une âme plus mobile, des organes plus délicats, et rien de cette fermeté naturelle ou acquise qui nous y prépare ; réduites au silence dans l'âge adulte, sujettes à un malaise qui les dispose à devenir épouses et mères, alors tristes, inquiètes, mélancoliques. [...].
_______________(2) "...Les navigateurs arrivent-ils dans une région du Nouveau monde qui n'est occupée par aucun peuple de l'Ancien, aussitôt ils enfouissent une petite lame de métal, sur laquelle ils ont gravé ces mots : CETTE CONTREE NOUS APPARTIENT. Et pourquoi vous appartient-elle ? N'êtes-vous pas injustes, aussi insensés que des sauvages portés par hasard sur vos côtes, s'ils écrivaient sur le sable de votre rivage et l'écorce de vos arbres : CE PAYS EST A NOUS ? Vous n'avez aucun droit sur les productions insensibles et brutes de la terre où vous abordez, et vous vous en arrogez un sur l'homme votre semblable. Au lieu de reconnaître dans cet homme un frère, vous n'y voyez qu'un esclave, une bête de somme..."
_______________(3) "...Il n´y a pas un musulman qui n´imaginât faire une action agréable à Dieu et à son Prophète, en exterminant tous les chrétiens, qui, de leur côté, ne sont guère plus tolérants. Songez qu'elle a créé et qu'elle perpétue dans une même contrée, des divisions qui se sont rarement éteintes sans effusion de sang. Notre histoire ne nous en offre que de trop récents et trop funestes exemples. Songez qu'elle a créé et qu'elle perpétue dans la société entre les citoyens, et dans les familles entre les proches, les haines les plus fortes et les plus constantes. Le Christ a dit qu'il était venu pour séparer l´époux de la femme, la mère de ses enfants, le frère de sa sœur, l´ami de l´ami ; et sa prédiction ne s´est que trop fidèlement accomplie..."

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Quand les étudiants font des bulles

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vers une marchandisation des études
                                                              Arte a eu la bonne idée de diffuser hier soir un document sur l'évolution de la condition étudiante dans les principaux pays de monde. Un dossier déjà évoqué par ailleurs, mais peu traité en profondeur.
      Une évolution qui laisse songeur et presque sceptique, quand on voit comment fonctionnent aujourd'hui beaucoup d'universités, notamment en Angleterre et aux USA. Sommes-nous à l'abri de telles dérives où la connaissance devient un enjeu essentiellement lucratif?
   : "Compétitivité, marketing ou retour sur investissement sont des termes qui circulent désormais dans les couloirs feutrés des grandes universités. De Shanghai à New York en passant par Paris et Berlin, la transmission des connaissances devient une marchandise, dans le sillage de "l'économie du savoir". Cette doctrine a été érigée à la fin des années 1990 par les instances financières internationales – OCDE et Banque mondiale en tête. L'enseignement supérieur, reconnu comme un moteur de productivité et de croissance économique, doit se mettre au service du développement des pays. Victimes de ce nouveau système, les étudiants sont contraints d’investir pour apprendre. Ils s'acquittent de frais d'inscription de plus en plus élevés, et s'appauvrissent avant même d'entrer dans la vie active. Aux États-Unis, la dette étudiante a dépassé le coût du logement et de la santé, menaçant l'économie nationale. Les jeunes Européens suivront-ils la même voie ? Si certains pays d'Europe du Nord résistent à cette commercialisation du savoir, considérant l'éducation comme un acquis social, d'autres s'inspirent de plus en plus du modèle anglo-saxon. En France, les établissements les plus prestigieux, comme Sciences-Po et Paris-Dauphine, se sont déjà engagés sur le chemin du payant..."
                   Selon l'enquête de Jean-Robert Viallet, "Les universités sont devenues des entreprises, soumises à un modèle libéral, et si le phénomène est encore émergeant en France, observer son fonctionnement et ses répercussions sur les étudiants aux USA, donnés par beaucoup comme un modèle, ou en Grande-Bretagne, permet de comprendre les risques d’un tel système. Plongée, glaçante et instructive, dans un monde en pleine mutation.... Les grandes institutions américaines dominent le monde, par leur prestige, leur envergure, leur attractivité. L’Europe ne peut rester hors jeu et, en mars 2000, propose une déclaration commune, à Lisbonne, centrée sur la volonté de mettre l’enseignement supérieur au service de l’économie et de l’emploi....L’Angleterre est à la pointe de cette volonté de réforme. Le gouvernement de Tony Blair applique le modèle du système privé au service public pour le rendre plus performant, ou, pour le dire en un mot si cher au monde du travail, compétitif. C’est la fin du principe de l’éducation gratuite pour tous, les droits d’inscription dans les facultés anglaises s’envolent : de 1000 £ à 9000 £, en 2010 sous le gouvernement Cameron. Les débats au Parlement ont eu beau être houleux, les manifestations monstres, désormais un étudiant anglais (ou un étudiant étranger suivant ses études au Royaume-Uni) devra s’endetter pour suivre son cursus universitaire."
        On peut parler de marchandisation des savoirs, dans des facs où domine l'argent-roi 
    Pour les étudiants anglais, dont les moins fortunés vont poursuivre leurs études à l'étranger, comme en Suède, c'est l'endettement permanent, avec l'incertitude d'un remboursement hypothétique, d'un retour sur investissement problématique.
         Les dettes issues de prêts impayés grimpent de manière inquiétante, surtout aux USA, constituant une bulle qui monte dangereusement.
        Malgré les mouvements sporadiques de révolte étudiante, comme au Canada récemment, l'endettement devient parfois cauchemardesque, véritable piège pour les familles et nouvelle menace pour le monde financier .
                  Une bulle qui monte, qui monte...
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Au commencement était Hayek

