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To sleep or not to sleep?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Du temps perdu?
                            Dormir: une activité fondamentale dans une vie, qui prend un temps considérable, que l'on aurait parfois tendance à considérer comme du temps perdu, alors que le sommeil est une dimension vitale, dont les troubles ou les manques peuvent aller jusqu'à compromettre la santé, voire la vie.
     De la quantité de sommeil et de sa qualité dépend la qualité de la vie.
    Temps perdu par rapport à quoi?
Le consumérisme ambiant, les sollicitations permanentes qu'il suscite, nous poussent à considérer l'investissement de soi dans le travail et le loisir comme les axes principaux, presque exclusif, d'une vie réussie, accomplie.
    De plus en plus, le temps de sommeil est rogné ou perturbé par la télévisionite envahissante, la webomanie frénétique de l'homo connecticus.
                Nos insomnies sont souvent investies par les sollicitations d'une société marchande avide de temps, de cerveau disponible, selon le mot de P. Lelay. Le comble et le summum de cet accaparement est symbolisé par Las Vegas, une folie dans le désert, où le jeu ne connaît pas le sommeil, où l'obsession infantile de l'argent et de la réussite y atteint là des sommets renversants.
   Réduire ou suspendre plus ou moins durablement le sommeil est déjà l'objectif de recherches au sein des armées, mais cette obsession du temps gagné, quelles qu'en soient les conséquences, gagne tous les secteurs, car time is money:

: « On voudrait des gens capables de se passer de sommeil et de rester productifs et efficaces. Le but, en bref, est de créer un soldat qui ne dorme pas », résume Crary. Or, selon l'auteur, nous serions tous de bons petits soldats, mis au pas par un capitalisme global qui a presque tout colonisé sur son passage, grâce à la puissance de son tempo : le 24/7 – vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Le mot d'ordre implacable d'une vie sans pause.
Rivés à leurs écrans lumineux, qui les rendent corvéables de jour comme de nuit, offrant en pâture leurs secrets à l'ogre Facebook, les individus modernes ne savent plus où ne pas donner de la tête : « On accumule un patchwork d'identités de substitution qui vit sa vie en continu 24/7, qui ne dort jamais, et qui apparaît comme une contrefaçon inanimée de nous-mêmes plutôt que comme une extension du soi. » Sans cesse sollicités par cette nouvelle « économie de l'attention », les individus aux yeux cernés ricanent bien quand on leur rappelle le vieil adage selon lequel on passerait un tiers de sa vie à dormir ! Les huit heures de rigueur se sont réduites à six. Si le sommeil en a pris un sacré coup (et si l'industrie des somnifères se porte bien...), il demeure pourtant, pour Crary, le plus grand affront, insolent bastion de résistance à la « voracité » du capitalisme : difficile, en effet, d'attribuer une valeur au sommeil, alors que « la plupart des nécessités apparemment irréductibles de la vie humaine – la faim, la soif, le désir sexuel et, récemment, le besoin d'amitié – ont été converties en formes marchandes ou financiarisées ». Que tous ceux qui aiment la rêverie, les interstices et les temps d'arrêt se réfugient sans tarder dans les bras de Morphée ! "(M.Cerf)
   Le culte de la performance, pointé par A.Ehrenberg, tend à envahir tous les secteurs de la vie, ainsi que la dépendance par rapport aux exigences du marché, aux dépends de l'attention et de la citoyenneté.
         Déjà, le travail de nuit, ça nuit.
Il pose des problèmes de santé pour un nombre toujours plus grand de travailleurs, engendrant des cercles vicieux parfois fatals.

