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Bac-en-cours

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
L'épreuve initiatique de tous les ans.

                       Lettres ou le néant

___ Le prof de l'être se fait du souci pour ses élèves.

Face aux Lettres, ce peut être le néant.
      Surtout si on est Mall-armé.

Mais les lettres , c'est important.
       Toute la vie...Pour adoucir les bleus de l'âme.
            Comme disaient certains sages:
                 _"Chaque lecture est un acte de résistance. Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même". (D.Pennac)
                __"Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut." (Ciceron) 


Bac ou pas, lecteur il faut l'être...


 
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UE; détachement low cost

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
 Circulez!
                Y a tout à gagner...
                                                Les voyages forment les ouvriers mais déforment les principes de la concurrence non faussée...
     Notre Tintin  européen donne le ton: la liberté (celle du business) est sacrée, il faut se méfier des critiques formulées à l'égard de l'immigration dérégulée. Laisser faire, laisser passer... On connaît la chanson.
 L'ombre de Bolkenstein planerait-elle de nouveau sur une Europe sans principes? 
  Le  plombier polonais, roumain ou  ukrainien  aurait-il changé de tenue? 
        Pour parler la novlangue de l'Union, on ne dit plus plombier polonai, il est convenu de parler maintenant de travailleur détaché, déclaré ou non... 
   C'est souvent le silence face aux dérives, parfois critiquées du bout des lèvres (libéralisme oblige) ou objet d'un double discours, comme celui de David Cameron, le premier ministre britannique, qui a publié une tribunedans le Financial Times, fin novembre, intitulée : « La libre circulation en Europe doit être moins libre », dans laquelle il s'inquiète de l'arrivée de travailleurs roumains et bulgares sur l'île. La stratégie, ici, est toujours la même : l'exécutif ne veut pas abandonner ce terrain aux eurosceptiques du UKIP, une formation en tête des sondages pour les européennes. Mais le même David Cameron, à Bruxelles, torpille tout projet de renforcement des contrôles des ouvriers détachés...(Mediapart)
            Le  moins disant salarial, voilà l'aubaine, un peu partout...
   Sauf que certains chefs d'entreprise ne sont pas contents du tout et il est question de revoir la législation.
      Un rapport parlementaire paru mercredi alerte sur les dérives de plus en plus graves provoquées par le détachement de travailleurs au sein de l'Union européenne (UE). Le principe est simple: un salarié est détaché quand son employeur l'envoie remplir une mission temporaire dans un autre pays de l'Union. Dans les faits, comme les charges sociales appliquées sont celles du pays d'origine, ce dispositif est de plus en plus souvent utilisé pour employer des travailleurs à moindre coût dans des pays aux charges salariales élevées. Aujourd'hui, ce dispositif, en plein boom, concerne 1,5 million de salariés en Europe, dont près de 300.000 en France.
 Une directive européenne datant de 1996 est censée réglementer cette pratique. Las, «insuffisante et largement inefficace», elle «consacre des pratiques de concurrence déloyales et le dumping social», déplorent dans leur rapport les députés Gilles Savary, Chantal Guittet et Michel Piron. Et pour cause, les contrôles sont inopérants.
 Résultat, la mise en pratique du principe de libre circulation des travailleurs menace «des pans entiers» de l'économie française. Trois secteurs en pâtissent particulièrement: transports, agroalimentaire et bâtiment. Les abattoirs allemands, par exemple, profitent d'un coût du travail «trois fois inférieur au coût français» en employant des salariés d'Europe de l'Est. Bref, le travailleur détaché est «une menace pour l'emploi».
       Mais l' Union veut-elle vraiment lutter contre le dumping salarial?
 La commission reconnaît l'ampleur des détournements du texte, comme le montre un inventaire des abus qu'elle a dressé, dans un rapport de 2012. Elle y évoque par exemple (page 27) le cas désormais bien connu du chantier de l'EPR de Flamanville, où Bouygues est accusé d'avoir payé moitié moins que les salariés français des détachés polonais. Ces ouvriers étaient envoyés par une filiale, basée à Chypre, d'une agence d'intérim irlandaise… Bouygues est également accusé de ne pas avoir déclaré 38 accidents sur le chantier, impliquant des détachés (pour d'autres exemples, lire l'enquête de Rachida El Azzouzi).
        C'est la politique de l'autruche, doublée de la croyance faussement naïve que les salaires, de Brest à Bucarest, finiront pas s'égaliser (par le bas?) à l'horizon...2053 (?) 
Barroso veut un compromis réaliste...(on est prié de ne pas sourire)
        Le dumping social devrait  encore connaître de beaux jours, faute d'unanimité, de volonté forte, de législation rigoureuse et de contrôle efficace.
             "Les discussions en cours à Bruxelles sont censées déboucher sur une amélioration du texte de 1996. Le gouvernement français a décidé de monter au créneau sur ce dossier emblématique. Mais rien ne dit que ses efforts s'avéreront payants. Que peut l'Europe, dans la lutte contre le « dumping social » ?...Un noyau dur d'États membres freine tout durcissement de la directive de 1996. Autour de la Grande-Bretagne, on trouve l'Irlande, la Pologne, la Hongrie, la Lettonie ou encore l'Estonie. Certains d'entre eux avancent un argument de principe : ce n'est pas à l'Europe de dire aux États membres comment faire appliquer le droit du travail. Et un argument plus pragmatique : ne pas alourdir la charge administrative des entreprises par temps de crise. D'autres, enfin, s'inquiètent de ce qu'ils considèrent comme un retour déguisé du protectionnisme..."
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Flamanville: "La troisième enquête, et non la moindre, concerne l’emploi de salariés étrangers, roumains et polonais en majorité, sur le chantier par l'intermédiaire de deux entreprises, Elco et Atlanco. Les charges portées contre Bouygues par l’OCLTI, l’Office centrale de lutte contre le travail illégal en charge de l’enquête, sont lourdes : « dissimulation d’activité et de salariés »« recours sciemment au travail dissimulé », « prêt illicite de main-d’œuvre »« marchandage »
Pour disposer d’ouvriers à tout moment, Bouygues a fait appel à la société d’intérim Atlanco, de droit irlandais, ayant recruté ses employés en Pologne et Roumanie, pour les mettre à disposition en France, en les rattachant à des bureaux situés à Chypre. Sur le terrain, les ouvriers polonais encadrés et dirigés par Bouygues n’avaient ni congés payés ni droit au chômage. Et un salaire inférieur à la convention collective française.
Ce système de fraude sociale dont Bouygues a bénéficié entre 2009 et 2012 sur l’EPR lui a permis de faire quelques belles économies contrairement à l’Urssaf qui estime le préjudice global entre 9 et 12 millions d’euros. L’année 2014 s’annonce décidément coûteuse pour EDF..." (Mediapart)
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Le gouvernement capitule !
Pour une concurrence loyale
-Les parlementaires EELV mobilisés contre l’esclavage moderne 
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Excommunications

