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Ukraine (3)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

....  Les responsables politiques européens seront-ils assez sages pour harmoniser leurs positions, indépendamment des USA, et pour prendre le problème dans sa complexité, dans sa globalité?
  " Le problème ukrainien est sans doute ailleurs que dans une confrontation armée voire un boycott à double tranchant: il est dans la reprise en mains d'un pays ruiné par la corruption et qui abrite sur son sol des silos de missiles nucléaires. Sur ce dernier sujet, la Russie a toujours fait montre de responsabilité et de mesure. Nous serions bien avisés de nous en souvenir dans une région où la fin de la course au nucléaire est loin d'être sifflée avec la concrétisation de la menace iranienne..." L'Europe hypertrophiée n'a nul besoin de l'Ukraine, un boulet supplémentaire qu'elle ne peut ni ne veut aider. L'ancien chancelier Gerhard Schroëder vient de nous le rappeleravec le recul qui est le sien et le regard, que d'aucuns diront russophile, qui est le sien...;"
__________________ L'implication des diplomates occidentaux ne peut être passée sous silence et les Etats-Unis (sans parler de complot)  sont mal placés pour donner des leçons...
  Les Occidentaux n'ont pas intérêt à souffler sur les braises. Il ne faut pas désespérer la Russie, dont on ne peut se passer, sur de nombreux plans, même si l'autocratie de Poutine fait problème (*)
   De quoi se mêle l'Europe ? estiment certains commentateurs.
L'UE s'est prise les pieds dans le tapis russe. et finalement a les mains liées. On le voit aux tergiversations et aux dissonances
    Chacun y va de sa petite musique: H.Vedrine, Chevènement, qui voit loin: "...L'Ukraine et la Russie ont une intrication très forte, historique, économique. On m'a cité le chiffre de 80 000 entreprises ukrainiennes exportant en Russie et autant d'entreprises russes exportant en Ukraine. On devrait avoir une association de l'Ukraine, de la Russie, et de l'UE. Il faut avoir dans cette perspective l'Europe comme un continent durablement de paix.  Je voudrais souligner le grand danger des politiques d'ingérence : on sait ou cela commence, on ne sait jamais ou cela finit..." 
   Le gaz russe, l'acteur invisible assurant une interdépendance énergétique de fait avec l'Ouest, sera-t-il  ce qui facilitera finalement l'ouverture vers un compromis acceptable et durable?
_____________ 
          (*)       "...Le conflit ukrainien est la superposition d’un mouvement social et d’un jeu diplomatico-militaire classique. Le grand problème, c’est que l’on n’a jamais su articuler l’un avec l’autre. Côté russe, on a un certain nombre d’arguments géopolitiques à faire valoir, mais on ne pourra pas ignorer de manière infinie le mouvement social ukrainien. Poutine peut envoyer ses chars en Ukraine, mais il ne pourra pas annuler le mouvement social qui s’y est déployé. Côté ukrainien, ce mouvement est totalement légitime, mais comment peut-il s’accomplir sans tenir compte de la réalité géopolitique qui fait que la Russie n’est pas illégitime quand elle réclame des garanties à propos de la Crimée et même sur l’orientation politico-diplomatique du futur État ukrainien ? Côté européen, nous avons hélas tout faux.
   Dans un premier temps, nous n’avons pris en compte ni le mouvement social ukrainien ni les intérêts géopolitiques de la Russie. Dans un deuxième temps, nous avons accepté le mouvement social en envoyant trois de nos ministres des affaires étrangères négocier un accord, mais nous n’avons jamais cherché à négocier avec la Russie, ni même à définir un partenariat avec la Russie. Depuis 1989, nous ignorons ce partenaire russe.
    Comment pouvons-nous en même temps prendre en compte le mouvement social ukrainien sans comprendre tout l’impact qu’il peut avoir sur la diplomatie russe et donc tous les risques géopolitiques qui en découlent ?Comment se fait-il que nous soyons incapables de mener, depuis l’automne dernier, une négociation diplomatique avec la Russie sur ce point ? La seule exception est celle, ambiguë, de l’Allemagne, qui tire assez bien son épingle du jeu, alors que la diplomatie française n’a pas su actualiser les relations franco-russes depuis 2003 et l’axe Paris-Moscou-Berlin sur l’Irak.
    Le summum de l’absurde est l’annonce de la sortie du G8, le seul forum où il y avait une possibilité d’échange et de négociation avec la Russie ! Cela rejoint un aspect préoccupant de la diplomatie contemporaine : à partir du moment où il y a un problème, la réaction est de ne pas parler avec celui qui est source de ce problème. On ne parlait pas autrefois à Saddam Hussein, on ne parle pas à Bachar al-Assad, on ne parle pas au Hamas, ni au Hezbollah, on ne parle pas à l’Iran et maintenant on ne parle pas à la Russie… C’est quand même une curieuse conception de la diplomatie, quand on sait que son essence est l’art de gérer les séparations et les contentieux..."  (Mediapart)
_________ 
- Point de vue d'un économiste ukrainien 
-Celui de J.Sapir
-Feu le rêve de Poutine, l’Eurasie?
- Prendre en compte les "intérêts légitimes" de Moscou 
- En Crimée, nous payons le prix de nos erreurs
- Ce que la crise ukrainienne révèle de l'impuissance européenne
- Russie/Ukraine/Europe/Amérique : la guerre énergétique 
- Les Russes bernés par l'Otan 
- Conférence de presse de Vladimir Poutine sur la situation en Ukraine
-L'avis d' Hélène Carrère d’Encausse
- Le coup de gueule de Vladimir Fédorovski
- Comment les Allemands en parlent...
-  Tout allait si bien pourtant...
- Ukraine:  Géopolitique
-Aspect de Svoboda 
-Et les Tatars?

