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A la sauce Macron

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Après la vague... relative
                                            "Si ça marche, c'est un génie":
                                                      Macron, c'est moi en mieux!(Sarkozy)
              Paroles de génie....dont il faut se méfier dans la vie publique.

 
      Il n'y a pas d'homme providentiel, tout juste rarement quelques uns d'exception. Et l'homme n'est pas la politique qu'il fait ou va faire, qui seule mérite d'être jugée....politiquement. La morale et le vedettariat n'ont pas leur place à ce niveau.
    A quelle sauce allons-nous être gouvernés?
       Bien malin qui pourrait le dire avec précision, clarifier la ligne qui sera suivie et deviner les aléas d'un parcours qui se veut atypique. Si tout semble baigner officiellement, il ne faut pas s'illusionner.
On peut déjà donner un avis sur des points qui sont déjà affirmés, quelle que soit leur issue, surtout en matière sociale, où il est envoyé en mission. Il ne tombe pas du ciel, pas plus que les nombreux qui se sont rangés sous sa bannière.
  On a beau se vouloir « jupitérien », on n'en est pas moins homme, limité et faillible. Retenons les leçons de Machiavel sur la fragilité du pouvoir.
Et même si une confortable majorité lui sera acquise, elle ne sera pas facile à contrôler et à gérer.  L'unanimisme de façade actuel fait un peu illusion et l'absence d'un vrai contrôle parlementaire est un risque démocratique, avec la constitution héritée du gaullisme.
     Beaucoup ont pris le train en marche. Scabreux! Certains n'avaient pas de billet. La jeunesse n'est pas automatiquement le renouveau.
        La Macron-mania entretenue a joué un rôle déterminant, sur fond de crise inédite des partis traditionnels. Le locataire de l'Elysée avait senti le vent depuis longtemps, aidés par quelques-uns.
 Il a beau paraître atypique, voire fascinantcomme dit JP Delevoye. on l'attend au pied du mur.
     La presse et notamment le Monde n'est pas en reste, atteint de de Macronite aigüe. Comme dit un farceur:"Tout réus­sit à Emmanuel Macron, tout le monde est en pâmoi­son (...) Quand il pleu­vait sur François Hollande, on disait qu’il était pois­seux. Quand il pleut sur Macron, on dit qu’il affronte les éléments"
¨Pourquoi pas "Président à vie", tant qu'on y est.  Certains ont la dent plus dure.
   Attendons, non pas de manière croyante, révérencieuse ou résignée, sans se faire la moindre illusions sur les capacités d'action d'un homme, même dit charismatique, dans le contexte européen de l'époque et les contraintes mondiales. Sarkozy voulait aller chercher la croissance avec ses dents...qu'il avait pourtant longues.
   Jouer comme les autres sur le moins disant social risque d'être l'ardente obligation. A ce jeu-là nous ne serons pas gagnants. Des réformes ne pourront se faire qu'à la marge, avec plus de risques que d'avantages, à moins de hasards heureux.
     Comme dit un commentateur, l'avenir attendra...
Les premières mesures annoncées suscitent bien des questions pas seulement à droite.
   Les retraités ne peuvent se réjouir.
       La mère de toutes les réformes, de dimension XXL, mieux que El Khomeri, attendue par les instances libérales bruxelloises, fait craindre des mesures trompe-l'oeil et de graves régressions .Mr. Gattaz devrait être content
        En marche vers une certaine modernisation blairisation à la française... (*)
           Que vont devenir les garde-fous, sans lesquels la justice sociale perd dangereusement son sens.
                               ...Entre le projet politique d’Emmanuel Macron et la «Troisième Voie» théorisée il y a une vingtaine d’années par le sociologue anglais Anthony Giddens, avant de fournir à Tony Blair un nouveau logiciel idéologique destiné à refonder la gauche travailliste sous les traits du New Labour. Tout se passe en effet comme si le leader d’En Marche! était en passe d’imposer à la gauche française de gouvernement cet aggiornamento idéologique que le Parti socialiste s’est jusqu’à sa tombe refusé à faire ouvertement, préférant se réfugier dans le déni jospinien de la «parenthèse» (ouverte en 1983, mais jamais officiellement refermée) puis dans la tiède synthèse hollandaise, source d’ambiguïtés et de rancœurs infinies.
      Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Tony Blair a récemment publié dans Le Monde une tribune tressant des louanges au nouveau locataire de l’Élysée, dans lequel il ne peut s’empêcher de voir une sorte d’héritier spirituel –même si, à la différence de l’ancien Premier ministre britannique, le nouveau chef de l’État français entend imposer sa «révolution conceptuelle» en brisant le Parti socialiste en même temps que le clivage gauche-droite ; là où Blair avait pu opérer de l’intérieur du parti travailliste une mue idéologique de grande ampleur...
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A la sauce Macron Après la vague... relative                                              " Si ça marche...