    20 à 40% des salariés se plaignent de leur sommeil avec pour principale conséquence la somnolence et son corolaire la baisse de vigilance...
   Le manque prolongé de sommeil peut avoir des conséquences désastreuses et neutraliser le sens critique, la pensée autonome.
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Quelles règles commerciales?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Maîtriser la mondialisation.
                                             Si le commerce enrichit et adoucit les relations humaines et a constitué historiquement un vecteur d'échanges civilisationnels, il n'en reste pas moins qu'à un certain degré il nécessite des règles, même non écrites,sous peine de déboucher sur des affrontements, des conflits d'intérêts qui viennent ruiner la notion même d'échange.
    Dès l'instant où le commerce prend une dimension importante, s'internationalise, il devient nécessaire d'établir une organisation mondiale pour veiller à a bonne application de principes d'échanges équitables autant que profitables. Le doux commerce prôné par Montesquieu, dans le contexte mercantiliste libéral de son temps, peut vite se transformer en guerre économique, voire en guerre tout court, qui peut prendre bien des formes.
         L' OMC, officiellement née en 1995, a théoriquement la fonction de veiller à la bonne marche des échanges internationaux et de les favoriser, en stimulant pas exemple les exportations.
   A priori, rien à dire. Mais, dans son fonctionnement réel, au sein du système capitaliste libéral et hyper-financiarisé, son rôle est devenu de plus en plus contesté, comme le reconnaissent certains économistes bon ton :...«On a posé comme principe que le libre-échange est gagnant pour tout le monde», regrette Jean-Luc Gréau, ancien économiste de la confédération patronale française (Medef), qui a publié cette année un livre sur l'avenir du capitalisme où il s'inquiète des délocalisations facilitées par la levée des barrières commerciales.
«En réalité, il n'y a que trois catégories de vainqueurs: les pays qui produisent des matières premières, ceux qui ont de faibles coûts de main-d'oeuvre comme la Chine ou l'Inde et ceux qui sont hautement spécialisés dans les biens d'équipement comme l'Allemagne et le Japon. Des pays qui comme la France ou l'Italie ne font partie d'aucune des trois sont perdants», estime-t-il.      Pascal Lamy avait fini par reconnaître en partie le problème.
  L'organisation favorise surtout les intérêts des plus puissants et des multinationales
       " Comme l’a reconnu lui-même Pascal Lamy, directeur général de l’OMC depuis 2005, au sujet de l'AGCS (accord général sur la commercialisation des services) que promeut l'OMC : « l’AGCS est avant tout un instrument au bénéfice des milieux d’affaires». C’est ce qu’avait déjà observé dès 1985 la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, organe de l’ONU) affirmant dans un rapport que « la libéralisation des services profitera essentiellement aux multinationales qui dominent le marché mondial »
     Les représentants des grandes puissances, des firmes transnationales, de la finance mondiale, imposent à l’OMC leurs conceptions néolibérales. Il s’agit d’assimiler à des marchandises des secteurs comme les produits agricoles, l’eau, l’éducation, la santé, les services sociaux et notamment les services publics. L’OMC impose inexorablement aux États de modifier leurs lois, règlements, procédures administratives pour les mettre en conformité avec les règles qu’elle édicte. Mais ces règles édictées par l’OMC, loin de résulter d’un processus démocratique, sont prises dans l’opacité par une minorité de « puissants » (représentants des États les plus riches, des grandes entreprises, des grandes banques), alors que la majorité des États et des populations du monde ne sont même pas consultés ni même réellement informés."
     Réguler le commerce mondial est un impératif  négligé, ou plutôt orienté
            ____________On évoque enfin la possibilité d'un  traité alternatif, aux orientations plus équitables.
     Il est temps. L'idée est bonne mais l'issue incertaine.

          Depuis cinq ans, l’essentiel du débat public sur le commerce a été monopolisé, en Europe, par deux traités de libre-échange : l’un avec les États-Unis (TTIP ou TAFTA, depuis tombé à l’eau) et l’autre avec le Canada (CETA, en cours de ratification par les capitales, y compris Paris). Ce fut l’occasion, pour beaucoup d’acteurs de la société civile, de monter au créneau et de dénoncer les risques associés à ces textes. En particulier parce qu’ils pourraient renforcer la protection juridique des investisseurs privés et réduire la capacité de certains États à légiférer.   À partir de lundi s’ouvre à Genève un cycle de négociations d’un projet de traité alternatif qui, cette fois, bénéficie du soutien enthousiaste d’une myriade de collectifs de la société civile : il s’agit de créer, dans le cadre des Nations unies, un instrument juridiquement contraignant pour obliger les multinationales à faire respecter certains des droits humains les plus fondamentaux, partout où elles et leurs filiales sont implantées.
      Ce processus a été engagé à l’Onu en 2014, un an après l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh, qui avait coûté la vie à plus de 1 100 personnes. Beaucoup d’entre elles travaillaient dans des ateliers de confection, qui alimentaient de grandes marques de vêtement occidentales dont Mango, Benetton ou Carrefour. Mais ces dernières n’ont jamais été, jusqu’à présent, inquiétées par la justice. « L’être humain doit être placé au-dessus des intérêts économiques et politiques »a lancé, lors d’une visite en France début octobre, l’une des promotrices du traité, María Fernanda Espinosa. La ministre des affaires étrangères de l’Équateur, l’un des États les plus actifs dans ce dossier avec l’Afrique du Sud, était venue à Paris pour tenter de convaincre l’exécutif français de l’importance de la démarche.
     Depuis cinq ans, l’essentiel du débat public sur le commerce a été monopolisé, en Europe, par deux traités de libre-échange : l’un avec les États-Unis (TTIP ou TAFTA, depuis tombé à l’eau) et l’autre avec le Canada (CETA, en cours de ratification par les capitales, y compris Paris). Ce fut l’occasion, pour beaucoup d’acteurs de la société civile, de monter au créneau et de dénoncer les risques associés à ces textes. En particulier parce qu’ils pourraient renforcer la protection juridique des investisseurs privés et réduire la capacité de certains États à légiférer.    
    