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Ukraine (2)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

.......Les restructurations exigées dans l’industrie comme dans les services et la concurrence accrue des produits européens auraient néanmoins exigé d’importants efforts d’adaptation — comprendre : des sacrifices — de la part des Ukrainiens, sans que l’Union offre de contrepartie financière significative. La justification officielle de l’abandon des négociations tient d’ailleurs à la « sécurisation » de l’économie du pays. « Ces accords d’association reflètent en quelque sorte un esprit colonial, dans le sens où on traite ces pays, très différents les uns des autres, avec la même approche », admet, sous couvert d’anonymat, un diplomate occidental en poste à Kiev. « L’incorporation de l’acquis communautaire et l’ouverture des marchés qu’on leur demande seraient bien plus avantageuses pour les investisseurs européens que pour les entrepreneurs ukrainiens. » L’Union a donc, elle aussi, beaucoup perdu  
            L'Union Européenne a une vision atlantiste, européocentrée et anhistorique du problème, sans tenir grand compte des intérêts, parfois légitimes, de Moscou:
"...Les Européens abordent la question ukrainienne à travers leurs propres interrogations sur eux-mêmes. L’Ukraine peut-elle être européenne c’est-à-dire cesser d’être dans l’orbite russe ? L’Union européenne doit-elle offrir des partenariats à l’Ukraine et même envisager son intégration ? Les questions sur la Russie reflètent cenombrilisme : comment faire pièce à l’influence de Moscou en Ukraine ? Comment éviter que Kiev ne fasse partie d’un axe non européen des capitales autoritaires avec Minsk, Bakou et Erevan ? Les Occidentaux savent que l’Ukraine dépend de la Russie. Mais ils oublient combien la Russie dépend de l’Ukraine. Ils perdent ainsi de vue que la crainte est le principal moteur actuel de l’attitude russe.
     En Ukraine, la Russie se trouve aujourd’hui dans une impasse angoissée. Elle a échoué sur son objectif stratégique : assurer l’arrimage de l’Ukraine à sa sphère d’influence. Elle a raté son but économique : constituer une union douanière capable de remédier à terme à sa situation de richesse pétrolière sans développement économique et industriel. Elle a manqué son calcul géopolitique : apparaître en position dans les négociations sur l’Iran et la Syrie.
     Loin de favoriser son développement, les turbulences en Ukraine instaurent un trou noir à ses portes. La Russie n’est pas à plaindre. Mais ses réactions sont à redouter si nous ne comprenons pas qu’elle est guidée non par l’amertume d’un empire frustré mais par les angoisses d’un pays menacé.
Pour comprendre les atouts et les va-tout des autorités russes, les Européens ont tout intérêt à adopter le point de vue angoissé des Russes sur la question. La façon dont les pouvoirs russes chercheront une issue en dépend. Toutes les solutions à trouver doivent tenir compte de ce facteur essentiel : en dépit des apparences, en Ukraine, Moscou n’est pas à l’offensive mais sur la défensive.
       Les Européens regardent trop Poutine sans l’écouter. Ses messages – quoi qu’on en pense – sont très clairs : garantie de la base navale en Crimée, résorption de la vacance du pouvoir, garanties aux populations russophones, préservation du transit du gaz, conservation du tissu industriel et minier sont ses lignes rouges. Ils observent trop sa gestuelle martiale pour ne pas avoir le sentiment d’un pouvoir aventureux et conquérant. Mais ils n’écoutent pas les messages qui défendent les vestiges d’une puissance qui n’en finit pas de se déliter.
La force de rêve impérial a, depuis longtemps, cédé le pas à l’angoisse de l’impuissance
Ce qui arrive en Ukraine ne devrait pas trop nous étonner, quand on refait un peu d'histoire.." ...