Publié le par Celmar Etienne

A la sauce Macron
Après la vague... relative                                              " Si ça marche, c'est un génie " :                                                        Macron, c'est moi en mieux! " (Sarkozy )               Paroles de génie. ...dont il faut se méf...

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France: fraude fiscale. Des paroles aux actes.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(Ce n'est pas nouveau)

 
Bonne initiative hier soir sur France 5:
                                                            On repassait La grande évasion  (vers des pays fiscalement trèsaccueillants). Nouvelle version.       Une sorte de hold-up du siècle. 
                 Un phénomène bien connu maintenant.
  Le Figaro parle même de braquage mondial 
Une vraie délinquance et un feuilleton qui dure...
   Beaucoup a déjà été dit, parfois par le menu, mais qu'a-t-on retenu? Il est bon de rafraîchir la mémoire, par une approche différente.
                 Malgré les déclarations, les promesses, les G(en)20, une esquisse d'un début de solution ne semble pas venir. Inertie? complicité? intérêts?
  Même si l'action de la justice américaine a été assez spectaculaire ( quoiqu' hypocrite: et le Delaware?), à l'égard de certaines officines de nos voisins helvètes. Pour les particuliers seulement. (1)
     Mais les réactions européennes, françaises surtout, dispersées, sont tardives et limitées.
Il faudra du temps pour résoudre le problème. Les inerties sont énormes. 
                         On peut faire mieux que de multiplier les taxes, qui finalement rapportent peu, et on reste songeur quand on fait un drame pour quelques millions manquant pour le financement de tel ou tel effort social...Il y a  600 milliards qui manquent, selon l'enquête minutieuse de Antoine Peillon, jamais contestée jusqu'ici. Les experts cités par « The Guardian » estiment que l’argent placé dans ces paradis fiscaux et qui échappe donc de cette façon au fisc est l’équivalent du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis et du Japon réunis !  En France, six fois le trou de la Sécu... 
           L'Etat est en plein désordre pour lutter contre la fraude fiscale 
Depuis 2009, les gouvernements successifs assurent que la lutte contre la fraude fiscale est en tête de leurs préoccupations. Pas un sommet international, pas une réunion européenne ne se passe sans que les autorités françaises rappellent leur détermination à la combattre. La fraude fiscale représente une perte pour l’État de 50 à 80 milliards d’euros par an, a encore indiqué un rapport d’une commission sénatoriale le 9 octobre. La Commission européenne évaluait récemment le coût de la seule fraude à la TVA à 32 milliards d’euros par an en France
  Les actes, cependant, paraissent avoir du mal à suivre les paroles. (C'est un euphémisme!_nda). Dans son dernier rapport publié le 10 octobre, la Cour des comptes dresse un tableau consternant des moyens mis en place par l’État pour lutter contre la fraude fiscale : des troupes désorganisées et mal équipées, chacune luttant pour conserver son pré carré et ses prérogatives, incapables de coopérer et d’échanger des renseignements. Pas toutes convaincues non plus, semble-t-il, que la lutte contre la fraude fiscale soit une urgence… Il y a des déroutes planifiées.

