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Procastination Un mal qui répand la terreur . ..                                               Tous ...

Publié le par Celmar Etienne

Procastination
      Un mal qui répand la terreur . ..                                               Tous les ans, c'est la même épreuve.                           Qui confine à la névrose.       Je n'arrête pas d'attendre le tout dernier moment pour remplir la rituelle f...

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Fractures dans la fracturation...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

[Déjà en 2013]

 
 Miracle ou mirage?
                               La fausse bonne idée continue d'agiter le petit monde politico-économique.
                                    L'exploitation du gaz de schiste commence à susciter des résistances en Grande-Bretagne (1), alors que David Cameron réitère son soutien. Son "geste fiscal" fait scandale.
  L'UE reste dans la plus grande ambiguïté.
       En France, les projets sont toujours gelés.
Le Conseil Constitutionnel vient d'entériner l'interdiction de la fracturation hydraulique et met fin "à un feuilleton juridique lancé par la compagnie texane Schuepbach depuis dix mois. Après l'annulation, en octobre 2011, de ses deux permis miniers du sud de la France, le pétrolier avait posé en janvier 2013 auprès du tribunal administratif de Cergy-Pontoise une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), transmise au Conseil d'Etat puis au Conseil constitutionnel."
   La Pologne revoit à la baisse ses objectifs et aux USA, on s'interroge..
    ____Le doute s'installe
"... Même aux Etats-Unis, le seul pays qui exploite à large échelle les gaz et huiles de schiste, la productivité des puits et le taux de récupération font encore débat. Dans son rapport Golden Rules for a Golden Age of Gas, l'Agence internationale de l'énergie propose ainsi deux scénarios futurs, un haut qui voit la production de gaz de schiste grimper jusqu'en 2035, et un bas, qui prévoit une production qui croît jusqu'en 2017 avant de revenir aux niveaux de 2010. Avec d'autres facteurs qui interviennent, tels que le coût de l'extraction et l'opposition d'une partie de l'opinion, rien ne garantit que l'Oncle Sam  tirera toujours autant profit de son sous-sol..".
      En France, le PDG d'Axa prône l'exploitation, alors que les estimations ne sont pas fiables. 
Mais le lobbying ne faiblit pas.
    Jacques Julliard qualifie d'«environnementalistes en peau de lapin» ceux qui contestent les vertus de la prospection en ce domaine.
Or les choses sont moins simples que ce que pense le journaliste: 
"En juin 2011, une enquête du New York Times révélait déjà quelques fissures dans la construction médiatico-industrielle du «boum» des gaz de schiste, en ébruitant les doutes nourris par divers observateurs quant aux effets d'annonce des compagnies pétrolières soupçonnées de «surestimer délibérément et même illégalement le rendement de leurs exploitations et le volume de leurs gisements». 
- Début 2012, deux consultants américains tirent la sonnette d'alarme dans Petroleum Review, la principale revue de l'industrie pétrolière britannique. Tout en s'interrogeant sur la «fiabilité et la durabilité des gisements de gaz de schiste américains», ils relèvent que les prévisions des industriels coïncident avec les nouvelles règles de la Securites And Exchang Com-mission (SEC), l'organisme fédéral de contrôle des marchés financiers. Adoptées en 2009, celles-ci autorisent en effet les compagnies à chiffrer le volume de leurs réserves comme bon leur semble, sans vérification par une autorité indépendante. 
Pour les industriels, la surestimation des gisements de gaz de schiste permet de faire passer au second plan les risques liés à leur exploitation. Or la fracturation hydraulique n'a pas seulement des effets délétères sur l'environnement, elle pose aussi un problème strictement économique, puisqu'elle génère une production à très faible durée de vie. Dans la revue Nature, un ancien conseiller scientifique du gouvernement britannique, David King, souligne que le rendement d'un puits de gaz de schiste décroche de 60 à 90 % au terme de sa première année d'exploitation. 
Une chute aussi brutale rend évidemment illusoire tout objectif de rentabilité. Dès qu'un forage s'épuise, les opérateurs doivent à toute vitesse en creuser d'autres pour maintenir leur niveau de production et rembourser leurs dettes. 
- Dans une étude publiée par la revue Energy Policy, l'équipe de King parvient à la conclusion que l'industrie pétrolière a surévalué d'un tiers les réserves mondiales d'énergies fossiles. King récuse catégoriquement l'idée selon laquelle l'exploitation des gaz de schiste pourrait résoudre la crise énergétique.." 