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
         Quand le liberté d'expression et de la presse est en péril 
                                                              La liberté de penser, de s'exprimer et d'écrire: une liberté précieuse et nécessaire dans tout pays qui se veut démocratique. 
   Toujours assez facile à proclamer ou à rappeler. Pas toujours à respecter.
    Surtout quand l'essentiel de la presse officielle est de moins en moins indépendant, subissant une censure ouverte ou masquée, de plus en plus concentré dans les mains de groupes financiers et industriels, au fort pouvoir d'influence. Contrôler l'opinion reste un enjeu implicite de cette privatisation- concentration rampante ou patente.
    On sait aussi la fragilité des organes de presse se souciant d'être indépendants, pouvant, sur des sujets sensibles, être soumis aux pressions d'un Etat voulant garder la main sur des medias un peu trop libres, une information-investigation moins conventionnelle.
     Sans remonter trop loin dans le temps, on se souvient de l'exclusion de certains journalistes américains trop indépendants dans leur parole et de leur plume concernant des questions touchant à des institutions d'Etat, ou plus tard sur le mensonge officiel présidant à l'intervention dans la guerre en Irak...Mais le phénomène, plus ou moins aggravé selon les cas ou le temps n'est pas seulement américain.
     Black list: un phénomène d'exclusion ou de dévalorisation qui peut toucher tous les pays. Les moutons noirs de la presse peuvent exister partout. Les exemples, hélas! surabondent.
  La diversité des opinions, si précieuses, doit être garantie et soutenue, comme le reconnaît formellement la Constitution. Mais entre les principes et la réalité...
       On a donc raison de dénoncer les silences, les censures et les abus pratiqués au nom d'une information qui prétendrait avoir un certain monopole de la vérité, dont Orwell avait montré toutes les dérives et tous les dangers. 
    Un journaliste de la Tribune, comme Romaric Godin, par exemple, avait une certaine liberté de parole concernant la macroéconomie et notamment les dessous de l'affaire grecque, ce qui l'a amené à devoir quitter sa rubrique et de faire sa valise, avec le nouveau propriétaire.
       Une presse malade  de l'argent ne peuvt produire que des informations tronquées et/ou biaisées.
          Des médias inféodés au pouvoir et à des influences parfois plus souterraines ne peuvent jouer leur rôle d'éveilleurs de la conscience citoyenne.
    La légitime critique mérite sa place au sein d'échanges parfois contradictoires sur les sujets sensibles.La démocratie est à ce prix.
     Les censeurs ne sont pas toujours ceux qu'on croit où là où on le croit....
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Excommunications Quand le liberté d'expression et de la presse est en péril               La liberté...