 
Manifestation le 24 avril 2014 à Savar (Bangladesh), un an après la catastrophe du Rana Plaza. Des familles de victimes réclament la responsabilisation des groupes de textile occidentaux © Reuters / Andrew Biraj.Manifestation le 24 avril 2014 à Savar (Bangladesh), un an après la catastrophe du Rana Plaza. Des familles de victimes réclament la responsabilisation des groupes de textile occidentaux © Reuters / Andrew Biraj.                                                             « Le CETA est un accord qui a été écrit par et pour les multinationales. Ce projet de traité veut faire l’inverse : remettre les multinationales à leur place, c’est-à-dire au service des droits humains », veut croire Michel Cermak, un activiste de l’association belge CNCD-11.11.11« Avec ce projet de traité contraignant, qui primerait sur les traités de libre-échange, on cherche à graver l’autre face de la monnaie », insiste de son côté Monica Vargas, activiste bolivienne (TNI), l’une des figures de la Campagne globale « pour revendiquer la souveraineté des peuples et démanteler le pouvoir des multinationales ».         Ce traité veut s’attaquer au concept de « voile juridique » qui empêche bien souvent d’engager la responsabilité d’une société mère face à des actes commis par l’une de ses filiales. « C’est un combat énorme, ce n’est pas un petit sujet, juge le député socialiste Dominique Potier. On touche ici à l’un des moteurs de l’ultralibéralisme. Si l’on est prêts, collectivement, à lever ce voile juridique, on est sur une réforme systémique. » Cet élu français est attendu de pied ferme à Genève, où il fera le service après-vente de la loi dont il fut co-rapporteur sous la présidence Hollande.          Ce texte sur le « devoir de vigilance » à l’égard des grandes entreprises, vite surnommé « loi Rana Plaza », a été adopté en mars 2017. En pleine campagne présidentielle, le vote est passé presque inaperçu. Pourtant, il s’agit peut-être de l’un des textes les plus importants du mandat. Désormais, les sociétés qui comptent au moins 5 000 salariés en France (ou plus de 10 000 dans le monde) ont l’obligation d’« identifier les risques et prévenir les atteintes graves » envers toute une batterie de droits (en matière de santé, environnementaux, sociaux) que pourraient provoquer leurs activités ou celles de leurs filiales, en France comme à l’étranger.....Les États-Unis de Donald Trump n’ont pas l’intention de soutenir le texte. Et s’ils ne le disent pas haut et fort, les Européens sont réticents. Même la France, qui vient pourtant de se doter d’une des lois les plus offensives sur le sujet, est sur la défensive..... (Ludovic Lamant)_______________________________'
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Sauver l'Europe?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

(C'était en 2014...)

    Ouvertures?
                                      A l'heure où les dysfonctionnements de l'Union européenne apparaissent avec d'autant plus d'évidence que la crise s'installe, révélatrice de maux anciens, et où les critiques de toutes sortes et de tous bords, de forme ou de fond, se font jour plus nettement, des voix jusqu'ici silencieuses s'élèvent avec la prétention de sauver l'Europe...
   Une réformer à la marge ou pour en modifier profondément les structures et le mode de fonctionnement?
   Alors qu'un nouveau pays, la Lituanie, obtient son laissez-passer pour l'euro, beaucoup s'interrogent sur l'élargissement sans fin assignée d'un espace européen devenu sans cohérence politique et ingouvernable, où la convergence proclamée est devenue un mythe et la solidarité un idéal lointain.
       Hubert Védrine, jusqu'ici discret et modéré, demande d'urgence un plan pour sauver l’Europe des européistes, "ceux qui veulent toujours « plus d’Europe », une « Union sans cesse plus étroite », et que l’Europe soit gouvernée de Bruxelles, les gouvernements nationaux étant ramenés au rôle d’un « Sénat ». Qui répètent, obstinément, depuis vingt ans, les mêmes arguments inopérants, suivis après chaque scrutin des mêmes lamentations. Qui refusent de voir que la répétition mécanique de slogans éculés, les incantations, la grandiloquence historique, l’injonction d’avoir à voter « bien », et la stigmatisation de ceux qui s’apprêtent à mal voter – « l’excommunication des populistes » (Paul Thibaud) – n’ont aucun effet, ou même l’effet inverse..."
      Le versatile mais parfois lucide Michel Rocard vitupère contre le jeu européen ambigü des Britanniques, toujours un pied dedans et un pied dehors, qu'il voudrait voir quitter l'U.E, eux qui, toujours surtout soucieux des intérêts financiers de la City et de leurs relations privilégiées avec les USA, ont tant oeuvré pour les choix néolibéraux de la Commission de Bruxelles, cheval de Troie des intérêts d' Outre-Atlantique sur le vieux continent.
          Pierre de Boissieu, eurocrate s'il en est, parle en termes non conventionnels de l'Europe comme l'homme malade de la communauté internationale,  évoquant trois attitudes possibles face au mal qui ronge  la création d'après-guerre, qui promettait tant:
                    "La première consiste à dire : l’Europe subit une crise de croissance qui se résoudra comme d’autres crises se sont résolues dans le passé par la même recette : une dose plus massive. Il faudra plus d’Europe, il faudra faire le saut décidé dans la fédération. 
    À l’inverse, il y a ceux qui considèrent que le malade est maintenant au stade terminal et qu’il est temps de débrancher les appareils, d’arrêter l’acharnement thérapeutique et de passer à autre chose. 
   Entre les deux il y a toute la gamme de ceux qui, sans illusion sur la gravité du mal, ne désespèrent pas malgré tout du malade et, considérant qu’il serait trop horrible de l’abandonner à son triste sort, conçoivent des formules pour tenter de rétablir le malade par des soins intensifs et éclairés tout en lui ménageant un régime un peu plus modéré, des ambitions un peu moins hautes
..." 