Les spécialistes en placements financiers ne sont pas dupes non plus. 
«L'économie de la fracturation est une économie destructrice, avertit le journaliste Wolf Richter dans Business Insider. Pour éviter que cette dégringolade n'entame leurs revenus, les compagnies doivent pomper encore et encore, en compensant les puits taris par d'autres qui le seront demain. Hélas, tôt ou tard, un tel schéma se heurte à un mur, celui de la réalité.» 
Arthur Berman, un géologue qui a travaillé pour Amoco, se dit lui-même surpris par le rythme «incroyablement élevé» de l'épuisement des gisements. Pour s'assurer des résultats stables, les exploitants vont devoir forer «presque 1 000 puits supplémentaires chaque année sur le même site. Soit une dépense de 10 à 12 milliards de dollars par an... Si on additionne tout cela, on en arrive au montant des sommes investies dans le sauvetage de l'industrie bancaire en 2008. Où est-ce qu'ils vont prendre tout cet argent ?»
    Même Goldman Sachs se pose des questions...
             Serait-on déjà passé de la panacée à la panique
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Taxer les robots?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ce n'est pas idiot.
                          La question du développement de la robotique n'est pas un problème technique comme un autre.

          Son développement accéléré, même en Chine, ne représente pas seulement une nouvelle force productive, qui n'est plus marginale, mais constitue un tournant décisif à nul autre pareil dans le monde socio-économique  et dans celui du travail, de sa nature et de répartition.
   Un bel avenir est promis pour l'industrie de la robotique qui sera elle-même...robotisée.
        Le gain de productivité parfois spectaculaire qu'entraîne son développement concurrentiel et la réduction de l'emploi qu'il entraîne nécessairement, surtout dans certains secteurs de production hautement concurrentiels, invite à se poser la question de la nécessité de taxer ces nouveaux acteurs de la vie économique, dont le développement ne semble plus avoir de fin assignable, étant donné le spectaculaire développement informatique et cybernétique. 
   Amazon donne le ton.
       Les spécialistes, industriels et économistes, en débattent régulièrement sans avoir toujours des avis convergents, souvent confinés dans une vision à court terme et à courte vue, certains estimant que les pertes d'emplois liées  a la robotisation vont pouvoir être compensées par le création de nouveaux, inédits encore, et que le phénomène facilitera à grande vitesse la relocalisation de certaines productions
     Récemment, la Banque mondiale  a sonné le tocsin: invité à une conférence à Los Angeles par le Milken Institute ce lundi premier mai, le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a déclaré que "deux tiers des emplois pourraient être détruits à cause de l'automatisation dans les pays en développement".
    Même si les projections établies pour le proche avenir peuvent être contestées et nuancées, le péril dénoncé ne doit pas être écarté.
       Même en Chine, où, dans certains secteurs, on tend à nous dépasser, la robotique pourrait bien être son tendon d'Achille.
                 Taxer les robots n'est donc pas une idée saugrenue et l'intervention de l'Etat paraît tout à fait justifiée:

...L'idée de taxer les robots vient d'un projet de rapport de l'eurodéputée Mady Delvaux, vice-présidente de la Commission des affaires juridiques du Parlement européen. Soulignant que les robots pourraient accroître les inégalités, elle écrit qu'il y a lieu "d'envisager la nécessité de définir des exigences de notification de la part des entreprises sur l'étendue et la part de la contribution de la robotique et de l'intelligence artificielle à leurs résultats financiers, à des fins de fiscalité et de calcul des cotisations de sécurité sociale...".Les réactions à sa proposition ont été surtout négatives, à l'exception notable de celle de Bill Gates qui la soutient...
                La religion naïve de la robotique à tout va est un leurre qui ne tient pas compte des conséquences considérables que son développement massif entraînera dans les toutes prochaines décennies. Si les cochers durent jadis se reconvertir avec le développement de l'automobile, ce fut un processus long et limité. La "révolution robotique" aurait d'autres conséquences, extrêmement rapides et profondes, à l'échelle planétaire. L'urgence de réfléchir et de légiférer sur cette question s'impose, de manière concertée.
         En Belgique, l'idée fait aussi son chemin. Paul Jorion  signale la nécessité de trouver des solutions à ce problème qui hante certains esprits avertis. En Suisse, on cherche des pistes...
                              Affaire à suivre. Forcément.
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Vivement dimanche prochain!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 Ciel, mon dimanche!