  Depuis trois ans, les textes et les engagements internationaux signés par la France n’ont pourtant pas manqué. L’État a signé la convention OCDE contre les paradis fiscaux, le traité pour les échanges automatiques de données, mais ces derniers en sont encore au stade préliminaire.
La France a aussi instauré une liste des États non coopératifs, redéfinie chaque année par arrêté ministériel. Mais d’emblée, il y a de curieux oublis, comme le souligne la Cour des comptes. « Cette liste qui ne se fonde que sur la signature d’accords d’assistance et sur les évaluations de l’OCDE, demeure très restreinte, ce qui prive largement d’effets l’ensemble de la législation qui s’y réfère. En particulier, la liste française des paradis fiscaux (…) ne comprend pas les pays vers lesquels les fraudeurs fiscaux (personnes physiques et morales) se tournent prioritairement pour réaliser leurs opérations. » 
   Ces derniers choisissent prioritairement les pays où la coopération judiciaire n’existe pas, où les structures commerciales sont opaques, où le secret bancaire est solidement établi, rappelle le rapport. Aucun nom n’est cité mais on peut au choix parler de la Suisse, du Luxembourg, des îles Anglo-Normandes, de Singapour, de Panama, des îles Caïmans et de tant d’autres.
               On est encore loin du compte ! Ce que confirme la banquier Naulot.
La  réforme est inachevée. Bercy, qui mobilise de moins en moins de moyens, de manière inorganisée, constitue un verrou et semble traîner les pieds. Effet Cahuzac?
  "...Seul le ministère des finances a le droit de lancer des poursuites, en déposant une plainte préalable, elle-même soumise à l'autorisation de la commission des infractions fiscales (CIF). Cette lourde procédure, unique en Europe, donne lieu à des allers-retours incongrus entre la justice et  Bercy, et débouche sur très peu de poursuites : environ mille plaintes déposées en 2011, pour 55 000 infractions constatées et redressements effectués, selon les chiffres du ministère. Et selon les avocats, les syndicats de magistrats et les ONG qui luttent contre la fraude fiscale, les cas transmis à la justice sont loin d’être les plus graves. Bien souvent, Bercy se réserve le droit de négocier avec le contribuable fautif, et agite souvent le dépôt de plainte comme le bâton censé inciter le mauvais payeur à coopérer...Yann Galut, député socialiste du Cher en pointe sur la lutte contre l’évasion fiscale, auteur d’une proposition de loi offensive sur la question, déclarait ainsi vouloir « mener le combat parlementaire ». « Pourquoi traiter la délinquance fiscale différemment des autres ? Pourquoi une exception dans ce domaine sur la façon dont la justice peut se saisir d’un dossier ? », interrogeait-il..."
          ____  Le 23 septembre 2009, Nicolas Sarkozy assurait aux Français qui l'interrogeaient sur TF1 et France 2 : "les paradis fiscaux, le secret bancaire, c'est terminé..."
____
(1)-Les USA n'ont pas de leçon à donner "Il y a aussi les pays respectables, qu’on voit rarement, voire jamais, désignés dans les listes noires : Etats-UnisAllemagneJapon. Sans oublier le Liban, jusqu’alors inconnu de nos services pour ses activités financières. Le « top 10 » de l’index d’opacité financière, présenté aujourd’hui par le Tax Justice Network (TJN), est à l’image de ce réseau d’experts et de militants, qui lutte activement contre les paradis fiscaux : radical, pointu, inattendu. 
Le TJN publie son troisième Financial secrecy index depuis 2009, en partenariat avec les ONG qui soutiennent son combat, dont les associations françaises regroupées dans la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires. Fidèle à son discours, le réseau entend rappeler que « les pays de l’OCDE, et notamment les pays européens, loin d’être des champions de la lutte contre les paradis fiscaux, sont au cœur du problème »..."

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Perspectives

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
__ Brouillard sur Londres
                                             May plie, mais ne rompt pas...ou le contraire...
                                                          Pari perdu!
     Pour Corbyn, la Troisième Voie blairiste c'est fini. On verra. Il faut arrêter les dégâts, la casse sociale.
             Le Royaume- (dés)Uni promis à de nouvelles élections? wait and see...
                                Theresa May: le syndrome Chirac?

 

__ Arabie saoudite - Qatar: une guerre de défausse, au moins pour partie.
                                Un jeu de dupes.

__  Etonnant: Elisabeth Guigou dévoilée. Mais rien d'érotique.

__ Europe: cachez-moi ces paradis fiscaux que je ne saurais voir...
                                                                On verra demain, peut-être...

__ La France, nouvelle amie de la dictature militaire égyptienneaprès l'Arabie Saoudite 
           Business first!

__ Quand l'Abbé Roux fait pression sur Radio France, mais seulement comme citoyen...
                           Une "liberté d'investigation" des journalistes à deux vitesses.

__ Pas une bonne idée:  le gouvernement veut faire de l’exception la règle

__ Banques italiennes : un sauvetage concerté en vue, pour éviter la faillite:
               Il y a péril en la demeure, même pour la banque portugaise du St Esprit, mal inspirée par l'Esprit saint. A qui se fier?
                                         Vers un bail-out? On peut le redouter.

