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USA: état des lieux

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Vers quel déclin?      __Points de vue_
                                           Pas simple d'avoir un point de vue surplombant sur les problèmes que vit l'Amérique et de se projeter dans l'avenir qui se dessine avec la montée en puissance de Pékin et d'autres pays du Sud-est asiatique.
     Il est sûr en tous cas que la superpuissance de l'Empire, développée depuis le début du XX° siècle,  est derrière nous. La domination du dollar est en question, La puissance militaire reste sans égal, mais ne suffira pas très longtemps à assurer la domination des intérêts de l'Oncle Sam.
    Selon l'Iris, les dernières élections à Washinton ont été révélatrices de cette thématique du déclin.
   L'effacement et le déclassement des classes moyennes est un signe qui ne trompe pas.
 Un déclin en trompe-l'oeil aux yeux de certains. Une économie en reconversionpermanente selon d'autres. Le cas de la résurrection progressive de Détroit en serait l'illustration.
    Du point de vue sociétal, rien ne progresse par contre.
      Pour l'historien Paul Kennedy et Emmanuel Todd, la notion de déclin est le thème dominant.
         Les réflexions de Laurent Herblay méritent d'être discutées ( 1_)_( 2_)_ ( 3)_(4).
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Quelle transition énergétique?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 L'arlésienne?
                          On en parle depuis si longtemps...
     Déjà en 1974, lors du premier choc pétrolier, M.Rocard réclamait un plan d'urgence pour l'isolation thermique systématique de l'habitat neuf et ancien, premier poste d'économie d'énergie.
    Depuis, beaucoup de pétrole a coulé dans les oléoducs et la France a tardé à mettre en chantier un plan cohérent et à long terme.
      L' Allemagne s'est engagée à grands frais dans un projet ambitieux, mais semble être empétrée dans des contradictions et se trouve dans une une impasse dans sa reconversion énergétique, malgré des efforts gigantesques. 
     Chez nous, à l'heure où la déplétion du pétrole est sans doute entamée, oùson prix ne pourra qu'augmenter, où l'approvisionnement en gaz est à la merci de violents retournement géopolitiques, on en discute beaucoup, mais on attend toujours les engagements concrets et courageux.
                 Le débat officiel est lancé mais les déclarations d'intention ne suffisent pas.
       Royal maintient l’objectif 2014, non sans quelques cacophonies.(1) Rien n'est encore très clair et aura-t-elle les moyens de ses ambitions, à l'heure où la politique de l'offre mobilise tant de moyens financiers pour des résultats incertains, alors que la réforme fiscale attendue est renvoyée aux calendes grecques? Les 60 milliards d'évasion fiscale qui manquent à la France seraient pourtant un puissant levier pour des transformations significatives.  [ D’après les évaluations réalisées par les experts lors du débat national de la transition énergétique comme par l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'energie (Ademe), il faudra mobiliser entre 10 et 30 milliards d'euros supplémentaires chaque année par rapport au niveau actuel des investissements énergétiques (37 milliards d’euros), selon le scénario et le mix énergétique choisi.]
       Pourtant, bien menée, cette révolution serait une nécessité et une chance, non un fardeau, si on réfléchit un peu à long terme. Il est des dettes qui préparent l'avenir...mais une dictature financière  ligote l'économie réelle. A l'heure où la demande mondiale explose, où les problèmes d'environnement nous contraignent, il s'agit de mettre en place les conditions d'une mutation progressive et équilibrée, fondée sur le développement d'un bouquet d'énergies diversifiées répondant aux contraintes environnementales, en attendant l'émergence de nouveaux substituts.
  Mais on est en droit d'être sceptique: 