                                Aujourd'hui le ciel est vide et le dimanche n'est que le 7ème jour de la semaine selon notre calendrier actuel.
                                             Sacré dimanche !            Toute une histoire...(*)
       Le dimanche n'est plus sacré pour la plupart de nos contemporains. Il le fut longtemps. Officiellement, depuis Constantin:
 [Dimanche est un nom propre issu de *diominicu (*non attesté), qui remonte au gallo-roman *didominicu par dissimilation consonantique, lui-même du latin chrétien dies dominica (latin dies Dominicus) « jour du Seigneur ». L'étymologie du terme peut être retracée à partir de laDidachè : Dies dominicus est une traduction du grec Kuriake Heméra (quoi que la Didaché ne définisse pas le "jour du Seigneur" de façon explicite comme étant le dimanche). L'expression appliquée à ce jour de la semaine est un usage chrétien manifestement fort ancien.] (Wiki)
    Il s'est laïcisé, banalisé, comme les fêtes ci-devant religieuses, dont certains ont oublié l'origine, et qui  ne sont plus que des temps de loisirs.
 Mais la tradition perdure et l'importance d'un repos en fin de semaine s'impose non seulement comme une pratique culturelle, mais surtout comme un temps d'arrêt pour une majorité, temps de rupture par rapport au temps de la production et des services, des rythmes imposés, des contraintes sociales en tous genres. Temps familial permettant un regroupement et des échanges souvent problématiques par ailleurs, surtout en milieu urbain. Temps pour d'autres formes de liberté, où les rythmes habituels sont modifiés, où d'autres modes de vie peuvent être inventés. 
Temps de se poser et de perdre son temps.
      Du temps. Avoir du temps, du temps à soi, du temps pour faire autre chose, ou rien, en lâchant prise, en se mettant hors-circuit  des cycles de la logique fordienne et ultralibérale, des rythmes assèchants de la production/consommation, de la course au profit, de lamarchandisation du monde, de la vitesse, du sentiment d'urgence. 
Le temps n'est pas que de l'argent. 
     La question revient, comme une grand messe médiatique!...A travers le débat biaisé et déjà ancien de l'autorisation d'ouverture de certaines surfaces commerciales, qui pourraient en préparer bien d'autres.Ceux qui s'accrochent à l'emploi ce jour-là, pressés par leur direction, pourraient bien  voir alors disparaître le petit avantage qu'ils revendiquent, expression de salaires insuffisants.
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(*) "..Avec la révolution industrielle et le besoin de main-d’œuvre, la bourgeoisie finit par avoir le dernier mot. L'obligation du repos dominical est supprimée en 1880, au début de la IIIe République. Tout y concourt. L'anticléricalisme militant de cette époque justifie que l'on mette à bas un «archaïsme» religieux. 
Les dirigeants républicains se méfient par ailleurs des ouvriers, qu'ils soupçonnent de sympathie pour la Commune, le socialisme et l'anarchie, ainsi que d'une irrésistible propension à la paresse. Les romans d'Émile Zola démontrent à satiété que le loisir dominical n'a d'autre effet que d'entraîner les ouvriers vers le vice et la boisson.
Mais comme aujourd'hui, employés des grands magasins, syndicats ouvriers et associations religieuses s'allient alors pour retrouver un droit qui devient un des symboles de la lutte sociale, à l'égal de la lutte concomitante pour une journée de travail limitée à huit heures.
Il faut attendre une loi du 13 juillet 1906 et pas moins de 43 articles du Code du travail pour que le dimanche redevienne (sauf exception) un jour de congé obligatoire et garanti. Sans en avoir sans doute conscience, les syndicats ouvriers adoptent la même ligne que les évêques d'antan...
Les dérogations sont, il est vrai, nombreuses, depuis les hôpitaux jusqu'aux restaurants, en passant par les entreprises de spectacles... Ajoutons à la liste, depuis 1993, les magasins spécialisés dans la culture, puis les zones commerciales et les zones touristiques etc etc. De leur côté, les commerces de détail alimentaire gagnent le dimanche le droit d'ouvrir jusqu’à midi, voire 13h aujourd'hui..."___________________________ 
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Qu'est ce que la (vraie) richesse?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
          La notion de richesse a la particularité d'avoir un grand nombre de sens, une richesse de significations que l'on distingue le plus souvent, mais que l'on confond parfois.
   Riche de sens n'est pas riche de biens ou de moyens ou riche de ressources intellectuelles ou morales.
       La notion de valeur, qui lui est souvent étroitement liée, possède un sens proche et peut aboutir à de nombreuses confusions. Entre la valeur d'un bien et la valeur d'un acte ou d'une personne, il y a plus qu'une différence de sens, il y a hétérogénéité complète. Hétérogénéité qui n'est pas toujours perçue ou qui est entretenue par un milieu culturel, un système productif particulier.
    Ainsi souvent aux USA, surtout dans le monde du business, on aime souligner sa valeur en privilégiant son prix sur le marché du travail, son salaire, son train de vie ( show potential employers what you've got) et des organismes variés estiment la valeur d'une vie humaine à travers le prisme de sa rentabilité sociale et financière.
     Chacun vaudrait le prix qu'il peut monnayer sur le marché du travail. La valeur d'une personne tend à se ramener à sa valeur salariale et le prestige social qui va avec.
    Pour dissiper ces confusions liées aux dérives de notre système économique où l'argent et ce qu'il permet, tend à prendre le premier plan, il importe de faire une critique socio-écologique de l’économie capitaliste, à la source de la confusion fréquente de ce qui est estimable en l'homme quel qu'il soit.