     Frédéric Lordon porte le flambeau de ceux pour qui l'acharnement thérapeutique est vain et qui demandent de nouvelles négociations pour reconstruire de fond en comble l'édifice sur des bases enfin démocratiques et sur une nouvelle logique économique, loin de la concurrence européenne destructrice.
    De l'autre côté du Rhin, un vieux sage, Helmut Schmidt, met en garde contre les dérives d'une Europe sans politique étrangère autonome et cohérente, trop atlantiste, trop liée à celle de Washington.
                 Peut-on encore évoquer la prémonition de Victor Hugo en 1849?
          Le 21 août, il prend la parole pour ouvrir le congrès de la paix. Il préconise une Europe des peuples, une Europe qui s’affranchit des frontières, qui s’affranchit donc des différences qu’induit l’appartenance à une nation. Il finit son discours ainsi :

        « Dans notre vieille Europe, l’Angleterre a fait le premier pas, et par son exemple séculaire a dit aux peuples : Vous êtes libres. La France a fait le second pas, et elle a dit aux peuples : Vous êtes souverains. Maintenant faisons le troisième pas, et tous ensemble, France, Angleterre, Belgique, Allemagne, Italie, Europe, Amérique, disons aux peuples : Vous êtes frères ! »   
    L’Europe doit-être ce territoire d’échange, de coopération, de fraternité qui, en abolissant les frontières physiques comme psychiques, conduit à la paix grâce à une convergence internationaliste, une convergence vers le progrès.....Propos qu'on peut juger utopiques, certes, mais l'utopie d'aujourd'hui, loin d'un européisme stérile, ne pourrait-elle pas être la vérité de demain, comme le suggérait le même Hugo?
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Crise catalane

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Une balle dans le pied?
                               Nationalité fantomatique.
          Plus on avance, plus ça se complique.
  Tout semble avoir été fait, sauf ce qu'il fallait faire. Et qui reste à faire.
  La situation de blocage, qui se renforce et se complexifie, s'approfondit et nulle autre solution autre que négociée ne semble possible pour sortir des rigidités et des impasses actuelles.
  La "question catalane" nous renvoie à un monde de contradictions en apparence insolubles, sauf à remettre les compteurs à zéro, par des élections générales bien préparées et bien conduites, en réparant une vie politique dont la crise a révélé les dérives affairistes et autoritaristes.
    Médiocrité  de part et d'autre? Le problème ne se pose pas en termes psychologiques, mais politiques, avec le recul historique qui se doit.
  Les rigidités anachroniques de Mariano Rajoy n'ont rien arrangé, même si les rétorsions économiques sont restés assez symboliques   Si la détermination des indépendantistes a bien sûr sa part de responsabilité, la répression violente du vote du 1er octobre, puis l’attitude intransigeante du gouvernement espagnol, ont aussi fait craindre une dégradation de la situation aux investisseurs et aux touristes. Ici, c’est moins l’indépendance elle-même qui est en cause que le caractère violent et dangereux de la crise politique. Or ce caractère doit beaucoup à la stratégie du gouvernement espagnol qui, précisément, compte sur une dégradation de la situation économique pour faire céder l’exécutif catalan....
                    La grande plongée dans l'inconnu en est est au point où les possibles sont réduits à des solutions de plus en plus restreintes, la scission relevant de l'ordre du mythe, à l'heure où la balkanisationde l'Europe marque un coup d'arrêt, après avoir été un temps complaisamment encouragée.
   Le conflit en cours, qui ne s'apaisera qu'après un rééquilibrage négocié des pouvoirs, nous ramène à l'histoire particulière du pays, au mythes qui se sont constitués sur la question de l'unité espagnole,
     Mythes qu'il faudra bien à nouveau questionner.
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Le vélo ira loin...

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Qui veut voyager sain...
                                     Réveillez le cycliste qui dort en vous!
              A quoi sert la voiture en ville?
Le culte de la vitesse y est battu en brèche.
       Dans l'espace urbain, avec le vélo, tout devient plus simple, plus économique, plus sain et plus rapide. Loin du Tour, du vélo-business.
        Le meilleur carburant, c'est nous!
                       Quand une petite reine parle d'elle-même, elle évoque aussi une expérience intime. Comme dit Paul Fournel, 
"Tant que je pédale, je suis en équilibre, tant que je pédale, je tourne rond... »... exprimant une rare symbiose entre la machine et l’homme, une machine que l’homme domine et mène à son rythme, sans souci de performance.