                                                    "... Ségolène Royal a pris soin de recevoir des journalistes en son ministère. Officiellement pour les rencontrer et leur demander comment ils souhaitent travailler avec elle. Ce fut surtout l’occasion pour la quatrième ministre de l’écologie en deux ans de se montrer au travail, les mains dans le cambouis de la rénovation thermique, du blocage réglementaire des habitats en bois de grande hauteur, du plantage de l’éolien terrestre… : au boulot, en défense des industries « vertes », alors qu’elle n’a pas la main sur les décisions financières qui feront ou déferont l’ambition de sa loi. Elle doit en présenter les grandes lignes mercredi 18 juin en conseil des ministres, suivi d’une conférence de presse. Le financement du texte pour l’instant ne passe pas : il faut au moins entre 10 et 20 milliards d’euros (pour le logement, les renouvelables, éventuellement de nouvelles infrastructures de transports).     Que restera-t-il du texte qualifié par François Hollande de loi parmi « les plus importantes du quinquennat » ? En l’absence de mesures fiscales (réservées à la loi de finances), en plein plan d’austérité et dans une ambiguïté maintenue sur le nucléaire, le projet législatif s’annonce minimaliste. Certains points essentiels y sont néanmoins attendus, issus des promesses de campagne de François Hollande, des revendications des secteurs d’activité concernés, du débat national sur l’énergie de 2013, des règles européennes. Ils seront donc des indicateurs du sérieux de l’ambition affichée par leur présence dans la loi de programmation. Ou par leur absence..."
               Quelle que soit la couleur politique, il faudra faire autrement.
Si des industriels sont prêts, par intérêt,  à jouer le jeu et à s'engager, il y a encore bien des résistances, notamment de la part du lobby bancaire:
  .                                      "...Une des principales innovations financières liées à la transition énergétique (dont la loi sera présentée la semaine prochaine mais ne devrait pas être adoptée avant le printemps 2015) est aujourd’hui bloquée par le monde bancaire. Les mésaventures du tiers financement illustrent à merveille le conservatisme des institutions face aux enjeux écologiques. Son principe est simple : faire payer le coût des travaux de rénovation thermique dans un logement par les économies de chauffage qu’ils permettent. Concrètement, une copropriété signe un contrat avec un opérateur qui coordonne la rénovation thermique (toiture, fenêtres, façade…) de son bâtiment, et règle une partie des coûts aux artisans du chantier. En échange, les habitants lui versent l’équivalent de ce qu’ils ne dépensent plus en facture. La région Île-de-France a créé en 2013 la première société d’économie mixte (SEM) dédiée au tiers financement pour la rénovation énergétique, la SEM Energies POSIT’IF.
     Des structures équivalentes ont vu le jour en Picardie, à Brest, en Rhône-Alpes. Le Nord-Pas-de-Calais annonce la sienne pour l’automne prochain...
      Jusqu’ici tout va bien. En apparence seulement. En réalité, presque tout le système est bloqué : l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution, l’ACPR, l’organe de supervision de la banque et de l’assurance en France, considère en effet que le tiers financement contrevient au monopole bancaire sur le crédit, garanti par le code monétaire et financier.
      Dans une lettre adressée à l’opérateur francilien en février 2014, son directeur explique ainsi que « les opérations de crédit sont des opérations de banque relevant du monopole des établissements de crédit et des sociétés de financement », et que ni la directive européenne sur l’efficacité énergétique, ni la loi ALUR « ne créent d’exception permettant de déroger au monopole bancaire en matière de tiers financement »...
    Le lobby bancaire défend son pré carré. 
Pourtant, des paiements différés et des formes de crédits, il en existe pléthore dans le commerce, comme tout consommateur peut le constater : achat en trois, quatre, dix fois sans frais ; il en existe même un spécifique pour l’installation et l’entretien de chaudières (contrats « P4 »). Et ce ne serait pas possible pour économiser de l’énergie ? En avril, les présidents des régions Île-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Rhône-Alpes ont écrit à Ségolène Royal pour lui demander de sauver le tiers financement dans la loi de transition énergétique. À quelques jours de la présentation du projet législatif, très attendu, rien ne l’assure..."
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- Loi sur la transition : révolution énergétique ou greenwashing gouvernemental ?
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Transhumance