__ Iran : comment Trump a ruiné 4 ans d'efforts diplomatiques en 2 semaines.
                        Mais, c'était bien mal parti.
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Braves assistés

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Le point sur le Point 
                                 Cet hebdo fait souvent dans l'approximation...pour ne pas dire plus. 
En cela , il est fidèle à son inspiration libérale assumée, en liaison discrète avec l'Ifrap, l'incontournable Agnès Verdier-Molinier  et aux valeurs de son propriétaire.        
  Du moins au niveau des titres chocs, destinés à attirer le chaland et à concurrencer  plus à droite que lui: Valeurs actuelles, dont les Unes ne font pas non plus dans la nuance...
 Il faut bien vivre, me direz-vous...
   Après la paresse des Français, alors que le vrai problème en France,  c’est moins que les Français travaillent peu que peu de Français travaillent, l'hebdo préféré des cadres supérieurs tonne sur l'assistance scandaleuse. Sans oublier que les assistés sont aussi très souvent des fraudeurs, ma bonne dame. 
Pour FOG (Franz Olivier, ami de A.Minc), les pauvres semblent ne pas exister. 
Pas plus que les riches niches, qui ne sont pas à la portée des éclopés de la crise 
    Mais qui sont les vrais assistés?
Le Point ne dit rien des assistés de la France d'en haut, ceux qui le valent bien...
Par exemple, en matière d'aide de l'Etat à la presse:
      Le Figaro de M. Dassault a reçu 17,2 millions d’euros du Trésor public entre 2009 et 2011 ; L’Express, presque aussi hostile que Le Figaro à l’« assistanat », 6,2 millions d’euros Le Point, qui aime dénoncer la « mamma étatique », 4,5 millions d’euros. Quant à Libération (9,9 millions d’euros d’aides, toujours selon la Cour des comptes) et au Nouvel Observateur (7,8 millions d’euros), comme ils sont bien introduits auprès du pouvoir actuel, plusieurs régions ou municipalités présidées par des élus socialistes financent également leurs « forums » locaux..."
    Le directeur de l'hebdomadaire ne sait pas, le pauvre, que le pauvre, très souvent, n'aime pas demander ou ignore ses droits les plus ordinaires:
    " ...En jouant habilement sur les centaines d'avantages fiscaux, les contribuables les plus aisés parviennent à faire baisser leur facture. Fort prisées des plus riches, les niches fiscales et sociales représentent en 2012 un manque à gagner de 115 milliards d'euros pour les caisses de l'Etat. 
Le gouvernement, en quête de recettes pour combler le déficit public, a décidé de les réduire de près de 10 milliards l'an prochain, un coup de rabot qui se poursuivra au moins jusqu'en 2014. 
Mais le riche garde encore 100 milliards d'aides et d'assistances en tout genre... Et il a son site Internet : Europe offshore
    Une étude publiée en novembre 2012 par le Conseil d'Analyse Stratégique met en évidence le problème récurent de l'information des usagers sociaux sur leurs droits. (1)
Si certaines prestations sont versées à tort (fort peu en fait), d'autres ne sont pas réclamées par les intéressés, pointe le Conseil d'Analyse Stratégique. Parce que ces derniers ne savent pas que ces aides existent. On appelle cela le "non recours".
Les non-recours représenteraient, d'après les chercheurs de l'Odenore (Observatoire des non-recours aux droits et services) plus de 6 milliards d'euros. Le taux de non-recours atteint ainsi 68% concernant le revenu de solidarité active (RSA) soit 5,3 milliards d'euros. 
Dans le cas de la couverture maladie universelle (CMU), ce sont 700 millions qui n'ont pas été versés à leurs destinataires, et 378 millions dans le cas de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS).
"Non utilisées, elles ne peuvent résoudre le problème auquel elles prétendent s'attaquer", insiste le CAS...."