Publié le par Jean-Etienne ZEN

L'ère de la cupidité
                                 Axel Kahn ne vit pas que dans l'horizon de son laboratoire. Il lui arrive parfois de descendre dans l'arène et de prendre, avec plus ou moins de bonheur, mais toujours avec clarté, une certaine hauteur philosophique sur des problèmes éthiques ou de se mêler de problèmes politiques de fond, comme tout citoyen est en droit de le faire et devrait le faire.
      Donc, le citoyen Kahn (ne pas confondre avec Citizen Khan! ☻...), dans un ouvrage récent, prône une rupture avec la cupidité sans bornes, comme le préconisait avant lui Stiglitz, qui mine la société en générant de graves dysfonctionnement et des inégalités inouïes et croissantes. Il situe les sources du mal au début de la vague libérale, initiée dans les années 70 et la folie financière spéculative qui a suivi, mais qui était en germe dans le système..  Hayeck, pourfendeur de l'Etat et idolâtre du marché et de son "ordre spontané",  représente l'initiateur théorique de ces dérives, de la rupture de fragiles digues contre le tsunami des liquidités financières mondialisées.
      Le virage de la révolution conservatrice fut théorisé et préparé par l'Ecole de Chicago et son mentor, Milton Friedman, qui inspira les choix économiques de Reagan, de M.Thatcher et connu l'application que l'on sait sous le régime chilien de Pinochet.
  La  faillite de ce  modèle crève aujourd'hui les yeux, la  nasse néolibérale compromet la production, le développement  et la cohérence de nos sociétés.
   La cupidité éclate avec évidence dès le début de ce qu'il est convenu d'appeler la crise: l'affaire Enron était un préambule, le scandale Madoff avait stupéfié le monde par son aspect d'escroquerie massive et cynique. Le monde de la finance et ses satellites apparaissaient pour ce qu'il est: un monde de dérégulation, de mauvais coups calculés (subprimes), de trading haute-fréquence, de jeu de super-casino,  d'errances boursières. Dans le domaine des manipulations financières, Goldman Sachs incarnait ( ça continue...) le summum des méfaits d'un superorganisme  sans contrôle. Alain Minc osait parler d'argent fou...(L'actuelle balkanysation n'en est qu'une (petite) expression...) 
       Aujourd'hui, malgré quelques rafistolages de façade, de timides propositions de régulation l'économie, l'industrie financière, presque entièrement déconnectée de l'économie réelle, constitue toujours une menace, car rien de fondamental n'a été réglé.
     Il est nécessaire que ne soit pas que certains économistes, même attérés, qui nous alertent sur les dangers de la financiarisation livrée à sa seule logique, de ses aspects court-termistes,  de sa mise sous tutelle des Etats.
           Mais la condamnation morale de la course au profit, de l'égoïsme comme horizon,  ne suffit pas et n'explique qu'un aspect du problème, car la question de fond est celle de structures absentes ou défaillantes, de cadres institutionnels nationaux et internationaux qui ne jouent plus leur rôle. Si l'égoîsme est humain, il peut être contenu par une volonté politique orientée par d'autres choix, comme l'avait compris un temps Roosevelt avec succès, qui voulait faire plier la finance, prédatrice à ses yeux, et mettre au pas les plus grandes fortunes, au service du bien commun, cher à Aristote. Le rapport à l'argent n'est pas naturellement déterminé. Ce qu'un marché financier aveugle a fait, une vraie régulation peut le défaire. Le problème est politique, au sens aristotélicien. Il ne suffit pas de fustiger l'argent-idole...
  Il serait temps que l'on sorte de certains aveux timorés pour aboutir à une révolution dans les faits...Le système est trop métastasé pour se guérir de lui-même. La première démarche serait de mettre les banques sous contrôle étatique, comme le voulait De Gaulle, comme le préconisait Kennedy, comme le demande Fitoussi, non seulement pour mettre fin à la spéculation stérile, mais surtout pour mettre en oeuvre, en orientant intelligemment l'épargne publique, des projets industriels innovants.
       Laissons le dernier mot à notre médiatique généticien: 
"... Les nouvelles règles imposées dans les années 80, la promotion de la cupidité sans bornes au rang de seul moteur crédible d'une croissance aux bienfaits universels..., la dénonciation virulente de tout régulateur public capable de poser la question de l'intérêt général qui condamnaient à terme l'ensemble du système. Même après les rafistolages des années 2008-2010, la situation est loin d'être durablement stabilisée, les déséquilibres restent gigantesques, les dettes publiques des anciennes puissances dominantes ont atteint des niveaux insupportables à terme. 
Pour ne prendre que l'exemple de la Chine et des Etats-Unis, la première, véritable manufacture à l'échelle du monde, a pour l'instant un intérêt évident à ce que les seconds continuent de consommer ses produits. Elle se sert par conséquent de ses gigantesques réserves de devises pour acheter les bons du Trésor par lesquels la dette américaine est financée. Si jamais la crise s'aggravait encore au point que la solvabilité à terme des Etats-Unis devienne si douteuse que la Chine stoppe la perfusion qui les maintient à flot, le désastre d'une intensité encore inconnue serait planétaire. 
Voilà où nous conduit l'abandon explicite de toute finalité à l'économie autre que son propre dynamisme fondé sur la promotion par les individus de leurs intérêts personnels. Or l'évolution darwinienne a doté l'homme de traits particuliers changeant la nature et la manifestation des passions. La lutte pour la vie dans le monde de nature est ainsi marquée chez Homo sapiens par la volonté de puissance, par la capacité de sympathie et d'empathie constitutive du désir de justice et du sentiment de solidarité. Limiter les conséquences de la volonté de puissance et de la gloutonnerie afin de respecter la justice et la solidarité, ce sont des desseins dénués de sens au sein de la nature non humaine, mais à l'évidence essentiels chez nos semblables..."

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Pékin: nouveau bond en avant