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

Pas simple d'être (très) riche!
                                     C'est un sport de combat.

        Rien n'est jamais acquis et il faut savoir souvent faire sa valise.
           Car les règles (ou les non règles) changent très souvent.
             Ce n'est pas du jeu.
   Une situation qui n'est pas de tout repos et il faut savoir déjouer le fisc.
    C'est comme les multinationales, obligées de déplacer leurs pions selon le coût de la main d'oeuvre.
   Pourquoi tant de grosses entreprises américaines en Irlande? Il y a climat plus favorable. Pas cons les mecs, qui profitent de l'absence d'harmonie européenne. Chacun pour soi! Bien fait pour leurs g......!
    Même si certains esprits chagrins ne sont pas d'accord:  "Cette concurrence entraîne finalement les pays européens dans une spirale infernale. L'Irlande du Nord prévoit d'abaisser son impôt sur les sociétés pour être aussi attractive que la République irlandaise. Tout cela est accentué par le développement des acteurs du numérique, qui profitent du caractère dématérialisé de leur activité pour payer le moins d'impôt possible. « Au final, tout le monde est perdant, juge le député Marc Laffineur. Cette concurrence fiscale et sociale agressive sape les fondements de l'Union européenne. "
    Donc les grosses fortunes font de la  transhumance, en fonction des avantages et des cadeaux fiscaux. L'intérêt,national et général n'est leur souci.
 Le principal argument en faveur de la réduction du périmètre de l'impôt de solidarité sur la fortune(ISF) a du plomb dans l'aile quand on observe ce qui passe dans les pays européens offrant aux plus riches une fiscalité avantageuse. 
   De la Belgique jadis attractive ou du Luxembourg si proche, il faut maintenant aller plutôt sur les bords du Léman.
   Mais la Suisse ne serait plus ce qu'elle était...
Il faudrait aller voir vers Malte...et plus loin. Ce n'est pas la place qui manque. 
      C'est un enfer que la recherche du meilleur paradis. On va pas en plus payer des impôts.
La fortune se gagne à la force ses poignets, reste encore à la faire fructifier et à faire partie des premiers de cordée.
    Heureusement qu'il n'y a plus de valises et de routes forestières passées à la sauvette. L'argent pèse moins lourd et il n'y a plus de frontières.    Les chemins numériques, bien que détournés, ont pour eux la discrétion et la rapidité.
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Quelle fin de vie?

Publié le par Jean-Etienne ZEN

Pour une mort acceptable?

Vieillir.  Personne ne peut prétendre pouvoir y échapper, sinon en imagination.
                   Mourir est la seule chose dont nous pouvons être sûrs et fait partie naturellement du cycle de  la vie.
         Bien vieillir ne dépend pas que de nous.
                                Ce que nous pouvons parfois choisir, ce sont les conditions de nos derniers instants, les modalités de notre fin programmée.