      Comme le souligne l'économiste JM Harribay, l'économie, en l'occurrence capitaliste, opère sans cesse des glissements entre des sens hétérogènes de la notion de valeur. Tout n'a pas une valeur marchande, il importe de faire la part de ce que l'on ne peut apprécier monétairement, l'inestimable.
Pas seulement en ce qui concerne la personne humaine, irréductible à tout calcul ( un chômeur vaut bien un banquier, un grabataire vaut bien un footballeur qu'on s'arrache à prix d'or), mais aussi par rapport à ce qui lui est vital, comme les biens naturels:
    La confusion fondamentale entre richesse et valeur encombre en effet les débats contemporains, avec effet rétroactif sur les acquis de l’économie politique. Ainsi, tous ceux qui expliquent que le PIB ne mesure pas le bien-être ou le bonheur enfoncent des portes ouvertes (dans le meilleur des cas) mais, très souvent aussi, se tirent une balle dans le pied en proposant par exemple de soustraire du PIB la « valeur » des « dégâts du progrès » pour calculer une sorte de PIB vert, qui est un monstre conceptuel cherchant à faire entrer de force ce qui est « inestimable » dans la métrique marchande...
   Il importe donc de démystifier la notion purement comptable de valeur et les dérives sémantiques auxquelles elle donne lieu, qui ne sont pas innocentes.
   Harribey nous fournit une bonne boussole pour nous y retrouver dans les confusions souvent entretenues par l'idéologie de notre société marchande, valorisant prioritairement l'argent et la rentabilité, où la notion de dignité et de respect (au sens kantien) tendent à passer à la trappe.
      Sanctuariser les deux seules vraies richesses ici-bas : l'homme (qui donne sens au monde par son travail) et la nature, en la sauvant autant "des eaux glacées du calcul égoïste". Reste à savoir si cette démarche, concevable intellectuellement, peut se traduire en actes politiques, à l'heure du consommateur-roi et du marché planétaire....
               Telle est la question à débattre sans fin au coeur d'un système qui tend toujours à dériver, en privilégiant l'argent sur la personne, l'individu sur le commun.
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Dictature des banquiers?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Avant qu'il ne soit trop tard...
                                              La vie des (grands) banquiers n'est pas toujours facile, alors qu'elle devrait être sans histoire, voire ennuyeuse... 
 Il leur arrive de se plaindre des critiques et parfois des menaces dont ils sont l'objet, parfois en plus haut lieu...même si cela reste souvent purement verbal.
     Mais ils peuvent  dormir tranquilles, ils restent encore choyés.
Les réformes promises, ce fut un petit clapotis dans un verre d'eau, c'est trop peu, trop tard...
 Ce qui devait être une révolution, la séparation bancaire (le retour à l'avant Clinton, en fait),considérée comme essentielle pour enrayer  les dérives spéculatives et ne pas mettre en péril les dépôts des particuliers, n'a pas eu lieu.
       Mais il arrive que certains banquiers sortent du lot, ne jouent plus le jeu, comme Mathieu Pigasse,  vice-président de la banque Lazard, qui affirmait naguère: «Qui est responsable ? Les banques, évidemment, qui ont oublié que le coeur de leur métier était d'évaluer les risques, et qui, pis encore, les ont transférés à d'autres. Mais les pouvoirs publics également : ils ont conduit des politiques à courte vue, et, surtout, ils ont été des régulateurs déficients...C'est un modèle idéologique, libéral et anglo-saxon qui a failli. On ne peut impunément se préoccuper exclusivement du profit à court terme
    On en entend plus rarement pousser un vrai  cri d’alarme.
 Certains, comme  Jean-Michel Naulot, dans son livre Crise financière – Pourquoi les gouvernements ne font rien sont pris d'un sentiment de lassitude: 
"Il a été « banquier pendant 37 ans » et « membre du collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) de 2003 à 2013 » où il « y a présidé la commission des émetteurs, puis la commission des marchés ».... Cet ouvrage est celui d’un « insider » – d’un très bon connaisseur du monde de la banque et de la finance qui va, de l’intérieur, nous raconter les mécanismes de la crise, alimentée notamment par la machine infernale de la spéculation...Jean-Michel Naulot a longtemps exercé son métier de banquier à Indosuez, la filiale du groupe Suez que ce dernier à revendu au Crédit agricole dans le courant des années 1990, après sa privatisation.Il a longtemps été un proche de Philippe Séguin. ...Jean-Louis Debré » qui lui a fait confiance en le « désignant comme membre du collège de l’AMF en 2003, alors qu’il était président de l’Assemblée nationale ». Et ceux qui ne connaissent pas son cheminement intellectuel peuvent juste supposer qu’il avait des sympathies à droite ou dans des mouvances proches du parti néo-gaulliste, qui lui ont valu d’être adoubé à l’AMF.
        Jean-Michel Naulot... n’a jamais changé de convictions. Alors que beaucoup ont fluctué et même abjuré leurs convictions – à la manière d’un Henri Guaino qui, après avoir conseillé lui aussi Philippe Séguin et l’avoir inondé de note contre la « pensée unique » ou la « fracture sociale », est passé dans le camp d’en face, celui de Nicolas Sarkozy –, notre auteur, lui, a manifesté, tout au long de ces années, la même rectitude. Comme dès le début des années 1990, il n’a jamais cessé de sonner le tocsin contre la déréglementation folle du monde de la finance, il est aujourd’hui en meilleure position que d’autres pour tirer les enseignements des ravages qu’elle a créés. De lui, au moins, on ne peut pas dire que c’est un ouvrier de la vingt-cinquième heure.