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Ukraine: huile sur le feu?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

[Point de vue en 2014°

Impératif et urgence  diplomatiques (1)
                                                                              [ Jalons, questions et points de vue  sur une situation mouvante. potentiellement explosive.]
                                                     Est-on à la veille de grands chambardements en Ukraine ou les tensions quasi sismiques vont-elles se résorber et aboutir à un modus vivendi acceptable par chacune des parties?
   Bien malin qui pourrait le dire, quand on prend en compte certaines dimensions du problème.
     Dans la grande confusion, les informations partielles ou peu fiables aujourd'hui, les querelles d'interprétation, difficile de prendre la mesure desévénements en cours et de porter un jugement péremptoire sur le sens et l'avenir de l'ébranlement qui secoue l'Ukraine et son grand voisin, dont les échanges sont encore objectivement importants.
     La situation est déjà d'une assez rare complexité, du fait des héritages historiques et des rapports de forces, pour ne pas jouer dans le domaine de la simplification et surtout du manichéisme.
   De plus, l'état critique de la situation et les prises de parti parfois masquées ne facilitent pas un recul  suffisant et une objectivité satisfaisante. Tout peut se modifier rapidement. L'histoire peut s'emballer, comme le feu peut encore couver longtemps avant des remaniements imprévisibles..
     En Ukraine, après une liquidation de l' URSS bâclée, l'oligarchie et la corruption ont dominé les dernières années, sans tradition démocratique. En Russie, Poutine impose sa force en suivant les principes de Machiavel, tout en restant populaire malgré les difficultés économiques. L'Union européenne n'est pas à l'abri de critiques dans ses tentatives atlantistes d'intégrer un pays aussi divers dans sa sphère d'influence politique et économique, l'enjeu énergétique étant l'acteur dont on  ne peut faire abstraction.
___________________________ Quelques pistes préalables cependant pour comprendre la crise en cours.
  Comment en est-on arrivé là? France-culture a diffusé là-dessus d'assez bonnes entrées en matière. On trouvera ici aussi quelques réflexions de fond sur les racines de la crise. (2)-(3)-(4)-(8)
     Une révolution qui swingue,  avance un commentateur...
        Les comparaisons historiques ne sont pas toujours pertinentes, mais on peut craindre un scénario à la post-yougoslave, comme le fait remarquer Jovana Papovic, qui établit une sorte de parallèle: 
                                   " ...Derrière le rideau sanglant de la guerre de Bosnie et de toutes les autres guerres récentes des Balkans, se cachait en réalité la transition de la version yougoslave du socialisme vers le capitalisme de marché. Cette transition était dirigée par la Troïka (la Commission européenne, le FMI et la Banque mondiale). Derrière le ballet des foules sur les places de Kiev et les manigances russes, se cache aussi une logique économique. Bruxelles demandait à Kiev de signer un pacte de libre échange avec l’UE. Cet accord devait être de toute évidence bon pour l’Union Européenne, mais moins intéressant pour l’Ukraine. A ce moment là, Moscou propose d’aider l’Ukraine et essaye de lui mettre des menottes invisibles en lui versant 9 milliards de livres, lui proposant de baisser le prix du gaz de 30% et de signer des contrats avec son industrie. Victor Ianoukovitch décide de refuser l’offre européenne. Le mouvement Euro-Maidan se met en place…