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Xi Jinping s' engage
 
Avec le projet OBOR
                                La Chine voit loin. Trop  loin? 
                                                             Si tu veux t'enrichir, construis une route. 
     L'exportation est toujours aussi vitale pour le grand atelier du monde et  l'Empire a besoin de nouvelles voies d'exportation, plus diversifiées, dans un monde instable.
    Xi Jinping, en grand prêtre du libre échange, l'avait déjà annoncé en personne à Davos.
   En renouant d'une certaine manière avec un ancien passé.
        Les nouvelles "routes de la soie" deviennent son nouvel objectif. Un projet grandiose et onéreux. Mais il s'agit d'avenir:
          "C’est l’un des grands événements diplomatiques de l’agenda de Xi Jinping : pendant deux jours, la Chine accueille à Pékin le Forum international des routes de la soie. Une trentaine de chefs d'État et de gouvernement sont présents dans la capitale chinoise depuis dimanche, pour le lancement officiel du programme OBOR ("one belt, one road") : "one belt", pour la ceinture terrestre qui relie la Chine à l'Europe via l'Asie centrale et la Russie (Vladimir Poutine est d’ailleurs présent au forum). "One road", comme la route maritime qui rejoindra l’Afrique et l'Europe par la Mer de Chine et l'Océan indien.
  Le président chinois veut faire renaitre les grandes routes commerciales d’antan, une priorité économique pour la Chine dont la croissance ralentit."L'initiative de la route de la soie est ouverte à tous", explique Xi Jinping. "Elle permettra une croissance économique et un développement équitable. Ce que nous espérons, c'est créer un nouveau modèle de coopération gagnant-gagnant. Notre espoir est de créer une grande famille pour une coexistence harmonieuse."
   Les chefs de gouvernement grec, italien, espagnol et hongrois sont aussi présents à ce Forum, et c’est l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui représente la France à ce Forum international. Mais il manque beaucoup de dirigeants occidentaux. Avec les nouvelles routes de la soie, la Chine veut surtout gagner en influence dans le monde, explique Tom Miller, auteur de "Le rêve asiatique de la chine"."
           Mais les projet, porté par Xi Jinping, subit quelques réticences de  la part de pays exigeant plus de réciprocité dans les échanges.
      Les écueils et les périls ne manquent pas dans ce qui apparaît un pari autant risqué que démesuré:
         "Le projet est titanesque. Il englobe 68 pays représentant 4,4 milliards d’habitants et 40 % du PIB mondial, remarque CNN. Parmi les projets géants de cette nouvelle Route de la soie une ligne ferroviaire reliant Londres à l’est de la Chine et une route maritime connectant l’Asie du Sud-Est à l’Afrique du Nord. Mais le projet d’ensemble reste très flou et ses bénéfices pour les pays qu’il englobe des plus incertains. Les bénéfices sont plutôt pour Pékin. Economiques d’abord. Avec le pays en surcapacité, étendre la demande pour ses produits à l’étranger peut être un moyen de résoudre et donner des débouchés à ses surcapacités industrielles. Mais aussi à répondre à tout ralentissement économique en Europe ou aux Etats-Unis. Cependant il y a aussi des risques économiques. Le projet OBOR concerne des pays souvent instables politiquement et économiquement et corrompus – Asie centrale, Afrique, Asie du Sud-Est. Que se passera-t-il si un projet financé par le gouvernement chinois tombe... ? "
     Pourtant, la  Chine est bien décidée à mettre le paquet. C'est la mondialisation ou la mort. Le géant connaît ses limites. La course en avant engagée par Pékin semble exiger cette nouvelle étape. Mais pour combien de temps?