Le deuxième intérêt de ce livre, plus directement accessible à tous les lecteurs sans version décodée, c’est le formidable constat que dresse l’auteur du mécanisme même de la crise. On lira en particulier avec beaucoup d’intérêt le long chapitre consacré par Jean-Michel Naulot aux États-Unis, d’où tout le dérèglement du système financier mondial a commencé le 15 août 1971, avec la fin de la convertibilité du dollar en or, et qui ont alors commencé à financer leur développement en vivant à crédit aux dépens du reste du monde, et en développant en leur sein de formidables inégalités.
C’est d’ailleurs ce constat qui conduit notre banquier à donner ce coup de chapeau inattendu à Stiglitz : « Les thèses développées par Joseph Stiglitz sur la nécessité de combattre au plus vite les inégalités aux États-Unis en utilisant les marges d’augmentation des impôts que permet un niveau de prélèvements obligatoires très faibles, 25 %, sont très intéressantes et courageuses », écrit-il ainsi, avant d’ajouter : « En faisant le lien entre inégalités et spéculation, Joseph Stiglitz s’attaque au cœur des dérèglements du système capitaliste. » Qui, au sein de la droite française, oserait dire les choses aussi nettement ? Par fanatisme, les cercles dominants de l’oligarchie française détestent l’impôt et il n’est pas sûr que, même quand il s’agit des États-Unis, un tel discours puisse être entendu.
Un autre chapitre retient aussi fortement l’attention, c’est celui qu’il consacre plus précisément – et là, on mesure que c’est l’expérience irremplaçable du banquier qui joue – aux mécanismes de la spéculation et aux produits hyper-sophistiqués sur lesquels elle s’appuie. Un constat clinique, méthodique, mais qui donne du même coup de nombreuses pistes pour surmonter cette crise historique que nous traversons....
  Il établit bien qu’il y a un parallèle frappant entre la crise financière gravissime que nous traversons et la crise démocratique dans laquelle nous sommes englués – singulièrement en France. « Le projet démocratique qui n’avait cessé de progresser depuis le siècle des Lumières, à l’exception de quelques périodes abominables, est à l’arrêt », déplore-t-il. C’est donc la force de ce livre : comme Jean-Michel Naulot le dit lui-même, c’est un « cri d’alarme adressé aux citoyens pour qu’ils se réapproprient le débat sur la finance ». Un cri d’autant plus fort que les politiques de tous bords, droite et gauche confondues, font mine de ne pas comprendre la gravité de la crise que nous affrontons et, par complicité avec le monde de la finance ou par conservatisme, se montrent impuissants à la conjurer. 
Dans le système de l'oligarchie française, le lobby des grands patrons de la banque française – les Pébereau, les Bouton hier, les Pérol ou les Oudea aujourd'hui – a eu un rôle si considérable ces dernières décennies – un rôle si néfaste, un rôle si conservateur – qu'il faut forcément du courage pour oser se démarquer de la meute, celle qui a fait de Nicolas Sarkozy son champion, après le plus souvent avoir fait fortune en surfant sur la grande vague des privatisations..."
          On peut donc parler d'une dictature des banquiers, comme  le démontrent très bien Admati et Hellwig: 
                " L’évolution presque séculaire de l’industrie bancaire, avec la complicité active des politiques et des régulateurs, a consisté à réduire, jusqu’à des niveaux voisins de zéro, le pourcentage de capital que les banques devaient conserver par rapport à leurs engagements. De quelque 30% au début du XXe siècle, il était tombé à 2 % dans certaines grandes banques internationales avant que le problème ne soit bien tardivement (et pour de mauvaises raisons) reconnu par le fameux Comité de Bâle dans les années 80. La justification de cette tendance, un des plus funestes de ces «nouveaux habits» revêtus par les banquiers, est bien sûr que cet énorme effet de levier permet aux banques d’accorder toujours plus de crédits avec toujours moins de capital, au nom, bien entendu, de la croissance et de l’emploi. Les politiciens applaudissent, les régulateurs somnolent et les banquiers se remplissent les poches.
Mais comme l’expliquent les auteurs, « le côté obscur de l’endettement » se manifeste quand l’effet de levier se détend...
     La cause première de la préférence des banquiers pour l’endettement par rapport aux fonds propres est évidente : avec la dette, ils travaillent avec « l’argent des autres ». C’est « pile, je gagne, face, tu perds ». Dans les périodes d’ascension du cycle économique, et plus encore quand elles donnent naissance à des bulles spéculatives, l’effet de levier permet aux banquiers de faire des fortunes, à une échelle et à une vitesse exceptionnelles. Quand la crise vient, les pertes sont pour les autres, les actionnaires et surtout les contribuables.
     Qu’est-ce qui autorise et même encourage les banquiers à jouer avec « l’argent des autres » ? En résumé, les garanties et les subventions apportées par les États. « La source principale de subventions pour les banques est le soutien que le gouvernement apporte pour protéger les banques, leurs déposants et parfois même leurs autres créanciers et leurs actionnaires », résument Admati et Hellwig. Les banques et leurs créanciers bénéficient de garanties explicites et implicites de la part des gouvernements. Les déposants sont protégés par l’assurance des dépôts, elle-même garantie par les contribuables. Les autres créanciers et même les actionnaires de la banque bénéficient du capital additionnel apporté par le gouvernement pour empêcher la banque de faire faillite, par exemple en cas de crise. « Paradoxalement, ces subventions encouragent les banques à être plus fragiles », résument les auteurs. Et de comparer les banques aux pétroliers géants ou aux usines chimiques qui exposent le public à des risques considérables, mais sans avoir à en payer le prix sous la forme de fonds propres plus élevés..".
                  Plus qu'une entente cordiale entre Finances et Etat, on peut donc affirmer que l' Etat est sous tutelle, à la solde des banques.