     Le vélo, après son étonnant succès populaire entre les deux guerres, tombé en désuétude avec la montée du règne de la bagnole-reine, n'est pas qu'un moyen de déplacement pour aller d'un point à un autre, il peut être aussi un élément de vie privée, au coeur et en dehors de la cité, une petite partie de soi-même, mobilisant l'énergie motrice du sujet, plus proche des choses, de la nature, des autres...
   Il n'est pas seulement bon pour la santé, il est aussi bon à tout faire. 
Les  bienfaits du vélo sont connus. 
  Une personne qui se met au vélo reprend en main sa santé.
Bon pour les jambes, bon pour la tête et le sytème neuro-sensoriel, la forme en général.
         La France est en retard pour le vélo urbain: 5 vélos pour 100 habitants en France, derrière la Hollande et l'Allemagne, et des vélos restant souvent au garage, pour des usages peu réguliers. A part La Rochelle, pionnière en la matière, et Strasbourg, rares sont les villes adaptées à la circulation cycliste facile et apaisée. Malgré les bonnes intentions, souvent exprimées, mais peu suivies d'effets,
Un plan national ne suffit pas, mais nécessite des conditions, générales et locales. 
  ______________On peut estimer qu'on va assister, par nécessité, à un retour de la bicyclette. Plus que le vélo-loisir occasionnel. 
   F.Héran, en historien et sociologue, fait une intéressante histoire des politiques de déplacemnts urbains en Europe de 1817 à...2050.
   Une réinvention du vélo en ville est possible et urgente, engageant un effet d'entraînement et un cercle vertueux. 
  La vélorution générale est à nos portes
     Il ne suffit pas d'en parler...
         Le 21° siècle sera  cycliste ou ne sera pas...
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Méli-mélo

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

__ Jupiter en a . C'est plus qu''utile.
                                                     Mais ça dépend pour quoi.

__ De l'avantage et des inconvénients d'être un petit pays.
                                                            Mais qui a beaucoup à nous apprendre.

__ Il fallait s'y attendre:  un peu mais pas trop...

__  Les banques se servent là où elles peuvent...

 

__  Laurent a raison: c'est un vrai scandale!

__ Attention à Alibaba et ses quarante  (millions de) clickeurs.

__ Il n'y a pas que les agriculteurs suisses qui sont malades.

__ Rien n'est perdu pour notre camembert, notre industrie de pointe.

__ Etonnant Pierre! qu'il ne faut pas confondre avec Julie (Larousse)

__ Aller aux prud’hommes, une partie de plaisir?
                                         Fin d'une indépendance précieuse... Pour ce conseiller employeur, qui siège depuis huit ans à Lorient, les barèmes « vont contre l’esprit de la loi ». « Imaginez la même chose au pénal : pour un meurtre, c’est maximum tant de dommages et intérêts, pour un viol, tant : ce serait un tollé », reprend M. Ragani, qui rappelle que « tout l’intérêt de la justice est de pouvoir trancher chaque cas individuellement en fonction du contexte de l’entreprise, de l’âge du salarié, de sa situation familiale, etc. » Il n’y a « pas de barème possible sur la souffrance », renchérit Mme Mahoïc."

__ Ça se passe comme ça chez Ryanair.
           On peut dormir quand on veut. On annule si nécessaire. On se bouscule aux portillons.
                   Ça roule vole. Tout baigne. On est heureux et surtout ce n'est pas cher.

 

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Pikettymania?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

(C'était en 2014...)