   En toile de fond, les vastes ressources énergétiques de l’Asie centrale, notamment le pétrole et le gaz, sont également visées. ainsi que le contrôle frontalier des armes et des drogues. 
                L'ex-Empire du Milieu trace sa route, avec une audace calculée.
 
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Mourir pas cher

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Dans la série on n'arrête pas le progrès... 
                                                                  Le low cost s'envole
                                 Il connaît un développement foudroyant dans tous les domaines
L'industrie de la mort n'y échappe pas (*)
  On peut faire aujourd'hui des économies appréciables jusque dans ses derniers instants et au delà... 
Il faut dire que les nouveaux croque-morts, qui font un métier utile, mais sans risque de chômage, ne vivent pas toujours de peu, certains même se faisant remarquer par des pratiques douteuses. 
    Le marché est considérable et la guerre des prix sans pitié.
" Le secteur et ses 10 milliards d'euros de chiffre d'affaire annuel est même «porteur», comme le rappelle Philippe Martineau, directeur général du Choix Funéraire, le 2e groupe français du marché, qui a organisé mardi une conférence de presse sur les tendances de la saison hiver 2013-2014 en prévision de la Toussaint. «Nous sommes sur un environnement économique atypique», poursuit-il en pesant chaque mot pour ne pas faire le bateleur. Quand il évoque la légère hausse du nombre de décès entre 2011 (534 000) et 2012 (571 000), synonyme d’affaires au beau fixe, il se sent obligé d’ajouter «malheureusement».
   Business is business! 
      Le bénévolat d'autrefois n'existe plus qu'à l'état de traces 
La gestion numérique du deuil reste encore l'exception...
   Les funérailles d'antan se passaient avec moins de pompe qu'aujourd'hui, avec plus de lenteur et de convivialité.
   "Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert, Emportent les trépassés jusqu'au diable vauvert, Les malheureux n'ont mêm' plus le plaisir enfantin, D'voir leurs héritiers marron marcher dans le crottin... "•
Aujourd'hui, c'est de la folie: un petit bout de terre peut vous coûter une petite fortune et un modeste cercueil en chêne peut ruiner vos économies. 
Mais une honnête boîte en carton, 100% écolo,vous laissera quelques réserves. Dans le domaine du recyclable, on n'arrête pas le progrès...
  Sans tralala, on peut donc mourir sans se ruiner
15% des obsèques célébrées en 2012 au Choix Funéraire étaient low-cost. Il y a une dynamique d'appel sur les autres offres, affirme Philippe Martineau, «à l'instar d'un produit tel que la Renault Logan». Et puis, comme partout, certains cassent les prix. Depuis juillet 2012, les services funéraires de Paris proposent eux-même des obsèques à moindre coût. Prix : 789€... cet enterrement via la mairie de Paris s'organise exclusivement en ligne sur le site révolution-obsèque.fr..." 
       Inutile donc de se croire obligé de faire construire de somptueux monuments, comme certains coqs de village, comme les bourgeois ou les célébrités du Père Lachaise. De toute manière, la reproduction symbolique du rang social ne fait pas gagner une place de choix au paradis, du moins pour ce que l'on en sait...
 Il faut revenir à plus de modestie, à une mort discrète, à une post-mort effacée.
Jusqu'au bout on peut faire de bonnes affaires, comme dirait Michel Leclerc, qui fait des promotions avant la Toussaint. On en profite!  
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(*) L'abus d' humour noir  n'est pas préjudiciable à la santé... 
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Questions pour ( un) Macron

