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Points d'histoire

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Le 6 août 1945
                  Enfer sur Hiroshima
                                                Hier soir Arte rediffusait un document sur l'événement terrible de l'explosion de la première bombe A dans le ciel de Hiroshima.

 

Recueillement à Hiroshima


     Décidée en dernier lieu par Truman, contre l'avis défavorable de plusieurs scientifiques, sauf Oppenheimer à ce moment-là, l'opération fut décidée, alors même que l'Etat-Major savait que le Japon était au bord de l'effondrement. Les prétextes officiels allégués étaient sans objet, comme le montrent des historiens, d'un côté comme de l'autre, comme le reconnut l'amiral  Leahy. L'opération était purement politique, à usage interne et externe.
   Little Boy fut l'occasion d'une grande duplicité de la part des décideurs US, qui s'empressèrent cyniquement après le bombardement, de mesurer l'étendue des dégâts surtout humains, les conséquences tragiques des rayonnements, sous le sceau du secret militaire.
   Cette première Catastrophe Nucléaire De L'Histoire  méritait qu'on y revienne.
        Un drame évitable donc, comme à Nagasaki, dont on parle moins.
                 On n'a pas fini d'y revenir.

                               Septante ans après Hiroshima et Nagasaki, les hôpitaux de la Croix-Rouge japonaise continuent de soigner des personnes atteintes de divers cancers et leucémie imputables aux radiations des explosions atomiques et près de deux tiers d’entre elles en meurent.  _______Pour la seule année 2014, les hôpitaux de la Croix-Rouge du Japon qui prennent en charge les rescapés des bombardements sur Hiroshima et Nagasaki ont respectivement traité 4 657 et 6 030 survivants.    Par ailleurs, jusqu’en mars 2014, près des deux tiers des décès (63%) à l’hôpital de Hiroshima étaient imputables à diverses formes de cancers dus aux bombardements atomiques. Le cancer du poumon arrive ainsi largement en tête (20%) suivi du cancer de l’estomac (18%), du cancer du foie (14%), de la leucémie (8%), du cancer de l’intestin (7%) et du lymphome malin (6%). Durant cette même période, plus de la moitié de tous les décès survenus à l’hôpital de la Croix-Rouge de Nagasaki (56%) étaient également dus au cancer, précisent les organisations humanitaires.     Sur les quelque 200 000 rescapés encore en vie septante ans après les faits, plusieurs milliers d’entre eux continueront à avoir besoin de soins dans les années à venir pour des maladies imputables aux radiations tandis que l’impact psychologique des bombardements continuera de hanter les survivants, même s’ils ne sont pas physiquement malades, ajoutent les deux organisations.La Croix-Rouge du Japon gère des hôpitaux pour les survivants des bombardements atomiques depuis 1956 à Hiroshima, et depuis 1969 à Nagasaki. Ces hôpitaux ont pris en charge plus de 2,5 millions de personnes en soins ambulatoires et plus de 2,6 millions en soins hospitaliers...
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__ Il y a 100 ans, 31 juillet 1917 - La bataille de Passchendaele
                                                                 Une bataille dantesque, terriblement meurtrière et vaine.

 

     De longs combats de boue et de sang autour d'Ypres.
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Un ex-ministre au poil

Publié le par Jean-Etienne ZEN

[C'était en 2014...]

 

Si Copé n'existait pas, il faudrait l'inventer...
                                                                   Dans le monde des humoristes où les  vrais talents ne courent pas les rues, notre ex-ministre, sur tous les terrains, est en train de prendre une place de choix, de se préparer une vraie carrière...
     Tandis que l'étoile de  Dieudonné décline, la sienne monte, lentement, mais sûrement. 
              Depuis son gag sur le pain au chocolat, on le voit progresser et se révéler capable d'abandonner un jour la scène politique pour celle des cabarets. 