Pendant ce temps-là, les lobbies détricotent la taxe sur les transactions financières.
               Repenser l’Etat affaibli et sa fonction est une urgence.

       Avant qu'il ne soit trop tard...et que l'Europe ne soit entraînée vers le fond. 
 Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence; leur unique objectif est le gain.” (Napléon Ier)
-Système financier intact 

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Points de vue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
__ Le monde frontiste à la carte

__ F. Hollande fait ses valises. Gros souci à l' Elysée.
                                                           Mais où va-t-il dormir ?

__ Elle a la dent dure,  Eva Joly,  avec le pays de Juncker,  qui fait la morale à Bruxelles.
         Elle n'est pas le seule et le Luxembourg n'est pas une exception.
                                C'est portant un coin de paradis...

__ Contestations autour du projet de prélèvement de l’impôt à la source
                      Macron veut reporter le projet.
                              Est-ce bien une priorité?
                                        La révolution fiscale, elle, attendra...

__ Point d'histoire: quand le fils d'Adenauer parle de son père.
            Une figure parfois contestée.

__  Du nouveau au réacteur 2 de Fukushima Daiichi,

__ L'Europe de l'Est piégée dans un modèle à bas coùts salariaux:
              ...L'Europe centrale et orientale n'avait pourtant pas vocation à suivre une stratégie de dumping social qui "maintient la région dans un rôle de subordination et de dépendance dans la division internationale du travail", écrit Bela Galgoczi. Elle devrait au contraire se remettre sur une trajectoire de rattrapage salarial avec l'Ouest, un horizon vers lequel avançaient les décideurs politiques en Hongrie, en République tchèque ou en Pologne jusqu'au milieu des années 2000

__ Comment repenser la démocratie, dans une Europe refondée?
           Par delà les blocages actuel.
                  Pour un nouveau pacte européen.

 
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USA: la prison, un vrai business

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
  Quand la prison profite
                                            A l'heure où on s'interroge sur l'état des prisons en France, sur leursurpopulation et sur la possibilité d'autres formes de peines pour certaines formes de délit, la prison n'étant pas la panacée... 
...Aux USA, le principe de rentabilité est de rigueur depuis un certain nombre d'années, dans l'armée comme dans les prisons.
   Il s'est d'abord appliqué à certains Etats, puis à l'ensemble du pays, même si, ici ou là, les dérives constatées entraînent des remises en question. Uneindustrie comme une autre, surtout par temps de crise. Les noirs sont sureprésentés et les plus jeunes n'y échappent pas: 65 000 enfants sont en prison aux Etats-Unis.
___Trop souvent, des faits choquants font la une de la presse: un jour,
 un enfant de 13 ans risque la prison à vie, hier une écolière de 6 ans se retrouve menottée en prison pour une grosse colère à l'école...No place for kids: des citoyens américains militants se sentent souvent impuissants face au système, bénéficiant de l'indifférence de la grande masse.