Une réflexion sans dogme

   Si celle-ci devient une caricature de vie, s'accompagne de souffrances insupportables, de dégradations profondes et irréversibles, l'euthanasie, quand elle peut être choisie, reste une solution permettant de garder une certaine maîtrise  du passage que nous pouvons lucidement assumer.      Mais il peut se faire que l'on décide à notre place si nos instants ultimes sont jugés marqués de trop de dégradations irréversibles, de douleurs insoutenables, de conscience diminuée, les efforts pour la réduire étant vains, les soins palliatifs jugés inutiles.
    L'euthanasie est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls soignants, elle ne peut se réduire à un acte technique.
                On sort là de la simple expertise médicale et les médecins sont partagés sur un domaine où l'on touche à des notions subjectives délicates de morale et parfois d'options religieuses, qui n'ont pas fini de faire débat. 
         La  fin de vie en France n'est pas ce qu'on croyait.
Les conditions de la mort à l'hopital notamment ont changé et la loi Leonetti n'est plus suffisante ou est mal appliqée
   En France, près de la moitié des décès (48 % en 2010) a été précédée d'une décision médicale ayant pu hâter la mort du patient. Mais des médicaments ont été donnés pour mettre délibérément fin à la vie dans seulement moins de 1 % des cas. Les décisions prises s'appuient dans leur grande majorité sur les dispositions de la loi Leonetti qui permet sous certaines conditions de limiter ou d'arrêter un traitement, ou d'administrer des médicaments afin de soulager les souffrances du patient, qui peuvent avoir pour effet d'avancer la survenue de la mort. Toutefois, les prescriptions légales encadrant ces décisions ne sont pas encore totalement connues ou respectées : les décisions de fin de vie ne sont pas toujours discutées avec les patients et les équipes soignantes ; la rédaction par les patients de directives anticipées, proposée par la loi Leonetti pour que les soignants prennent en compte leurs souhaits, reste en pratique très rare. 
      Der règles s'imposent pour encadrer une pratique souvent tue et des dérives toujours possibles, dans des situations toujours diverses, dans les quelles le personnel soignant se trouve souvent seul, sans prescription ni garde-fou, seulement livré à sa propre conscience et à des errances possibles. La compassion n'est pas un guide sûr et la décision collective peut aider à la  modération, la décision plus éclairée.
   La réflexion évolue dans les pays européens, où les législations sont assez diverses.
En Belgique, l'euthanasie représente un droit strictement réglementé.
     Le rapport Sicard entrouvre la porte au suicide assisté, définissant que l'assistance pourrait  être envisagée dans certains cas exceptionnels, sans céder au calcul économique , aux intérêts collectifs ou familiaux, au désarroi passager du malade ou aux pressions douteuses des familles.
Des gardes-fous peuvent être mieux précisés, non pas tant pour prescrire ce qu'il faut faire, mais plutôt pour délimiter le périmètre des conditions d'intervention réfléchies, acceptables, humaines, au cas par cas.
  Droit de mourir dans la dignité, oui, mais à condition que l'on s'entende sur le sens que l'on donne à la notion équivoque de "dignité"...
 Le rapport de 2012 représente un pas important permettant d'affiner le jugement de tous sur ces questions et d'inspirer la réflexion et la pratique médicale, parfois isolée et désemparée.
      On ne meurt plus comme autrefois, on vit plus vieux, à la merci de plus de risques de santé, au sein de structures hospitalières et de soins dont le personnel doit être éclairé, soutenu et déculpabilisé.
             Comme le précise M.Winckler à propos du rapport Sicard , "Dans son rapport, le professeur Sicard porte un regard sévère sur une médecine sourde aux attentes des patients. "Chaque jour voit croître dans notre société une revendication très largement majoritaire (entre 80 % et 90 % selon les sondages d’opinion) de personnes répondant positivement à une demande de légalisation d’euthanasie, lit-on dans le rapport. Il ne s’agit pas de revendications simplistes ou naïves de personnes qui n’auraient pas compris la question. Il s’agit d’une demande profonde des personnes interrogées, de ne pas être soumises dans cette période d’extrême vulnérabilité de la fin de vie à une médecine sans âme." Des débats organisés dans plusieurs villes de France, la mission a ainsi retenu "le malaise, voire la colère" et surtout "la hantise [des Français] de basculer dans une situation de fin de vie insupportable, de souffrir ou de voir souffrir leurs proches".
   Mieux vaut une loi imparfaite et provisoire qu'une pratique secrète et solitaire soumise aux aléas de la subjectivité. 

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Business ordurier

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

     Elles adorent les ordures, ces mafias .
         Cela se passe à deux pas de chez nous.
  En toute discrétion, mais non sans conséquences sanitaires sur les populations.
  La mafia calabraise, aux multiples ramifications, ne fait pas que dans les ordures et n'opère pas que dans l'Italie du Sud, son berceau.
Elle opère aussi discrètement chez ses voisins allemandsou chez nous.
     Elle sait se rendre indispensable, même pour les plus triviales besognes.
          C'est ce que rappelle l'émission de Théma Artesur ce sujet hier soir, qui fait parfois froid dans le dos.
   La mafia locale a pris en charge le transport et l'"évacuation" des déchets parfois les plus toxiques ou parfois radioactifs, avec des procédés expéditifs, "non conventionnels", avec la complicité de groupes industriels européens, qui y trouvent leur compte, en détournant la loi, et avec le silence d'hommes politiques bien placés.  
      Les temps sont durs. La drogue ne rapporte souvent plus assez et la concurrence est rude. Donc les mafias ont fait main basse sur nos déchets, même les plus toxiques. La liste des décès par cancer s'allongent dramatiquement.
   Dans l'Italie de rêve, voilà un tourisme à encourager, mais pour lancer des alertes et pour soutenir des populations locales découragées et réduites au silence.
     Et si on en parlait à Bruxelles?...
         Car les mafias ne colonisent pas que l'Italie...
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Armes: braderie (suite et fin)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