   Même si ses premiers pas sont encore mal assurés, un peu lourds et limités, on sent poindre un vrai don de réel comédien qui nous réjouit sous une apparence pince-sans-rire.
     Il faut soutenir le soldat Copé!
                        Par exemple, quand il évoque un petit livre sorti de la poussière dont il vante malgré lui les mérites, on est plié...
Un livre pour enfant, qui ne mange pas de pain, qualifié de marxiste (sic!!) 
  Voilà de quoi provoquer l'hilarité des foules.
Même le très sérieux Marchais aurait été mort de rire
          Subtilement, il fait une publicité inespérée pour ce livre, qui a connu grâce à lui un grand succès.  L'éditeur se réjouit de cette belle promotion! 
Comme pour les fameuses viennoiseries, qui se sont vendues comme ...des petites pains...
      Tous à poil, qu'il a sorti de l'anonymat, de la banalité et de l'innocence, a révélé les vrais talents de notre bateleur. Savoir faire rire avec des riens, tout un art...
 Il fait mine de l'avoir lu, d'en avoir compris le sens et parvint à mobiliser le petit monde politico-médiatique dans des réactions outrées ou amusées.  Belle manoeuvre.  C'est trop fort!
     En même temps, il donne indirectement et subtilement à tous les parents, qui ne comprendront pas tous, une leçon implicite de pédagogie: il y a tant de livres, si on les prend à la lettre, avec des yeux d'adultes moralisateurs, qu'on ne devrait pas confier aux enfants!
  
Par exemple,  Les plantes ont-elles un zizi? de Jeanne Failevic et Véronique Pellissier, pour 
initiation camouflée aux différents systèmes 
de reproduction (voir Acte Sud  Junior).
     De quoi faire rougir de honte Marie-Chantal et les contestataires du genre, cette nébuleuse confuse et hétéroclite, réactionnaire  et rance, dont les motivations masquées sont surtout politiques. 
Beau travail de sape! 
    Il suggère aussi sans le dire qu' il existe un tas de livres pour enfants qu'il faudrait brûler en autodafé devant l'Assemblée nationale.
    Notre François  est vraiment au poil.
Avec son humour corrosif,  son air de ne pas y toucher lui conférant un rôle d'avocat du diable, il a réussi le tour de force de ridiculiser un mouvement qui n'y parvenait pas tout à fait tout seul.
         Chapeau l'artiste! 
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De la fourche à la fourchette

Publié le par Jean-Etienne ZEN

   Les chemins des produits alimentaires sont devenus de plus longs et sophistiqués.
                                               Dans le contexte de la mondialisation des échanges, des circuits de plus en plus longs et énergétivores de l'agro-business, des transformations de plus en plus élaborées de produits de consommation normalisés, parfois peu ou pas identifiables
   Manger bon, manger sain est devenu un problème. Parfois une rareté.
      Savoir ce qu'il y a dans nos assiettes est de plus en plus compliqué.
    Comme dit Gérard Choplin, pour ne pas finir en lemming , il est temps d'inverser une tendance Il est urgent de mettre la technique, l’agriculture ainsi que les politiques agricole, alimentaire et commerciale au service d’une alimentation saine, nutritive, diversifiée, accessible à tous, et non au service d’intérêts financiers à court terme qui se moquent de la nature et (donc) de l’Homme. Nourrir, ce n’est pas nourrir la Bourse....
     Qu'y aura-t-il demain dans nos assiettes?
        On peut légitimement craindre le pire; l'imagination des rois du food-business est sans limites.
    Certes, l'alimentation est à situer dans un histoire et dans une culture, mais les révolutions opérées par les producteurs-transformateurs depuis plusieurs dizaines années ne sont pas sans poser problème.
 De même que certaines surconsommations nocives et non généralisables.
  Trouver le bon chemin alimentaire devient de plus en plus compliqué dans l'espace de nos hypermarchés où nous sommes comme des otages sans information ni résistance, si nous n'avons pas les informations minimales.