   Comme le note l’économiste Michael Roberts, « le peuple ukrainien se trouve devant un choix de Hobson, un choix qui n’en est pas un : s’allier au capitalisme de connivence russe organisé par des anciens agents du KGB, ou accepter l’offre tout aussi corrompue des démocrates « pro-européens ». Roberts prévoit que la dette extérieure de l’Ukraine sera bientôt doublée, « à cause des nouveaux prêts du FMI, des taux de croissance de la dette en dollars et en euros, et en raison de la chute de la monnaie nationale ukrainienne, la hryvnia. »
_______________________ L'absence d'expérience démocratique en l'Ukraine, le poids des oligarques ayant la main mise sur  la moitié des richesses, la corruption généralisée, les divisions internes masquées jusqu'ici, l'écartèlement  entre Russie et Europe, le statut particulier de la Crimée, objet de tensions, où l'arrivée des Russes ravive les anciennes querelles rend la situation très complexe et volcanique.
       Si Poutine tient autant à la Crimée, c'est pour des raisons faciles à comprendre en termes géostratégiques.
   L’Ukraine se dérobe à l’orbite européenne. Jusqu'à quand? La nouvelle diplomatie allemande
est à la manoeuvre, mais ne songe pas à trop contrer Poutine, car il y a objectivement convergence d'intérêts. 
      La Russie, empire fragile, joue sur plusieurs registres à la fois, entre fragilités et peurs.
  La partition de l'Ukraine n'est pas une solution. 
     ( En 1922, Lénine,le leader bolchévique, affirmait : "Si la Russie perd l’Ukraine, elle perd la tête". Affolé à l’idée de voir Kiev signer fin novembre un accord historique d’association et de libre échange avec l’Union européenne, le Kremlin a fait feu de tout bois. Moscou a menacé de sanctions commerciales l’Ukraine dont le quart des exportations se fait vers la Russie.) ...
                                                      "...L’Ukraine s’apprêtait à signer un document définitif lors du sommet de Vilnius des 28 et 29 novembre. Elle était même le poids lourd du partenariat. Avec près de quarante-six millions d’habitants, l’ancienne république soviétique représente aux yeux des investisseurs et des analystes de Bruxelles un eldorado économique, agricole et énergétique aux portes de l’Union européenne. De nombreuses études prophétisaient que l’établissement d’une zone de libre-échange ouvrirait des perspectives de croissance inédites, à travers une modernisation des structures de production et un assainissement des milieux d’affaires. Pour Mme Catherine Ashton, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères, « l’Ukraine a beaucoup perdu » en renonçant à signer l’accord. 
Les restructurations exigées dans l’industrie comme dans les services et la concurrence accrue des produits européens auraient néanmoins exigé d’importants efforts d’adaptation — comprendre : des sacrifices — de la part des Ukrainiens, sans que l’Union offre de contrepartie financière significative. La justification officielle de l’abandon des négociations tient d’ailleurs à la « sécurisation » de l’économie du pays. « Ces accords d’association reflètent en quelque sorte un esprit colonial, dans le sens où on traite ces pays, très différents les uns des autres, avec la même approche », admet, sous couvert d’anonymat, un diplomate occidental en poste à Kiev. « L’incorporation de l’acquis communautaire et l’ouverture des marchés qu’on leur demande seraient bien plus avantageuses pour les investisseurs européens que pour les entrepreneurs ukrainiens. » L’Union a donc, elle aussi, beaucoup perdu en renonçant à signer l'accord....... (à suivre)
        
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Simple parcours

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Au fil du net...