..... ___________Les USA, toujours engagés dans un conflit quelconque, sont un cas à part. Leur budget militaire atteint des sommets stratosphériques [Le budget militaire américain pour l'armée et les opérations militaires représente 661.29 milliards de dollars en 2014, soit plus de 1.8 milliard de $ par jour ou près de 21.000 $ par seconde... Cela représente 17.3 % du budget américain et plus de 4% du PIB, ce qui en fait le premier budget militaire du monde.]  
C'est le coût de la politique impériale. Il faut maintenir le dollar à flot...
         L'inflation des armes individuelles,  petits jouets dans ce pays, fait partie de sa maladie infantile. Peu d'années sans tueries spectaculaires lies à la surabondance des armes de tous calibres en vente libre ou quasiment. Le sacro-saint deuxième amendement sert d'alibi à de puissants lobbies, qui ont marché sur rue.
  Obama, la main sur le coeur, parfois furieux, veut, une nouvelle fois, un examen de conscience sur les armes à feu, mais la NRA, lobby puissant, tient le marché et les élus. . [   4.200.000, c’est désormais le nombre d’adhérents, en augmentation constante, de la tristement célèbre NRA, National Rifle Association, qui brandit, jusqu’à donner la nausée au monde entier, le Second Amendment that protects the right of the people to keep and bear arms, donc le deuxième amendement qui préserve le droit des citoyens de garder et de porter des armes. ]
           Certains proposent une parade infaillible (sic!). Jusqu'à la prochaine tuerie?
Mars a encore de beaux jours devant lui...
       En attendant, on brade...Business is business!
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Armes: spéciale braderie.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

 Bienvenue au salon de la guerre!
                                                      On déstocke, on en profite! 
                   Ce n'est pas encore Noël, mais on peut déjà acheter de quoi s'amuser toute l'année, avant que les petits et grands jouets ne deviennent obsolètes.
     La France produit quantité de ces joujoux qu'il faut bien mettre sur le marché, pour rentabiliser la production vouée à ses armées et pour équilibrer ses échanges commerciaux.  Chars Leclerc et avions Rafale se vendent parfois mal. Il faut parfois brader.
       C'est la bourse aux armes.
 Faites votre choix! Grosses réductions...
     Approchez dignes généraux chamarrés et éminents émirs! Chers cheiks, préparez vos carnets! Le pétrole ouvre tous les coffres.
          Il y en a pour toutes les bourses, pour tous les usages.
       Un char, un hélicoptère, un drone, qui marche fort...même une voiture volante... ou les derniers produits high tech...Fouillez, demandez! La quincaillerie abonde.
    L'armée de demain est en marche...Allons enfants!... ♪♫♪
   __________Que de progrès depuis le néolithique! le Moyen-Age!
     L'ingéniosité humaine est sans limites. Léonard de Vinci lui-même, en avance sur son temps, n'en reviendrait pas.
    La France n'a aucun monopole, mais c'est une industrie (encore)  florissante, même s'il a fallu réduire la voilure. 
   L'armement s'exporte bien.  C'est tout bon pour notre commerce extérieur. Pour réduire le chômage, on devrait investir plus dans ce secteur....
     Nous sommes en troisième place dans le monde. Et on dira que nous ne savons pas vendre!
 Il faut bien faire tourner les usines et alimenter quelques conflits en cours. Le demande explose. 
   Malgré la concurrence féroce, nous n'avons pas à rougir de nos performances. On se fait pas mal  de pognon. 
        C'est bon pour le PIB, partout dans le monde:   
Chaque seconde dans le monde les dépenses militaires représentent 41100 euros (en 2010) soit plus de 3,5 milliards de dollars par jour et 1464 milliards d'euros et 236 $ par habitant de la planète. Les Etats-Unis représentent 43% du total.Depuis le 1er janvier 602 880 388 285.  Un paille!
      Combien d'écoles et d'hôpitaux cela représenterait-il, demanderont quelques pacifistes rêveurs?  Question incongrue...
___________Des pays plutôt discrets jusqu'ici s'y mettent aussi:  

Le  Le Japon, par exemple, qui brise ses tabous, poussé par le cousin américain à surveiller la Chine. 

     Les exportations d'armes ont bondi de 24% en 2013 en Allemagne, qui n'a pas craint d'affaiblir la Grèce par la vente de sous-marins et autres gadgets. Elle joue de plus en plus la carte de l'exportation d'armes.
  Même la paisible Suisse (neutre bien sûr!) entre dans le marché, au 6e rang des ventes d'armes légères
  Le paisible Canada dépense sept fois plus pour la chose militaire que pour la santé. 
En Israël, dont l'industrie militaire prospère, les USA considère leurs aides militaires comme un investissement. (sic!)
        Et on dit que le commerce va mal... Pff!... 