Publié le par Celmar Etienne

Excommunications
          Quand le liberté d'expression et de la presse est en péril               La liberté de penser, de s'exprimer et d'écrire: une liberté précieuse et nécessaire dans tout pays qui se veut démocratique.     Toujours assez facile à proclamer ou à rappe...

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L'injustice sociale tue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Santé: enjeux socio-économiques
                                                       L'inégalité devant la mort est un fait de nature.
      Mais aussi un fait de culture, une donnée de l'histoire, dépendant des conditions de vie, de santé. 
    Malgré les progrès de la médecine et les avancées dans l'espérance de vie, des contrainte socio-économiques dépassables pèsent toujours sur  les inégalités devant la maladie.
  Les problèmes d'alimentation,  de suivi médical, de soins appropriés, de prévention, de qualité d'information médicale et d'accès aux soins de qualité sont statistiquement en relation avec le degré de formation, le statut social, les conditions de vie, d'alimentation, etc...
  L'injustice sociale est directement en cause dans ces disparités manifestes,  parfois criantes, même dans nos pays européens.
   La couverture santé à plusieurs vitesses accentue le phénomène.
Le développement galopant de la précarité introduit un facteur aggravant, comme en Grèce et en Espagne.. Des soins élémentaires ne peuvent parfois plus être assurés ou sont différés et une alimentation non diversifiée et aléatoire compromet un équilibre alimentaire minimal.
            On l'observe dans une ville comme Glasgow, par exemple, où la qualité de la santé varie d'une catégorie de population à l'autre en fonction des ressources, des conditions d'habitat, etc...
L'OMS le souligne dans ses rapports, quelle que soit l'échelle choisie.
        L’injustice sociale tuec'est une évidence.
                   "Pour remédier aux inégalités sanitaires et aux disparités des conditions de vie quotidiennes, le rapport de l’OMS recommande l’instauration d’« une protection sociale universelle généreuse » – fonctionnant de préférence « par répartition » –, ainsi que d’importants investissements dans le secteur de la santé. Un tel chantier « exige un secteur public puissant, déterminé, capable et suffisamment financé ».
Au moment où les gouvernements des pays capitalistes avancés délèguent au secteur marchand une part toujours plus importante des activités de santé et transfèrent aux assurances privées des pans entiers de la couverture maladie, les auteurs de l’étude rappellent que « la santé n’est pas un bien négociable ». La fourniture des biens sociaux essentiels, comme l’accès à l’eau et aux soins, « doit être régie par le secteur public et non par la loi du marché ». Les membres de la commission de l’OMS insistent sur ce point : « Comme les marchés ne peuvent fournir les biens et services indispensables de façon équitable, le financement par l’Etat exige du secteur public qu’il assure un encadrement solide et consente des dépenses suffisantes. » Avant de conclure, à la barbe des partisans d’une fiscalité toujours plus réduite : « Cela suppose un impôt progressif, car il est attesté qu’une redistribution même modeste contribue bien davantage à résorber la pauvreté que la croissance économique seule. »
A la lumière de ces résultats, faut-il songer à imprimer sur les boîtes de médicaments les mentions « Baisser l’impôt nuit à la santé » et « L’injustice sociale tue » ?
          La dégradation des services publics de santé, parallèle à la montée des structures privées aggravent le problème, comme on le voit bien dans certains pays.
Cela saute aux yeux aux USA, où, malgré des dépenses supérieures, les disparités sont criantes, le privé tenant le haut du pavé. Le projet Obama est aujourd'hui compromis ou dénaturé. Mieux vaut être riche et bien portant...
    En Europe, la crise en Grèce a des effets dramatiques. En Espagne aussi, l'austérité tue.
Le glissement insidieux vers la privatisation de la santé n'est pas une bonne nouvelle.
      La santé sera-t-elle bientôt un luxe pour une partie des Européens fragilisée, au sein d' Etats marginalisant une de leur mission prioritaire?
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Perspectives