Un succès symptomatique?
                                       Il est jeune, il est beau, il passe bien à la télé.
                                                      Ce n'est pas commun dans ce domaine de recherche, Piketty est devenu unenouvelle star de la pensée économique. 
  Il est au centre des débats en France comme aux USA, où on l'a récemment découvert.
    Il fait un triomphe Outre-Atlantique dans les milieux progressistes, mais  le débat fait rage, car l'auteur sape, pour les conservateurs, un des mythes du rêve économique américain, notamment la théorie du ruissellement.
  Le Financial Time cherche la petite bête...Notre vedette française sentirait-il le soufre?
   Louangé par Krugman, par Stiglitz, remarqué par des proches d'Obama, qui s'inquiète du creusement des inégalités, il ouvre un champ de recherche important et approprié aux circonstances, alors que les inégalités croissantes mettent en péril le système lui-même..ce que le FMI lui-même commence à reconnaître timidement.
Il n'est donc pas antisystème, il n'est pas Marx, même s'il a fait paraître il y a peu le Capital au XIX° siécle, son oeuvre de référence.
    Il est plutôt néoclassique.  
 .         "...Dans Capital in The Twenty-First Century, « capital » n’est pas employé dans le sens politique qu’il a chez Marx, où ce concept est inséparable de l’idée d’une plus-value réalisée au détriment des travailleurs. Mais il n’a pas non plus la signification fonctionnelle qu’il a traditionnellement en économie, plus particulièrement dans l’économie néo-classique, où, sous la forme du capital foncier ou du capital technique, il désigne le second facteur de production à côté du travail. Dans le livre de Thomas Piketty, « capital » et « patrimoine » sont employés comme synonymes. C’est donc dans un sens qu’on pourrait qualifier de « comptable » que le mot est employé. De fait, Piketty définit le capital comme « la somme des actifs non financiers (logement, terrains, fonds de commerce, bâtiments, machines, équipements, brevets et autres actifs professionnels […]), et des actifs financiers (compte bancaires, plans d’épargne, obligations, actions et autres parts de société, placements financiers de toute nature, contrats d’assurance vie, fonds de pension, etc), diminués des passifs financiers (c’est-à-dire de toutes les dettes)...
          Son but n'est pas de faire un théorie générale de la valeur et des rapports capital/travail, dans une perspective d'une transformation révolutionnaire de la société. Piketty ne remet pas en cause le système capitaliste, mais en pointe une dérive majeure et dangereuse, en en analysant les contradictions.
   Un marxisme de sous-préfecture disait méchamment notre décliniste national, Baverez, qui persiste et signe, peu soucieux d'approfondissements et d'exactitude, car Piketty n'a pas été écouté par notre président.
   Piketty effraie peut-être les plus conservateurs parce qu'il fait parfois des emprunts à Marx, parfois mal compris, purement formels. De qui faire peur à ceux qui n'ont jamais lu une ligne de l'économiste allemand. 
   Mais notre réformiste  produit une oeuvre importante et innovante tout de même, malgré ses failles, ses erreurs, son manque d'ambition par rapport au titre de son ouvrage. Son catastrophisme éclairé sonne juste, alors que les causes de la crise, sur fond de réductions irrationnelles des impôts pour les plus favorisés, qui font le lit d'une rente sans fin, sont toujours là.
    Mais il n'est pas prophète en son pays. Conseiller de Hollande pendant la campagne, il prit vite ses distances au vu des renoncements successifs. Il fut à l'origine d'un projet de révolution fiscale, que Hollande a jugé bon de zapper, en bon social cafouilleur.
  Notre bon Mr Sapin, qui ne l'a pas lu, juge son livre trop lourd (sic!) 

     Son invitation à  repenser l'Europe,  mal partie et économiquement en péril, ne franchit pas non plus les portes de l'Elysée.
   Alors Piketty représente-t-il seulement un feu de paille? 
         Un effet de mode au sein d'une pensée économique traditionnelle essoufflée , placée devant ses échecs, inapte à prévoir la crise et à lui apporter un début de solution?
  L'avenir le dira. De toutes manières, les économistes n'ont pas le pouvoir et Hollande n'est pas Roosevelt, qui disait en 1932 : “Nos dirigeants républicains nous expliquent que les lois économiques – sacrées, inviolables, immuables – provoquent des mouvements de panique que nul ne peut prévoir. Mais pendant qu’ils déblatèrent sur ces lois économiques, des hommes et des femmes meurent de faim. Nous devons affirmer fermement que les lois économiques ne sont pas faites par la nature. Elles sont faites par les êtres humains.Lorsque nous en aurons la possibilité, le gouvernement prendra toutes ses responsabilités pour soulager la détresse.” (1)
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-Les failles de Piketty 
- Piketty hors classe
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Emplois créés: où est la cohérence?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Comme c'est étrange..
                               Est-ce un problème de calculette ou une étourderie?
        Dans un organe de presse Macron-compatible, malgré les déclarations exprimées, on relève que, s'agissant de l'impôt sur le capital, la réalité serait moins claire que celle officiellement proclamée:
 "Avant que le Sénat ne se saisisse du projet de loi de finances pour 2018, le président de la commission des finances, Vincent Eblé (PS), a souhaité obtenir de Bercy des précisions sur les effets de la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et de l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30 % sur les revenus du capital. « On ne peut pas nous demander de légiférer à l’aveugle, explique le sénateur de Seine-et-Marne. Si je n’avais pas demandé ces éléments d’information, je ne suis pas certain que nous les aurions obtenus. » Jusqu’à présent, en effet, ces données faisaient singulièrement défaut.
   Il ressort des informations transmises à la commission des finances que, avec le PFU, les cent premiers contribuables à l’ISF gagneront chacun en moyenne 582 380 euros par an. Pour les mille premiers, le gain moyen sera de 172 220 euros par an. Selon les services de la commission, 44 % du bénéfice total lié à la mise en place du PFU serait capté par le 1 % des ménages dont le revenu est le plus élevé.
   En revanche, Bercy se dit dans l’incapacité de chiffrer avec précision l’impact du remplacement de l’ISF par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) car, explique l’administration fiscale dans sa réponse, « le patrimoine immobilier des redevables n’est pas connu avec précision ».
      Un beau cadeau quand même.
          Comme c'est embêtant....
  Cet impôt sur la fortune et le capital, dénoncé comme dissuasif et scandaleux par Mr Gattaz, serait même d'une absurdité  insigne, dit Romaric Godin, économiste à la Tribune. Malgré les appels à la tranparence, celle-ci n'est pas au rendez-vous.
    De plus, selon certains, les emplois supposés devoir être crées par la bouclier fiscal coûteront... 4 fois plus cher que les contrats aidés.
        Où sont les vrais assistés de la République?
                    Vieille question!...
 