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Ruée vers l'or.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

 

       La recherche de l'or se poursuit.
                                            Avec ses hauts et ses bas, ses déplacements incessants.
  Même s'il n'est plus la garantie ultime des monnaies, il continue d'être objet de spéculation, d'accumulation pour temps incertains et connaît un usage industriel de plus en plus grand.
   Parfois matière première comme une autre, mais toujours valorisée.
      Malgré la déconnexion opérée sous Nixon entre l'or et le dollar, il continue à être stocké par les banques, échangé entre particuliers et n'a pas perdu de sa valeur mythique.
    C'est dire que l'avenir des chercheurs du métal précieux est garanti, bien qu'aléatoire.
      La ruée vers l'or californien est bel et bien terminée, mais les prospectives, plus ou moins légales, se déplacent.

       Aujourd'hui, c'est la Guyane qui fait l'objet d'intérêts particuliers. Ce n'est pas nouveau. Les pratiques souvent sauvages d'orpaillage au coeur de la forêt amazonienne durent depuis plus d'un siècle..
   Les conséquences sur l'environnement sont maintenant connues; l'utilisation de cyanure et de mercure, notamment, ne sont pas sans conséquences sur le milieu et les personnes.
   ____Mais l'immense  projet de mine d’or industrielle en cours suscite des inquiétudes profondes, qui dépassent les limites guyanaises.
   Les craintes légitimes de profondes et irréversibles dévastations s'expriment de plus en plus fort.
Il est pas insensé de parler de  catastrophe écologique potentielle de grande ampleur.
    Le projet très rentable, qui doit être voté, est contré par de nombreuses associations fortement motivées. La plus « plus grande mine de France » n'est pas seulement un projet local, il faut arrêter de mettre en danger la forêt amazonienne déjà agressée de toutes parts. Ce n'est pas un espace sylvestre comme un autre dans l'écosystème mondial.
    Le débat public doit se poursuivre, sur une question qui concerne tout le monde.
La Guyane n'est pas une île....comme on dit à l'Elysée.
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Argentine (suite et fin)