__ Bien souvent Trump varie...

        ...Comme en politique étrangère.
                                     La téléréalité continue.

__ Déjà sous Bush, la Syrie ...

__ Banni, Bannon est hors-contrôle.

__ Travailleurs détachés; il était temps...
                                       En finir avec le dumping salarial, le travail low cost.

__ Pas malin. Mais faute avouée...
          Comme tout le monde, Edouard peut se tromper...

__  Schröder sent le gaz...russe.  Mais l'argent n'a pas d'odeur.
                       L'inventeur des lois Hartz a un bon  ami , malgré les gros yeux de Mutti.

__ On continue à brader la forêt amazonienne.

__ Les dessous du lobbying du géant de Saint-Louis

__ Les nazis n'ont, hélas!, rien inventé.

__ Stupéfiant!

__  Selon eux, le "chômage de masse" ne perdurerait qu'en France.
                    Le professeur Macron serait-il mal renseigné ou est-ce un (pas très) habile maquillage?

__ Adieu les abeilles?    Mais que deviendraient aussi les hommes?..
 

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Nos chers députés

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Mais que font-ils donc?
                                 On peut consulter les textes officiels, si on a quelques hésitations. 
Mais si l'on veut suivre de près et concrètement SON député dans ses activités à l'Assemblée Nationale,. Il suffit d'aller ICI:
 



   Nulle indiscrétion, le site est officiel et l'on apprend beaucoup sur son assiduité, ses interventions, ses activités en commission, etc...Cet espace devrait être mieux connu.
         (Il suffit de cliquer sur le département, puis sur la circonscription...)
___________________________________________________________________________ 
             
                               On oublie trop souvent qu'un député est un élu qui, à l’Assemblée nationale, participe au travail législatif et au travail de contrôle du Gouvernement.
    C'est  ce dernier point surtout qui pose le plus de questions. 
C’est cet aspect qui est devenue déficient, les parlementaires de la majorité refusant le plus souvent de jouer ce rôle, par peur pour leur investiture, ou pour conserver des avantages pour leur circonscription, car c’est l’exécutif qui a la main sur le budget et, souvent, sur le parti... 
     Plus encore, dans un régime de type présidentiel à la française, quasi monarchique par certains aspects.
Les maux qui affectent une démocratie sont multiples.
   Les députés sont les représentants, que nous avons élus, pour promouvoir et défendre l'intérêt général, qui ne se ramène pas aux intérêts particuliers individuels ou collectifs, selon un mode de scrutin qui peut varier d'un pays à l'autre, d'une époque à l'autre, une constitution particulière, en principe toujours réformable.
    Cette notion de représentation démocratique est clairement définie pour la première fois par Rousseau et sert toujours de fondement philosophique indépassable. Celui-ci disait aussi qu'il n'existe pas de vraie démocratie, au sens de parfaitement conforme à ses principes, qu'une démocratie ne peut être qu'une approximation et une tâche, un idéal à défendre sous peine de recul ou d'effacement.
 Toujours  problèmatique, elle demande vigilance citoyenne, qui ne se ramène pas au vote périodique.
Un part de démocratie participative  reste toujours à inventer pour un contrôle critique des représentants et des institutions, des élites, qui peuvent toujours dériver.

    Une démocratie est toujours fragile et réformable, sous peine de devenir un mirage.
Une autre démocratie est toujours possible. 
     L'hyperprésidence d'aujourd'hui est en déclin, laissant peu de place aux parlementaires sur des questions pourtant essentielles.
  "Le pouvoir arrête le pouvoir" (Montesquieu) 
___________________________
 