Publié le par Jean-Etienne ZEN

_ Derrières nouvelles du Barbuland:
                            Suites syriennes et mutations en cours.
                                        Irak - Syrie quelle situation géopolitique?

__ Le sécessionnisme aux Etats-Unis; un phénomène de société persistant.

__ Enfin!  Le Bisphénol A reconnu comme perturbateur endocrinien au niveau européen.
                      Mais y a encore du boulot!

__ Système de santé: et si l’exemple venait de l’Utah, aux États-Unis? | 

__ Quand les vaches prennent l'air au Qatar

__ Les non vacances de Monsieur Hulot.
                                                         Des dossiers radioactifs

__ Allemagne : pourquoi tant de haine contre la Grèce? 
                                                             La dette y reste entière
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________ Survivors: Ils ne sont pas morts
                                                      29  socialistepro-Macron survivent..
                                                                Il y a toujours Pôle emploi...
Députés cherchent fonds pour financer leur chômage, désespérément:
         Ségolène Royal, aussi insubmersible que la banquise, retrouve du travail... grâce à Emmanuel Macron. Elle pourra compter les ours blancs. Mais Natacha Polony est priée d'aller voir ailleurs.

 


__________ __ Macron à Bruxelles; dur, dur!
:                « L’Europe doit défendre un modèle d’ouverture régulée », explique-t-on à l’Elysée.
        Ces initiatives ont fait débat ces derniers jours à Bruxelles, et la discussion pourrait se prolonger au Conseil. Car elles sont loin de faire l’unanimité. M. Macron peut compter sur Angela Merkel, qui a multiplié les signes d’ouverture. La chancelière allemande ne vient-elle pas de reprendre à son compte le projet français de création d’un ministère des finances de l’eurozone ? Paris se félicite en tout cas d’avoir signé avec Berlin une contribution commune sur tous les sujets du Conseil, avec l’objectif de revenir à « l’esprit de coopération qui existait jadis entre Mitterrand et Kohl », dit-on à l’Elysée.
     « L’Europe n’est pas un supermarché »
    Sur les sujets commerciaux, le soutien allemand est moins évident. Berlin reste préoccupé par les intérêts des groupes allemands en Chine et n’a aucune envie d’envoyer le signal d’une Europe protectionniste au reste du monde, alors que, depuis l’élection de Donald Trump, l’UE dispute à Pékin le statut de leader du libre-échange.
      Les Allemands ne sont pas les seuls à faire preuve de prudence sur cette question. « L’Europe est très divisée sur sa manière d’appréhender la globalisation », confirment plusieurs diplomates bruxellois. Danois, Suédois, Néerlandais, Irlandais ou Baltes prônent ainsi des marchés les plus ouverts possible.
     Par ailleurs, les pays de l’Est sont contrariés par les velléités françaises de muscler la révision en cours de la directive sur le travail détaché, qu’ils considèrent à visée purement protectionniste. Les propos de M. Macron concernant l’Etat de droit, dans un entretien avec plusieurs journaux européens jeudi, pourraient rendre le dialogue encore plus difficile avec la Hongrie et la Pologne, en guerre ouverte avec Bruxelles. Certains dirigeants « décident d’abandonner les principes, de tourner le dos à l’Europe, d’avoir une approche cynique de l’UE qui servirait à dépenser les crédits sans respecter les valeurs. L’Europe n’est pas un supermarché », déclare ainsi le président français..."
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Point d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
1942-1945  Stratégie de la terreur
                                          _-Bomber Harrisune action et un homme  encore controversés 
                                                                                                              Quand on revient  de Dresde, ville saxonne anéantie et ressuscitée, on ne peut pas ne pas s'interroger sur les opérations massives et systématiques de destruction de grandes villes allemandes, dont le but avoué était de briser le moral des populations ( moral bombing), afin de hâter le cours de la guerre. Objectif qui fut loin d'être atteint. Cela contribua plutôt à renforcer la propagande nazie, qui instrumentalisa la peur.
       On dira que c'était une réponse du berger à la bergère, un juste retour des choses, après Varsovie, Rotterdam, Coventry, Londres... Qui sème le vent récolte la tempête, avait coutume de dire le controversé  Harris, qui passa de la  détermination à l'obstination dogmatique.
 Sauf que ce fut un déluge de feu inouï, avec de nouvelles bombes  incendiaires, qui rendit souvent le comptage des victimes impossible ou problématique. Un  bombardement toujours discuté en Allemagne, en Angleterre et dans les cercles d' historiens.
        Contrairement aux bombardements ciblés sur zônes d'intérêt industriel et militaire, les bombardements urbains de masse furent assez vite contestés. Leur l'ampleur et leur utilité furent mises en cause .
 "...Il ne faut pas (non plus) négliger l'influence des lobbies industriels et militaires : il y avait bien, alors, un véritable lobby du bombardement sur zone, grand consommateur de munitions, produites, larguées sur les villes allemandes et... dûment facturées au Ministère de la Défense. Enfin Harris était aux commandes, une méthode arrêtée, mise en œuvre et poursuivie : il est très hasardeux de changer constamment de stratégie. Enfin la désignation d'objectifs ennemis, simples taches sur une carte, devient vite une routine, une ville suivant l'autre au gré des ordres de mission et des conditions météo. D'ailleurs, vers la fin de cette campagne, le seul motif pour lequel une ville était désignée comme objectif n'était plus guère que le seul fait qu'elle « n'avait pas encore » été attaquée) (Wiki)
       Il est reconnu que ce fut surtout le fait de la RAF 
 Selon les estimations recoupant les statistiques officielles." Sur l’ensemble du conflit, la RAF a largué 48 % de bombes sur des villes, contre 6 à 13 % pour les Américains. A partir de janvier 
 