               De plus,  le système actuel favorise les familles aisées
Nous sommes tous des assistés. Certains le sont plus que d'autres. Certains le sont doublement, outre-mesure. Seul l'impôt juste peut établir un équilibre relatif
Mais l'Elysée n'a pas entendu le message de Piketty...
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Homo Sapiens: un sacré coup de vieux

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Tout se complique.
                             La nouvelle a surpris les spécialistes eux-mêmes et divers médias s'en sont fait l'écho.
    La recherche en paléontologie humains progresse par sauts, au hasard des découvertes, souvent conséquences d'un hasard heureux. Mais il faut déjà bien des connaissances pour voir et comprendre ce que l'on découvre au bout de la pelle et interpréter ce que l'on découvre, en histoire comme en préhistoire. Plus on remonte dans le temps, plus les traces se font ténues et le travail de compréhension ardu.
        On croyait Homo sapiens déjà relativement vieux.
         Mais voilà qu'une découverte au Maroc repousse (provisoirement sans doute) les limites de nos estimations.
    Une petite révolution...dans l'évolution.
  Ou plutôt dans la connaissance très fragmentaire que nous en aurons toujours.
     Nous ne sommes pas certainement au bout de nos surprises 
         Rien de plus normal. Bachelard nous l'avait signalé: c'est dans la nature de la connaissance scientifique de se remettre en question périodiquement, parfois fondamentalement, et de ne pas progresser de manière linéaire, mais vers une complexité toujours plus grande, déplaçant les questions précédentes et ouvrant d'autres horizons, parfois insoupçonnés jusque là. Une démarche de type dialectique.
    L'aventure exploratoire continue, tant qu'il y aura des chercheurs.
        Tout se complexifie au fur et à mesure.
     Oui, il y a environ 300 000 ans, Homo sapiens  se baladait au Maroc, dans un contexte écologique et social qu'il reste à préciser. Voilà bien des schémas anciens dépassés et de nouvelles recherches en vue. De nouveaux bouleversement dans la connaissance de l'évolution de notre espèce et de ses avatars se profilent déjà. Ou plutôt dans la connaissance très fragmentaire que nous en avons.
  Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.
      L'aventure exploratoire continue, depuis les récentes ouvertures novatrices sur Néandertal.
                La suite au prochain numéro...
Le site de Jebel Irhoud (Hominidés)
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Complexité syrienne

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(C'était il y a quatre ans...)

 
 Tragédie et incertitudes ____________Interrogations..
                                           Phase 2:  
"Une intervention aérienne occidentale en Syrie ne semble plus d’actualité. Cela ne signifie nullement que les Occidentaux aient renoncé à leur objectif qui, rappelons-le, est un changement de régime en Syrie.   La situation est actuellement dans une impasse. Les milices de l’opposition, divisées en plus de cent groupes indépendants se comportent majoritairement comme des gangs armés (rapts, exécutions sommaires, lutte entre eux, etc.) et elles ne peuvent pas représenter une alternative au régime de Bachar al Assad. Sans le soutien aérien occidental, elles ne peuvent espérer l’emporter militairement.   Un flux continu de nouveaux combattants rend une victoire militaire des loyalistes très hypothétique. Si un accord politique n’est pas rapidement trouvé, il y a gros à parier que les troupes de Bachar al Assad seront renforcées par des milices irakiennes chiites et que le conflit finira par s’étendre..."
     On l'a dit souvent par conviction.
On le dit aussi par facilité, méconnaissance ou renoncement: le Moyen-Orient est complexe
  Comme disait de Gaulle: « Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples. » Ainsi commence le chapitre consacré aux affaires d’Orient par le général de Gaulle dans ses Mémoires de guerre.  Les dirigeants français d’aujourd’hui pourraient fort bien s’inspirer de la phrase suivante, moins connue, mais tout aussi lourde de sens : « Je savais, qu’au milieu de facteurs enchevêtrés, une partie essentielle s’y jouait. »
En 1941, la France est occupée. Le régime de Vichy règne malgré tout sur les colonies et territoires sous responsabilité française. La Syrie et le Liban en font partie. La région, gérée par le mandat français, s’appelle le Levant..."
     Les idées simples, la grande constante.
La Syrie est un élément encore plus marqué de cette complexité d'ensemble, qui n' apparaît que lorsqu'il y a conflit, agissant comme un révélateur.
  Une complexité plus grande encore que dans d'autres pays voisins 
Cela a donné un alibi pour ne pas intervenir...
  L'histoire l'explique dans une grande mesure. Mais le problème des minorités n'est pas en soi un facteur de division, même s'il rend le problème de la coexistence plus difficile (le cas particulier des Alaouites est spécifique)
  L'héritage occidental de l'après guerre de 14, jusqu'à la fin de la celle de  39-45, la montée progressive des  nationalismes arabes après l'effondrement de l'empire ottoman ont réveillé des tensions masquées, parfois instrumentalisées. Le morcellement de la Syrie a été utilisé a des fins géopolitiques et a servi le pouvoir.
  Une situation inextricable ou qu'on a laissé deveniinextricable
La question énergétique semble ne pas être absente de ce conflit douloureux.
     Les cartes sont devenues des éléments de la guerre de l'information.
Il est très difficile pour les journalistes de traiter sereinement le conflit syrien. 
 Conflit instrumentalisé par les puissances voisines ou intervenantes. 
        La diplomatie peut-elle encore retrouver quelque chance sur des bases saines?
   Genève2 donnera-t-il une lueur d'espoir?
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Alertez la reine!