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Continuer une guerre...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 En Afghanistan.  Déjà la plus longue de l'histoire des USA.
                                                                         Trump du mardi revient sur ses propos du lundi: nous resterons en Afghanistan, qu'à vrai dire les troupes US n'ont jamais définitivement quitté depuis l'annonce de fin 2014 et leur présence sera renforcée.
   Après l'engagement de Bush et l'obstination d'Obama, au bout de 16 ans, un engagement de mille milliards de dollars, 2 400 morts, 20 000 blessés.
    Le résultat est nul. Le projet bushien de désordre créateur a montré ses effets. Qui dira combien d'Afghans, seulement civils, furent tués au cours des opérations?
    Mais une bonne affaire pour le complexe militaro-industriel, qu'Eisenhower dénonçait très tôt comme un péril interne, et pour des intérêts qui jouent en sourdine leur partition.
   On comprend qu'un vive opposition s'exprime même en haut lieu à Washington. 
    A vrai dire c'est l'engagement initial lui-même qui fut une folie et qui s'annonçait comme un bourbier sans fin. Là où l'empire britannique s'était cassé les dents, là où l'Union Soviétique a sans doute reçu le coup de grâce.
    Ne parlons pas des conséquences, qui se sont étendues et élargies: le soutien et l'aide substancielle fournis à une guérilla djihadistes depuis le Pakistan voisin, qui allait trouver là l'occasion de s'affirmer et d'essaimer, la montée en force de groupes talibans, qui reviennent une nouvelle fois des confins du Pakistan pour contrôles une partie non négligeable du pays.
      Le bourbier initial pourrait bien devenir un sanctuaire pour terroristes
  Trump d'avant-hier affirmait pourtant: Quittons l'Afghanistan », écrivait-il sur Twitter en janvier 2013. « Nos troupes se font tuer par des Afghans que nous entraînons et nous gaspillons des milliards là-bas. Absurde ! Il faut reconstruire les USA.
      Les enjeux géopolitiques, à l'heure où il faut contrôler la Chine et son sulfureux voisin ont pris le pas sur la raison La guerre d'Afghanistan est ingagnable et les troupes trumpiennes aboutiront aux résultats vus avant et ailleurs: la montée d'une opposition plus forte favorisée par la chute du régime corrompu mis en place par l'oncle Sam.
   Une nouvelle impasse se dessine, avec des conséquences incalculables, comme toujours.
      Un nouveau bourbier, pourtant anticipé par certains stratèges du Pentagone, se prépare.
        Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère?
                                      Savoir arrêter une guerre: une leçon déjà oubliée....
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Continuer une guerre... En Afghanistan.  Déjà la plus longue de l'histoire des USA.                 ...

Publié le par Celmar Etienne

Continuer une guerre...
        En Afghanistan.  Déjà la plus longue de l'histoire des USA.                                                                          Trump du mardi revient sur ses propos du lundi: nous resterons en Afghanistan , qu'à vrai dire les troupes US n'ont ...

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Partenariat transatlantique?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

( C'était en 2014...)

 TTIP toujours en question
                                             Le  dossier est déjà  lourd...
          La négociation qui se poursuit, dans l'urgence et la plus grande discrétion,  semble ne pas beaucoup préoccuper les responsables européens. On se demande même s'ils sont bien informés. Les réseaux d'influence sont actifs ainsi que les nombreux lobbies. Quant aux citoyens ordinaires, il sont soigneusement écartés d'un dossier jugé trop technique. Le secret est de rigueur.
     Le parlement européen, ne jouant qu'un rôle mineur,  applaudit officiellement, même si une minorité fait de la résistance, et les informationsessentielles ne sont pas ou peu diffusées... Ce serait tout bénéfice pour notre économie, prétend-on. Ce serait sans doute vrai dans les profits de nos quelques multinationales. On voit mal Michelin ou Total s'opposer à une telle ouverture des échanges.
      Dès le départ, l’objectif de ce vieux projet est clair : “libéraliser autant que possible le commerce et l’investissement entre les deux blocs”. Le moyen d’y parvenir reposera essentiellement sur la réduction des barrières non-tarifaires. Celles-ci sont des restrictions résultant d’interdictions ou d’exigences spécifiques rendant difficiles ou onéreuses les importations ou les exportations. Elles sont en général aménagées par des réglementations gouvernementales concrétisées en de longues procédures bureaucratiques de contrôle, de mise en conformité, 
La notion de partenariat est un terme qui fait illusion. Elle sous-entend une négociation entre égaux. 
     Faut-il que la question soit d'importance pour qu'on commence à réagir Outre-Atlantique contre les  faux semblants du TTIP
   Les risques ne sont pas mineurs et il ne s'agit pas seulement d'harmoniser le commerce des biens matériels... La levée des barrières ne concernera pas que le fromage ou le vin...où il semblerait que nous ayons tout à gagner.
   C'est une menace globale, qui touche des questions de fond, pas seulement économiques.
Cela renforcera la main mise économique sur l'Europe, faible politiquement. Telles seraient les conséquences d'un tel accord, s'il est voté en l'état..
    L'affaiblissement des réglementtations étatiques sera de toutes façons favorable à la puissance des multinationales, qui poussent à l'ouverture maximale.
   Le lobbying à Bruxelles est intense pour activer le processus.
Les lignes Maginot invoquées ne tiendront pas, même si des concessions pourront être accordées sur des problèmes mineurs.
   La vassalité de la France, entamée depuis la fin de la guerre, accélérée depuis les années 80, pourrait connaître un virage décisif et difficilement réversible.
     Même les plus modérés commencent à s’inquiéter...
___________________
 