Arthur Travers Harris.
1942, le Bomber command dirigea 56 % de ses sorties sur les quartiers centraux des villes allemandes. La moitié de la charge totale du Bomber command, soit 500.000 tonnes de bombes, a été larguée sur des centres urbains densément peuplés.
   Jusqu’à la fin de la guerre, la campagne américaine a été marquée par un souci constant des dimensions morales du bombardement. Ils ont pris par ailleurs des mesures très concrètes pour protéger le patrimoine culturel de l’Europe. Le ministère de la guerre américain intervint, à plusieurs reprises auprès de Roosevelt pour demander à épargner le mieux possible les bâtiments culturels allemands. En août 1943, le président Roosevelt consentit à la mise sur pied de la Commission américaine pour la protection et le sauvetage des monuments artistiques et historiques en Europe. Travaillant avec l’armée américaine, la commission a établi des relevés des villes et des monuments que les forces américaines d’invasion devaient épargner, notamment en Italie..."
    Les Américains eurent moins de scrupules au Japon et plus tard au Vietnam, où plus de deux fois plus de bombes  que pendant toute la Deuxième Guerre furent déversées, avec les conséquences que l'on sait.
             Parmi les 150 villes allemandes détruites plus ou moins complètement, on retiendra surtout, par leur ampleur, les opérations sur:  
1) Hambourg dont les résultats stratégiques sont discutables, mais dont les destructions urbaines furent massives 
  (L'effet escompté sur le moral des Allemands est controversé. Quant aux effets sur l'effort de guerre, les chantiers navals, avancés comme objectifs militaires dans la propagande alliée mais en réalité peu touchés, continuaient à travailler après quelques semaines.)
2) Cologne:  L' opération millenium , dont les destructions militaires furent insignifiantes (Les seuls équipements militaires endommagés sont les baraquements de la défense aérienne)
3)  Dresde: "La notion d'« objectif militaire légitime » fut étendue jusqu’à être vidée de son sens : l'exemple de Dresde, illustre ville d'art incendiée le 13 février 1945 alors que le sort du régime hitlérien ne faisait plus guère de doute, faisant sans motif militaire sérieux plus de 35 000 victimes, est le plus connu (cette opération détient le record historique du plus grand nombre de personnes tuées en une fois en un même lieu, selon l'historien militaire américain Lt. Col. Mark A. Clodfelter, si l'on excepte les bombardements sur le Japon). Dresde, avant guerre, avait à peu près la réputation de Venise ou de Prague en matière culturelle." (Wiki)
 Harris s'est entêté jusqu'au bout, comme il l'avoue dans ses mémoires: ‘I know that the destruction of so large and splendid a city at this late stage of the war was considered unnecessary even by a good many people who admit that our earlier attacks were as fully justified as any other operation of war. Here I will only say that the attack on Dresden was at the time considered a military necessity by much more important people than myself, …’. (Bomber Offensive, 1947, p. 242)
4) Mayence (un mois avant l'entrée des troupes américaines): Opération totalement gratuite.
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Les deux visages de Helmut