     De plus, du fait de la croissance démographique et des changements de comportements alimentaires, la demande alimentaire mondiale pourrait, selon les sources, encore augmenter de 40 %à 70 %d’ici à 2050. Une pression très forte pèsera donc sur la production agricole dans les décennies à venir. Or, celle-ci est déjà très contrainte : non seulement par les limites de la biologie, de l’agronomie et des aléas naturels, mais aussi par les impacts prévisibles du changement climatique et de l’urbanisation sur les surfaces agricoles et la disponibilité en eau.  Au-delà de l’accroissement de la production agricole, la réduction des pertes et des gaspillages constitue un levier important pour accroître l’offre disponible pour l’alimentation. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le volume total de nourriture perdue ou gaspillée chaque année équivaudrait à plus de la moitié de la production céréalière mondiale (1,3 milliard de tonnes en 2009-2010). Les pays industriels et les pays en développement (PED) gaspillent grosso modo les mêmes quantités de nourriture, soit respectivement 670 millions et 630 millions de tonnes. 
     Les spécialistes en marketing alimentaire ont encore plus d' une idée à exploiter pour augmenter leurs chiffres d'affaires, à l'époque débutante de la numérisation généralisée et des drones.
   Le management des start up de la nourriture et les innovations de terra food nous promettent le" meilleur".
          Allons donc voir nos producteurs locaux...Sans orthorexie.
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Taxer les transactions financières

Publié le par Jean-Etienne ZEN

          Les transactions financières en tous genres ont atteint un tel volume, une telle diversité, 'une telle rapidité  qu'elles échappent au contrôle des Etats,  qui  ont puissamment contribué à leur développement dans  le cadre d'une finance mondialisée totalement libéralisée.
     La taxe Tobin fut un  premier projet, jugée comme utopie réaliste, pour tenter de freiner ce développement anarchique et de détourner un petite fraction des sommes immenses en mouvement à des fins utiles de développement et d'investissement. 
   Le Président Sarkozy, d'abord hostile à cette mesure jugée antiéconomique, finit par reconnaître en paroles la nécessité de son principe: on ne règlera rien, si on ne règle pas d'abord la question du capitalisme financier qui impose à l'économie et à la société son propre système et ses propres normes», a affirmé le Président, selon lequel «les réunions du G20 à Washington et à Londres resteront dans l'histoire comme des étapes décisives, à condition que les engagements qui y ont été pris soient tenus». Mais Nicolas Sarkozy estime que «dans beaucoup de domaines, il faudra aller beaucoup plus loin pour reconstruire un système financier qui finance davantage les entrepreneurs que les spéculateurs».]
                                                            Si ce type de taxe peut être jugé complexe à mettre en place, surtout de la part de places financières qui ont intérêt à traîner les pieds, son  principe s'impose sous une forme ou sous une autre.
   Malgré les belles paroles, l'inertie est massive. Plusieurs pays européens s'étaient engagés à précipiter la décision . Mais les désaccords sont encore importants et les résistances sont grandes, quand on  mesure le lobbying des banques, certains intérêts puissants   ainsi que les ambiguïtés de Bercy.(1) 
     "Six ans après le déclenchement de la crise, les institutions financières continuent de bénéficier d’un soutien sans précédent : pas moins de 4 500 milliards d’euros d’aides publiques, soit 37% du PIB de l’Union européenne, ont été injectés pour permettre au secteur financier de sortir de la crise. Parallèlement, les bénéfices générés sur les marchés financiers échappent à toute contribution fiscale et exonèrent les spéculateurs de toute participation au coût de la crise. Plus grave, les pratiques les plus spéculatives et la course aux profits de court terme perdurent. Or, la grande majorité de ces gains n’est pas réinjectée dans l’économie réelle..."
          Dans le grand jeu bancaire, l'industrie financière casino, il est devenu urgent de définir des moyens de contrôle plus importants et plus généraux pour stopper les dérives maintenant bien connues et enfin mettre la finance au service d'investissements d'avenir..
   On peut toujours rêver, mais....
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-Hier, ils en ont parlé...dans le plus grand flou. 
- Notre gouvernement  de gauche  freine à nouveau la réforme des banques et la taxe  Tobin  en Europe.
- L'analyse du groupe "Banques" du Collectif Roosevelt
- Les banques spéculent sur les devises, manipulent le marché des changes et la taxe Tobin est dans les limbes
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Points de vue

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ Foot business et balles en or.