 Les USA détiennent la palme de l'incarcération (La population des États-Unis représente 5% de la population mondiale. La population carcérale américaine représente 25% de tous les détenus du monde. Autre chiffre important, celui de la progression de cette population carcérale aux States : 300.000 en 1972, 1 million en 1990, 2 millions en 2000 et 2,3 millions en 2009) , juste devant les tristes prisons de la Russie, où la torture sévit encore.)  
             La politique de détention est liée à un business, que la crise encourage:
" ...Depuis le début de la crise, en 2007, ils essayent par tous les moyens de comprimer les dépenses des prisons. Fermetures d’établissements, retard dans les investissements programmés, mais aussi allègement des peines de prison et libérations anticipées font partie de cette cure de rigueur. « Plus de 26 Etats ont réduit leurs dépenses carcérales dans le budget 2010 et de nouvelles coupes sont prévues en 2011 », explique Suzanne Kirchhoff. Car une justice plus clémente est synonyme d’économies substantielles : le raccourcissement d’un mois du séjour moyen en prison aboutirait à réduire le nombre de détenus de 50.000 personnes. 
L’autre moyen de comprimer le coût passe par un recours de plus en plus fréquent au secteur privé. Le phénomène a commencé bien avant la crise - sur les 153 nouvelles prisons construites entre 2000 et 2005, 151 l’ont été par des sociétés privées -, mais il s’est renforcé avec celle-ci. En Californie, le gouverneur Arnold Schwarzenegger a par exemple recommandé dans son discours de l’Etat en janvier dernier de faire inscrire dans la constitution californienne que les dépenses consacrées aux prisons ne puissent pas dépasser le budget de l’éducation : un changement qui passerait par la privatisation de nombreux établissements...
De plus en plus sollicités, les opérateurs privés sont devenus indispensables dans l’univers carcéral américain.., contrôlant près d’un quart des 1.800 prisons américaines (contre 16% en 2000). « Au plan national, près de 8% des détenus se trouvent aujourd’hui dans des prisons privées, ce chiffre pouvant atteindre 30% dans certains Etats », détaille le rapport. Un succès qui s’explique par les coûts moins élevés du secteur privé. La comparaison des salaires est éloquente. Alors qu’un gardien de prison dans un établissement fédéral gagne 50.830 dollars par an, son collègue dans une prison privée ne perçoit que 28.900 dollars... Presque deux fois moins. C’est pourquoi les entreprises privées n’ont pas nécessairement à craindre un resserrement des budgets consacrés aux prisons : elles sont bien placées pour récupérer des « parts de marché » des prisons publiques..."
           De plus en plus de prisons sont donc maintenant construites et gérées par des entreprises privées, qui se livre ainsi à un  business juteux:
" ...Même si la criminalité diminue, des lois répressives et des "clauses d'occupation" assurent le remplissage de leurs établissements, souvent aux dépens du contribuable...
  Les entreprises pénitentiaires privées ont favorisé l'adoption de lois sur la seconde récidive [les "three-strike laws" permettent de condamner les petits délinquants à perpétuité dès la troisième infraction] et la "vérité des condamnations" [les "truth-in-sentencing laws", qui prévoient des peines incompressibles afin que celles-ci correspondent aux sentences], lois qu'elles ont même contribué à rédiger. Cette législation fait augmenter la population carcérale. Pour prospérer, ces sociétés ont besoin que les villes, les grandes agglomérations et les Etats envoient davantage d'individus dans les prisons et les y fassent croupir. On pourrait se demander ce qui se passe quand la criminalité baisse et que la population carcérale diminue dans les Etats qui ont accepté de garder leurs prisons privées pleines à 80 % ou 90 %. Prenez le Colorado. Le taux de criminalité de cet Etat s'est effondré d'un tiers au cours de la dernière décennie et, depuis 2009, cinq prisons gérées par l'Etat ont fermé parce qu'elles n'avaient plus d'utilité. De nombreuses places restent vides dans d'autres prisons de l'Etat.
Pourtant, le Colorado a choisi de ne pas occuper ces places, car le gouverneur démocrate, John Hickenlooper, et CCA ont conclu un accord prévoyant d'envoyer 3 330 prisonniers dans les trois prisons que possède le groupe au Colorado. Résultat, les contribuables de cet Etat paient la sous-occupation des prisons publiques...." 
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Riches: une montée "fulgurante"...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
...Attendue dans les années qui viennent
                                                     En voilà une nouvelle qu'elle est bonne.
                 Alleluia!
         Déjà que leur nombre ne cesse de grimper dans les dernières années.
    Pauvres de tous les pays, réjouissez-vous! Pas seulement aux USA ou en Europe, mais aussi en Chine. Qui l'eût cru? L'envolée des zélites financières se poursuit, après le petit accroc de 2008, la machine à cash repart à fond la caisse.
       En vertu de la théorie du ruissellement, vous allez bientôt diminuer, être de moins en moins nombreux. Jusqu'à disparaître dans...quelques siècles. Etre riche n'aura alors plus de sens.
    C'est ma-thé-ma-tique!
         D'ailleurs, le bon Mr Guizot le proclamait, comme la clé du développement général, et Mr Macron lui faisait écho il y a peu en s'adressant aux jeunes. Des gens qui voient loin.
   Certains disent que les pauvres, c'est une fiction  ou en tous cas qu'ils méritent leur sort, qu'il suffirait de vouloir, car la richesse se mériterait.
   Bienheureux les pauvres!...c'était bon pour le rêveur de Tibériade.
       Les temps ont changé. Voici venu le temps des riches, et même des super-méga-riches.
           Un monde enchanté s'offre à tous. Les exemples à suivre ne manquent pas.
    C'est comme une évidence. Il y a de la place pour tout le monde.
       La progression est constante, qui donne tous les espoirs. Et puis tous les riches furent d'abord des pauvres, ou des descendants de très pauvres même. Il suffit de relire l'histoire économique des USA au XIX° siècle ou de regarder Dallas.
   Pour ceux qui doutent, l'aube d' une nouvelle ère macronienne se lève, l'embellie économique française se confirme. Tous les espoirs sont permis. Get rich! Il n'y a pas que my tailor.
                                        ___Mais, mais...on me dit dans l'oreillette (sans doute un esprit chagrin) que la théorie du ruissellement économique serait du  bidon... | théorie selon la théorie du ruissellement économique nous avons tous à y gagner!La théorie du ruissellement  est une théorie d'inspiration libérale selon laquelle, sauf destruction ou thésaurisation, les revenus des individus les plus riches sont in fine réinjectés dans l'économie, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l'investissement (notamment via l'épargne), contribuant ainsi, directement ou indirectement, à l'activité économique générale et à l'emploi dans le reste de la société. Cette théorie est notamment avancée pour défendre l'idée que les réductions d'impôt y compris pour les hauts revenus ont un effet bénéfique pour l'économie globale. En théorie donc, plus il a de riches et moins il devrait avoir de pauvres, de chomeurs, de petits revenus, d'entreprises en difficulté...ceux ci profitants des dollars qui débordants des gros revenus viendraient arroser le bas peuple...
Or, le taux de pauvreté a encore augmenté en 2015! Et le chomage aussi...quant aux riches, de plus en plus riches se portent de mieux en mieux..;."
    Et puis des pessimistes prétendent que les plus riches coûtent cher. D'autres que des sommes considérables partent non pas seulement dans le super-luxe inutile et improductif, non pas dans l'investissement économique qui profiterait au plus grand nombre mais dans les fonds abyssaux et vains de la spéculation-casino auto-reproductrice.
       Et puis le vieux Hugo disait que "C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches"
Mais c'était au XIX° siècle...
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Le filon vélo