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Ombre et lumière           __Quelques notes provisoires__
                                                                            La presse officielle semble unanime, des deux côtés du Rhin pour célébrer la mémoire de l' ex-homme d'Etat qui occupa une telle place comme chancelier à un tournant difficile de l'histoire récente de l'Allemagne.
    L'homme de la réunification, de l'euro... Ce furent les gros titres d'une presse plus prompte à simplifier qu'à faire une analyse de celui qui fut certes, à mains égards, singulier, mais dont la part d'ombre fut rarement évoquée, sauf pour parler des affaires d'une vie privée agitée et les dérives financières de la fin de son mandat, qui  consacra la fracture avec das Mädchen, le petite Angela, qui sut habilement tirer à son profit une situation scabreuse et se faire concacrer  chancelière en 2005, après une ascension rapide, en tuant le père sur plus d'un point.
     Kohl est présenté couramment comme celui qui a écrit l’Histoire. La formule, consacrée, abusivement simplificatrice, ne dit rien sur l'action réelle d'un homme qui ne furt pas toujours orthodoxe et sur les circonstances, les conditions de l'Europe d'alors, qui lui ont permis de jouer un rôle de premier plan, parfois avec une grande rudesse sous ses abords rassurants.
   La chute du mur le prend au dépourvu, pour tout dire, et l'adoption de l'euro se fit sous la pression de l'ami Mitterrand, craignant une renaissance d'une Allemagne trop puissante et trop indépendante.  .      En garantissant une aide financière à la perestroïka, Helmut Kohl s’est assuré que Mikhaïl Gorbatchev ne s’opposerait pas à l’unité allemande.

       Mais cela ne se fit pas sans criseL'adoption de l'euro, imposée par François Mitterrand en contrepartie de la réunification allemande, ne fut acceptée par l'Allemagne qu'à la condition que les règles financières qui ont fait la force du mark soient transposées à la monnaie unique et que chaque Etat s'engage à réaliser chez lui cette discipline. Cet engagement ne fut pas respecté par de nombreux Etats et même suspendu officiellement en 2008.

   Faute d'avoir confié le respect de ces règles à une autorité supérieure aux Etats par un minimum de fédéralisme politique et financier, le système se trouve aujourd'hui au bord de l'implosion. Il est évident que sa survie passe par l'introduction des règles de discipline financière et politique de base sans lesquelles une monnaie n'existe pas"
     Derrière les louanges officielles, il y a la complexité d'une carrière parfois assez machiavélique, menant à sa manière une réunification qui aurait pu être faite de manière moins rude, plus diplomatique, moins à marche forcée, en coûtant moins cher au reste de l'Europe.

   Les prémices de la construction européenne ne furent que le prolongement d'une idée qui avait déjà fait son chemin.
    Les crises futures ne furent pas sans relation avec ces événements et les traités qui ont suivi, comme le disent certains en Allemagne même: la réunification allemande est une des causes essentielles de la crise de l'euro.
   Une sorte de péché originelcomme dit Wolfang Münschau, sans détour  C'est suggérer que l'histoire aurait pu s'écrire autrement, comme toujours, et que, comme dit un auteur, Kohl fit aussi habilement chanter l'Europe...
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Telle est la télé