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D Day (suite)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

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  La face cachée des libérateurs ne fut connue que tardivement et les bombes alliées ne firent pas toujours dans le détail. Le bombardement du Havrefut inutile, celui de Caen reste encore discuté.
              De plus, les anciennes collusions entre une élite industriels américaine et le régime nazi sont souvent passées souvent sous silence, par pudeur ou par atlantisme étroit.
                 Comme l'analyse l'historien belgo-canadien Pauwels, ce fut pour certains une bonne guerre. où de grands groupes industriels firent de bonnes affaires. Ford fut un admirateur de Hitler et le banqier Prescott Bush ne ménagea pas ses appuis.  
        En fait, l’attaque allemande contre l’Union soviétique n’aurait pas été possible sans les produits pétroliers et le matériel militaire et de communication venant des USA (Opel, ITT...). L’écroulement allemand sur le front Est, pas seulement les attaques des sous-marins allemands et l'attaque surprise de Pearl Harbor, entraîna la décision rapide d’élaborer des plans pour une traversée de la Manche. Il fallait aider Staline, "allié mal-aimé mais indispensable", mais aussi se préparer à limiter ses succès et son avancée rapide possible vers l’ouest.
    Dès  1941, Armand Bérard comprit les nouvelles orientations d'une guerre qui changeait de visage.
     La monnaie d'invasion, conçue par les Américains, puis vite abandonnée, car critiquée par de Gaulle, témoigna de la volonté  US  d'administrer le pays, de contrôler une résistance française trop engagée à gauche, une France jugée trop incontrôlable, un de Gaulle dont on se méfiait, autant à Londres qu'à Washington.
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- Une falsification historique 
          "... Aussi longtemps que Hitler triomphait à l’Est, les américains lui ont foutu une paix royale. C’est lorsqu’il est devenu faible, lorsqu’il s’est avéré qu’il n’avait plus les moyens d’arrêter les progrès de l’Armée Rouge qu’il est devenu pour les américains un problème. Toute la réécriture de l’histoire de cette période repose sur un oubli volontaire des dates et des faits. Tout le monde répète la vulgate officielle, sans que personne n’ait la curiosité de se demander pourquoi les américains, si épris de liberté, ont attendu l’été 1944 – moins d’un an avant que les soviétiques atteignent Berlin, quelle coïncidence – pour finalement intervenir en Europe...
 ...   Dans sa lettre à Churchill du 8 mai 1943, Roosevelt résume parfaitement sa vision de la France post-guerre : « Je suis de plus en plus convaincu que nous devons considérer la France comme un pays occupé militairement et gouverné par des généraux britanniques et américains (…). Nous devrions garder 90% des maires nommés par Vichy et une grande partie des fonctionnaires de base dans les municipalités et départements. Mais les postes importants doivent être sous la responsabilité des commandants militaires, américain et britanniques. Cela devrait durer entre six mois et un an (…). Peut-être que De Gaulle pourrait devenir gouverneur de Madagascar»...
... De Gaulle dit à Alain Peyrefitte le 30 octobre 1963 :
          « Le débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! Comme ils venaient de le faire en Italie et comme ils s’apprêtaient à le faire en Allemagne ! Ils avaient préparé leur AMGOT qui devait gouverner souverainement la France à mesure de l’avance de leurs armées. Ils avaient imprimé leur fausse monnaie, qui aurait eu cours forcé. Ils se seraient conduits en pays conquis. C’est exactement ce qui se serait passé si je n’avais pas imposé, oui imposé, mes commissaires de la République, mes préfets, mes sous-préfets, mes comités de libération ! Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi ! Je veux bien que les choses se passent gracieusement, mais ma place n’est pas là ! 
Et puis, ça contribuerait à faire croire que, si nous avons été libérés, nous ne le devons qu’aux Américains. Ça reviendrait à tenir la Résistance pour nulle et non avenue. Notre défaitisme naturel n’a que trop tendance à adopter ces vues. Il ne faut pas y céder !
En revanche, ma place sera au mont Faron le 15 août, puisque les troupes françaises ont été prépondérantes dans le débarquement en Provence, que notre première armée y a été associée dès la première minute, que sa remontée fulgurante par la vallée du Rhône a obligé les Allemands à évacuer tout le midi et tout le Massif central sous la pression de la Résistance. Et je commémorerai la libération de Paris, puis celle de Strasbourg, puisque ce sont des prouesses françaises, puisque les Français de l’intérieur et de l’extérieur s’y sont unis, autour de leur drapeau, de leurs hymnes, de leur patrie ! Mais m’associer à la commémoration d’un jour où on demandait aux Français de s’abandonner à d’autres qu’à eux-mêmes, non !
Les Français sont déjà trop portés à croire qu’ils peuvent dormir tranquille, qu’ils n’ont qu’à s’en remettre à d’autres du soin de défendre leur indépendance ! Il ne faut pas les encourager dans cette confiance naïve, qu’ils paient ensuite par des ruines et par des massacres ! Il faut les encourager à compter sur eux-mêmes !
Allons, allons, Peyrefitte ! Il faut avoir plus de mémoire que ça ! Il faut commémorer la France, et non les Anglo-Saxons ! Je n’ai aucune raison de célébrer ça avec éclat. Dites-le à vos journalistes. »
Il reprend : « Ceux qui ont donné leur vie à leur patrie sur notre terre, les Anglais, les Canadiens, les Américains, les Polonais, Sainteny et Triboulet seront là pour les honorer dignement. »...
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D Day 1944