                     Neymar par ci , Neymar par là...
                         Vous saurez tout sur le nouveau dieu et son culte, jusqu'à la couleur de son slip.
    J'en ai marre plein les bottes du tapage médiatique autour du nouveau sauveur.
 Ce n'est pas par hasard que le Qatar s'est payé la super-vedette.
      Le prestige diplomatique, surtout en ces temps difficiles, compte plus que les intérêts financiers à venir sur le marché du foot business.
   Un pas de plus dans la qatarisation de la France jusque dans les stades.
             Le ballon ne tourne plus très rond...
  L'icône planétaire est un révélateur des dérives mondiales de ce qui fut appelé naguère un sport.
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__ Europe et mécanismes de stabilité, parfois comparé à une sorte de FMI européen, trahissant les idéaux sur lesquels s'est bâtie l'U.E.
                                                    ...le principe de primauté. Ce principe a été consacré par l’arrêt Costa Enel du 15 juillet 1964 alors même qu’il n’était pas inscrit dans le Traité de Rome du 25 mars 1957 instituant la Communauté économique européenne ! Au terme d’une lecture particulièrement audacieuse de ce traité, s’appuyant davantage sur son esprit que sur sa lettre, la Cour de justice a considéré que les Etats « ont limité, bien que dans des domaines restreints, leurs droits souverains et créé ainsi un corps de droit applicable à leurs ressortissants et à eux mêmes ». Elle en a tiré comme conséquence que « le droit du Traité ne pourrait (…) se voir judiciairement opposé un texte interne quel qu’il soit, sans perdre son caractère communautaire, et sans que soit mise en cause la base juridique de la Communauté elle même ». Autrement dit, le droit communautaire prime le droit interne des Etats. En cas de conflit, le juge national doit nécessairement écarter la règle nationale au profit de la règle communautaire.

"Le droit communautaire prime le droit interne des Etats. En cas de conflit, le juge national doit nécessairement écarter la règle nationale".
L’importance de ce principe a par la suite été redoublée par l’extension progressive des compétences de la Communauté et par son application non plus aux seules dispositions du Traité mais également aux dispositions prises pour leur application : règlements et directives notamment. L’effectivité de ce principe repose sur les sanctions dont sont passibles les Etats s’ils manquent à son respect. En particulier, le recours en manquement permet à la Commission de saisir la Cour de justice contre un Etat récalcitrant.  
     Il est vraiment important de comprendre que ce principe de primauté, sur lequel l’Europe s’est construite – construction essentiellement par le droit - a été imposé par le juge européen alors que les Pères fondateurs, en dépit de leur engagement supra-national, n’avaient pas osé l’inscrire dans les traités. D’un point de vue démocratique, cela n’est pas sans poser problème car il s’agit d’une mise sous tutelle des droits nationaux.....

               Récemment, le président de la Commission Jean-Claude Juncker a expliqué que le traitement économique actuellement infligé à la Grèce n'était certes pas conforme à la Charte des droits fondamentaux de l'Europe, mais que ce n'était pas si grave puisque la Troïka est une structure ad hoc qui agit hors cadre juridique. N'est-ce pas là, précisément, la définition de l'arbitraire et du droit du plus fort ?
            Oui, je partage votre sentiment sur la brutalité et le caractère arbitraire d’une telle déclaration qui n’est, cependant, ni le fruit du hasard ni le signe d’une maladresse. La position défendue par Jean-Claude Juncker fait écho à la gouvernance économique et en particulier au schéma imaginé lors de l’adoption du Mécanisme européen de stabilité qui, à dessein, a été conçu en dehors du droit de l’Union européenne et donc de la Charte des droits fondamentaux...
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Vérités au bout de la pelle Retour sur le passé                               Au hasard de travaux o...

Publié le par Celmar Etienne

Vérités au bout de la pelle
Retour sur le passé                               Au hasard de travaux occasionnels, la pelle ou la pelleteuse mettent à jour des trésors insoupçonnés, qui font avancer les connaissances des archéologues et des historiens.     Parfois, ce n'est rien de ré...