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Etrange lucarne , étrange fascination.
                                                                  Ce qu'elle fut , ce qu'elle est devenue, ce qu'elle pourrait être ...La meilleure ou la pire des choses?
On dit beaucoup de choses sur la télé, de nos rapports schizophrènes avec elle, à la fois aimée et haïe...
    Difficile de ne pas tomber dans les banalités, les généralisations, le simplisme et les clichés.
Tant pis...On va forcer un peu le trait. Chacun nuancera.
Les rapports ambigüs au robinet à image, à la nounou (trop) bienveillante de bien des soirées vides, sont à placer sous le signe de la diversité. Chacun y trouve ce qu'il cherche ou ne cherche pas, selon ses exigences explicites ou non, sa formation et ses goûts, ses tropismes et ses fantasmes. 
_______________________ Imaginons seulement quelques soirées sans télé...Sacrées soirées, comme disait un animateur d' envergure!
     Certains ont essayé: ça n'a pas marché.
    D'autres résistent cependant, pour eux et leurs enfants, surtout pour les enfants, avec pédagogie.      Des héros?
           Dans son usage le plus courant, la télé est devenue un simple passe-temps.

 _Un "chewing gum for the eyes." (disait Frank Lloyd Wright)
         _Une perte de temps, comme nous nous l'avouons parfois. 
                                                          Combien d'années devant le télé? 
  _ Un remède à l'ennui.
                                    _ Une rustine qui bouche le vide.
   _Une occupation hypnotique et chronophage. 
                                                     _ Une vie par procuration. 
    _  Une drogue douce-amère.
                                             _  Un doux maître au pouvoir insoupçonné. 
   _ Un produit standardisé. 
                                             _  Une voleuse de temps et d'attention, aux dépens de la lecture, de l'action, de la vie familiale et sociale, etc... 
  Un peu de tout cela... 
                                   Un lavage cérébral quotidien, qui traite l'information à sa manière, très spéciale, aux dépens de l'esprit critique (70% des personnes ont pour seule source d’information la télévision):

"....Nous sommes constamment exposés à la surmédiatisation d'un fait, d'un événement, d'une personnalité et parfois même d'une idée qui, à un moment donné, emplit des ondes et les pages de nos médias.L'information-spectacle est fille de cette surmédiatisation. Le monde politique a lui-même une responsabilité certaine. Se montrer devient plus important que prouver sa capacité à agir. Pour un député, se faire voir au journal télévisé paraît plus important que de défendre un engagement ou une proposition de loi. En agissant de la sorte, les politiques se plient aux exigences de la toute puissante Télévision. Les journalistes télévisuels sont moins des professionnels de l’information que les personnalités du show business.
Notre vision du monde résulte essentiellement de celle qui nous est donnée à voir et à entendre par les médias audiovisuels, qui exercent un véritable magistère sur les représentations collectives qui prévalent à un moment donné..."
                     Là est surtout le problèmede l'info sans (vraie) info. _(1
   Un  journalisme sans déontologie.
Sans parler de la prétendue  téléréalité, pire la télé-trash, loin de la realité. 
     Telle-est la réalité...Télé pris..qui croyait être appris...
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Vers une Assemblée godillot?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
    Elue quand même, l'Assemblée la plus mal élue de la Ve République est en ordre de marche.
          Loin des sentiers battus, sur les décombres d'une ci-devant chambre devenue un cimetière.
            En marche donc. 
  Le sentier n'est pas balisé, mais on verra bien. Le regard bleu et lumineux du guide de haute montagne montrera le chemin..
       Monsieur Godillot était loin de se douter de son succès futur et de penser que l'on finirait par ne plus penser à sa personne et à ses honneurs, mais au produit de son invention bienvenue...qui devait changer la destinée des va-nus- pieds et celle de la glorieuse (ou moins glorieuse)  armée française, avant de se civiliser, pour devenir plus tard le symbole pacifique du Vieux Campeur.
        Depuis les godillots du Général,  la tradition se perpétua.
            Elle risque de se renforcer en ces temps où les directives essentielles sont prises à Bruxelles.
   Les nouveaux macron-députés ont déjà fait allégeance pour être de fidèles marcheurs.
   Pas de traînards sur la route.
       Il faut avancer à marche forcée...
Sinon, on peut toujours se passer d'un bon groupe, en commençant par les mous du Centre, à l'ardeur incertaine, foi de Jupiter.
                          
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