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

      Histoire revisitée
                                      On risque toujours d'être mal compris quand on remet en perspective historique les intentions et les conditions du débarquement américain, uniquement américain, sur les côtes normandes.
   Celui qui eu lieu en Provence présentait un aspect différent.
      Le storytelling est bien enraciné et continue à fonctionner, se renforçant à mesure de commémorations officielles où l'unanimisme conventionnel et quasi religieux s'impose, sur fond d'images d'Epinal.
    Pourtant, on oublie que le général de Gaulle lui-même a refusé un moment que soit fêté l'événement. Il eut des mots très durs sur l'entreprise US, si l'on en croit Philippe de Gaulle qui disait dans son livre « De Gaulle, mon père »… « Mon père le répétera souvent, les Américains qui sont morts en libérant la France sont morts pour les États-Unis d’Amérique et pour personne d’autre ». 
 De Gaulle ajoutait:  « Le débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons, d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! Comme ils venaient de le faire en Italie et comme ils s’apprêtaient à le faire en Allemagne ! 
Ils avaient préparé leur AMGOT qui devait gouverner souverainement la France à mesure de l’avance de leurs armées. Ils avaient imprimé leur fausse monnaie, qui aurait eu cours forcé. Ils se seraient conduits en pays conquis..... 
  Vous croyez que les Américains et les Anglais ont débarqué en Normandie pour nous faire plaisir ? Ce qu’ils voulaient, c’était glisser vers le nord le long de la mer, pour détruire les bases des V1 et des V2, prendre Anvers et, de là, donner l’assaut à l’Allemagne. Paris et la France ne les intéressaient pas. Leur stratégie, c’était d’atteindre la Ruhr, qui était l’arsenal, et de ne pas perdre un jour en chemin..."

    Non pas qu'un hommage ne doive pas être rendu aux milliers de GI's, souvent mal préparés, qui ont laissé leur vie à Colleville ou à Epinal, dans des combats plus rudes que prévus sur un terrain  difficile, malgré les leurres d'Overlord, mais les exigences historiennes exigent que soient éclaircis les buts de guerre élaborés à Wahington. 
     On oublie aussi souvent que les combats en Normandie dans les premiers jours firent plus de victimes civiles que de morts alliés. 
      Les recherches et études, souvent américaines, nous en apprennent un peu plus sur la nature des plans d'état-major qui furent à l'origine de leur entrée tardive sur le champ des opérations.
   « Nous ne sommes pas venus en Europe sauver les Français. Nous sommes venus parce que nous, les Américains, nous étions menacés par une puissance hostile, agressive et très dangereuse…  ». Formule sans ambiguïté tirée d’un opuscule que l’armée américaine distribuait à ses soldats, relevée aussi par Philippe de Gaulle.
     Mettre fin au Reich déjà à genoux depuis Stalingrad et Koursk, contenir la progression soviétique, qui fut pourtant aidée puissamment en matériel. Le IIIe Reich a été vaincu dans les plaines russes.
    Les USA ne voulaient initialement pas être des belligérants actifs. Ils finirent par accepter que l’URSS, nouvel ennemi des Allemands, soulage l’effort de guerre des Britanniques, qui rapportait beaucoup, même si l’on ne croyait pas à un possible succès de l’Armée rouge. On commença donc à fournir à Moscou les premières armes, moyennant paiement comptant... "Un triomphe nazi sur les Soviétiques n’était plus souhaité parce que cela se serait traduit par une mauvaise opération économique. Une telle victoire hitlérienne aurait en effet asséché l’abondante source de bénéfices que générait le prêt-bail." 
     Truman, au début de l’opération Barbarossa, s’exprimait ainsi cyniquement : "Si nous voyons l’Allemagne gagner, nous devrions aider la Russie et, si la Russie est en train de gagner, nous devrions aider l’Allemagne, pour que le plus grand nombre possible périsse des deux côtés."
     Selon certains historiens (mais on ne peut refaire l'histoire...), la Seconde Guerre mondiale aurait pu prendre fin en 1943.
                                    La préparation aux contacts avec la population française fut particulièrement orientée, comme le signale l’américaine Mary Louise Roberts, professeur à l’Université du Wisconsin-Madison. Le soldats furent conditionnés à rencontrer une population arriérée et des femmes jugées faciles, ce qui ne fut pas sans conséquences  tragiques, pas seulement en Normandie.
L'image que donne du débarquement le film Le Jour le plus long tient du conte de fées. Ce qu'en montre (partiellement) Spielberg est plus proche de la réalité. 

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