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Le vélo, ça marche ça roule!
                                        Certains diront: encore du re-cyclage!... 
Non, la nouvelle est importante. Que dis-je? Enôôrme!
  De plus en plus de Français, désireux de se véloxygéner, commencent à se remettre sérieusement en selle, au lieu d'en parler seulement épisodiquement.
On parle ici de vélos ordinaires, bien sûr, car il existe des vélos fous, comme il existe des fous du vélo.
Les VAE (Vélos à Assistance Electrique, pour les ignorants) font un tabac, avec parfois le bois comme matériau du futur. Comme les premières draisiennes, mais en plus sophistiqué. Quilucru?
      Est-ce le début d'un frémissement ou d'une vélorution?
Ou d'une envolée, comme en Italie, le pays des vélos sur mesure, des Ferrari des routes de Toscane?
   On en n'est pas encore au point, loin de là, en France, où la mutiplication des vélos urbains créerait des embouteillages à certaines heures, comme dans certaines villes nordiques.
...Trop de vélos tueraient-ils le vélo?
On les resort du fond des garages. Il était temps!
 Juste retour des choses, sauf qu'aujourd'hui le vélo de base n'est ni rare ni cher et ne représente plus un ou deux mois de travail, comme à une époque...
En fait, ".. L’histoire de la bicyclette en France ressemble à une soudaine amnésie. Nos corps et nos villes ont perdu de vue, en quelques années, ces gestes circulaires et répétés qui avaient permis aux foules de se déplacer en toute autonomie et à bas coût depuis le début du XXe siècle. De 1976 à 2007, la pratique quotidienne du biclou a diminué de moitié. Les plus jeunes ont été les premiers frappés. Il y a trente-cinq ans, ils enfourchaient leur bécane pour un quart de leurs déplacements et ne prenaient la voiture que 12 % à 15 % du temps. Aujourd’hui, la fourchette se situe entre 2 % et 10 % pour la bicyclette et entre 20 % et 30 % pour l’auto..."
   On a donc du retard. Pour ma modeste part, je parcours en une année plus de km à vélo qu'en voiture. Pas par obligation ou religion écologique fervente. Par plaisir. Seulement par plaisir... ♥
Le vélo, c'est la santé, mais couvert!

    Le problème est que les constructeurs ou plutôt les monteurs français sont devenus rares. Manufrance s'est envolé...comme une Hirondelle. Les ventes ne vont pas nous sauver du marasme économique, car l'importation reste importante. Les Taïwanais et les Chinois écrasent les prix.
               Mais le vélo-tourisme pourrait faire un bond considérable.
Il y a bien des raisons... 
Certaines régions exploitent le FILON..
  Les entreprises devraient aider à financer les achats de vélos pour leurs employés. Ce serait tout bénéf pour l'économie et la  santé...
Vite! En selle! Filons...
Vélocyclopédiquement vôtre. 

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