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vers un monde d'après?
                                    On n'en est à peine qu'au début du commencement.
            Si l'on peut se réjouir d'un ébranlement politique nécessaire, gardons- nous  de l'euphorie vis à vis du chouchou des  médias et de quelques autres et de l'ivresse des commencements, qui n'en n'ont  souvent que l'apparence. Ce n'est pas le début d'un monde, tout juste un infléchissement, dont on mesurera vite la nature et les limites. La jeunesse n'est pas en soi un critère de transformations significatives. Wait and see...
   Au coeur d'une certaine macromania, d'une surmédiatisation de circonstance, certains qualifient de séisme la présidence balbutiante. Un manque de mémoire sur ce que fut le parcours du jeune prodige et sur ses soutiens?
    Le style ne fait pas une politique. L'heure des choix viendra, avec ses contraintes, son héritage, quelle que soit la volonté proclamée de faire bouger les lignes, mais ce sera toujours forcément dans certaines limites et toujours sous le signe du compromis, parfois de la confrontation. Comme tant d'autres il ne fera pas que du neuf, mais devra vite composer.
    Mieux vaut ne pas attendre trop d'une présidence flamboyante, rester vigilant et critique, comme il se doit pour tout citoyen.vis à vis des institutions et de celui qui fut choisi au service de l'intérêt général. Gouverner, c'est servir. La carrière ne compte pas.
   Nul n'est divin mais nul n'est devin non plus
La vie politique est pleine d'incertitudes et les promesses sont souvent faites pour ne pas être tenues.
     Mais si l'on s'en tient aux déclarations officielles et officieuses du nouvel élu, on peut se poser quelques questions:
__ Quelles seront les grandes lignes des choix potentiels futurs, alors que E.Macron n'a jamais fait de constat clair sur ce qui a échoué,  Sa musique sera-t-elle une simple variation sur un thème déjà connu, celui d'une ligne libérale qui a montré ses effets et ses limites?

 

 __  Au sujet de l' assurance chômage universelle,  qu'est-ce  le programme de Macron change concrètement? La cohérence et la faisabilité du projet sont loin d'emporter l'adhésion.
__  En matière sociale, n'est-il pas tenté de vouloir faire du Schröder à la française, de poursuivre la même ligne libérale restrictive qui est la règle depuis des années?

__  Au sujet des questions écologiques sur lesquelles le Président a été singulièrement muet, quelles seront les grandes lignes concernant l'urgente transition énergétique, les issues à venir pour nos sources d'énergie et notamment pour celui d' EDF ?