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
Si peu informée des réalités de son pays...
                                                  A l'heure où tangue une île voulant rompre des amarres si fragiles, Elisabeth a bien de la chance.
       Malgré quelques restrictions imposées, il lui reste quand même de quoi survivre à peu près confortablement.
   Certes, elle n'est pas à comparer avec Liliane Betancourt, mais il lui reste encore assez en poche pour renouveler son impressionnante collection de couvre-chefs baroques et variés et pour entretenir quelques beaux coursiers royaux. Il faut bien s'occuper.
   Sait-elle, la pauvre, que dans son royaume, beaucoup ne peuvent se livrer à ces activités de loisir, mais ont beaucoup de mal à vivre, voire à survivre, dans des conditions de précarité peu égalées ailleurs.
    Le pays a souvent été novateur dans bien des domaines.Le contrat 0 heure, il l'a l'inventé
         La misère des services est devenue la norme, dans le pays qui inventa le new public management à la Osborne, dont Tony Blair fut l'illustre promoteur et Cameron le digne épigone.
   Dickens pourrait revenir, il retrouverait dans certaines villes ou régions, ou dans certains quartiers, des conditions de vie qui ne le dépayserait pas tellement.
    Là où on proclame le miracle économique, à l'heure où le Brexit sonne la fin d'une relation où les responsables successifs surent tirer le maximum d'avantages avec le minimum de contraintes, le pays de Sa Gracieuse Majesté redevient une île, selon le voeu ancien de Churchill: retrouver le grand large.
      Depuis la Dame de fer, le pays est entré dans la mouvance de la pensée des maîtres de l'Ecole de Chicago. Hayeck et Friedman devinrent les prophètes. La financiarisation fut la nouvelle loi.Tony, David et les autres firent de leur mieux pour y être fidèles, chacun à sa manière.
   Ce ne fut pas seulement la pauvreté pour un grand nombre, mais la misère dans certains cas, la struggle for live exerçant ses effets, selon la loi du marché sacralisé, les plus démunis devenant de plus en plus responsables de leur sort et juste un peu aidés, dans les cas les plus sévères, au point de réveiller l'archevêque de Cantorbéry de son sommeil social.
    Ken Loach nous a donné une petite idée de l'état d'abandon dans lequel se trouvent certaines catégories sociales.
  On parle d'éliminer la faim d'ici quelques années. Les organismes en souffrance devront encore patienter...
      Le travail n'est pas toujours source de revenus suffisants pour juste survivre. Mais on connaît, on a les mêmes à la maison. Cameron a laissé quelques souvenirs dans les banlieues oubliées.
    Heureusement il n'y a pas que des pauvres. Les toujours plus privilégiés s'en sortent assez bien, merci pour eux.
    Certes, ce n'est pas la gloire chez nous, mais les pays trop souvent cités en exemple pour leur moindre chômage actuel paient une facture plus lourde socialement;  ...le taux de pauvreté y est bien plus fort qu’en France, s’établissant à environ 17% de la population dans les deux cas, pour un taux de chômage de 5,1% au Royaume-Uni en mars et de 6,1% en mai Outre-Rhin, contre 9,9% en France au deuxième trimestre. Ce paradoxe s’explique par le nombre de travailleurs pauvres : dans ces exemples étrangers, 20% des salariés touchent moins des deux tiers du salaire médian, contre environ 6% en France.  
      C'est Challenges qui le dit, pas ATD Quart-Monde.
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14-18: commémoration désuète?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
  Pourquoi encore commémorer?  
                                                         Le dernier poilu nous a dit au revoir il y a cinq ans.
   Nous n'échapperons pas au  11 novembre, non célébré en Allemagne.  Celle-ci se souvient de la terrible Nuit de Cristal, il y a 75 ans. Une conséquence d'une aventure politique qui doit beaucoup au Traité de Versailles de 1919, à ses clauses léonines.
                  On peut trouver mille et une raisons de revenir sur cette boucherie européenne, première guerre industrielle, d'une brutalité inouïe, qui laisse encore sur nos terres des traces mortelles(1)