Publié le par Jean-Etienne ZEN

.......... _________________________ Après ses démons, l'Argentine a maintenant ses vautours, à l'affût des pays les plus endettés.
        Un fond vautour est un organisme financier  privé qui, comme un vautour, vient se nourrir du mourant ou du cadavre du mourant – en l’occurrence un pays avec quelques dizaines de millions de vrais gens derrière la réalité des chiffres. On pourrait aussi appeler ces financiers-là (ceux qui gèrent les fonds vautours) des charognes gérant des fonds charognes… certes moins doux que « fonds vautours » presque poétique ! 
Donc ces charognards des fonds charognes viennent racheter à très bas prix la dette d’un pays (ou d’une entreprise) lorsque la situation semble totalement désespérée. Évidemment, comme personne ne veut de cette dette parce qu’il s’agit d’une situation avérée ou presque de faillite, cette dette ne vaut rien ou pas grand-chose. Les charognards achètent donc des titres obligataires pour quelques pour cent de leur valeur initiale. Puis ils vont exercer le maximum de recours juridiques, notamment aux États-Unis où la loi est particulièrement sévère sur les obligations des emprunteurs et protectrices des très « gentils » créanciers (au nom du respect de la propriété privée). Naturellement, en France ou en Argentine, on se fiche comme d’une guigne d’une décision de justice américaine, sauf que… si vous n’obéissez pas à une décision de justice US, vous vous retrouvez immanquablement cloué au pilori des marchés financiers dominés de façon écrasante par le monde anglo-saxon et donc américain.
                                                     Vieille affaire que la dette...
          Les analogies avec le cas grec sont assez troublantes. (2)
  Cette affaire illustre spectaculairement les effets du transfert progressif depuis une vingtaine d’années des restructurations souveraines vers les juridictions des places financières d’émission (principalement New York et Londres). Lors de la crise de la dette des années 1980, a contrario, tout le problème avait été mis dans les mains du FMI : les cours de justice ont été entièrement absentes du jeu et les dettes ont été restructurées de manière très ad hoc, sans égard excessif pour le caractère « sacro-saint » des contrats. Il est frappant aujourd’hui que le durcissement des droits des créanciers privés aille de pair avec leur ré-ancrage dans les juridictions nationales. Corollaire, les implications en termes de gouvernance locale et globale sont largement ignorées, comme en témoigne l’indifférence des juges new-yorkais, tant envers la souveraineté (et ses immunités) qu’envers l’action multilatérale...
_________________
__(1) ..." L’Argentine, qui a laissé de très mauvais souvenirs à la communauté financière – le pays a fait plusieurs fois défaut –, a essayé, cependant, de regagner un peu la confiance des créanciers internationaux ces dernières années. Un accord a été trouvé dernièrement au sein du club de Paris (qui regroupe les principaux pays créanciers occidentaux). De même, le groupe espagnol Repsol a été indemnisé, à la suite de la nationalisation de tous les actifs pétroliers argentins du groupe, décidée par Cristina Kirchner.
    Dans une dernière tentative pour éviter un nouveau défaut, le gouvernement argentin dit étudier une opération d’échange de titres (swap) : les nouveaux titres obligataires seraient placés sous la législation argentine et non plus sous la loi américaine, ce qui rendrait caduc le jugement de la Cour suprême. Des spécialistes doutent cependant que le gouvernement argentin ait suffisamment de temps pour réaliser cette opération.
     Les deux fonds vautours vont-ils envoyer l’économie argentine au tapis ? C’est ce que redoutent de nombreux observateurs. À la suite du jugement de la Cour suprême américaine, de nombreuses ONG se sont alarmées de la situation, estimant que cette décision amenait à faire payer les plus pauvres, en saisissant les richesses nationales. Même le Fonds monétaire international s’est inquiété du jugement de la Cour suprême américaine. La décision risque, en effet, de faire jurisprudence : les créanciers privés peuvent refuser toute restructuration future des pays trop endettés, comme cela a été le cas au Mexique par exemple ou en Grèce dernièrement. Les pays submergés par les dettes n’auraient plus alors d’autre recours que de faire faillite de façon plus ou moins organisée. L’Argentine pourrait en être le premier exemple..."
__ (2) Voilà ce que disait à ce sujet (dans le cas de la Grèce) l’ancien banquier Rainer Voss, dans un documentaire diffusé  sur Arte: “En Grèce, il fallait empêcher à tout prix, à tout prix, une faillite de l’état, c’était la priorité, les emprunts grecs peuvent être régis selon deux systèmes bien distincts : le droit international, en général en anglais, ou le droit grec. La différence est la suivante : selon la législation grecque, l’état peut décréter que sur les 10 000 euros que vous avez prêté, vous n’en récupérerez que 4 000, c’est déjà arrivé. Selon le droit anglais, les créanciers doivent se réunir en assemblée pour décider si une transaction est autorisée ou pas. Autrement dit, si je suis un fonds d’investissement et que sur un emprunt de 100 millions j’en rachète 75 millions, je dispose d’une majorité qualifiée, je peux dire aux grecs, où vous nous donner l’argent, où on vous laisse couler et automatiquement vous serez en faillite. C’est comme ça qu’ils opèrent, ils essayent vraiment de vous pousser à bout, ils tentent par tous les moyens de vous imposer leur droit, jusqu’à ce que vous disiez, se trimbaler une sangsue à cause de ces 20 millions de merde. Alors vous payez et ils ont gagné. C’est la méthode qui a été employée pour les emprunts grecs, Il y a eu des rachats d’emprunts selon le droit international, il suffit de consulter une liste (…). Maintenant le droit grec vous oubliez, il y a peut être 50-70-100% des contrats conclus en droit anglais, ensuite vous regardez combien d’argent vous avez et comment les autres sont positionnés. Admettons que la proportion soit de 30% et pas de 100, et que sur un emprunt de 100 millions, vous vouliez en racheter 75 millions pour obtenir 75% des droits de vote, vous n’avez qu’à racheter 75% des 30 millions, autrement dit vous payez vos droits de vote 23 millions sur un emprunt de 100 millions, vous êtes gagnant, vous payez 23 millions pour obliger l’état à rembourser 100 millions, ça vaut le coup. (…) Voilà comment on procède, c’était une entreprise tout à fait courante, il n’y a pas qu’une entreprise qui l’a fait..."
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- Le scandale des fonds vautours face à l’Argentine…
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Argentine: démons et vautours.