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Le vert se vend

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Le vert, ça peut rapporter
                                              On connaît la valeur attractive de la couleur verte dans notre culture, symbole de vie, de renouveau, d'authenticité naturelle, de santé, de jeunesse...Le vert c'est l'espoir.
La dimension symbolique de cette couleur est devenue omniprésente dans  notre univers consumériste.
   Plus vert que moi, tu meurs... L'étiquette verte sur tel produit alimentaire, le fond vert ressortant de tel produit laitier, le logo vert, comme rappel de quelques exigences écologiques et citoyennes, voilà qui est devenu commun, expression d'un souci environnemental récent, de produits sains, se détachant de ceux qu'une agriculture industrielle, de ses normes et de ses dérives phytosanitaires et productivistes, surtout soucieuse de produits à bas coûts, ont fini par imposer.
  Le vert est devenu symbole de protestation et de ralliement  contre ce qui est devenu hyperindustrialisé, hors-sol, sans qualité ni saveur, toxique parfois...
   Fort bien. Sauf que, comme cela se produit souvent, ces nouvelles exigences sont allègrement récupérées par les producteurs et le business en général, alimentaire en particulier, qui se situent parfois à des années-lumières de ce que l'on recherche derrière l'étiquette au couleur de la nature.
  Le détournement de couleur, l'instrumentalisation du vert à des fins purement commerciales, voilà qui crée la confusion dans l'esprit de la recherche du "bio", du durable, du sain...
  Cela fait un moment que des firmes de tous poils, aux pratiques et aux finalités peu écologiques, se sont mises au vert... 
  Une certaine écologie superficielle ou mondaine (non pas l'écologie scientifique) flirte souvent avec l'ambiguïté attachée à une couleur qui aurait valeur d'étendart militant.
  Cela fait un moment que l'on met le vert à toutes les sauces.
Le consumérisme vert, avec toutes ses ambiguïtés et ses contradictions, se porte bien, pas seulement dans une certaine presse superficielle et racoleuse, où, "dans le royaume enchanté du « capitalisme vert », l’argument de la sauvegarde de la planète se mue ainsi en simple recette publicitaire, un argument de vente parmi d’autres et grâce auquel il s’agit de rassurer le consommateur, ou ici la consommatrice, sur les conséquences de ses achats..."
  On connaît mieux les techniques et les procédés du greenwashing, ou de l'écoblanchiment, qui tendent à introduire confusion et brouillage  dans les esprits les moins informés, les plus poreux à une publicité faussement moderniste et scientifique, qui sait s'adapter pour mieux nous séduire, qui sait habilement renouveler son discours, en se référant souvent à la notion-piège de développement durable.
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Jupiter sur terre

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

L'idéal et le réel.
                        Plus dure est la chute
                             Après une ascension si fulgurante et si flamboyante.
  Tout semblait devoir baigner, les compteurs élyséens remis à zéro.
    On allait voit ce qu'on allait voir...
          Las! Rien ne marche (tout à fait) comme prévu.
    Jupiter est ramené à la dure réalité de l’exercice du pouvoir
        C'était prévisible, mais la plongée dans l'opinion est beaucoup plus rapide que prévue.
    Bien sûr, les sondages sont un peu comme les données de la météo et les mécontents viennent d'horizons divers.
  Mais n'empêche, il paraît bien que Mister Jupiter ne maîtrise pas son été.
     Même,la grogne apparaît dans les rangs des députés LREM. en marche en traînant les pieds.
        C'est plus qu'un grain de sable dans la machine trop bien huilée
  Des cafouillages et même un début de fronde parmi les fidèles néophytes de la start-up macronienne.
   Les élans de moralité sont en partie compromis. Il ne sera plus nécessaire d'avoir une toge blanche pour entrer en politique.
        O tempora, ô mores!
 Le nouveau monde attendra. Ce n'est plus Jupiter c'est Janus.