   On ne peut "fêter" un tel événement, aboutissement d'un affrontement d'intérêts puissants, de nationalismes chauffés à blanc, mais il n'est pas superflu de se resouvenir, sans instrumentalisation, et surtout d'analyser ce qui s'est produit et pourquoi, encore et toujours...On ne voit pas bien ce que les batailles économiques du moment viennent faire avec la mémoire des événements. Les leaders politiques sont toujours tentés d'instrumentaliser le passé, de le héroïser aussi. Il faut sortir du mythe patriotique comme de la liturgie nationale.
      La seule émotion ou la simple curiosité légitime, mais souvent  purement museale, détournent de la nécessaire réflexion qui peut toujours se faire, à la lumière de nouvelles recherches, comme celle, récente de Christopher Clark, un livre que je viens de terminer, extrêmement fouillé, impressionnant d'érudition, relançant un débat que l'on croit toujours clos. Mais dans la recherche historique, il n'y a pas de clôture.
    Les problèmes du présent ne sont pas absents de ce que certains appellent un emballement commémoratif . Impossible tout à fait de s'abstraire du présent pour adopter le point de vue de Sirius. La vérité historique n'est qu'un horizon...
Les lecture politiques de ce passé traumatisant sont diverses, diversement riches ou éloquemment  partielles...
    "... La Première Guerre mondiale, comme les révolutions, sont des temps courts qui pèsent sur le temps long! Depuis quelques années, il y a une sorte d’emballement commémoratif en termes de commerce mais aussi de passions et de luttes politiques autour de l’histoire. Cela est stimulant par rapport aux temps sombres de l’idéologie de «la fin de l’histoire» des années 1990. Mais, en même temps que l’on prend la mesure d’un enjeu social grandissant, on saisit aussi combien les enjeux politiciens poussent à des schématisations ou des omissions par rapport à des savoirs scientifiques, eux-mêmes soumis à leur temps...
        Concernant la Grande Guerre, elle est l’objet de débats interprétatifs entre historiens, traduits en initiatives muséales et présents dans les contenus des enseignements. Le rapport remis par le conseil scientifique du centenaire rappelle la diversité des analyses, comme par exemple sur la considération à accorder aux soldats condamnés par les tribunaux militaires, en particulier aux fusillés. Un gouvernement ou, de façon plus globale, les représentants de la nation doivent-ils se cantonner à l’observation du débat scientifique? Sans parler de tournant et de lecture officielle univoque, les pouvoirs publics ont à disposition à travers ce long rapport suffisamment d’éléments pour pouvoir favoriser l’expression de relectures de la Première Guerre qui incluent l’importance des résistances à la guerre, à son organisation, aux ordres, à la violence, et qui fassent place à la diversité des idées et sentiments pacifistes. Les éléments sont fournis, le reste est une question de courage politique...
        L’histoire ne repasse jamais les plats. Une solution qui a réussi autrefois peut s’avérer désastreuse dans un contexte nouveau. Mais on peut dégager les caractères qui donnent à cette guerre sa figure exceptionnelle. Premièrement, c’est une guerre mondiale. On ne peut la réduire à sa dimension franco-allemande, bien qu’elle soit essentielle. Elle n’est pas née d’un conflit entre la France et l’Allemagne. Elle s’est jouée aussi sur d’autres fronts. Elle a impliqué de multiples nations, au point que les deux tiers des 10 millions de militaires morts à, ou de, la guerre ne sont ni français ni allemands. Elle a bouleversé la carte et l’économie du monde. En outre, privilégier l’aspect franco-allemand conduit souvent à faire de la Seconde Guerre mondiale la conséquence inévitable du traité de Versailles : c’est oublier la crise économique et innocenter Hitler de la catastrophe qu’il a voulue. 
Deuxièmement, ce n’est pas seulement une affaire de militaires. L’issue a dépendu de la résistance des populations civiles et de leur mobilisation. La France et la Grande-Bretagne ont réussi à maintenir au minimum acceptable les conditions de vie de leur population, malgré l’effort de guerre. Pas les empires russe, allemand et autrichien. L’effondrement du front intérieur est l’une des causes de la défaite de l’Allemagne : dans l’été 1918, les magasins sont vides, les communes approvisionnent au marché noir leurs soupes populaires, des bandes parcourent les campagnes, le pays est à la dérive. Et, enfin troisièmement, pour moi, la guerre de 1914 constitue un tournant fondamental parce qu’elle met en question l’État-nation. Elle couronne un siècle d’affirmation des nationalités. Parler de « guerre civile européenne » est absurde : si l’on fait abstraction des nations et du nationalisme, elle devient incompréhensible. Mais elle a imposé l’idée que, pour éviter le retour des guerres, il fallait limiter la souveraineté des nations. La Société des nations est le début d’un ordre international...."