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Autre face cachée

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Celle du web
                      Que l'on a pu comparer à un iceberg, où la partie visible, utilisée couramment, par les voies d'accès reconnues, ne représente qu' une partie de ce qui se développe dans des profondeurs.

 

 
 

    Ces métaphores de la profondeur (deep web) et de l'obscurité (dark web) ne doivent pas faire illusion. Le "secret" de ces fonctions de la toile, inconnue ou méconnue du grand public, ne relève que la logique informatique, d'une rare complexité théorique pour le non initié, même si par le biais de Tor, une part des données sont accessibles à certaines personnes ou à certains services dont l'anonymat doit être garanti, pour des raisons évidentes, comme des services de police. Mais non sans failles possibles. Par ce biais, les données sont seulement accessibles via des logiciels, des configurations ou des autorisations spécifiques.
   Elles sont souvent associées à des activités illicites, voire criminelles, mais, si elles les permettent, du fait d'un anonymat garanti, elles ne réduisent pas à cela.
    Elles peuvent être utiles dans le domaine du savoir et de la recherche, dans le domaine universitaire ou militaire, ou dans celui de l'investigation policière.
 En fait, pour les praticiens expérimentés, le net profond est bien moins sombre que ce que l'on pourrait croire et peut être vulnérable (*)
    Un outil qui peut fonctionner pour le meilleur ou pour le pire. Le problème est que le pire peut proliférer étant donnée sa garantie -théorique- d'anonymat.
  Bref, sur ses deux niveaux cachés, l'usage du web présente de profondes ambiguïtés.
      Mais l'histoire de la toile, si récente, n'a peut être pas fait la moitié de son chemin...
________________________________________________
(*) ...Les développeurs de Tor, ainsi que certaines organisations comme l’Electronic Frontier Foundation (EFF), soutiennent que la majorité de ses utilisateurs sont des militants ou des gens simplement soucieux de protéger leur vie privée. Tor a été ainsi utilisé par le passé pour permettre les échanges entre les journalistes et les lanceurs d’alerte comme Edward Snowden.
   Mais en jetant un rapide coup d’œil sur Hidden Wiki – le principal indice répertoriant les sites du dark web –, on s’aperçoit que la plus grande part des sites mentionnés concernent des activités illégales. Certains d’entre eux ne sont que de vastes escroqueries, il est donc difficile de dire s’il est facile ou non d’acheter des armes ou de faux passeports. Mais il existe indéniablement des sites du dark web où ces choses sont tout à fait possibles.
   Bien que le dark web rende l’application des lois difficile, il y a eu de nombreuses arrestations mettant fin à des activités illégales et punissant les consommateurs. La plus retentissante fut sans doute celle de Ross Ulbricht, le propriétaire du site de vente de drogues, Silk Road."
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Autre face cachée Celle du web                       Que l'on a pu comparer à un iceberg, où la partie...

Publié le par Celmar Etienne

Autre face cachée
Celle du web                       Que l'on a pu comparer à un iceberg, où la partie visible, utilisée couramment, par les voies d'accès reconnues, ne représente qu' une partie de ce qui se développe dans des profondeurs.     Ces métaphores de la profondeur...

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