     On rabote par ci par là. On radote aussi.
             Mais que se passe-t-il dans la tête de notre jeune monarque?
   Lui qui disait que le capitalisme contemporain « est en train d’écraser toute forme de valeur sur la valeur monétaire. Et ça devient un capitalisme de puissants qu’on n’arrive plus à réguler. On a eu plusieurs vagues, la mondialisation du capitalisme dans les années 1980-1990, sa financiarisation, qui a encore décuplé cet effet-là, et la numérisation, qui est la troisième vague qui arrive dessus. Et donc, aujourd’hui, dans nos sociétés, il y a une forme d’effondrement moral, de sens, parce qu’en effet, ça c’est le point sur lequel j’adhère totalement, on écrase la notion de valeur sur le monétaire, parce que c’est le seul élément de fongibilité entre tous les espaces, parce que si je me compare à quelqu’un du fin fond de l’Inde dans ce monde hypermondialisé immédiat, la seule chose, le seul élément qui nous rende parfaitement comparables, c’est ce fétiche que dénonçait Marx, qui est l’argent ».
        Est-ce le même homme? 
                                         Dans une partie de l'opinion commence à s'installer le sentiment d'avoir affaire à un grand séducteur et un communicant hors pair mais dont la communication hyper hollywoodienne et léchée est un instrument au service d'une politique d'austérité..Les Français mécontents ont l'impression qu'Emmanuel Macron poursuit exactement la politique antérieure, ce qui est d'autant plus paradoxal qu'il n'a de cesse de vouloir se démarquer des erreurs de son prédécesseur et entend incarner une "nouvelle politique". Or c'est dans les premiers mois du mandat présidentiel que se figent l'image et la grille de lecture des Français. Et une fois que le pli est pris, il est très difficile de le défaire. Le risque qui guette aujourd'hui le président, c'est que les Français passent progressivement du "il est brillant et réussit tout ce qu'il entreprend" à "en fait, tout ça, c'est de la com'"."
               Nous expliquera-t-il un jour  ce qu'il entend par la paradoxale formule de 

libéralisme égalitaire ?
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Cher coltran

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

    L' exploitation des terres rares est devenue un enjeu stratégique majeur dans la course aux nouvelles technologies, la Chine gardant une grande longueur d'avance.
  Le coltan,  dont le prix ne cesse d'augmenter, en fait partie, qui entre notamment dans la fabrication de nombreux produits électroniques, des téléphones portables, tablettes, etc... 
                                                                    Le fondateur de l'Opep avait appelé le pétrole l' excrément du diable.
    On pourrait en dire autant du coltan, du moins dans les sites d'exploitation artisanale encore en activité en Afrique centrale, particulièrement au Kivu, dans la RDC, en déshérence depuis la chute du système Mobutu. 
  On peut le considérer là comme un  produit maudit, quand on regarde les conditions matérielles et socio-politiques de son extraction, les trafics auxquels il donne lieu, les conflits locaux dont il se nourrit et qu'il contribue à alimenter, les pratiques de certains Etats et de certaines grandes compagnies.
   Il y est souvent décrit comme un désastre humain et écologique, dénoncé dès 2001 par certaines organisations internationales.   (voir Coltan rf.pps et là)
                             "Aujourd’hui, tout le monde est presque unanime (pour reconnaître )que le « coltan » est au cœur de la guerre en République démocratique du Congo (RDC), l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs rapports, dont celui des Nations Unies, des ONG et les témoignages des évêques et missionnaires qui travaillent dans cette région, ont mis à nue la réalité de la guerre comme un conflit beaucoup plus vaste qui a des implications économiques et stratégiques qui vont bien au-delà du Congo et de l’Afrique même. Les différents mouvements de guérilla qui agissent dans les deux provinces congolaises se disputent le contrôle des gisements miniers. Il y a derrière ces mouvements plusieurs états africains, dont le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Certaines multinationales telles que Nokia, Alcatel, Apple, Nikon, Ericsson sont mises en cause de financer indirectement les guerres par les taxes payées aux groupes rebelles. Doit-on continuer à parler simplement de guerre « ethnique » ou « tribale » ? N’est-ce pas là une manière d’occulter la réalité et, ce faisant, se rendre complice de ceux qui veulent continuer à exploiter impunément cette région au détriment de ses habitants?"
       Le document suivant, aux nombreux liens, cherche à dénoncer certaines approximations énoncées sur cette question, permet de se faire une idée plus complète, plus large, mais aussi plus nuancée  sur les lieux et les conditions actuelles de son exploitation.
  Culpabiliser le consommateur et l'usager n'est ni juste ni efficace. Il s'agit d'abord d'analyser, d'informer, de dénoncer, d'agir...
_____________________ 
Quelques liens en vrac:
-« Pour une poignée de coltan »
-Le coltan congolais a rapporté 250 millions de dollars au Rwanda
( enquête de l'Observatoire des ressources naturelles en Afrique australe (SARW), citée par l'agence de presse associée (APA) - http://www.7sur7.be [archive] le 04/12/08)
 Quand les smartphones tuent les congolais [archive], sur le site jssnews.com du 17 février 2011
-Du sang dans nos portables, Jeudi Investigation, Canal Plus. Patrick forestier, 2007.