                      Il est donc important de revenir aux faits, par delà les anecdotes, en corrigeant certaines légendes, et d'abord de reprendre à nouveaux frais le problème complexe des causes, du fatal enchaînement, des plus lointaines aux plus proches. 
   Dans un livre récent, très fouillé, l'historien australien C.Clark remet en lumière et en question le contexte des dernières années, des derniers mois, des derniers jours qui ont précédé l'enclenchement fatal.      
          Difficile de résumer un ouvrage aussi dense et érudit. Par exemple, il éclaire d'un jour nouveau la germanophobie et l'intransigeance de Poincaré, les hésitations de l'Angleterre, la course serbe aux armements , encouragée et financée par la France, le militarisme d'une Russie qui essaie de combler à grands frais son retard  et mobilise la première, encouragée par Poincaré, le déclin d'une Autriche-Hongrie pourtant prospère, qui cherche dans les Balkans de nouvelles ouvertures, le scepticisme du Kaiser, comme surpris par l'emballement final....Il pointe bien les diverses responsabilités, montre les occasions manquées, les malentendus. Rien n'était fatal à ses yeux. Mais tous allèrent au désastre... comme des somnanbules. Tous mesuraient les conséquences prévisibles, personne ne prétendait vouloir l'affrontement. Cet aveuglement est la plus grande énigme qu'il s'efforce de déchiffrer. 
      La responsabilité de l'Allemagne, jugée longtemps centrale, même hors propagande, est tempérée.. Ce qui ne manque pas de relancer les débats entre historiens des deux côtés du Rhin.
"... On a eu une large discussion, dans les années 1960, sur les causes de la première guerre mondiale. La thèse de l’historien allemand Fritz Fischer a attribué la responsabilité de la Grande Guerre à l’Allemagne. Après de nombreux débats, la thèse fut acceptée, notamment au regard des actions diplomatiques du pays, même si pour de nombreux historiens, les autres puissances gardent également une part de responsabilité.
Cette année, le livre de l’historien australien Christopher Clark, Les Somnambules [Flammarion, 2013, voir cet article de La Croix] fait beaucoup de bruit chez nous. Car il repose de manière un peu provocante sur la thèse de la responsabilité partagée..."
_______________________________________________(1) Sur l'horreur et l'absurdité de cette guerre, jusqu'au derniers instants, sur les traumatismes subis et les tristes suites des événements, le roman de Pierre Lemaitre:Au revoir là-haut est passionnant et fort, écrite d'une langue hallucinée, presque célinienne, si vivante qu'on ne peut lâcher la lecture.
__________Relire le discours de Jean Jaurès
 ______Combien de temps la commémoration du 11 novembre conservera-t-elle un sens ?
__Ce qu'on lisait dans les tranchées
__Les carnets de Ernst Jünger 
__Les poilus: quel consentement
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D'accord ou pas...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 
__ Quand  Theresa May  met les pieds dans le plat ...de porridge.
                                       Non sans quelques raisons.

__  l’Iran, un pays diabolisé.
                     Ce que Donald Trump fait très bien.

__ Alertez les bébés... et les autres: les écrans ne sont pas neutres.

__ Le monde enchanté du Monde:
                                                   Malade d'une épidémie de Macronite aigüe.

__ Légion d’honneur: cela peut éventuellement se mériter"
           « En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière. » (Jukes Renard)

__ Médiator, encore. Une affaire en or qui a mal tourné.

__ Quotas carbone : un Etat carbonisé par la fraude

__ Certains ne broient pas du noir, annonçant une décennie dorée .
                            On peut toujours y croire.

__  L’ordolibéralisme allemand: une cage de fer pour le Vieux Continent?
             Ce n'est pas un fantasme. Mais en partie un mythe. Une histoire allemande.

__ Pour les banques, ça bricole.

__ Il était une fois Pinochet...
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