Publié le par Jean-Etienne ZEN

  La dette, encore la dette....
                                          Un cas d'école
                                                                  Mémoire d'un saccage
          Sous la menace d'une nouvelle faillite, l'Argentine revient au premier plan (1)

Mouton argentin

                           Après la chute de la terrible et ruineuse  dictature de Videla, le FMI appliqua au pays un remède de cheval libéral, avec privatisations tous azimuts, désengagement de l'Etat et alignement de la monnaie nationale sur  le dollar.Punition collective au fouet libéral.

 

       Les dirigeants font appel à des économistes de l’École de Chicago connus pour leur monétarisme pur et dur tandis que l'Argentine applique à la lettre les recettes du Fonds monétaire international (FMI), formalisées dans le « consensus de Washington ». Le cœur du dispositif est de mettre fin à la création monétaire contrôlée par les politiques c'est-à-dire totalement « laxiste ». Ils imposent de redresser les comptes publics et d'éviter les déficits structuraux. Ils prônent la privatisation de nombreux secteurs économiques, d'Aerolineas Argentinas à l'eau, l'électricité ou les retraites. Carlos Saúl Menem (Parti justicialiste), président de 1989 à 1999, affirma : « l'État fédéral ne devra plus s'occuper que de la justice, de l'éducation, de la santé, de la sécurité et des relations internationales. »

Vautour US

         Ce qui devait arriver arriva dans ce pays autrefois prospère, ne manquant pas de ressources.
 " « Tout économiste digne de ce nom aurait pu prédire que les politiques d’austérité allaient provoquer un ralentissement de l’activité et que les objectifs budgétaires ne seraient pas atteints. » disait le prix Nobel Stiglitz, exigeant une réforme de la finance internationale pour résoudre avec équité les problèmes de dettes, critiquant le capitalisme de casino.
         L'austérité,menace pour les démocraties, a conduit le pays au bord de la ruine, après l'appauvrissement et les gaspillages de la dictature et du système Menem. 
      Durant cette période, la dette extérieure argentine est multipliée par cinq (passant de 8 à 43 milliards de dollars), alors que la part des salaires dans le PNB (produit national brut) passe de 43 à 22%. La dictature mènera à la crise de la dette puis à l'entrée officielle du FMI aux commandes financières du pays.
     Le FMI n'a fait qu'aggraver le situation, déstabilisant le pays, même si aujourd'hui il prétend tempérer la voracité des fonds vautours. La fermeté a payé à une époque.
        Pourtant;   Après sa gigantesque faillite de 2001 et son défaut de paiement, l'Argentine a réussi à refinancer en 2005 et 2010 environ 93% de sa dette portant sur près de 100 milliards de dollars, au prix d'une décote de près de 70%.
   Mais les fonds spéculatifs NML Capital et Aurelius, qui réclament le remboursement de 1,3 milliard de dollars en capital et intérêts, ont refusé à l'Argentine tout accord.
Le 21 novembre, un juge new-yorkais a ordonné à l'Argentine de verser 1,33 milliard de dollars aux deux fonds spéculatifs en remboursement de sa dette. Buenos Aires a fait appel de cette décision devant un tribunal de New York, et a aussi déposé un recours à la mi-juin devant la Cour suprême des Etats-Unis.
   Dans un communiqué, l'organisation représentant les fonds "vautours", American Task Force Argentina (ATFA) a elle aussi affirmé que le FMI allait "tenter de s'immiscer dans une procédure judiciaire entre l'Argentine et ses créanciers".
     Que le FMI, dont les mauvaises relations avec l'Argentine sont notoires, envisage de soutenir le pays sud-américain dans cette affaire "représente une tentative sans précédent de prise de pouvoir par le Fonds, une tentative de contourner le gouvernement des Etats-Unis dans une affaire judiciaire intérieure", affirme l'ATFA, appelant l'administration américaine à s'opposer à la volonté de Mme Lagarde.
 (Le Figaro)

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