__ La victoire de Macron peut-elle relancer l’Union européenne et la réformer en profondeur dans ses structures et dans ses choix.essentiels?  Peut-il réussir une"refondation" réellement démocratique? On peut en douter.
__ Le nouveau Président ne représenterait-il pas une nouvelle et ultime forme de giscardisme?
__ Saura-t-il éviter, malgré l'apparence, un glissement vers une certaine suffisance  et une dérive autoritaire soft. L'isolement et la solitude du pouvoir sont des pièges difficiles à éviter, comme l'ambiance courtisane toujours plus ou mois présente....
        D'ici quelques mois, on y verra sans doute plus clair sur le sens de ce nouvel horizon, qui ne doit pas trop faire rêver...
  En marche! oui, mais attention aux écueils...
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Des trains pas comme les autres

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Toujours plus vite?
Depuis les premiers chemins de fer, la vitesse a été privilégiée et s'est spectaculairement développée.
Mais est-il vraiment rationnel de vouloir gagner toujours plus de temps, parfois juste un quart d'heure sur un trajet donné, si on multiplie les risques en négligeant la sécurité?
La vitesse à tous prix n'est pas seule en cause.
L'accident de Brétigny a mis en évidence les problèmes liés à un entretien insuffisant sur certaines lignes, ce qui a amené à parler de voies secondaires dangereuses et de trains poubelles, notamment les Corail.
"...Tant que, par sa situation de monopole, la SNCF pouvait opérer des péréquations internes, les recettes du TGV venant combler les trous des services Corail, tout le monde fermait les yeux. Les passagers du TGV subventionnaient ceux des services classiques sur lesquels on maintenait une qualité de service plutôt minimaliste. Mais enfin, les services étaient assurés.
Avec la libéralisation des transports ferroviaires et l’obligation pour la SNCF de parvenir au moins à équilibrer ses comptes, la péréquation interne devint un casse-tête pour l’opérateur public obligé de faire face à des services déficitaires dont ses concurrents potentiels n’ont pas la charge. Et les voyageurs du TGV devenant de plus en plus sourcilleux à l’annonce des augmentations tarifaires, cette péréquation devint de plus en plus difficile à réaliser..."
La question de la sécurité dérange la SNCF, mais elle est en partie une des conséquences de la libéralisation en cours depuis des années et du changement de "métier" des personnels, de la perte d'expérience, de la division des gestions, du recours à une sous-traitance mal formée...
Les incidents se sont multipliés depuis ces dernières années.
Certes, l'expérience est plus grande en France qu'en Espagne, équipée plus récemment à très grande vitesse:
La catastrophe de Saint-Jacques de Compostelle a révélé la défaillance de systèmes de sécurité
Les ambitions espagnoles en matière de TGV, devenu joujou de nouveau riche, ont négligé quelques détails techniques
Mais chez nous, la marche vers la privatisation, déjà en partie engagée et exigée par Bruxelles, ne va pas sans créer des problèmes. Pas étonnant que certains usagers clients se plaignent des prix, des retards et de l'opacité du système. Certains investissements ont un grand retard.
Certes, ce n'est pas la gestion naguère catastrophique à l'anglaise (on songe à une renationalisation), mais progressivement, par petites touches, la dérégulation se met en place, en catimini, selon une méthode bien connue par ailleurs.
Les règles absurdes de la concurrence européenne dans un domaine où la cohérence s'impose, une gestion purement libérale des services publics (RGPP) s'obstinent à vouloir s'appliquer.
Il faut dire que les lobbies privés veillent et veulent leur part de gâteau, comme Véolia.
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Procrastination

Publié le par Jean-Etienne ZEN

     Un mal qui répand la terreur...
                                              Tous les ans, c'est la même épreuve.
                          Qui confine à la névrose.
      Je n'arrête pas d'attendre le tout dernier moment pour remplir la rituelle feuille chère à Bercy.
          Je m'arrange pour diffèrer au maximum l'envoi de ce précieux document à mon percepteur local.
   Je suis atteint, m'a dit mon psychologue d'un mal étrange:
       Un mal que l'on nomme phobie administrative.
   Heureusement je ne suis pas le seul à être affecté par cette pathologie difficilement guérissable.
    Pourtant, je ne suis pas un grand délinquant financier, je n'ai pas de compte aux Îles Caïmans, j'ai même conscience (héroïsme suprême!) de la nécessité civique de l'impôt, même si sa répartition me pose plus d'un problème.
    Mais je suis incurable.
         Que ceux qui sont dans le même cas que moi lèvent le doigt.
            Nous pourrions mettre en place un groupe d'anonymes administrativo-phobiques. Juste pour partager et adoucir nos maux périodiques...
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