     
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    Point d'histoire

    Publié le par Jean-Etienne ZEN

     

    A propos de Dunkerque
                      Ce film aux gros moyens mais méritant discussion.
          Où le spectaculaire fait oublier l'essentiel.
      Un film n'est pas un récit mais peut beaucoup fauter par ses silences et ses parti-prix, dans ce qu'il suggère, donne à voir, avec ses choix implicites.
           Rien n'est dit sur la formidable résistance des forces françaises pour permettre à l'essentiel de l'armée anglaise d'embarquer malgré tout, sur le jeu le plus souvent masqué des décisions finales des alliés et même sur certaines tentatives pour faire obstacle à des velléités françaises de passage vers la mer.
          Ce que rappelle bien Dominique Lormier dans Dunkerque.
               D'une façon générale ce film contribue implicitement à accréditer l'idée fausse, longtemps entretenue, que cette issue tragique était inéluctable et que, de façon générale, le cours  de cette invasion et ses  suites étaient inscrites dans une sorte de destin historique.
          Certes, l'histoire tut ce qu'elle fut, avec ses aléas, ses imprévus, ses impréparations, ses erreurs stratégiques et tactiques, ses fautes. Mais, sans faire de l'uchronie naïve et facile, on ne peut s'empêcher de se demander, comme Churchill et d'autres, ce qui se serait passé à certains moments clés et si, à certains moments, le cours des événements n'aurait pas pu être différent.
          Oui, la déroute dunkerquoise aurait pu être évitée et la défaite finale n'était sans doute pas inéluctable comme le remarquait en leur temps De Gaulle et d'autres.  Les combats auraient pu se poursuivre ailleurs, comme le craignait Hitler, presque étonné que la signature de l'armistice soit intervenue si tôt.
         L'idée de Blitzkrieg rapide,facile et invincible est une légende, un mythe entretenu par ceux qui souhaitaient secrètement ce que Bloch appela l'étrange défaite.
        L'armée française était loin d'être sous-équipée et il y eut plus d'un moment dans l'avancée de Guderian où les troupes allemandes furent mises en sérieuse difficulté, faisant craindre au Führer un risque d'échec, de renversement de situation.
        L'attitude de l'armée française ne fut pas celle de débandades généralisées, même si le comportement des officiers ne fut pas toujours exemplaire, si l'Etat Major faillit sur plus d'un point et si les transmissions furent plus que défaillantes.
               La bataille de Stonne en témoigne, à partir du 15 mai 1940, par exemple, dont le général allemand Paul Wagner disait: Il y a trois batailles que je n'oublierai jamais :Stonne, Stalingrad et Monte Cassino.
         Une occasion manquée, sans doute.
      Oui, la déroute dunkerquoise aurait pu être évitée et la défaite n'était pas inéluctable.
                  Bref sur cette guerre, bien des préjugés sont à rééxaminer.
      Malgré la défaite sur le littoral, l'armée française dans globalité n'était pas tactiquement en déroute:
            Les combats pouvaient donc se poursuivre encore quelques semaines, d’autant que l’armée allemande commençait à rencontrer de sérieux problèmes logistiques, à cause de l’élongation de ses lignes vers le sud et l’ouest de la France. «L’idée d’une France ne capitulant pas était le cauchemar de Hitler», affirment les auteurs sur la base des travaux récents d’historiens militaires allemands. Pour arriver jusqu’à la Méditerranée, les troupes allemandes auraient dû mener encore de longs et durs combats - d’autant qu’on sait aujourd’hui que la Blitzkrieg (guerre éclair) relève davantage de la propagande de Goebbels que de la réalité militaire...."
       Un débat qui doit se poursuivre...
    _____
    Le mythe de la guerre éclair (Karl-Heinz Frieser)
    - Défaite fraunçaise, victoire allemande sous l'oeil des historiens étrangers.
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